par François Gloutnay, rédacteur du blogue Nouvelles de l’ACPC
Les médias d’ici et d’ailleurs ont souligné la canonisation du frère André. Voici quelques extraits significatifs.
«Plus d’un millier de catholiques Québécois ont passé la nuit de samedi à dimanche à l’Oratoire Saint-Joseph de Montréal, pour vivre en direct la canonisation de son fondateur, Frère André, transmise depuis le Vatican sur un grand écran placé derrière l’autel», indique le journal français La Croix.
«Devenu orphelin en bas âge, le frère André à qui l’on prête des milliers de guérisons inexpliquées rejoint la famille des saints. Le fondateur de l’oratoire Saint-Joseph a été canonisé par le pape Benoît XVI à 10h43, heure de Rome», note TVA Nouvelles. Le titre de cette nouvelle: «Un orphelin dans la famille des saints».
«Alfred Bessette, mieux connu depuis des générations comme le miraculeux «frère André» et fondateur de l’oratoire Saint-Joseph de Montréal, est devenu dimanche le second saint d’origine québécoise», écrit le journal en ligne Rue Frontenac. L’article mentionne les réactions de quelques personnalités politiques à cet événement.

Demain matin, le frère André sera canonisé à Rome. Il sera offert en exemple au monde entier. Cet humble frère a été un homme de foi et de prière. Sa confiance en Dieu et en saint Joseph était absolue, lui qui disait : « Quand saint Joseph pousse avec Dieu, ça pousse fort. » Homme de prière, on disait de lui : « Il parle de Dieu aux hommes et il parle à Dieu des hommes. » Chaque jour, il faisait son chemin de croix en méditant sur la passion du Christ, il disait son chapelet en méditant les mystères du Rosaire. La nuit, pendant que quelque pèlerin dormait sur sa couche, lui, regardant le tabernacle par la petite fenêtre dans le mur de sa chambre, il priait pour toutes les personnes qu’il avait rencontrées et il parlait à Jésus son ami. Au père Deguire, son supérieur, qui s’inquiétait de le voir ainsi prier toute la nuit, il avait répondu : « Si vous saviez l’état du monde, vous ne parleriez pas ainsi. » Mais il invitait aussi les gens à prier Dieu par l’intercession de saint Joseph ; il les invitait à se confesser, à participer à la messe et à communier. Pour lui, le plus important ce n’était pas les guérisons mais la foi. « Beaucoup, disait-il, me demandent la guérison mais très peu la foi. » Et à ceux qui lui demandaient la guérison, il disait : « Priez Dieu pour obtenir la grâce d’accepter sa volonté sur vous. S’il veut vous guérir, remerciez-le ; mais si telle n’est pas sa volonté, demandez-lui la force de vivre avec votre maladie. » Il invitait les pèlerins à la confiance en Dieu : « Mais faites-lui donc confiance ! » Il insistait sur la proximité aimante de Dieu pour chacun de nous : « Entre Dieu et nous, il n’y a que l’épaisseur d’un voile. » Ou encore : « Quand nous disons le Notre Père, c’est comme si Dieu avait l’oreille collée à notre bouche. » Le frère André a été toute sa vie, tant dans les moments de joie que dans les épreuves, un homme de foi et de prière persévérante. Oui, il est vraiment le Saint Frère André !
Par François Gloutnay, rédacteur du blogue Nouvelles de l’ACPC

