par Nathalie Dumas, rédactrice en chef de la revue L’Oratoire
ROME – Le portrait du “très futur saint” frère André arbore depuis ce matin la façade de la basilique Saint-Pierre, aux cotés des cinq autres Serviteurs de Dieu qui seront canonisés demain, par le pape Benoit XVI. La grande toile, une reproduction colorisée d’une photo prise en 1927, a été placée juste à la droite de la porte centrale, bien à la vue des pèlerins.
Ils sont d’ailleurs nombreux à circuler ce matin à l’intérieur des colonnades de la Place Saint-Pierre. Certains font la file depuis plusieurs heures afin d’aller quérir à la Porte de Bronze le billet qui leur donnera accès à la cérémonie de la canonisation.

Le portrait du "très futur saint" frère André arbore depuis ce matin la façade de la basilique Saint-Pierre. (Photo : DUMAS)
Parmi eux, Manon Fournier et sa mère Raymonde Laflamme de Montréal attendent avec patience, tenant en mains leur précieuse lettre reçue du Vatican. “Le frère André, c’est notre saint”, disent-elles en choeur. Elles tenaient à assister à ce moment grandiose. Manon profite de l’occasion pour faire découvrir Paris, Florence, Venise, Rome et la Sicile à sa mère dans un périple de trois semaines. Les deux femmes démontrent un grand attachement envers le fondateur de l’Oratoire Saint-Joseph. “Nous avons le même ancetre”, ajoute Manon qui a effectué des recherches généalogiques sur la famille Fournier.
Par ailleurs, les pèlerins voyageant avec Spiritours, agence mandatée par l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal, détiennent déjà leur billet pour demain. Ils profitent de la journée pour gouter aux charmes de la Ville éternelle. Une vigile de prière à l’église Sant’ Andrea della Valle les rassemblera à 16h. Mgr André Richard, archeveque de Moncton, présidera cette célébration à laquelle prendront part plusieurs de ses confrères de la congrégation de Sainte-Croix.


Lorsque les chrétiens songent à la bible, leurs pensées gravitent plus souvent autour du Nouveau Testament. Nous sommes à l’aise avec ses histoires familières et ses paraboles. On se tourne donc que très rarement sur les 46 premiers livres de la bible, l’Ancien Testament (appelée aussi la bible hébraïque). Ces livres présentent un dieu moins chaleureux, moins fussy, un dieu qui choisit une approche plutôt dure envers son peuple. Les récits et leçons d’histoire que l’on trouve dans cette première partie de la bible forment et informent l’ensemble du Nouveau Testament. Ainsi, notre piètre connaissance de la première alliance appauvrit notre compréhension de la seconde.
Bien qu’elle ait quitté ce monde il y a onze ans aujourd’hui, cette petite sœur a fait la manchette mille fois plutôt qu’une il y a environ un an lors de la publication de ses lettres. Plusieurs journalistes, éditeurs de magazine et lecteurs de nouvelles ont raté leur cible avec leurs manchettes sensationnelles : «La vie secrète de Mère Teresa : crise et ténèbres,» ou «La sainte de Calcutta était une athée,» ou même «Mère Teresa et le Grand Absent.» Certains commentateurs ont écrit : «Elle a perdu la foi et l’Église l’a récompensée pour cela.» Tous ces gens semblent ignorer que ceux qui ont préparé la béatification de Mère Teresa en 2003 ont cité ces lettres comme preuve de sa foi exceptionnelle et non de l’absence de foi.