Par Sébastien Lacroix
C’est maintenant chose faite. Le Saint-Père a, de son initiative personnelle, établi de nouvelles règles quant à l’usage de la liturgie dite ‘tridentine’ datant d’avant 1970. Le Motu Proprio Summum Pontificum établie que la liturgie romaine comporte deux modes :
a) Un mode ordinaire correspondant à la réforme de 1970 selon les livres promulgués par Paul VI, dont l’édition officielle latine peut être utilisée partout et en toute circonstance dans les traductions vernaculaires établies par les Conférences épiscopales.
b) Un mode extraordinaire correspondant aux livres liturgiques édités par Jean XXIII en 1962.
Le paragraphe 8 précise que tout ordinaire peut ériger dans son diocèse une paroisse personnelle s’il existe un nombre suffisant de fidèles réclamant la liturgie antérieure à la réforme. Il faudra que ce nombre soit consistant même s’il ne saurait être semblable à celui des autres paroisses.
Le pape a également écrit une lettre adressée aux évêques du monde afin d’expliquer les raisons qui l’ont motivées à faire ce choix. Il souhaite ainsi apaiser les craintes exprimées au cours des derniers mois par des prêtres et des évêques, particulièrement en France, là où se trouve le noyau des membres de la Société Saint-Pie X, que le Saint-Père souhaite ramener au sein de la communion de l’Église catholique. Au-delà de la liturgie, certains points d’ordre théologique empêchent toujours le rétablissement du groupe.
Quoi qu’on en dise, les motifs évoqués par le Saint-Père sont louables. Il s’agit de parvenir à une réconciliation interne au sein de l’Église, de dire Benoît XVI, qui n’est pas sans souligner que des abus dans la liturgie post-Vatican II ont blessé de nombreuses gens qui souhaitent rester fidèles à l’Église et qui appréciaient la messe de 1962.
Il est trop facile de se replier sur les vieilles catégories conservateurs/libéraux pour défendre ou critiquer une telle décision du Saint-Père. Les premiers disent que l’Église revient enfin au bon sens, alors que les seconds affirment que l’Institution a entrepris un virage à droite. Cela n’a rien à voir. Le décret papal ne changera rien à la pratique de la grande majorité des catholiques dans le monde. Et si cela favorise, ne serait-ce qu’un peu, le rapprochement avec des chrétiens qui avait tourné le dos à l’Église, pourquoi pas!
Ceux qui souhaiteraient une messe selon le Missel Jean XXIII (la messe tridentine) peuvent le demander à leur curé ou à l’évêque de leur diocèse. Pour les autres, il ne faut pas s’inquiéter: il n’est pas question que l’autel retourne au fond du sanctuaire.
Le 4 juillet, l’Église se souvient du Bienheureux Pier Giorgio Frassati, un des patrons que le pape Jean-Paul II a donnés aux Journées mondiales de la jeunesse.
Athlétique, plein de vie, toujours entouré d’amis pour qui il était une inspiration, Pier Giorgio décida de ne pas devenir prêtre ou religieux car il préféra témoigner de l’Evangile en temps que laïc.
Les jeunes adultes peuvent se reconnaître dans ce beau jeune homme amateur de plein air. Comme eux, il connut tous les problèmes auxquels les jeunes doivent faire face, encore aujourd’hui: les études, les examens de fin d’année, l’engagement politique, les importantes décisions à prendre concernant sa vie, la fidélité de son engagement à la prière quotidienne, la souffrance découlant d’un amour éperdu, un père et une mère qui se débattaient dans leur propre relation : Combien de jeunes vivent ces mêmes combats chaque jours! En fait, la vie de Pier Giorgio rejoint profondément la réalité contemporaine du ministère pastoral universitaire.
La croix des Journées mondiales de la jeunesse, ainsi que l’icône qui l’accompagne, sont arrivées à l’aéroport international de Sydney le 1er juillet. La croix entreprend ainsi un périple de 12 mois à travers ce pays d’Océanie en préparation aux JMJ du 10 au 20 juillet 2008. Quelques centaine de personnes, dont le premier ministre John Howard et le cardinal archevêque de Sydney George Pell, ont célébré le compte à rebours en chantant l’hymne officiel de cette XXIIIe JMJ lancé pour l’occasion.
Le pallium est une sorte de large collier de laine. 

