par François Gloutnay, rédacteur du blogue Nouvelles de l’ACPC
L’humble portier du Mont-Royal a obtenu plusieurs premières pages aujourd’hui. Voici quelques trouvailles.
– «Saint frère André, c’est à ton tour…» C’est le titre qui apparaît sur Le Soleil d’aujourd’hui. Une photo de pèlerins occupe toute la première page du quoditien québécois.
– Le Journal de Montréal propose une citation du cardinal Turcotte qui affirme que le frère André est «le Maurice Richard de la religion».
– La Presse affiche en grandes lettres blanches: «Ferveur et fierté». On annonce que les premières pages du journal sont consacrées au frère André: «au Vatican et à l’oratoire Saint-Joseph, la cérémonie de canonisation du frère André a attiré et subjugué les fidèles».
– Dans La Tribune de Sherbrooke, on indique que le frère André est «élevé parmi les saints».








Demain matin, le frère André sera canonisé à Rome. Il sera offert en exemple au monde entier. Cet humble frère a été un homme de foi et de prière. Sa confiance en Dieu et en saint Joseph était absolue, lui qui disait : « Quand saint Joseph pousse avec Dieu, ça pousse fort. » Homme de prière, on disait de lui : « Il parle de Dieu aux hommes et il parle à Dieu des hommes. » Chaque jour, il faisait son chemin de croix en méditant sur la passion du Christ, il disait son chapelet en méditant les mystères du Rosaire. La nuit, pendant que quelque pèlerin dormait sur sa couche, lui, regardant le tabernacle par la petite fenêtre dans le mur de sa chambre, il priait pour toutes les personnes qu’il avait rencontrées et il parlait à Jésus son ami. Au père Deguire, son supérieur, qui s’inquiétait de le voir ainsi prier toute la nuit, il avait répondu : « Si vous saviez l’état du monde, vous ne parleriez pas ainsi. » Mais il invitait aussi les gens à prier Dieu par l’intercession de saint Joseph ; il les invitait à se confesser, à participer à la messe et à communier. Pour lui, le plus important ce n’était pas les guérisons mais la foi. « Beaucoup, disait-il, me demandent la guérison mais très peu la foi. » Et à ceux qui lui demandaient la guérison, il disait : « Priez Dieu pour obtenir la grâce d’accepter sa volonté sur vous. S’il veut vous guérir, remerciez-le ; mais si telle n’est pas sa volonté, demandez-lui la force de vivre avec votre maladie. » Il invitait les pèlerins à la confiance en Dieu : « Mais faites-lui donc confiance ! » Il insistait sur la proximité aimante de Dieu pour chacun de nous : « Entre Dieu et nous, il n’y a que l’épaisseur d’un voile. » Ou encore : « Quand nous disons le Notre Père, c’est comme si Dieu avait l’oreille collée à notre bouche. » Le frère André a été toute sa vie, tant dans les moments de joie que dans les épreuves, un homme de foi et de prière persévérante. Oui, il est vraiment le Saint Frère André !
Par François Gloutnay, rédacteur du blogue Nouvelles de l’ACPC
