5 ans! Je n’en reviens toujours pas comme le temps passe vite.
Je travaillais à l’époque au bureau de la promotion de la JMJ. Les premiers jours de cette dernière semaine de juillet, j’aidais à l’accueil des pèlerins qui arrivaient par autobus de l’est du pays.
Je me souviens de ces autobus de Québécois et de pèlerins du monde entier qui laissaient des jeunes au poste de Pickering (à 45 minutes de Toronto), car les conducteurs ne pouvaient plus conduire d’heures supplémentaires. Nous devions alors trouver d’autres façons de se déplacer, heureusement qu’il y avait de nombreux trains de banlieue mis à contribution.
Je n’ai jamais vécu une telle frénésie! Plusieurs jeunes arrivaient de leur journée d’accueil en diocèse et avaient déjà des souvenirs plein la tête qu’ils n’hésitaient pas à nous partager.
Et ça ne faisait que commencer….
Le reste de la semaine, j’étais l’accompagnateur du Cardinal Turcotte dans tous ses déplacements à Toronto. Des cathéchèses aux entrevues avec les médias du monde entier, notre horaire était des plus chargés. Le Cardinal Turcotte prenait le temps de parler aux jeunes. Des jeunes qui l’aiment beaucoup et avec lesquels il appréciait pouvoir parler de foi.
J’ai pu développer une belle amitié avec lui. Il a même pu rencontrer ma copine polonaise de la JMJ, Justyna, qui est devenue ma femme.
J’ai eu la chance de rencontrer Jean-Paul II avec elle le dimanche 28 juillet. Une rencontre inoubliable de quelques instants qui resteront gravés dans nos mémoires. Jean-Paul II était un saint vivant et c’est dans son regard que j’ai pu découvrir la flamme qui l’animait encore.
Ai-je dormi pendant cette semaine? Pas beaucoup, mais je ne me sentais jamais fatigué. Je savais que je vivais des moments historiques… Plusieurs jeunes sont aujourd’hui beaucoup plus actifs dans leur vie de foi grâce à la JMJ. Leur enthousiasme n’est pas prêt de disparaître!
Jasmin
Benoît XVI a signé vendredi dernier son 
Le 4 juillet, l’Église se souvient du Bienheureux Pier Giorgio Frassati, un des patrons que le pape Jean-Paul II a donnés aux Journées mondiales de la jeunesse.
Athlétique, plein de vie, toujours entouré d’amis pour qui il était une inspiration, Pier Giorgio décida de ne pas devenir prêtre ou religieux car il préféra témoigner de l’Evangile en temps que laïc.
Les jeunes adultes peuvent se reconnaître dans ce beau jeune homme amateur de plein air. Comme eux, il connut tous les problèmes auxquels les jeunes doivent faire face, encore aujourd’hui: les études, les examens de fin d’année, l’engagement politique, les importantes décisions à prendre concernant sa vie, la fidélité de son engagement à la prière quotidienne, la souffrance découlant d’un amour éperdu, un père et une mère qui se débattaient dans leur propre relation : Combien de jeunes vivent ces mêmes combats chaque jours! En fait, la vie de Pier Giorgio rejoint profondément la réalité contemporaine du ministère pastoral universitaire.