Déclaration du Conseil permanent
de la Conférence des évêques catholiques du Canada
en réponse initiale au rapport sommaire
et aux appels à l’action de la Commission de Vérité et Réconciliation
Introduction
Depuis les débuts de la Commission de Vérité et Réconciliation du Canada, des centaines de milliers de catholiques de tout le pays ont participé directement ou indirectement à ses audiences, y compris des membres de notre Église appartenant aux communautés des Premières nations, des Métis et des Inuits ainsi que des catholiques non autochtones. Certains d’entre eux ont participé aux travaux effectifs de la Commission, tandis que beaucoup d’autres ont participé à ses activités nationales et régionales, mais tous ont exprimé un profond intérêt dans les questions soulevées, par leurs prières, leurs réflexions et de vifs sentiments de solidarité, de compassion et de justice. Le 2 juin dernier, la Commission déposé son rapport sommaire et ses appels à l’action dans la capitale nationale. Nous désirons faire connaître notre réponse immédiate en tant que Conseil permanent de la Conférence des évêques catholiques du Canada.
Un cheminement difficile et douloureux
Au cours des six dernières années, les commissaires, leur personnel et de nombreux bénévoles ont travaillé courageusement et sans relâche à guider notre nation dans un examen de conscience approfondi sur une partie douloureuse de son histoire collective : l’établissement et le maintien par le gouvernement canadien de pensionnats pour les enfants autochtones. Pendant près de 130 années, des diocèses, des communautés religieuses et des organismes missionnaires catholiques, de concert avec d’autres Églises chrétiennes, ont collaboré à diriger ces écoles. Les enfants autochtones ont été inscrits de force et assujettis à un processus d’assimilation agressif, ce qui a eu de terribles conséquences maintenant reconnues par la société canadienne.
La Commission de Vérité et Réconciliation a créé un environnement dans lequel un bon nombre de ces anciens élèves, leurs familles et leurs communautés ont été rendus capables de raconter leurs expériences et d’entendre celles des autres. Ces témoins ont révélé combien de torts et de souffrances ils ont vécus dans ces institutions et comment cela a aussi affecté la vie des générations suivantes. Ceux qui ont comparu devant la Commission ont fait preuve d’une force et d’une vision de réconciliation incroyables. Leurs témoignages ont exposé le défi et l’occasion qui se présente de choisir le chemin de la réconciliation.