Par le père Thomas Rosica, C.S.B.
Lourdes continue à être pour moi et pour beaucoup une icône prépondérante de l’évangélisation et un témoignage vivant pour l’Évangile de la Vie. Il existe très peu de lieux de pèlerinages dans le monde où il est possible de faire l’expérience du mystère de la Croix et de la signification de la souffrance rédemptrice qui sont au coeur de la vie chrétienne. Lourdes en fait partie.
J’étais étudiant lorsque je suis allé pour la première fois à Lourdes en 1978. Je venais de finir mon programme universitaire d’été en Bretagne. Brancardier transportant de nombreux malades à la Grotte et aux piscines, j’ai alors découvert une histoire extraordinaire encore fort méconnue de nos jours, particulièrement en Amérique du Nord.
La Grotte des Apparitions où Bernadette a rencontré la Mère de Dieu est véritablement un lieu saint. Chaque fois que je suis allé à Lourdes au cours des vingt-cinq dernières années, j’ai aimé toujours plus cette terre sacrée. La petite ville sise dans les Pyrénées françaises est un des lieux de pèlerinages les plus connus dans le monde catholique. Bien que cachée dans un coin reculé de la France, la ville de Lourdes a une vocation universelle pour l’humanité entière. Elle vit sa vocation depuis 1858 quand Marie de Nazareth, elle-même modèle de discrétion et d’humilité, s’est adressée à une autre de ses humbles soeurs dans la foi, Bernadette Soubirous.
Marie et Bernadette ont toutes les deux été envoyées par Dieu, chacune à une époque et à un endroit spécifiques, pour porter un message d’espoir à l’humanité dans l’attente. Et le scepticisme initial des autorités ecclésiales locales a même servi de période de purification du magnifique message de Lourdes, lequel continue de résonner dans le monde entier. Lourdes est une invitation constante pour l’humanité, car nous sommes des pèlerins dans un cheminement de foi.
Alors que la dévotion mariale est toujours très forte dans l’Église, l’Immaculée Conception est un dogme complexe qui a intéressé bien plus les théologiens que les simples fidèles. Beaucoup pensent encore à tort que l’Immaculée Conception se réfère à la conception du Christ. En fait, elle se réfère à la croyance selon laquelle Marie, par une grâce divine spéciale, est restée vierge de péché depuis le moment où elle a été conçue. La principale pierre d’achoppement pour de nombreux catholiques est le péché originel. Aujourd’hui, nous sommes de moins en moins conscients du péché originel. Et sans cette conscience, l’Immaculée Conception n’a pas de sens. Avec le dogme de l’Immaculée Conception, Dieu était présent et vivant dans la vie de Marie dès le premier instant. La grâce de Dieu est plus grande que le péché, elle triomphe sur le péché et la mort.
Quand nous honorons la Mère de Dieu avec le titre « d’Immaculée Conception », nous reconnaissons en elle un modèle de pureté, d’innocence, de confiance, de curiosité enfantine, de vénération et de respect, vivant paisiblement avec la conscience claire que la vie n’est pas simple. Il est rare de trouver à la fois vénération et sophistication, idéalisme et réalisme, pureté, innocence et passion, dans une même personne comme c’est le cas chez Marie. Nous avons tous en nous de la nostalgie pour l’innocence, la pureté, la fraîcheur et la confiance. Si nous perdons ces valeurs, nous devenons cyniques, désillusionnés, avec une tristesse qui découle justement du fait d’avoir et d’avoir eu nos yeux ouverts sur la connaissance sans l’innocence. Nous avons besoin de garder vives en nous cette innocence et cette expérience. Marie, Mère de Dieu nous enseigne comment faire simplement cela. Avec Marie, nous avons l’image de l’humanité et de la divinité en nous. Dieu se sent vraiment bien en notre présence et nous en celle de Dieu.
Les touristes passent rapidement d’un lieu à l’autre, mais ces lieux passent lentement à travers les pèlerins, et les changent pour toujours. Je suis l’un de ces pèlerins reconnaissant envers Lourdes et dont la vie a été changée et continue à être changée chaque fois que je visite ce lieu saint. Au 150e anniversaire des Apparitions de la Vierge à Lourdes, remercions Dieu pour les grâces, les bénédictions, les messages et tout ce que signifie Lourdes. Tout cela contribue à faire de nombreux miracles dans le monde entier aujourd’hui encore.

Le Canada est en deuil ce matin suite au décès d’un de ses grands citoyens. Peut-être sursauterez-vous chers amis lecteurs de ce blogue en lisant ces lignes, mais je suis un grand admirateur de Jacques Hébert. Je ne veux pas ici faire l’éloge du laïciste, certain diront anticlérical, qu’il était. Non. Monsieur Hébert était un humaniste, un assoiffé de justice et un homme de grands principes. Mais pour des milliers de jeunes Canadiens dont je suis, Jacques Hébert fut avant tout un père. Je ne parle pas ici d’un préfet de discipline, bien qu’il fut le whip de notre Chambre Haute, mais plutôt de quelqu’un qui donne tout ce qu’il peut à sa progéniture afin qu’elle vole de ses propres ailes.
Le 49e Congrès eucharistique international se déroulera du 15 au 22 juin 2008 dans la ville de Québec. Cet événement international constituera le sommet des Fêtes religieuses qui auront lieu à l’occasion du 400e anniversaire de la Ville de Québec. Les catholiques du monde entier sont invités à se rassembler tous les quatre ans pour réfléchir au grand mystère de l’Eucharistie. C’est en 1910 que le Congrès eucharistique international s’est tenu au Canada pour la dernière fois. En 2008, l’Église de Québec accueille l’Église tout entière pour célébrer le Christ vivant sous le thème : « L’Eucharistie, don de Dieu pour la vie du monde ».