Par le père Thomas Rosica, c.s.b.
Le temps de l’Avent c’est la saison des prophètes de l’Ancien Testament… leurs paroles sont l’épanouissement d’une longue tradition israélite d’espérance pour la justice, paix et communion avec Dieu qui est le Père et Créateur de l’humanité. Après la mort des prophètes, même si leurs paroles semblaient déjà avoir été accomplies, elles ont été transmises et sont devenues le véhicule à travers lequel la communauté exprimait ses espoirs, ses rêves et ses aspirations.
Considérons la vision prophétique d’Isaïe. La promesse d’un sauveur est une étonnante nouvelle pour le peuple qui était désespéré d’un sauveur. En Isaïe, lorsque le roi Achaz fut démis par des forces étrangères, il chercha à faire alliance avec un des rois étrangers. Mais Isaïe conseilla la confiance en Dieu et non pas en un gouvernement extérieur. Isaïe promit alors la naissance d’un enfant appelé Emmanuel, « Dieu avec nous. » Dans l’histoire de Matthieu, l’enfant Emmanuel est Jésus, Dieu avec nous, celui qui sauvera le peuple de ses péchés.
Une partie de cette étonnante surprise de cette annonce du sauveur est son inclusivité. D’un côté, Jésus est un juif descendant d’Abraham, Isaac et Jacob, un homme d’ascendance royal descendant du renommé Roi David. D’un autre côté, le salut incarné en Jésus s’étend au-delà du peuple d’Israël pour inclure les nations païennes.
À un point donné de l’histoire, un groupe de juifs qui s’identifiait à la longue et riche tradition prophétique d’Israël, ont rencontré dans la chair un homme nommé Jésus de Nazareth. Leur expérience de cet homme remarquable a transformé leurs vies dans une perspective profonde et significative. Ils ne seront jamais plus les même à cause de lui. Qu’est-ce que ce groupe de disciples et de croyants a t il dit de Jésus? « Il est l’homme de nos rêves! En lui, tous les espoirs et aspirations de notre peuple ont trouvé leur accomplissement. » De ce point de vue nous pouvons dire que les textes prophétiques de l’ancien testament parlait tous de Jésus. Ce genre d’affirmation ne peut être vérifiée par une étude historique neutre ou par l’analyse critique des textes. Seulement ceux qui ont partagé les rêves et les visions d’Israël et ont fait l’expérience de Jésus dans leur vie, comme le firent les premiers chrétiens, peuvent proclamer que Jésus est vraiment «l’homme de nos rêves».
Réjouissions-nous de cette bonne nouvelle et cette grande joie pour tout le peuple. Rendons grâce à Dieu pour les rêves et les espoirs d’Israël qui nous ont été transmises par les prophètes –rêves et espoirs qui sont au coeur de l’histoire de Noël chaque année.
Lourdes continue à être pour moi et pour beaucoup une icône prépondérante de l’évangélisation et un témoignage vivant pour l’Évangile de la Vie. Il existe très peu de lieux de pèlerinages dans le monde où il est possible de faire l’expérience du mystère de la Croix et de la signification de la souffrance rédemptrice qui sont au coeur de la vie chrétienne. Lourdes en fait partie.
Le Canada est en deuil ce matin suite au décès d’un de ses grands citoyens. Peut-être sursauterez-vous chers amis lecteurs de ce blogue en lisant ces lignes, mais je suis un grand admirateur de Jacques Hébert. Je ne veux pas ici faire l’éloge du laïciste, certain diront anticlérical, qu’il était. Non. Monsieur Hébert était un humaniste, un assoiffé de justice et un homme de grands principes. Mais pour des milliers de jeunes Canadiens dont je suis, Jacques Hébert fut avant tout un père. Je ne parle pas ici d’un préfet de discipline, bien qu’il fut le whip de notre Chambre Haute, mais plutôt de quelqu’un qui donne tout ce qu’il peut à sa progéniture afin qu’elle vole de ses propres ailes.