par Nathalie Dumas, rédactrice en chef de la revue L’Oratoire
ROME – La librairie Ancora située à deux pas de la Place Saint-Pierre offre des objets de piété à l’effigie des six nouveaux saints que Benoit XVI canonisera le dimanche 17 octobre.
De grandes affiches placées à la porte d’entrée annoncent ces produits. Pour 7,30 Euros, on peut se procurer une médaille, un chapelet de bois, une image plastifiée et un porte-clé.
Au revers de l’image du frère André, il est écrit en anglais : “On the Occasion of the Canonization of Saint André Bessette, Saint Peter’s Square Rome, 17 October 2010”.
On peut déjà imaginer l’affluence de clients dans cette boutique de la Via della Conciliazione demain, à la suite de la cérémonie du Rite de canonisation.

Lorsque les chrétiens songent à la bible, leurs pensées gravitent plus souvent autour du Nouveau Testament. Nous sommes à l’aise avec ses histoires familières et ses paraboles. On se tourne donc que très rarement sur les 46 premiers livres de la bible, l’Ancien Testament (appelée aussi la bible hébraïque). Ces livres présentent un dieu moins chaleureux, moins fussy, un dieu qui choisit une approche plutôt dure envers son peuple. Les récits et leçons d’histoire que l’on trouve dans cette première partie de la bible forment et informent l’ensemble du Nouveau Testament. Ainsi, notre piètre connaissance de la première alliance appauvrit notre compréhension de la seconde.
Bien qu’elle ait quitté ce monde il y a onze ans aujourd’hui, cette petite sœur a fait la manchette mille fois plutôt qu’une il y a environ un an lors de la publication de ses lettres. Plusieurs journalistes, éditeurs de magazine et lecteurs de nouvelles ont raté leur cible avec leurs manchettes sensationnelles : «La vie secrète de Mère Teresa : crise et ténèbres,» ou «La sainte de Calcutta était une athée,» ou même «Mère Teresa et le Grand Absent.» Certains commentateurs ont écrit : «Elle a perdu la foi et l’Église l’a récompensée pour cela.» Tous ces gens semblent ignorer que ceux qui ont préparé la béatification de Mère Teresa en 2003 ont cité ces lettres comme preuve de sa foi exceptionnelle et non de l’absence de foi.