Par Sébastien Lacroix
Nous avons rendu hommage hier aux hommes et aux femmes qui sont morts en servant leur pays et l’ensemble de la communauté humaine. Nous faisons grand état, et avec raison, du courage et du sens du devoir de nos soldats. Parmi ceux que nos Forces envoient en mission se trouvent plusieurs aumôniers militaires qui sont là pour… être là. Leur ministère de présence est un élément clé de la pastorale militaire. Il ne s’agit toutefois pas d’un ministère facile, et l’équipe de Focus catholique a voulu en savoir plus. Au cours des cinq prochaines années, l’Armée canadienne compte recruter des dizaines de nouveaux aumôniers pour répondre aux besoins spirituels de ses militaires et leurs familles. Les catholiques aux sein des forces sont rassemblés en un diocèse qui s’étend de la Colombie-Britannique à Terre-Neuve, en passant par… Kandahar!
L’évêque de l’ordinariat militaire, Mgr Donald Thériault, nous parle du rôle de l’Église au sein des Forces. Des aumôniers militaires nous font découvrir leurs vocations et deux époux nous parlent de la participation de leur conjoint respectif à la mission afghane.
Ne manquez pa La pastorale militaire: au-delà des frontières ce soir à 19h et 23h en rappel vendredi et dimanche, 16 et 18 novembre, à 19h30.
À 19h30, immédiatement après Zoom, nous approfondirons les différents aspects du ministère de l’aumônier militaire au cours d’une discussion avec l’abbé Guy Chapdelaine. Le padre Chapdelaine est un prêtre catholique dont la vocation sacerdotale est née au sein des Forces armées. Aujourd’hui, il recrute les aumôniers militaires pour l’ensemble de l’Armée canadienne, quelque soit leur religion. Il nous partage sa passion pour son ministère et pour les gens qu’il sert.
C’est dans la lumière de la fête de tous les saints que nous faisons mémoire, le 2 novembre, de tous les fidèles défunts. Ce jour est un jour où l’on se souvient, mais aussi où l’on peut parler de la mort et en parler sereinement, puisque nous ne sommes pas dans le moment du deuil.
Être délivrés de la mort ? Nous le pouvons avec le Christ : Premier-né de toute créature, il est aussi le Premier-né d’entre les morts (Col 1, 13-18). La résurrection du Christ – et le Christ ressuscité lui-même – est principe et source de notre résurrection future. Mais déjà, vivant avec lui, nous n’avons plus peur de la mort. La mort que nous redoutions, que nous haïssions, la mort au «dard venimeux» (1 Co 15, 56) n’a plus d’emprise sur nous. Saint Paul va jusqu’à dire qu’elle «représente un gain» (Ph 1, 21-23). Elle nous fait mesurer combien chaque instant est précieux, chaque rencontre est unique, chaque amour est fragile. Envisagée dans la foi au Christ, elle devient le lieu de notre rencontre heureuse avec lui: « Le péché nous fait vivre à la surface de nous-mêmes; nous ne rentrons en nous que pour mourir, et c’est là qu’il nous attend. »
