Trois enfants, grâce à l’intercession du frère André

MONTRÉAL – Effie Cordeiro demeure toujours dans une joie incomparable deux semaines après avoir reçu la communion des mains du pape, le 17 octobre dernier, pendant la messe de canonisation du frère André.

« C’était extraordinaire, incroyable! J’ai encore du mal à y croire!”, nous a dit la mère de trois jeunes adultes. Son mari et elle attribuent d’ailleurs la naissance de leurs enfants à l’intercession du saint frère André. Ces cinq personnes étaient à Rome pour la canonisation – un pèlerinage d’action de grâce.

Effie Cordeiro reçoit la communion du pape Benoît XVI (Photo : courtoisie de la famille Cordeiro)

Effie Cordeiro reçoit la communion du pape Benoît XVI (Photo : courtoisie de la famille Cordeiro)

Après plusieurs années de mariage, le jeune couple indien a toujours des difficultés à avoir des enfants. Il opte donc pour un traitement de fertilité qui se révèle désastreux. Après deux chirurgies majeures, les espoirs d’Effie de concevoir un enfant s’évanouissent.

En juillet 1989, le couple en détresse cherche à immigrer au Canada et arrive à Montréal en provenance des Émirats Arabes Unis. Ayant sans tardé visité l’Oratoire Saint-Joseph, le couple décide de mettre sa confiance et son espoir dans le frère André et saint Joseph.

Ils prient ensemble demandant la grâce d’avoir un enfant. Neuf mois plus tard, Effie donne naissance à son premier fils, André Joseph, suivi de deux autres au cours des deux années suivantes, Pierre Bosco et Jean Vianney.

« Nous avons décidé de venir au Canada parce que nous ne pouvions pas avoir d’enfants, et en ce premier jour au Canada, je suis tombé enceinte. Dieu a certainement le sens de l’humour », dit Effie en riant.

Cette histoire a interpellé l’archevêque de Montréal, le Cardinal Jean-Claude Turcotte, à choisir Effie, une paroisienne de Saint-Luc à Dollard-des Ormeaux, comme déléguée officielle du diocèse à recevoir la communion du pape lors de la messe de canonisation. À la dernière minute, la veille de la canonisation, un autre québécois qui devait recevoir la communion des mains du pape s’est désisté, ce qui a permis au mari d’Effie de se joindre à elle.

Les Cordeiro étaient parmi une poignée de pèlerins québécois à recevoir la communion du pape ce jour-là. Environ 50 autres personnes de délégations liées aux cinq autres saints canonisés ont reçu la communion du pape à cette occasion.

Effie se souvient des différents points de sécurité du Vatican qu’ils ont dû passer avant de pouvoir gagner les sièges assignés sur la Place Saint-Pierre; ils ont pris place au troisième rang d’une section spéciale située devant l’autel.

« C’est le plus proche de l’éternité qu’on puisse atteindre ici-bas », s’est-elle rappelé avoir dit à son mari en attendant le début de la messe.

Effie relate ainsi son expérience : « Je me suis agenouillée devant le pape puis nous nous sommes regardés. Il avait un visage tellement aimable et des yeux bleus qui me regardaient avec gentillesse. C’était surréaliste : je recevais Jésus d’un homme provenant de cette longue lignée de papes, à commencer par Pierre. Je ne l’oublierai jamais. »

« J’exulte en pensant à la canonisation du frère André », dit-elle. « Je l’aime à cause du miracle qu’il a accompli dans ma vie et aussi… parce qu’il était un exemple lumineux là où il se trouvait, accomplissant avec soin ses humbles tâches sans attendre de récompenses.  »