Il est des films qui marquent à vie. C’est le cas du film « La Neuvaine » de Bernard Émond, sorti en 2005.
Ce film est choisi Meilleur film québécois des années 2000 par l’Association québécoise des critiques de cinéma, l’AQCC.
Ce choix est à souligner.
Une femme médecin désespérée rencontre un jeune qui va faire une neuvaine au sanctuaire Sainte Anne de Beaupré.
Ce jeune l’aide par sa simplicité, sa foi et son amour pour sa grand-mère, arrivée au soir de sa vie, à lui rendre goût à la vie.
Bernard Émond a un don pour mettre en présence ses personnages, en filmant leur silence et la gravité de leur visage. Il prend le temps
Il dépeint ainsi l’épaisseur de toute vie humaine. Ces visages et ces scènes restent en nous, donnent à penser et nous renvoient à nos choix.
Le lieu est de toute beauté, même quand le soleil se cache …
La fin juillet approche, bon nombre d’entre nous sont déjà en vacances. Symbole de repos ? Symbole de stress avec toute l’organisation que ça suscite ? Peur de se retrouver face à soi-même, sans nos innombrables activités ? Angoisse de se retrouver avec tout le clan familial et devoir gérer les caractères et susceptibilités des uns et des autres ? Se retrouver face a son conjoint que finalement on a un peu mis de cote durant l’année, entre le travail, les enfants, tout le quotidien a organiser, qui frôle plutôt la capacité de jongler!