Par Jasmin Lemieux-Lefebvre
Très heureux d’être de retour d’un beau temps de repos, mon premier depuis le Congrès eucharistique international. J’ai eu la chance de voyager avec ma femme et mon petit de 18 mois à Washington où nous avons participé à une célébration eucharistique au magnifique sanctuaire national de l’Immaculée Conception, la plus grande église des États-Unis (la 8e au monde). La chapelle de l’université catholique Georgetown nous a également charmés.
Les vacances estivales sont l’occasion de belles rencontres. Que ce soit sur le bord du Potomac avec un retraité allemand huguenot où nous avons pu échanger sur nos fois respectives ou dans un restaurant afro-américain avec un serveur lui aussi père de famille, c’est souvent notre enfant qui a permis de briser la glace avec des inconnus.
Voyager avec un enfant apporte tellement de joies aux parents! Notre petit s’émerveille devant tout et il est tellement démonstratif. Je me disais que même à la pire des destinations, ce serait de magnifiques vacances grâce à sa présence.
Au dernier jour de notre périple américain, nous sommes arrêtés à Bethlehem en Pennsylvanie pour le camp d’entraînement de mon équipe de foootball américain préférée. À notre grande surprise, nous ne pouvions y trouver de chambres d’hôtel libres: un festival de musique célébrant ses 25 ans s’y tenait. Comme nous avions notre tente, nous avons trouvé en dernier recours un petit camping en dehors de la ville. Dernière place disponible: un terrain rocailleux… Installation de nuit, mais tout le monde a étrangement bien dormi. J’ai raconté à mon épouse que nous avions vécu une expérience comme Marie et Joseph à Bethléem. Pas d’endroits de libre pour finalement dormir dans un humble lieu…
Quand j’ai appris le matin que le camp d’entraînement des Eagles de Philadelphie était annulé à cause d’un bris d’aqueduc, j’ai réagi avec sérénité…
J’avais la joie d’être en famille, en vacances… mon équipe de football était soudainement si secondaire…
Vive ces beaux moments familiaux!
J’espère que vous avez pris le temps ou prendrez le temps de prendre de belles et saintes vacances…
On disait de Benoît XVI qu’il n’avait pas le charisme de Jean Paul II, qu’il ne pouvait attirer les jeunes, qu’il était froid, enfermé dans ses recherches théologiques, trop vieux pour guider l’Église du troisième millénaire…et j’en passe… Or il démontre, voyage après voyage, qu’il est bien différent de l’image que l’on a voulu nous donner de lui.
Les JMJ se suivent et ne se ressemblent pas. Chaque JMJ est colorée par la vision de son comité organisateur, le charme de sa ville hôte et par l’esprit des pèlerins eux-mêmes. Mon expérience à Rome (2000) a été différente de celle de Toronto (2002) et ces deux expériences sont très différentes de celle vécue ici à Sydney.
Que dire à la fin d’une expérience si grandiose, sinon un simple merci…