par stefano Cascio
Les laïcs, qui ont un rôle actif à jouer dans l’ensemble de la vie de l’Eglise, sont non seulement tenus d’imprégner le monde d’esprit chrétien, mais ils sont appelés à être en tout, justement “au milieu de la communauté humaine”, les témoins du Christ.
B / “Au milieu de la communauté humaine”
Le Concile rappelle aux laïcs le rôle de témoignage qui leur appartient. Un témoignage qui comme le montre ce numéro est actif et qui a été repris et développé dans Apostolicam Actuositatem. Les laïcs sont des coopérateurs de la vérité et des évangélisateurs.
“Coopérateurs de la vérité” (3 Jn8)
Le numéro 6 de Apostolicam Actuositatem, parle de la complémentarité entre les pasteurs et les laïcs. Tous les membres de l’Eglise doivent annoncer le message du Christ. C’est un apostolat d’évangélisation et de sanctification. Le témoignage d’une vie chrétienne et les œuvres faites dans “ un esprit surnaturel, attirent les hommes à la foi et à Dieu ”. mais cela ne suffit pas et les Pères insistent sur l’insuffisance d’un tel témoignage s’il n’y a pas annonce du Christ.
“Malheur à moi si je n’évangélise pas” (1Co 9, 16)
Ce témoignage et cette annonce doivent être fait non seulement aux croyants pour les fortifier, les encourager dans une constante conversion, mais également aux incroyants pour qu’ils puissent rencontrer le Christ et son Eglise. Le Concile “ exhorte ” les laïcs selon leurs charismes à l’approfondissement, la défense et l’application contemporaine des principes chrétiens dans la société.
La mission du laïc n’est donc pas simplement d’être une image du Christ, mais de vivre dans une unité intérieure ce témoignage. C’est à la fois, être à l’écoute de la sagesse divine qui habite en l’homme, et jouer son rôle dans la société : Etre à la fois exemple et propagateur du message chrétien.
suite et fin demain…




Cette parole de l’ange Gabriel à Marie, rapportée par l’évangile de saint Luc que nous venons d’entendre, éclaire l’existence de chacun de ceux que Dieu appelle et qu’Il accueille dans son alliance. Elle éclaire particulièrement la vie du cardinal Jean-Marie Lustiger que nous accompagnons aujourd’hui tandis qu’il entre dans la lumière de Dieu et avant que son corps ne repose dans sa cathédrale.
Le Secrétaire d’état du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone vient de recevoir le prix Gaudium et Spes, à la 125ième convention suprême des Chevaliers de Colomb. Je désire donc réfléchir avec vous, durant quelques jours sur cette encyclique et en particulier sur l’article 43 ou comment la foi informe la vie du croyant…
Nombreux sont les prélats, évêques et cardinaux, qui se sont rendus à Nashville USA pour la 125ième convention suprême. Dans une entrevue accordée cet après-midi dans le cadre de Zoom, Mgr André Gaumond, archevêque de Sherbrooke et Président de la CECC, a expliqué que les C de C sont essentiels pour réaliser la mission de l’Église. Et comment! Dans son discours sur la situation des chevaliers, le chevalier suprême Carl Anderson faisait état de millions d’heures de bénévolat des C de C en 2006. Chiffré par le Independant Institute, ce temps vaut environ 1,3 milliard de dollars. À 18,77 l’heure, faites le calcul… Plus encore, le district d’état du Québec fut le plus généreux, en contribuant plus de 7,8 millions de dollars aux charités de l’Ordre. Comme quoi les Chevaliers demeurent une force et une ressource incontournable pour l’Église et pour la société en général.
Chaque année, le 6 août est consacré à la fête de la Transfiguration du Seigneur. C’est un très grand mystère que nous sommes amenés à contempler à la suite des trois apôtres que Jésus prit avec lui sur la montagne : Pierre, Jacques, et Jean. Mais c’est surtout à la suite de Pierre que nous allons assister à cet événement unique dans la vie de Jésus. Car s’il y a quelqu’un qui a osé se manifester ce jour-là, c’est bien Pierre: la Transfiguration du Seigneur a tellement marqué l’esprit de cet apôtre qu’il en a parlé longuement dans sa deuxième épître (cf. 2 P. 1, 16-18). Avec Pierre, et à sa suite, voyons ce qui s’est passé en ce 6 août avant la mort de Jésus…
Sur la sainte montagne, Pierre est heureux! Jacques et Jean le sont aussi, mais il n’y a que Pierre qui ose le dire à Jésus. Vraiment, l’enthousiasme de Pierre fait de lui le témoin privilégié de cet événement. Et il veut que cela dure, longtemps, longtemps ! Si longtemps qu’il veut dresser des abris, des sortes de tentes, afin que Jésus, Moïse et Elie puissent demeurer là, devant lui, dans l’éclat et la splendeur de la Gloire !
Rappelons-nous la mort du Pape Paul VI (qui, un jour, sera déclaré bienheureux) survenue le dimanche 6 août 1978, fête de la Transfiguration. Fidèle imitateur de son Seigneur, il portait dans son cœur la lumière du Mont Thabor, et avec cette lumière, il marcha jusqu’à la fin, portant sa croix avec une joie évangélique. Sans doute, Pierre, le premier Pape, et son Successeur, le Pape Paul VI, sont-ils tous deux entrés dans la Gloire du Seigneur ayant dans l’esprit le souvenir de la Transfiguration de Jésus…