Jean-Paul II sera béatifié le 1er mai 2011

Jean-Paul II  sera béatifié le dimanche 1er mai 2011, 6 ans et 1 mois après sa mort. C’est ce qu’a indiqué le Bureau de presse du Saint-Siège le 14 janvier, peu après que Benoît XVI eut autorisé la Congrégation pour les causes des saints à promulguer le décret reconnaissant le miracle dû à l’intercession du pape polonais, lors d’une audience accordée au cardinal Angelo Amato, préfet de ce dicastère.

Le procès avait été ouvert le 28 juin 2005, moins de 3 mois après la mort de celui qui a été pape pendant 27 ans (1978-2005).

“Les Québécois reconnaissent le rôle de l’Église dans la célébration du saint frère André”

[NDLR : Nous publions le discours du Premier ministre du Québec, Jean Charest, suite à la messe d’action de grâces pour la canonisation de saint frère André au Stade olympique, le 30 octobre 2010, à Montréal]

Premier ministre du Québec Jean Charest (Photo : DI MATTEO)

Premier ministre du Québec Jean Charest (Photo : DI MATTEO)

Votre Éminence Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal,
Monseigneur Pedro Lopez Quintana, nonce apostolique au Canada,
L’Honorable Pierre Duchesne, lieutenant-gouverneur du Québec, et son épouse madame Ginette Lamoureux,
Monsieur le Premier Ministre du Canada, Stephen Harper,
Monsieur Gérald Tremblay, maire de Montréal, et madame Suzanne Tailleur,
Monsieur Raymond Bachand, député du comté d’Outremont et ministre responsable de Montréal …
Père Claude Grou, recteur de l’Oratoire Saint-Joseph,
Les représentants de la congrégation de Sainte-Croix,

C’est avec beaucoup d’émotion que les Québécois ont accueilli cette merveilleuse décision nous venant du Vatican, de reconnaître et de canoniser le frère André. J’en profite pour féliciter le père Mario Lachapelle, qui a été le vice-postulateur de la cause du frère André et qui a fait ce travail pendant sept longues années. …

Ce qui nous a beaucoup impressionnés de cette expérience des dernières semaines, c’est à quel point le frère André est rassembleur. J’ai été étonné, disons-le franchement, de la réaction de certaines personnes qui voyaient cette forte mobilisation de la société québécoise pour la canonisation, parce que paraît-il qu’au Québec, on est devenu, oui, très laïcs, et la religion et l’Église nous intéressent moins, d’après certaines personnes. Je pense qu’il y a des gens qui avaient oublié, qui avaient perdu de vue le rôle qu’a joué l’Église au Québec depuis les 400 dernières années, et en particulier dans les 350 premières années de notre vie, de notre peuple.

L’Église a été au centre de la société québécoise et on ne peut pas effacer le rôle qu’elle a joué. Au contraire, ce que les Québécois nous ont dit, dans cette célébration de la vie du frère André, c’est que nous voulons reconnaître le rôle de l’Église catholique, que nous voulons aujourd’hui exprimer notre gratitude aux femmes et aux hommes qui, pendant des centaines d’années, ont été des leaders de la société québécoise, et qu’on ne doit jamais oublier leur extraordinaire contribution.

Monseigneur Turcotte, vous avez parlé d’un homme et d’une société qui aime bien ceux et celles qui se battent. Nous nous reconnaissons dans ces propos. Nous sommes, en Amérique du Nord, un peuple qui ne fait que 2 à 3 pourcent de la population. Pourtant, notre langue est vivante, elle est rayonnante. On est partout sur la planète, parce qu’on a toujours su reconnaître les hommes et femmes qui savaient se battre contre les plus grands obstacles. C’est l’histoire de notre peuple. Le frère André incarne cette histoire-là. Et en plus il incarne cette histoire dans une institution qui a joué un rôle clé dans ce que nous sommes aujourd’hui.

Alors, mesdames et messieurs, au nom de tous les Québécois, et à vous monsieur le recteur, qui êtes responsable de cette magnifique œuvre que nous lègue le frère André, je veux exprimer la gratitude du peuple québécois : pour l’œuvre du frère André, et surtout envers les hommes et les femmes d’Église, pour tout ce que vous avez fait pour le Québec. Merci.

La Toussaint 2010 inclut un saint bien de chez-nous

MONTRÉAL – Un nouveau saint canadien fera partie de ceux et celles pour qui les catholiques rendront grâces à Dieu et qu’ils prieront en la fête de la Toussaint, cette année.

Saint Frère André, qui a fondé l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal, a été canonisé par le pape Benoît XVI à Rome, le 17 octobre dernier, et depuis lors, l’enthousiasme suscité par cette canonisation ne s’est pas démenti.

Le 30 octobre dernier en sol canadien, au Stade Olympique de Montréal, le grand rassemblement pour le frère André a attiré près de 50 000 personnes venues de partout à travers le Canada et les États-Unis.
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Le Stade Olympique abrite habituellement les joutes de football et les foires commerciales de tous genres. En cette occasion, il a fait office de plus grand lieu de rassemblement liturgique au pays. À la fois empreinte de piété et de joie enthousiaste, la célébration de deux heures comportait une foule d’éléments en lien avec la vie et l’œuvre de l’humble frère de la communauté de Sainte-Croix.

FOULE EXUBÉRANTE

Principalement en langue française, la célébration a débuté par le tintement de la cloche originale de la première chapelle construite par le frère André pour honorer saint Joseph.

Winston McQuade, ancien animateur à la télévision de Radio-Canada, tenait le rôle de maître de cérémonie et a présenté la populaire Québécoise Chantal Pary, qui a interprété la chanson Le Miracle de la Montagne qu’elle avait composée pour la béatification du frère André, en 1982. La foule a applaudi avec enthousiasme alors qu’elle l’entraînait dans le refrain bien connu

Chantal Pary était accompagnée par le réputé violoniste Alexandre Da Costa et l’ensemble à vents du Collège Notre-Dame, l’établissement scolaire où le frère André a été portier pendant plus de vingt ans

La cloche a à nouveau retenti pour indiquer le début de la célébration et l’assemblée s’est levée pour se joindre aux Petits Chanteurs du Mont-Royal, la chorale de jeunes de l’Oratoire, pour le chant d’entrée [Read more…]

Sur le Web – Quelques trouvailles

par François Gloutnay, chroniqueur Web et rédacteur du blogue de l’ACPC


– Les archives de Radio-Canada mettent en ligne un film de sept minutes montrant la foule à l’Oratoire la veille des funérailles du frère André. Pour voir ces images, on suit ce lien.


– L’encyclopédie collaborative Wikipédia a modifié son texte sur le frère André. La canonisation du 17 octobre y est dorénavant inscrite.
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– La boutique de L’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal a mis en ligne les couvertures des différents livres et DVD qui s’intéressent à la vie et à l’oeuvre du frère André. Il y a le tout récent Album officiel de la canonisation de frère André et la biographie Le frère André, écrite par le journaliste Jean-Guy Dubuc en 1996. On vient aussi de rééditer la biographie rédigée par Françoise Deroy-Pineau. Lorsque ce livre fut publié pour la première fois, son titre était L’étrange destin d’Alfred Bessette dit frère André. En 2010, le livre s’intitule: Frère André : un saint parmi nous.

48 000 raisons de rendre grâce

Par Sabrina Di Matteo, rédactrice en chef de Haute Fidélité

MONTRÉAL – Le Stade olympique accueillait en ce samedi 30 octobre un grand événement religieux de son histoire. Plus de 48 000 personnes de tous âges et de toutes provenances ont envahi les estrades pour la messe d’action de grâces en l’honneur du frère André – « saint André Bessette » depuis sa canonisation le 17 octobre dernier, à Rome, par le pape Benoît XVI.

(g. à d) Gérard Loiselle, Daniel Thauvette et Henri-Paul Ferdais, de la paroisse La Nativité à Cornwall (Photo : DI MATTEO)

(g. à d.) Gérard Loiselle, Daniel Thauvette et Henri-Paul Ferdais, de la paroisse La Nativité à Cornwall (Photo : DI MATTEO)

Le Stade n’avait pas accueilli un rassemblement catholique d’une telle envergure depuis 1984, lors de la visite du pape Jean-Paul II. Deux ans auparavant, en 1982, c’est aussi un hommage au frère André qui avait empli le Stade, pour une messe suite à sa béatification.

En ce 30 octobre, à deux jours de la fête de la Toussaint, cette célébration permet de rendre grâce pour l’entrée du premier homme né au Québec  dans le calendrier des saints, d’où « saint frère André »  – tel qu’il est désigné au Canada – est fixée au 6 janvier, anniversaire de son décès et de son retour auprès de Dieu.

Parmi la foule qui entrait au Stade, une cinquantaine de pèlerins de la paroisse La Nativité, à Cornwall, dont Henri-Paul Ferdais et Daniel Thauvette, qui avaient chacun leur histoire du frère André. Monsieur Ferdais souhaitait remercier le frère André pour son intercession dans la guérison de son père. « Mon père était venu voir le frère André, parce qu’il souffrait d’évanouissements jusqu’à 16 fois par jour. Le frère André lui avait dit qu’il souffrirait pendant la nuit et qu’il serait guéri le lendemain. » C’est bien ce qui est arrivé, affirme M. Ferdais.

La famille Benoît (Photo : DI MATTEO)

La famille Benoît (Photo : DI MATTEO)

Daniel Thauvette a pour sa part bénéficié du soutien du frère André dans sa prière, pendant les semaines de convalescence suivant son opération pour le cancer du pancréas, en 2008. « Chaque jour, je devais marcher un peu, m’avait recommandé mon médecin. Je me levais et j’allais jusqu’au bout du couloir. Par la fenêtre, je voyais l’Oratoire Saint-Joseph et je pensais au frère André dans ma prière, » a dit monsieur Thauvette.

La famille Benoît, Haïtiens immigrés à Montréal il y a 30 ans, sont venus rendre hommage au frère André. Ils se sentent spécialement liés à lui puisqu’ils fréquentent l’Oratoire régulièrement. « Le frère André est une fierté pour tous les Québécois, qu’ils soient nés ici ou ailleurs, » selon M. Benoît. Son fils de 29 ans a renchérit : « Je pense que le frère André est un modèle à suivre pour les jeunes. Si on se donne la peine d’en apprendre un peu à son sujet, ses valeurs de sagesse, de bonté et de partage vont nous inspirer. »

Maryline et ses enfants

À gauche, Jolie-Ann et Jordan, avec Maryline et Elliot (Photo : DI MATTEO)

Même les tout-petits étaient au rendez-vous! Jordan, âgé d’un an, était avec sa mère Jolie-Ann, ainsi que son amie Maryline et ses trois enfants, dont Elliot, quatre ans. Maryline trouvait important d’amener ses trois enfants à la célébration : « On va à l’Oratoire en famille et à la messe le dimanche. Pourquoi pas au Stade? C’est une messe historique. »

Le Stade olympique a ainsi fait place à plus de 48 000 personnes qui avaient chacune, au fond du cœur, une raison de rendre grâce pour le « saint frère André », un homme de chez nous au cœur toujours vivant.

Le Premier ministre Harper visite le tombeau du saint frère André

MONTRÉAL– Le Premier ministre du Canada, Stephen Harper, a effectué une brève visite à l’Oratoire Saint-Joseph alors qu’il était en route pour la célébration canadienne en hommage au Saint frère André au Stade olympique.

Le premier ministre avec le père Claude Grou, csc, dans la chapelle originale à saint Joseph (Photo : Tim Snow)

Le Premier ministre avec le père Claude Grou, csc, dans la chapelle originale dédiée à saint Joseph (Photo : Tim Snow)

Il a été accueilli par le père Claude Grou, csc recteur de l’Oratoire fondé par l’humble frère il y a plus d’un siècle.

La visite d’une demi-heure incluait un passage à l’ancienne chapelle de bois construite par le frère André en l’honneur de saint Joseph. Le premier ministre est passé par la chapelle votive pour se rendre au tombeau du saint.

Le père Grou, qui a accompagné le Premier ministre et lui a raconté la vie de saint André de Montréal et l’histoire de l’Oratoire, s’est dit très heureux de cette visite.  Le Premier ministre a semblé impressionné par l’histoire du frère André et l’héritage qu’il a laissé à tout un pays.

C’était la première visite de Stephen Harper à l’Oratoire Saint-Joseph.

Trois enfants, grâce à l’intercession du frère André

MONTRÉAL – Effie Cordeiro demeure toujours dans une joie incomparable deux semaines après avoir reçu la communion des mains du pape, le 17 octobre dernier, pendant la messe de canonisation du frère André.

“C’était extraordinaire, incroyable! J’ai encore du mal à y croire!”, nous a dit la mère de trois jeunes adultes. Son mari et elle attribuent d’ailleurs la naissance de leurs enfants à l’intercession du saint frère André. Ces cinq personnes étaient à Rome pour la canonisation – un pèlerinage d’action de grâce.

Effie Cordeiro reçoit la communion du pape Benoît XVI (Photo : courtoisie de la famille Cordeiro)

Effie Cordeiro reçoit la communion du pape Benoît XVI (Photo : courtoisie de la famille Cordeiro)

Après plusieurs années de mariage, le jeune couple indien a toujours des difficultés à avoir des enfants. Il opte donc pour un traitement de fertilité qui se révèle désastreux. Après deux chirurgies majeures, les espoirs d’Effie de concevoir un enfant s’évanouissent.

En juillet 1989, le couple en détresse cherche à immigrer au Canada et arrive à Montréal en provenance des Émirats Arabes Unis. Ayant sans tardé visité l’Oratoire Saint-Joseph, le couple décide de mettre sa confiance et son espoir dans le frère André et saint Joseph.

Ils prient ensemble demandant la grâce d’avoir un enfant. Neuf mois plus tard, Effie donne naissance à son premier fils, André Joseph, suivi de deux autres au cours des deux années suivantes, Pierre Bosco et Jean Vianney.

« Nous avons décidé de venir au Canada parce que nous ne pouvions pas avoir d’enfants, et en ce premier jour au Canada, je suis tombé enceinte. Dieu a certainement le sens de l’humour », dit Effie en riant.

Cette histoire a interpellé l’archevêque de Montréal, le Cardinal Jean-Claude Turcotte, à choisir Effie, une paroisienne de Saint-Luc à Dollard-des Ormeaux, comme déléguée officielle du diocèse à recevoir la communion du pape lors de la messe de canonisation. À la dernière minute, la veille de la canonisation, un autre québécois qui devait recevoir la communion des mains du pape s’est désisté, ce qui a permis au mari d’Effie de se joindre à elle.

Les Cordeiro étaient parmi une poignée de pèlerins québécois à recevoir la communion du pape ce jour-là. Environ 50 autres personnes de délégations liées aux cinq autres saints canonisés ont reçu la communion du pape à cette occasion.

Effie se souvient des différents points de sécurité du Vatican qu’ils ont dû passer avant de pouvoir gagner les sièges assignés sur la Place Saint-Pierre; ils ont pris place au troisième rang d’une section spéciale située devant l’autel.

« C’est le plus proche de l’éternité qu’on puisse atteindre ici-bas », s’est-elle rappelé avoir dit à son mari en attendant le début de la messe.

Effie relate ainsi son expérience : « Je me suis agenouillée devant le pape puis nous nous sommes regardés. Il avait un visage tellement aimable et des yeux bleus qui me regardaient avec gentillesse. C’était surréaliste : je recevais Jésus d’un homme provenant de cette longue lignée de papes, à commencer par Pierre. Je ne l’oublierai jamais. »

« J’exulte en pensant à la canonisation du frère André », dit-elle. « Je l’aime à cause du miracle qu’il a accompli dans ma vie et aussi… parce qu’il était un exemple lumineux là où il se trouvait, accomplissant avec soin ses humbles tâches sans attendre de récompenses.  »

Cardinal Nguyên Van Thuân: un pas de plus vers la béatification

Le procès diocésain en vue de la béatification du cardinal François-Xavier Nguyên Van Thuân a été ouvert vendredi le 22 octobre à Rome. Le cardinal est décédé en 2002. Évêque de Nha Trang au Vietnam, il a passé 13 ans en prison dont 9 en isolement entre 1975 et 1988, sans aucun procès. Poussé à l’exil, il est accueilli à Rome et sera président du Conseil pontifical Justice et paix de 1998 à 2002. Il est un exemple de fidélité et d’amour, même pour ses ennemis.

Sel + Lumière a réalisé en 2008 un documentaire sur la vie du cardinal Nguyên Van Thuân: Sur le chemin de l’Espérance. En diffusion ce lundi 25 octobre à 21h HE

Dieu éternel et tout-puissant,Van Thuan
Père, Fils et Saint Esprit,
je te rends grâce d’avoir donné à l’Église
le témoignage héroïque
du Cardinal François-Xavier Nguyên Van Thuân.
Son expérience douloureuse de la prison,
vécue en union avec le Christ crucifié
et sous la protection maternelle de Marie,
a fait de lui, pour l’Église et le monde,
un témoin lumineux de l’unité et du pardon,
de la justice et de la paix.
Sa personne aimable et son ministère épiscopal
irradièrent la lumière de la foi,
l’enthousiasme de l’espérance
et l’ardeur de la charité.
Accorde-moi, par son intercession,
et selon ta volonté,
la grâce que j’implore de ta miséricorde,
dans l’espérance
de le voir très prochainement élevé
à la gloire des autels.
Amen.

Avec approbation ecclésiastique
+ Giampaolo Crepaldi  
16 septembre 2007

Toute personne ayant reçu une grâce ou ayant bénéficié d’un miracle est priée d’en informer la Postulation de la Cause, à l’adresse du Conseil pontifical “Justice et Paix” – Palazzo San Calisto – 00120 Cité du Vatican

Les sept croix du frère André

par le père Andrew Gawrych, csc

[NDLR: Nous publions une méditation du père Andrew Gawrysh, csc, directeur adjoint des vocations pour la province de l’Indiana de la Congrégation de Sainte-Croix. Le père Andrew a livré un témoignage dans le documentaire de S+L Portier de Dieu: Saint-André de Montréal.]

fr_andrew_gawrychNOTRE DAME, IN – En grandissant, j’avais peur que ma vie n’ait aucun sens. En fait c’était la recherche d’une vérité et d’un amour qui donnerait à ma vie une signification éternelle, qui m’a conduit dans les bras de Jésus et de l’Église. Finalement, le 29 mars 2010, j’ai été ordonné prêtre dans la Congrégation de Sainte Croix – la même famille spirituelle que le frère André Bessette.

Une des leçons principales que je tire de mon saint frère est que toute vie a un sens pour Dieu. Il y avait d’innombrables raisons pour que la vie de frère André finisse dépourvue de sens, et pourtant nous voici en train de célébrer sa canonisation. Sa vie est un récit percutant qui nous révèle comment nos croix peuvent être en vérité des dons transformés en espérance pour une quête de la vérité et du sens de la vie. Je vous invite à m’accompagner dans la prière avec ce héros de notre foi pour que nos vies, à l’exemple de la sienne,  puissent prendre le chemin de la vérité éternelle.

1. La croix du manque d’attente

Frère André, tes attentes n’auraient pas pu êtres plus pauvres. Ils t’ont baptisé le lendemain de ta naissance parce qu’ils ne pensaient pas que tu survivrais. Plus tard, ta santé fragile et ton manque d’instruction ont fait que les autres n’ont pas eu de hautes attentes pour toi, te laissant uniquement les tâches subalternes, comme ouvrir la porte. Et pourtant tu as honoré ces tâches avec tellement d’amour, dépassant les attentes de tout le monde.

Intercède pour nous afin que Dieu  nous accorde le même courage pour surmonter le monde de nos piètres attentes. Puissions-nous atteindre le degré de sainteté pour lequel Dieu, rempli d’amour, nous a crées.

Chemin de Croix Oratoire2. La croix de l’errance

Frère André, tu savais ce que c’était d’errer à travers la vie. Encore si jeune, tu as été orphelin, et contraint de quitter ta maison. Pendant de nombreuses années tu as voyagé de ville en ville, changeant d’emploi, tu as même quitté ta patrie pour travailler dans le textile aux Etats-Unis, en quête d’un nouveau foyer. Tu as enfin trouvé ton foyer lorsque la divine providence t’a conduit vers ta vocation d’entrer dans la vie religieuse de la congrégation de Sainte-Croix.

Intercède pour nous pour que nous offrions à Dieu la possibilité de nous guider vers les vocations auxquelles nous sommes appelés.

3. La croix du rejet

Frère André, tu savais ce que c’était qu’être rejeté. Ta propre famille religieuse de Sainte-Croix, ne t’a pas accepté de prime abord. Tu t’es dit : » Lorsque je suis arrivé au collège, on m’a montré la porte…et j’y suis resté pendant 40 ans ! ». Mais encore plus douloureux, lorsque le Seigneur te choisit pour être Sa main guérisseuse dans la vie des autres, tu subis le manque de compréhension et le rejet de ceux qui n’avaient pas vu la grandeur de Dieu en toi.

Intercède pour nous pour afin que nous ayons la même force face au ridicule. Que nous restions tenaces dans nos missions de servir la gloire de Dieu que Lui-même nous a confié. [Read more…]

Sainte Mary de la Croix MacKillop: une pionnière australienne pour l’Église universelle

Nous nous réjouissons pour la canonisation de saint André de Montréal. En même temps, nous n’oublions pas les autres cinq saints reconnus ce matin par Benoît XVI, en particulier Mary MacKillop.

MARY-MACKILLOP-2-249x300Il s’agit d’un événement marquant pour l’Océanie, Marie de la Croix MacKillop est devenue la première sainte d’Australie aujourd’hui.

Tout comme le frère André elle vient d’un milieu pauvre et, très jeune doit subvenir aux besoins de sa famille en travaillant ; ce qui l’a empêchée de répondre tout de suite à l’appel de Dieu.

Par bonheur, elle rencontre le père Julian Tenisaon Woods alors qu’elle est gouvernante à Penola. Devenu son guide spirituel, il l’aide à fonder une nouvelle congrégation pour répondre aux besoins dans les campagnes en 1867. Elle inaugure ainsi une nouvelle manière d’évangéliser.

Mary MacKillop vécut des heures sombres. En 1871, elle fut excommuniée après avoir dénoncé un prêtre pour des abus sexuels sur un enfant. Cependant six mois après, l’évêque d’Adelaïde révoqua cette excommunication.

Cette fondatrice se rendit à Rome pour rencontrer le pape Pie IX afin de faire approuver son institut.

Infatigable, cette première sainte d’Australie se donna sans compter pour les pauvres. Elle a écrit :

« La volonté de Dieu est pour moi un livre très cher, et je ne me fatigue jamais de le lire »

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