Notre-Dame de Fatima : Un pèlerinage qui continue dans le cœur

Crédit Photo Istock.

Le 13 mai, l’Église célèbre la fête de Notre-Dame de Fatima , en mémoire des apparitions de la Vierge Marie aux trois petits bergers à Fatima, au Portugal, en 1917. Plus d’un siècle plus tard, des pèlerins du monde entier continuent de se rendre dans ce lieu marqué par la foi, la prière et l’espérance. Pour moi, cette fête a désormais une résonance toute particulière depuis mon pèlerinage vécu l’année dernière.

Arriver à Fatima, c’est découvrir un lieu de paix où tout semble inviter au recueillement. La grande esplanade du sanctuaire impressionne par sa simplicité et son immensité. Entre la basilique, la chapelle des apparitions et les espaces de prière silencieuse, chaque endroit porte les traces de millions de prières déposées au fil des années.

J’ai aussi été profondément touchée par les lieux liés aux trois petits bergers : leurs maisons familiales, les chemins qu’ils parcouraient et les endroits où ils priaient. Tout cela rappelle que les apparitions de Marie ont été confiées à des enfants simples, dans une vie ordinaire. Cette simplicité donne encore plus de force au message de Fatima.

L’un des moments les plus marquants du pèlerinage fut la grande procession du soir. Malgré la pluie, près de 35 000 personnes étaient rassemblées avec leurs chandelles et leurs intentions de prière. Voir cette foule avancer lentement sous la pluie, dans le silence et la foi, était bouleversant. Personne ne semblait être dérangé par le mauvais temps. Au contraire, cette pluie donnait presque à la procession une dimension encore plus spirituelle, comme un signe d’abandon et de persévérance.

Pendant la procession, le chapelet était prié dans plusieurs langues : portugais, français, anglais, espagnol, italien, coréen et bien d’autres encore. Entendre des milliers de voix s’unir dans une même prière, malgré les différences de langue et de culture, m’a rappelé la beauté universelle de l’Église. Chacun et chacune venait avec son histoire, ses joies, ses blessures ou ses demandes, mais tout le monde priait ensemble comme une seule famille.

Ce pèlerinage m’a aussi fait réfléchir à notre monde actuel, souvent marqué par l’inquiétude, la division et le bruit constant. À Fatima, le message de Marie reste étonnamment actuel : revenir à la prière, à la conversion du cœur et à la paix. Dans le silence du sanctuaire, loin de l’agitation quotidienne, il devient plus facile d’écouter Dieu et de retrouver l’essentiel.

En cette fête du 13 mai, je rends grâce pour cette expérience qui continue de nourrir ma foi longtemps après le retour à la maison. Certains voyages se terminent lorsque l’on rentre chez soi. Mais un pèlerinage, comme celui-ci, continue à me toucher intérieurement. Il transforme doucement notre regard, notre manière de prier et notre confiance en Dieu. Pour en savoir plus sur ce pèlerinage dans les grands sanctuaires d’Europe, visitez le premier article couvrant Notre-Dame de Lourdes et Saint Jacques de Compostelle ; et le second article sur le sanctuaire de Notre-Dame de Fatima.

Aujourd’hui encore, lorsque je pense à Fatima, je revois les lumières des chandelles sous la pluie, les visages recueillis des pèlerins et cette immense prière portée dans toutes les langues du monde. Je comprends alors que Marie continue de rassembler ses enfants et de nous conduire vers son Fils avec douceur et patience.

En cette fête de Notre-Dame de Fatima, je prie particulièrement pour la paix dans le monde, pour les familles, pour les personnes malades, pour ceux et celles qui vivent dans la solitude ou l’épreuve, et d’autres qui cherchent un sens à leur vie. Que Marie nous aide à garder l’espérance lorsque le chemin devient difficile. Qu’elle nous apprenne à prier avec confiance, à aimer avec simplicité et à marcher chaque jour dans la lumière du Christ.

Notre-Dame de Fatima, mère de paix et d’espérance, veille sur nos familles et sur notre monde. Apprends-nous à écouter Dieu dans le silence de nos cœurs. Soutiens ceux et celles qui souffrent, console ceux et celles qui pleurent et fortifie ceux et celles qui ont perdu courage. Que ton message de paix continue de toucher le cœur des hommes et de conduire chacun vers ton Fils. Amen.

Témoignage sur la route des grands sanctuaires d’Europe : Notre Dame de Fatima

Sanctuaire de Notre-Dame de Fatima au Portugal. Crédit photo : Aline Haddad.

Lisez la première partie de cet article qui couvre le pèlerinage qui a débuté en France à Notre-Dame de Lourdes et a traversé le sanctuaire de Saint Jacques de Compostelle en Espagne.

En route vers le Portugal

L’enthousiasme est resté toujours haut durant tout le pèlerinage, car ce que je vivais, ce que j’ai découvert par après et ce que tout le groupe a vécu, était plus que spirituel. 

De passage par la ville de Porto, classée patrimoine mondial de l’Unesco; une messe aussi émouvante que les autres à la chapelle de Notre Dame de la Bonne Heure qui veille sur nous à l’heure de notre naissance et celle de notre départ vers la vie éternelle. De retour au Canada et en faisant une petite recherche, j’ai compris que ce qu’on a vu n’est qu’un petit échantillon de la beauté des églises de Porto.

La visite de la ville et quelques quartiers essentiels, ainsi que le quai et une manufacture de vin Porto pour compléter la journée, nous laissant émerveillés par les couleurs de cette ville merveilleuse. 

En allant vers Fatima, notre guide nous a proposé un arrêt à Aveiro, la Venise du Portugal, où on a visité l’église Santa Casa de Misericordia, et où on a mangé et passé un peu de temps libre avant de se rendre à notre troisième sanctuaire de notre pèlerinage.

Sur le chemin, notre guide Ana nous a raconté l’histoire de Notre-Dame de Fatima et les trois petits bergers, ce qui va nous faire vivre notre première expérience émouvante lors de la messe à la chapelle de Notre-Dame des Douleurs, une des différentes chapelles à Fatima. Lors de la messe, le Père Blanchette nous demande de se tourner tous au moment des intentions. Et à notre grande surprise, on aperçoit les vitraux qui résument toute l’histoire. Ce qui rend le moment encore plus fort est la demande du père de faire notre intention pour une personne spécifique tout en contemplant le soleil tournant avec le bras levé. Quelle expérience inoubliable !

Père Jean-Luc Blanchette célébrant la messe à la chapelle de Notre-Dame des douleurs, à Fatima. Crédit photo : Aline Haddad.

Chaque soir à Fatima, beau temps et mauvais temps, on participait à la prière dans la petite chapelle, la Capelinha où Notre-Dame est apparue aux trois enfants, et à la procession mariale qui regroupe des dizaines de milliers de pèlerins de partout au monde. 

La deuxième messe à Fatima fut à la chapelle des Anges de la Paix. Les messes représentaient plus qu’une liturgie surtout avec père Blanchette qui, par ses demandes de prière la transformait en une célébration commune qui faisait vivre chaque pèlerine et pèlerin du groupe un moment marquant. Durant cette messe des intentions anonymes instantanées ont fortifié la demande de prière, car ça a été fait en groupe.

Ce qui me marque aussi est la prière jubilaire de consécration à Notre-Dame de Fatima à l’occasion du Jubilé 2025. Ainsi que la petite excursion à l’itinéraire du pèlerin « Aljustrel Et Valinhos », comme pèlerins d’espérance, on a prié le chemin de croix avant de se rendre à l’endroit où l’Ange de la Paix s’est apparu aux trois enfants en passant par des champs d’oliviers, havre de paix et de solitude. Suivie par une visite guidée vers les maisons où ont habité Lucie, François et Jacinthe.  

À Fatima, nous avons visité le musée, ainsi que la basilique et les différentes églises dont l’église de la Très Sainte Trinité, quatrième plus grande église catholique au monde pouvant accueillir presque 9000 fidèles, devant laquelle une statue du Saint Jean Paul II. 

Petites excursions de Fatima

Chemin de croix, une partie du chemin du pèlerin « Aljustrel Et Valinhos » pas loin des maisons des trois bergers de Fatima et de l’endroit de l’apparition de l’ange. Crédit photo : Aline Haddad.

Tomar est une des villes que je rêvais de visiter un jour. Une courte visite de cet endroit plein de richesse artistique et culturelle avant de se diriger vers Batalha. Le monastère de Santa Maria de Vitoria à Batalha est classé patrimoine mondial de l’UNESCO et résume deux siècles de construction pour commémorer la Victoire des portuguais sur les Castillans lors de la bataille d’Aljubarrota en 1385.

En Direction Vers Lisbonne

Avant de quitter Fatima, une messe à l’église de San Arnaldo Janssen a été célébrée pour se diriger après vers Lisbonne. Notre dernière étape du pèlerinage. En route, la suggestion de notre guide Ana pour visiter Obidos, qui veut dire un lieu élevé, était géniale. Malgré la pluie, on a été émerveillé par cette petite cité médiévale et ses ruelles étroites et bien décorées.

En temps libre à notre arrivée à Lisbonne, Mireille et moi avons profité d’une petite marche à côté de l’hôtel et la visite de la tour Vasco de Gama, haute de 145 mètres, où on a contemplé, depuis la plateforme d’observation, Lisbonne et le pont Vasco da Gama, le plus long pont en Europe qui traverse le Tage sur 17 km.

Notre dernière journée du pèlerinage 

Le monastère de Santa Maria de Vitoria à Batalha est classé patrimoine mondial de l’UNESCO. Crédit photo : Aline Haddad.

Notre voyage approche à sa fin. C’est notre dernière journée de ce pèlerinage plein d’émotions, de rêve et de gratitude. Un jour trop chargé qui commence par la visite du monastère des Hiéronymites ou le monastère saint Jérôme à Lisbonne.

Au retour vers le bus, Claudio, notre chauffeur, nous surprend en nous offrant des pasteis de nata fraîches et encore chaudes. Un délice succulent comme je n’en avais jamais goûté. C’était étrange : elles semblaient avoir le goût de l’ambiance, du groupe, du pèlerinage lui-même… Moi qui n’aimais pas ce dessert portugais auparavant.

Visite à pied de la ville de Lisbonne ainsi que les ruelles à côté de la porte de la Ville et la place du commerce au bord de l’eau. Repas rapide, au pouce, pour aller rejoindre le groupe et se diriger vers l’ascenseur qui va nous faciliter le trajet pour aller à pied à l’église de Saint Antoine de Lisbonne, comme les portuguais l’appellent Saint Antoine de Padoue. Quelle belle messe avec Père Blanchette et quelle surprise de pouvoir vénérer les reliques de Saint Antoine. De plus, nous avons visité l’endroit où il est né, ainsi que la cathédrale où il a été baptisé. Je n’en revient pas avoir vécu tout ça.

Nous avons terminé la journée par un tour à pied avec Ana dans le quartier d’alfama avec ses escaliers, sa particularité et son histoire. Je suis sûre que ce qu’on a vu n’est qu’un petit exemple de ce que cette belle ville, cache au monde. Nous avons eu notre soirée d’adieu à l’hôtel qui a été pleine d’émotions et d’émerveillements de ce qu’on vient de vivre ces 15 jours.

Pendant tout le pèlerinage, que ce soit en France, en Espagne ou au Portugal, Spiritours a pris le soin de nous héberger dans des hôtels confortables et accueillants. En plus les repas offerts matin et soir étaient généreux et succulents représentant souvent des mets des régions qu’on visitait. 

Cette année encore Spiritours avec Sel et Lumière Média vous propose un pèlerinage en Grèce, riche en découvertes, en spiritualité et en histoire. Je vous conseille de visiter et de réserver tôt car les places s’envolent comme du pain chaud.

 

Homélie du pape François lors de la Messe de canonisation des Bx Francesco Marto et Giacinta Marto

CNS/Paul Haring

Vous trouverez ci-dessous le texte de l’homélie du pape François lors de la Messe de canonisation des bienheureux bergers de Fatima Francesco Marto et Giacinta Marto sur la place du Sanctuaire des apparitions à Fatima:

« Apparut dans le ciel une femme ayant le soleil pour manteau » atteste le voyant de Patmos dans l’Apocalypse (12,1), faisant aussi observer qu’elle est sur le point de donner naissance à un fils. Puis, dans l’Evangile, nous avons entendu Jésus dire au disciple : « Voici ta mère » (Jn 19, 26-27). Nous avons une Mère ! Une “Dame très belle“, comme disaient entre eux les voyants de Fatima sur la route de la maison, en ce jour béni du 13 mai, il y a cent ans. Et, le soir, Jacinthe ne réussit pas à se retenir, et elle révèle le secret à sa maman : « Aujourd’hui j’ai vu la Vierge ». Ils avaient vu la Mère du ciel. Le regard d’un grand nombre s’est dirigé dans la direction que suivaient leurs yeux, mais… ils ne l’ont pas vue. La Vierge Mère n’est pas venue ici pour que nous la voyions : pour cela nous aurons toute l’éternité, si nous allons au ciel, bien entendu.

Mais elle, présageant et nous mettant en garde contre le risque de l’enfer où mène la vie – souvent proposée et imposée – sans Dieu et qui profane Dieu dans ses créatures, elle est venue nous rappeler la lumière de Dieu qui demeure en nous et qui nous couvre, car, comme nous l’avons entendu dans la première lecture, « l’enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu » (Ap 12, 5). Et, selon les paroles de Lucie, les trois privilégiés se trouvaient dans la lumière de Dieu qui rayonnait de la Vierge. Elle les enveloppait dans le manteau de lumière que Dieu lui avait donné. Comme le croient et le sentent de nombreux pèlerins, si non tous, Fatima est surtout ce manteau de lumière qui nous couvre, ici comme partout ailleurs sur la terre quand nous nous réfugions sous la protection de la Vierge Marie pour lui demander, comme l’enseigne le Salve Regina, “montre-nous Jésus”.

Chers pèlerins, nous avons une Mère. Cramponnés à elle comme des enfants, vivons de l’espérance fondée sur Jésus, car, comme nous l’avons entendu dans la seconde lecture, à cause de Jésus- Christ, et de lui seul, ceux qui reçoivent en abondance le don de la grâce qui les rend justes régneront dans la vie (cf. Rm 5,17). Quand Jésus est monté au ciel, il a apporté auprès du Père céleste l’humanité – notre humanité – qu’il avait assumée dans le sein de la Vierge Mère ; et il ne s’en séparera jamais plus. Fixons notre espérance, comme une ancre, dans cette humanité placée dans le ciel à la droite du Père (cf. Ep 2,6). Que cette espérance soit le levier de la vie de chacun de nous ! Une espérance qui nous soutient toujours, jusqu’au dernier souffle.

Forts de cette espérance, nous sommes réunis ici pour remercier des innombrables bienfaits que le Ciel a accordés au cours de ces cent années, passées sous ce manteau de lumière que la Vierge, à partir de ce Portugal porteur d’espérance, a étendue aux quatre coins de la terre. Nous avons comme exemples devant nos yeux saint François Marto et sainte Jacinthe, que la Vierge Marie a introduits dans la mer immense de la lumière de Dieu et y a conduits pour l’adorer. De là leur venait la force de surmonter les contrariétés et les souffrances. La présence divine devint constante dans leur vie, comme cela se manifeste clairement par la prière insistante pour les pécheurs et par le désir permanent de rester près de “Jésus caché” dans le Tabernacle.

Dans ses Mémoires (III, n. 6), Sœur Lucie donne la parole à Jacinthe qui venait d’avoir une vision : « Ne vois-tu pas beaucoup de routes, beaucoup sentiers et de champs pleins de gens qui souffrent de faim et qui n’ont rien à manger ? Et le Saint-Père dans une église, devant le Cœur Immaculé de Marie en prière ? Et beaucoup de monde en prière avec lui ? ». Merci frères et sœurs, de m’accompagner ! Je ne pouvais pas ne pas venir ici pour vénérer la Vierge Mère et lui confier ses fils et ses filles. Sous son manteau ils ne se perdent pas ; de ses bras viendront l’espérance et la paix dont ils ont besoin, et que je demande pour tous mes frères dans le baptême et en humanité, en particulier pour les malades et les personnes avec handicap, pour les détenus et les chômeurs, pour les pauvres et les personnes abandonnées. Chers frères, prions Dieu dans l’espérance que les hommes nous écoutent ; et adressons- nous aux hommes avec la certitude que Dieu nous porte secours.

En effet, il nous a créés comme une espérance pour les autres, une espérance réelle et réalisable selon l’état de vie de chacun. En “demandant” et “exigeant” de chacun de nous l’accomplissement de son devoir d’état (Lettre de Sœur Lucie, 28 février 1943), le ciel déclenchait une vraie mobilisation générale contre cette indifférence qui nous gèle le cœur et aggrave notre myopie. Nous ne voulons pas être une espérance avortée ! La vie ne peut survivre que grâce à la générosité d’une autre vie. « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12,24), a dit et fait le Seigneur qui nous précède toujours. Quand nous passons par quelque croix, il y est déjà passé en premier. Ainsi nous ne montons pas sur la croix pour trouver Jésus ; mais c’est lui qui s’est humilié et qui est descendu jusqu’à la croix pour nous trouver et, en nous, vaincre les ténèbres du mal et nous reconduire à la lumière.

Sous la protection de Marie, nous sommes, dans le monde, des sentinelles du matin qui savent contempler le vrai visage de Jésus Sauveur, celui qui brille à Pâques, et redécouvrir le visage jeune et beau de l’Eglise, qui resplendit quand elle est missionnaire, accueillante, libre, fidèle, pauvre en moyens et riche d’amour.

“Que cette foi devienne vie en chacun de nous”

Au cours de sa première messe célébrée au Portugal, Benoît XVI a donné un objectif clair aux Églises locales à travers le monde: faire de chaque chrétien une présence rayonnante de la perspective évangélique au coeur du monde. Le Saint-Père reconnaît également que nous (l’Église) nous sommes trop appuyés sur des structures et des programmes ecclésiaux qui existent. Pour combien de temps encore? Voici un extrait de l’homélie du Pape prononcée au Terrero do Paço:

Messe 11 maiLisbonne mon amie, port et abri de tant d’espérances qui t’étaient confiées par celui qui partait et que désirait celui qui te rendait visite, j’aimerais aujourd’hui me servir de ces clés que tu m’a remises pour que tu puisses fonder tes espérances humaines sur l’Espérance divine. Dans la lecture qui vient d’être proclamée, tirée de la Première Lettre de saint Pierre, nous avons entendu : « Voici que je pose en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse, et celui qui se confie en elle ne sera pas déçu ». Et l’Apôtre explique : Approchez-vous du Seigneur, il est « la pierre vivante, rejetée par les hommes, mais que Dieu a choisie parce qu’il en connaît la valeur » (1 P 2, 6.4.). Frères et sœurs, celui qui croit en Jésus ne sera pas déçu : il est la Parole de Dieu, qui ne se trompe pas et ne peut pas nous tromper. Parole confirmée par une « foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues » contemplée par l’auteur de l’Apocalypse « en vêtements blancs, avec des palmes à la main » (Ap 7, 9). Dans cette foule immense il n’y a pas seulement les saints Verissimo, Maxima et Julia, martyrisés ici pendant la persécution de Dioclétien, ou saint Vincent, diacre et martyr, patron principal du Patriarcat ; saint Antoine et saint Jean de Brito qui sont partis d’ici pour semer le bon grain de Dieu auprès d’autres terres et d’autres peuples, ou saint Nuno de Santa María que, depuis un peu plus d’un an, j’ai inscrit au livre des Saints. Mais elle est formée des « serviteurs de notre Dieu » de tous les temps et de tous les lieux, sur le front desquels a été tracé le signe de la croix avec « le sceau du Dieu vivant » (Ap 7, 2) : l’Esprit Saint. Il s’agit du rite initial accompli sur chacun de nous dans le sacrement du Baptême, par lequel l’Église conduit les ‘saints’ à la lumière. [Read more…]

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