Les laïcs […] sont aussi appelés à être en tout, justement au milieu de la communauté humaine, témoin du Christ.
Etre témoin du Christ c’est vivre guidé par sa conscience chrétienne et pour les laïcs, au milieu de la communauté humaine
Témoin du Christ
A / Vivre selon sa conscience
Que les laïcs attendent des prêtres lumière et force spirituelle.
Les Pères conciliaires mettent en relief l’attitude du laïc face aux prêtres et son attente légitime. Le pasteur est là pour donner un conseil ou un encouragement spirituel mais n’est pas pourvoyeur de solutions précises. Les Pères considèrent, comme primordial, l’éclairage de Dieu et le respect de la diversité d’opinion.
1 Éclairage de la sagesse de Dieu
Cependant, qu’ils ne pensent pas que leurs pasteurs ont toujours assez de compétence pour pouvoir fournir une solution concrète et toute prête pour toute question, même grave, qui se pose, ou qu’ils ont été envoyés pour cela ; mais qu’eux-mêmes, éclairés par la sagesse chrétienne et apportant une soigneuse attention à la doctrine du Magistère, assument la part qui leur est propre.
Ceci semble signifier que les laïcs sont libres de leurs actions. c’est à eux de trouver des solutions pratiques aux problèmes rencontrés. Le Concile les responsabilise en les invitant à rechercher les solutions appropriées par l’éclairage apporté par l’enseignement du magistère ou d’un pasteur. Mais surtout en étant à l’écoute de la “sagesse chrétienne” qui comme nous le rappelle le numéro 15 de GS, invite l’esprit de l’homme “à rechercher et à aimer le vrai et le bien”, à parfaire son intelligence, le laïc doit demander la sagesse à Dieu : le don de sagesse (LG 35). L’homme reçoit, alors des clartés nouvelles de cette éternelle sagesse qui depuis toujours était auprès de Dieu (GS 57) et qui doit imprégner toute conscience chrétienne. En effet, la conscience nous fait connaître la loi inscrite par Dieu, au cœur de l’homme (GS 16). Et le numéro 36 de Lumen Gentium considère que “dans n’importe quelle affaire temporelle, (les laïcs) doivent se laisser guider par leur conscience chrétienne car aucune activité humaine ne peut être soustraite à la souveraineté de Dieu”.
Les Pères vont inévitablement faire le constat de la diversité d’opinions qui existe entre chrétiens dans le choix des solutions à apporter.
2 Respect de l’opinion (de la conscience individuelle)
Assez souvent la vision chrétienne des choses les inclinera à une solution déterminée dans certaines situations. Mais d’autres fidèles, poussés par une sincérité non moins grande, pourront en juger autrement, comme cela arrive assez fréquemment et d’ailleurs à bon droit.
Le Concile reconnaît non seulement qu’il existe une diversité d’opinions pour un même problème et ajoute, en montrant qu’il fait preuve de réalisme, “assez fréquemment “, mais en plus, considère cette disparité dans la proposition de solutions comme légitime. Il ne s’agit donc pas ici de se croire porteur d’une solution suprême ou de vouloir imposer d’une manière despotique une solution. Le texte précise : “Il peut se faire que les solutions proposées par les uns et les autres soient facilement mises en rapport par beaucoup avec le message évangélique”. Il peut donc exister un lien entre la position du chrétien et le message évangélique, ce qui soulève le problème de la distinction entre l’opinion personnelle et l’autorité de l’Eglise.
(…) même contre la volonté des intéressés, il faut se rappeler que personne n’a le droit, dans de tels cas de revendiquer de manière exclusive pour son opinion l’autorité de l’Eglise.
Il est évident que dans une telle affirmation les Pères ont pris soin de peser chaque mot.. L’Eglise donne une orientation qui sera suivie dans la pratique ; mais la résolution concrète des problèmes peut faire naître une diversité de solutions. Aucune de ces solutions ne peut être prise pour elle-même comme la pensée de l’Eglise. Les Pères réaffirment la grande autorité de la voix de l’Eglise et la responsabilité qui en dépend.
Ce paragraphe se termine sur une exhortation à accepter ces différences dans la charité, “le dialogue sincère”, “en ayant avant tout le souci du bien commun.” Les Pères encouragent une fois de plus, l’esprit de communion et invitent les hommes à oublier leurs intérêts particuliers.
Les laïcs sont appelés à être, en tout, témoins du Christ dans la société.
à suivre…




Cette parole de l’ange Gabriel à Marie, rapportée par l’évangile de saint Luc que nous venons d’entendre, éclaire l’existence de chacun de ceux que Dieu appelle et qu’Il accueille dans son alliance. Elle éclaire particulièrement la vie du cardinal Jean-Marie Lustiger que nous accompagnons aujourd’hui tandis qu’il entre dans la lumière de Dieu et avant que son corps ne repose dans sa cathédrale.
Le Secrétaire d’état du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone vient de recevoir le prix Gaudium et Spes, à la 125ième convention suprême des Chevaliers de Colomb. Je désire donc réfléchir avec vous, durant quelques jours sur cette encyclique et en particulier sur l’article 43 ou comment la foi informe la vie du croyant…
Nombreux sont les prélats, évêques et cardinaux, qui se sont rendus à Nashville USA pour la 125ième convention suprême. Dans une entrevue accordée cet après-midi dans le cadre de Zoom, Mgr André Gaumond, archevêque de Sherbrooke et Président de la CECC, a expliqué que les C de C sont essentiels pour réaliser la mission de l’Église. Et comment! Dans son discours sur la situation des chevaliers, le chevalier suprême Carl Anderson faisait état de millions d’heures de bénévolat des C de C en 2006. Chiffré par le Independant Institute, ce temps vaut environ 1,3 milliard de dollars. À 18,77 l’heure, faites le calcul… Plus encore, le district d’état du Québec fut le plus généreux, en contribuant plus de 7,8 millions de dollars aux charités de l’Ordre. Comme quoi les Chevaliers demeurent une force et une ressource incontournable pour l’Église et pour la société en général.
Chaque année, le 6 août est consacré à la fête de la Transfiguration du Seigneur. C’est un très grand mystère que nous sommes amenés à contempler à la suite des trois apôtres que Jésus prit avec lui sur la montagne : Pierre, Jacques, et Jean. Mais c’est surtout à la suite de Pierre que nous allons assister à cet événement unique dans la vie de Jésus. Car s’il y a quelqu’un qui a osé se manifester ce jour-là, c’est bien Pierre: la Transfiguration du Seigneur a tellement marqué l’esprit de cet apôtre qu’il en a parlé longuement dans sa deuxième épître (cf. 2 P. 1, 16-18). Avec Pierre, et à sa suite, voyons ce qui s’est passé en ce 6 août avant la mort de Jésus…
Sur la sainte montagne, Pierre est heureux! Jacques et Jean le sont aussi, mais il n’y a que Pierre qui ose le dire à Jésus. Vraiment, l’enthousiasme de Pierre fait de lui le témoin privilégié de cet événement. Et il veut que cela dure, longtemps, longtemps ! Si longtemps qu’il veut dresser des abris, des sortes de tentes, afin que Jésus, Moïse et Elie puissent demeurer là, devant lui, dans l’éclat et la splendeur de la Gloire !
Rappelons-nous la mort du Pape Paul VI (qui, un jour, sera déclaré bienheureux) survenue le dimanche 6 août 1978, fête de la Transfiguration. Fidèle imitateur de son Seigneur, il portait dans son cœur la lumière du Mont Thabor, et avec cette lumière, il marcha jusqu’à la fin, portant sa croix avec une joie évangélique. Sans doute, Pierre, le premier Pape, et son Successeur, le Pape Paul VI, sont-ils tous deux entrés dans la Gloire du Seigneur ayant dans l’esprit le souvenir de la Transfiguration de Jésus…