Quand la COVID prendra-t-elle fin? Préparer le terrain pour la vie après la pandémie

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Quand la COVID prendra-t-elle fin? Nous sommes fatigués de cette question! Pourquoi ne pas la formuler différemment? Quel genre de monde voulons-nous après la pandémie? 

Quel genre de vie voulons-nous après la COVID? Quel type de relations voulons-nous cultiver? Quel type de vie sociale voulons-nous raviver? À quel type de société rêvons-nous? Quelle Église voulons-nous être?

Avons-nous envie de revenir en arrière, ou désirons-nous un monde meilleur, un nouveau printemps pour l’humanité? Un monde plus juste, plus humain, plus solidaire, plus aimant? Un monde de plus grande fraternité et de plus grande compassion? Et si l’expérience de souffrir ensemble à travers cette pandémie mondiale nous rendait plus attentifs aux besoins et aux vulnérabilités des uns et des autres? Et si cela nous aidait à considérer nos semblables comme des frères et sœurs, même s’ils vivent à l’autre bout de la planète?

Dans le feu de la pandémie, il peut être facile de s’éloigner les uns des autres, d’ostraciser les personnes qui ne sont pas d’accord avec nous et d’être pris par nos propres problèmes en ignorant ceux des autres. Le moment est venu de rêver, de planifier et de mettre en place le type de vie et le type de monde que nous souhaitons pour que l’humanité se relève et fasse un nouveau pas en avant. Alors que nous attendons avec impatience le jour où la COVID ne fera plus la une des journaux, nous pouvons d’ores et déjà nous concentrer sur la différence que chacun d’entre nous peut faire pour contribuer au genre de monde que nous voulons voir. C’est aujourd’hui qu’il faut activement semer les grains de demain et ouvrir la voie à un avenir plus radieux qu’avant l’apparition de la COVID.

Si le virus menace notre santé physique, nous devons aussi penser à notre santé mentale, spirituelle et relationnelle. L’isolement, la solitude, le fait de ne pas aller à l’église, d’être séparé de nos proches, tout cela nuit à la qualité de nos relations, à notre sentiment d’accomplissement et à la santé de nos cœurs, de nos esprits et de nos âmes. 

Le moment est venu de construire des ponts. C’est le moment de se respecter et de se tendre la main, malgré nos nombreuses différences et nos difficultés. Il est temps de défendre la dignité de chaque personne humaine et de ne pas dénigrer ceux qui pensent ou ressentent les choses différemment de nous. Le moment est venu de défaire les nœuds de l’injustice. Il est temps de faire jaillir ce qu’il y a de meilleur en nous en tant qu’êtres humains: notre aptitude à l’espérance, la résilience, la persévérance et l’amour, et notre désir d’un monde meilleur. 

Notre vie politique,  économique et médiatique reflète-elle ces idéaux qui renforcent notre unité et font s’élever l’esprit humain? Nous pouvons nous sentir impuissants, mais l’avenir de notre monde est entre nos mains. Les choix que nous faisons au quotidien façonnent le type d’humanité dans lequel nous vivons. Quel type de société, d’Église et de vie allons-nous construire à la suite de la pandémie? Quelle est votre contribution unique au monde auquel nos cœurs aspirent? 

Que Dieu nous éclaire et nous guide alors que nous préparons le terrain pour le printemps qui viendra après ce long hiver pandémique. 

Oser être « Église » aujourd’hui : 3 façons de grandir à travers la pandémie

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Annulé, reporté, restreint. Ces mots sont sur toutes les lèvres. Alors que la pandémie de COVID-19 tarde à s’achever, il est temps pour nous de nous tenir debout et d’être l’Église dont le monde a besoin. Voici trois façons d’être cette Église dans les circonstances actuelles.

1) Demandons à Dieu d’approfondir notre vie spirituelle: La COVID-19 peut parfois sembler être un désert spirituel. Comment pouvons-nous le transformer en oasis? Dieu est là avec nous, même quand nous sommes chez nous. Dieu vient pour être avec nous; comment pouvons-nous être plus conscients de sa présence et de sa proximité? C’est peut-être l’occasion de commencer à prier avec la Parole de Dieu. On peut commencer par des passages de l’Évangile comme Jésus qui calme la tempête, nous appelant à ne pas avoir peur et à prendre courage parce qu’il est avec nous dans la barque. Parfois, on peut avoir l’impression que Jésus est dormant, mais nous pouvons avoir confiance: il est toujours avec nous et ne nous abandonne jamais. Demandons à Dieu d’éveiller nos cœurs à son amour tendre et à sa sollicitude de Père qui ne nous laisse jamais orphelins. Demandons à Dieu de nous montrer de nouvelles façons d’entrer en relation avec lui et laissons-le remplir nos journées et nos vies de signes de sa bonté et de sa lumière, même au milieu des luttes et des obscurités auxquelles nous faisons face. Dieu vient nous apporter sa lumière rayonnante même la nuit, afin que nous puissions être une lumière pour les autres. 

2) Répondons aux besoins du monde: Pour le Pape François, l’Église est un hôpital de campagne! Ce n’est pas le moment de s’endormir. À bien des égards, les besoins spirituels de l’humanité n’ont jamais été aussi grands depuis la Seconde Guerre mondiale. Alors que les autorités s’occupent des besoins relevant de la santé publique, nous, l’Église, devons venir en aide à la santé spirituelle des gens. Que pouvons-nous faire pour nourrir nos âmes d’espérance, d’amour, de proximité et de soutien mutuel alors que l’isolement, l’incertitude et le désespoir sont monnaie courante? Le pape François nous appelle à être des artisans de la fraternité en ces temps de crise. Que pouvons-nous faire pour tendre la main, construire des ponts et répondre aux besoins réels des autres? Les restrictions qui protègent notre santé corporelle ne doivent pas dévaster notre santé spirituelle. Au lieu de considérer les mesures contre la COVID-19 comme des obstacles insurmontables à l’entraide, comment pouvons-nous les voir comme des opportunités de faire preuve de créativité pour répondre aux besoins profonds du cœur des gens, aujourd’hui?    

3) Trouvons des moyens de rester liés les uns aux autres et à Dieu: Aucun d’entre nous ne peut être l’Église seul. « Un chrétien seul est un chrétien en danger », nous dit l’adage. Alors que la situation de la COVID-19 évolue, saisissons toutes les occasions qui s’offrent à nous pour célébrer les sacrements, recevoir l’Eucharistie, nous confesser, nous réunir en tant que chrétiens de manière sûre et responsable, renforcer la foi des uns et des autres en priant ensemble, que ce soit en présence ou de manière virtuelle! Saisir les opportunités de la vie virtuelle est vital dans les circonstances actuelles. Saisir les opportunités en personne est encore mieux, dans la mesure du possible. La Basilique-Cathédrale Marie-Reine-du-Monde à Montréal et d’autres paroisses à travers le Québec montrent de brillants exemples de moyens de sortir des sentiers battus pour se réunir afin de prier, de célébrer la messe et de recevoir l’Eucharistie. Dans leur cas, cela signifie être une Église en sortie – littéralement – en tenant la messe à l’extérieur dans le stationnement sous la neige, bravant des températures bien en dessous de zéro. Ces mesures créatives permettent de garder la flamme de la foi vivante, tout en respectant les restrictions qui évoluent sans cesse.

Être « Église » aujourd’hui commence par toi et moi. Que pouvons-nous faire dans nos foyers, nos familles et nos communautés pour continuer à grandir en tant que chrétiens en ces temps difficiles?

Esprit Saint, envoie le feu de ton amour pour réchauffer nos cœurs et nos foyers afin que nous puissions briller comme une lumière les uns pour les autres et pour le monde entier.

Résolution du Nouvel An n° 1 : tout recevoir de Dieu

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En ce début d’année, l’heure est aux nouvelles résolutions! Qu’y a-t-il sur votre liste cette fois-ci? Peut-être les classiques habituels, comme faire de l’exercice ou surveiller son alimentation. Ou quelque chose de stimulant comme écouter un balado intéressant ou lire un bon livre. Vous pouvez aussi faire appel à votre créativité en vous mettant à la musique ou à l’art.

La résolution qui nous échappe souvent est la plus essentielle: recevoir l’année comme un cadeau de Dieu. Chaque bonne chose dans la vie est un cadeau de Dieu. Mais le recevons-nous? Nous rendons-nous compte qu’il nous est donné? Reconnaissons-nous Celui qui nous donne tout?

Au milieu des défis et des problèmes auxquels nous sommes confrontés, surtout au cœur de cette pandémie qui continue à durer, il nous arrive souvent de ne pas voir le portrait d’ensemble. Tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes nous est donné. Le monde nous est donné. Nos vies nous sont données. Chaque jour nous est donné.

Celui qui nous donne tous ces cadeaux est un Dieu qui est bon. Les cadeaux sont bons parce que Celui qui les donne est bon.

Alors pourquoi ne pas prendre la résolution, chacun d’entre nous, de recevoir cette année comme un cadeau de Dieu? Il y aura des hauts et des bas, cela ne fait aucun doute! Mais Dieu nous sera fidèle. Il ne nous abandonnera jamais. Il est particulièrement proche de nous dans les moments où notre barque est battue par les vagues, où les jours sont nuageux. Il ne fait pas disparaître les vagues ou les ombres, mais Il nous donne tout ce dont nous avons besoin pour continuer à avancer, pour recevoir toujours plus profondément. Comment pouvons-nous considérer les membres de notre famille, nos amis, nos collègues, notre travail et toutes les petites choses de la vie comme un don de Dieu? Comment pouvons-nous devenir plus conscients des cadeaux invisibles que Dieu nous donne – la foi, l’espoir, l’amour, la générosité, la persévérance, l’énergie, nos rêves et nos désirs profonds? Comment pouvons-nous demander à Dieu de nous ouvrir de plus en plus à tout ce qu’il veut nous donner cette année?

Marie est notre modèle en matière de réception. Elle s’est laissée totalement combler par Dieu afin qu’à travers elle, Il puisse entrer dans notre monde. La vie de Marie n’a pas toujours été facile, simple ou sans douleur. Mais elle a continué à mettre sa confiance en Dieu, à croire en ses promesses et à s’ouvrir pour recevoir tous ses dons – surtout le don de Jésus, présent, proche de nous et vivant au milieu de nous.

Cette année, recevons ce que Dieu veut nous donner. Accueillons chaque jour comme son cadeau. Comme Marie, recevons le don de Dieu lui-même: Jésus qui est la lumière dans nos obscurités, qui est avec nous dans le barque même quand les vagues sont agitées, et qui comble notre cœur de paix, d’amour et de joie.

Marie, ouvre-nous à recevoir cette année comme un don de Dieu. Apprends-nous à recevoir Jésus de plus en plus, car il ne cesse de se donner à nous. 

Jésus, comble-nous comme tu as comblé Marie. Comble cette année. Nos vies sont d’humbles mangeoires, viens habiter en nous. 

Comme Marie et Joseph, laisse Jésus entrer dans ta vie à Noël

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Imaginez. Vous êtes un couple de fiancés, plein de projets pour votre avenir ensemble, et tout à coup Dieu fait une entrée spectaculaire et inattendue dans votre vie. C’est l’expérience de Marie et Joseph. C’est ce que nous célébrons à Noël. 

Laissons-nous Jésus entrer dans nos vies, comme Marie et Joseph l’ont fait? Peut-être que nous croyons en Jésus. Peut-être que nous connaissons Jésus. Peut-être que nous prions Jésus. Peut-être que nous le recevons dans l’eucharistie. Laissons-nous Jésus entrer dans notre famille, dans nos relations amicales, dans notre travail et dans notre vie quotidienne? Laissons-nous Jésus venir dans le monde à travers nous? Y a-t-il des domaines où nous essayons de le tenir à l’écart? Ou plutôt, avec une confiance pleine d’amour, laissons-nous Jésus « prendre le volant » en toute chose?

Alors, comment pouvons-nous laisser Jésus entrer?

1) Réalise qu’il vient pour toi. Nous avons parfois du mal à nous faire à cette idée. Peut-être parce que ça va bien au-delà de notre capacité à comprendre. Dieu vient pour nous sauver. Peu importe que nous soyons perdus, déchus, meurtris ou blessés : Dieu vient pour nous. Il vient à notre secours. Il ne nous laisse jamais seuls. La première étape pour être proche de Jésus est de réaliser qu’il vient pour être proche de toi. Il prend l’initiative. Demandons à Dieu la grâce de voir comment il est déjà présent dans nos vies, tout près de nous. 

2) Prends du temps devant la crèche. Le temps de Noël passe si vite. Entre les cadeaux, la cuisine, la décoration et les vœux, Jésus peut se perdre dans le décor. Comme il peut être puissant de simplement se tenir debout, s’asseoir ou s’agenouiller devant la crèche, devant l’humble mangeoire où Dieu vient habiter parmi nous. Laisse-toi toucher par Jésus, qui vient pour toi, et pour toute l’humanité. 

3) Laisse Dieu transformer ton cœur en une crèche pour Jésus. Laisser Dieu entrer dans notre vie ne nécessite pas un tour de magie. Nous n’avons pas besoin de convaincre Dieu. Jésus vient. Nous devons simplement le laisser entrer. Marie et Joseph ont frappé à tant de portes à la recherche d’un lieu pour la naissance de Jésus. Tant d’auberges étaient fermées, déjà occupées, tant d’aubergistes ignoraient qui se tenait sur le pas de leur porte. La nuit de Noël, lorsque Joseph et Marie viendront chercher un lieu pour la naissance de Jésus, ton cœur sera-t-il une auberge fermée, ou une crèche ouverte pour accueillir le Christ?

Demandons à Dieu de faire tomber les obstacles qui nous empêchent de l’accueillir dans tous les domaines de notre vie. Jésus veut venir habiter dans nos cœurs, et à travers nous venir plus puissamment dans notre monde. 

Jésus, ouvre mon cœur à toi. Viens aimer en moi. Viens dans ma famille. Viens parmi mes amis. Viens dans mon école ou mon lieu de travail. Jésus, viens dans chaque partie de ma vie. Viens dans notre monde. Viens nous sauver. Viens à notre secours. Jésus, ouvre-nous pour t’accueillir! Car tu viens à nous. Ouvre-nous à la joie et à l’émerveillement de Ta venue.

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