La Toussaint 2010 inclut un saint bien de chez-nous

MONTRÉAL – Un nouveau saint canadien fera partie de ceux et celles pour qui les catholiques rendront grâces à Dieu et qu’ils prieront en la fête de la Toussaint, cette année.

Saint Frère André, qui a fondé l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal, a été canonisé par le pape Benoît XVI à Rome, le 17 octobre dernier, et depuis lors, l’enthousiasme suscité par cette canonisation ne s’est pas démenti.

Le 30 octobre dernier en sol canadien, au Stade Olympique de Montréal, le grand rassemblement pour le frère André a attiré près de 50 000 personnes venues de partout à travers le Canada et les États-Unis.
cardinal homily sm
Le Stade Olympique abrite habituellement les joutes de football et les foires commerciales de tous genres. En cette occasion, il a fait office de plus grand lieu de rassemblement liturgique au pays. À la fois empreinte de piété et de joie enthousiaste, la célébration de deux heures comportait une foule d’éléments en lien avec la vie et l’œuvre de l’humble frère de la communauté de Sainte-Croix.

FOULE EXUBÉRANTE

Principalement en langue française, la célébration a débuté par le tintement de la cloche originale de la première chapelle construite par le frère André pour honorer saint Joseph.

Winston McQuade, ancien animateur à la télévision de Radio-Canada, tenait le rôle de maître de cérémonie et a présenté la populaire Québécoise Chantal Pary, qui a interprété la chanson Le Miracle de la Montagne qu’elle avait composée pour la béatification du frère André, en 1982. La foule a applaudi avec enthousiasme alors qu’elle l’entraînait dans le refrain bien connu

Chantal Pary était accompagnée par le réputé violoniste Alexandre Da Costa et l’ensemble à vents du Collège Notre-Dame, l’établissement scolaire où le frère André a été portier pendant plus de vingt ans

La cloche a à nouveau retenti pour indiquer le début de la célébration et l’assemblée s’est levée pour se joindre aux Petits Chanteurs du Mont-Royal, la chorale de jeunes de l’Oratoire, pour le chant d’entrée [Read more…]

Le Premier ministre Harper visite le tombeau du saint frère André

MONTRÉAL– Le Premier ministre du Canada, Stephen Harper, a effectué une brève visite à l’Oratoire Saint-Joseph alors qu’il était en route pour la célébration canadienne en hommage au Saint frère André au Stade olympique.

Le premier ministre avec le père Claude Grou, csc, dans la chapelle originale à saint Joseph (Photo : Tim Snow)

Le Premier ministre avec le père Claude Grou, csc, dans la chapelle originale dédiée à saint Joseph (Photo : Tim Snow)

Il a été accueilli par le père Claude Grou, csc recteur de l’Oratoire fondé par l’humble frère il y a plus d’un siècle.

La visite d’une demi-heure incluait un passage à l’ancienne chapelle de bois construite par le frère André en l’honneur de saint Joseph. Le premier ministre est passé par la chapelle votive pour se rendre au tombeau du saint.

Le père Grou, qui a accompagné le Premier ministre et lui a raconté la vie de saint André de Montréal et l’histoire de l’Oratoire, s’est dit très heureux de cette visite.  Le Premier ministre a semblé impressionné par l’histoire du frère André et l’héritage qu’il a laissé à tout un pays.

C’était la première visite de Stephen Harper à l’Oratoire Saint-Joseph.

Trois enfants, grâce à l’intercession du frère André

MONTRÉAL – Effie Cordeiro demeure toujours dans une joie incomparable deux semaines après avoir reçu la communion des mains du pape, le 17 octobre dernier, pendant la messe de canonisation du frère André.

« C’était extraordinaire, incroyable! J’ai encore du mal à y croire!”, nous a dit la mère de trois jeunes adultes. Son mari et elle attribuent d’ailleurs la naissance de leurs enfants à l’intercession du saint frère André. Ces cinq personnes étaient à Rome pour la canonisation – un pèlerinage d’action de grâce.

Effie Cordeiro reçoit la communion du pape Benoît XVI (Photo : courtoisie de la famille Cordeiro)

Effie Cordeiro reçoit la communion du pape Benoît XVI (Photo : courtoisie de la famille Cordeiro)

Après plusieurs années de mariage, le jeune couple indien a toujours des difficultés à avoir des enfants. Il opte donc pour un traitement de fertilité qui se révèle désastreux. Après deux chirurgies majeures, les espoirs d’Effie de concevoir un enfant s’évanouissent.

En juillet 1989, le couple en détresse cherche à immigrer au Canada et arrive à Montréal en provenance des Émirats Arabes Unis. Ayant sans tardé visité l’Oratoire Saint-Joseph, le couple décide de mettre sa confiance et son espoir dans le frère André et saint Joseph.

Ils prient ensemble demandant la grâce d’avoir un enfant. Neuf mois plus tard, Effie donne naissance à son premier fils, André Joseph, suivi de deux autres au cours des deux années suivantes, Pierre Bosco et Jean Vianney.

« Nous avons décidé de venir au Canada parce que nous ne pouvions pas avoir d’enfants, et en ce premier jour au Canada, je suis tombé enceinte. Dieu a certainement le sens de l’humour », dit Effie en riant.

Cette histoire a interpellé l’archevêque de Montréal, le Cardinal Jean-Claude Turcotte, à choisir Effie, une paroisienne de Saint-Luc à Dollard-des Ormeaux, comme déléguée officielle du diocèse à recevoir la communion du pape lors de la messe de canonisation. À la dernière minute, la veille de la canonisation, un autre québécois qui devait recevoir la communion des mains du pape s’est désisté, ce qui a permis au mari d’Effie de se joindre à elle.

Les Cordeiro étaient parmi une poignée de pèlerins québécois à recevoir la communion du pape ce jour-là. Environ 50 autres personnes de délégations liées aux cinq autres saints canonisés ont reçu la communion du pape à cette occasion.

Effie se souvient des différents points de sécurité du Vatican qu’ils ont dû passer avant de pouvoir gagner les sièges assignés sur la Place Saint-Pierre; ils ont pris place au troisième rang d’une section spéciale située devant l’autel.

« C’est le plus proche de l’éternité qu’on puisse atteindre ici-bas », s’est-elle rappelé avoir dit à son mari en attendant le début de la messe.

Effie relate ainsi son expérience : « Je me suis agenouillée devant le pape puis nous nous sommes regardés. Il avait un visage tellement aimable et des yeux bleus qui me regardaient avec gentillesse. C’était surréaliste : je recevais Jésus d’un homme provenant de cette longue lignée de papes, à commencer par Pierre. Je ne l’oublierai jamais. »

« J’exulte en pensant à la canonisation du frère André », dit-elle. « Je l’aime à cause du miracle qu’il a accompli dans ma vie et aussi… parce qu’il était un exemple lumineux là où il se trouvait, accomplissant avec soin ses humbles tâches sans attendre de récompenses.  »

Une icône emblématique du saint frère André

MONTRÉAL – La beauté des icônes réside dans leur capacité à faire approcher du sacré et à mieux percevoir l’essentiel. Dans la foulée d’une longue tradition de l’Église orientale de consacrer des icônes aux saints, deux icônes officielles du nouveau saint canadien viennent d’être écrites.
Les nouvelles icônes du frère André, écrites par l’iconographe québécoise Élisabeth Bergeron, résument les aspects essentiels de la vie du saint et permettent de contempler l’amour au cœur de sa vocation. C’est le maître iconographe russe Alexandre Sobolev qui a réalisé le dessin.

MONTRÉAL – La beauté des icônes réside dans leur capacité à faire approcher du sacré et à mieux percevoir l’essentiel. Dans la foulée d’une longue tradition de l’Église orientale de consacrer des icônes aux saints, deux icônes officielles du nouveau saint canadien viennent d’être écrites.

Les nouvelles icônes du frère André, écrites par l’iconographe québécoise Élisabeth Bergeron, résument les aspects essentiels de la vie du saint et permettent de contempler l’amour au cœur de sa vocation. C’est le maître iconographe russe Alexandre Sobolev qui a réalisé le dessin.

Mme Bergeron est originaire de Charlevoix, tout en vivant dans le diocèse de Saint-Jean-Longueuil. Elle a présenté l’une des icônes au pape Benoit XVI à Rome lors de l’audience générale du mercredi suivant la canonisation.

L'icône officielle du saint frère André (Photo : Charles Mc Bride, c.s.c.

L'icône officielle du saint frère André (Photo : Charles Mc Bride, c.s.c.

La seconde icône a été bénie durant la messe du 17 octobre dernier à l’Oratoire St-Joseph du Mont-Royal. C’est de là que le 31 octobre, après la messe de 19h30, elle sera amenée en procession jusqu’à la chapelle d’origine bâtie par le frère André en l’honneur de Saint Joseph, lieu où elle demeurera de façon permanente.

L’icône met l’accent sur le ministère de guérison du frère André, ainsi que sur son amour et sa totale consécration au Christ Jésus. Elle le représente tenant en main une petite ampoule de l’huile de Saint-Joseph, utilisée pour les malades et les infirmes. Apparaît aussi un parchemin sur lequel on peut lire : ‟La porte du ciel c’est le cœur de Jésus. La clef de cette porte c’est la prière et l’amour.”

L’icône rappelle aussi la grande dévotion du frère André à la très humble Vierge Marie et à saint Joseph auxquels il s’est confié toute sa vie, c’est pourquoi ils sont représentés de chaque côté de lui.

La seule différence entre les deux icônes consiste dans l’appellation du nouveau saint. L’icône présentée au pape porte le nom par lequel le saint est officiellement identifié dans l’Église universelle : Saint André Bessette.

L’icône qui sera installée à l’oratoire portera le nom plus connu et utilisé dans son pays natal : Saint Frère André, appellation familière qui convient mieux à l’humble frère de Sainte-Croix.

Le 16 octobre, une date importante pour le frère André

MONTRÉAL – Aujourd’hui, le 16 octobre, c’est la veille de la canonisation du frère André. C’est aussi le jour d’une coïncidence particulière, appelons cela une délicatesse de la Providence.

La première petite chapelle que le frère André a dédié à saint Joseph (Photo : Catholic Times Montreal)

La première petite chapelle que le frère André a dédié à saint Joseph (Photo : Catholic Times Montreal)

C’est à la même date, en 1904, que la première petite chapelle en bois, construite par le frère André en l’honneur de Saint-Joseph sur le Mont-Royal, à Montréal, a été inaugurée.

104 ans plus tard, jour pour jour, des milliers de personnes se retrouveront à nouveau sur cette colline – maintenant le site du plus gros oratoire dédié à saint Joseph au monde – pour rendre grâces à Dieu pour l’humble frère de Sainte Croix, dont la vie en Église a été jugée digne des plus grands témoignages de foi.

Il n’est pas certain que les autorités vaticanes aient été conscientes de la signification de cette date lorsqu’elles ont planifié la canonisation du frère André. Compte tenu du fait que cinq autres personnes seront également canonisées durant la même célébration, il est fort improbable que cette fin de semaine ait été choisie spécialement à cause du Frère André.

Quoi qu’il en soit, la coïncidence souligne magnifiquement cet événement historique pour l’Église Catholique du Canada et ne passe pas inaperçue pour les dévots du futur saint, qui y voient un clin d’œil du ciel à son égard.

Ce soir, l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal sera fébrilement animé par les prières anticipatoires de nombreuses personnes en attente de la canonisation du frère André, à Rome, dimanche matin.

Cette soirée débutera par une messe dans la crypte à 19h30, suivie d’une vigile avec luminaires, chants, adoration eucharistique et procession sur le site de l’Oratoire. Plusieurs personnes demeureront sans doute tout au long de la nuit et, à 4 heures du matin, regarderont la transmission en direct de la canonisation, sur écran géant dans la crypte. Des rapports sur ces événements de même que des réactions à la canonisation, de pèlerins rassemblés à l’Oratoire, seront affichés sur ce blog.

Le 16 octobre 1904, le frère André inaugurait officiellement sa petite chapelle, où plusieurs Montréalais et Montréalaises ont appris à connaître l’amour et la tendresse de Dieu.

Durant cette fin de semaine, l’Église offrira le frère André au monde, afin que de nombreuses autres personnes puissent, à leur tour, découvrir cette même tendresse et ce même amour de Dieu.