Par le père Thomas Rosica, C.S.B.
L’impressionnante histoire de la Transfiguration du Seigneur est au cœur de l’Évangile du second dimanche de carême. Nous ne pouvons que spéculer sur ce qui se cache derrière cette histoire – l’un des évangiles les plus mystérieux et l’une des visions les plus impressionnantes (Mc 9, 2-9 ; Mt 17, 1-8 ; Lc 9, 28-36). Pierre, Jacques et Jean ont fait une expérience bouleversante avec le Seigneur au Mont Thabor. Après la nuit de la tentation et les ténèbres du Golgotha, les rayons glorieux de la transfiguration jaillissent. Sous leurs yeux, Jésus qu’ils avaient connu et avec qui ils avaient marché fut transfiguré. Son visage était radieux, ses vêtements resplendissaient d’une lumière blanche. À ses côté, enveloppé dans la gloire, se tenaient Moïse, le puissant libérateur qui avait sortit Israël de l’esclavage, Élie, le plus grand des prophètes d’Israël.
Sur la sainte montagne, Pierre, Jacques et Jean discutaient avec Jésus au sujet de sa mort et de sa résurrection qui devaient avoir lieu à Jérusalem. Les trois disciples étaient complètement confus et émerveillés. Pierre essaya maladroitement de dire quelques mots. « Maître, il est heureux que nous soyons ici ; laisse nous dresser trois tentes, une pour toi, une pour Élie et une pour Moïse. » Mais tout à coup, venant d’un nuage translucide, une voix semblable au tonnerre, la voix de Dieu : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ».
L’expérience de la transfiguration de Jésus nous donne l’opportunité d’examiner nos propres expériences sur la montagne. Comment de telles expériences mettent-elle en lumière l’ombre et l’obscurité de la vie. Que seraient nos vies sans ces expériences dans les hauteurs ? Combien de fois nous sommes-nous tournés vers ces expériences, petites mais importantes pour trouver force et courage ? Lorsque nous redescendons dans la vallée, il nous est difficile de voir la gloire du Christ.
Quand Jésus se mit en route pour son « exode », et que ses disciples ont vu ce que cela signifiait pour lui – quand il ont vu son visage lumineux ensanglanté, sous les crachats et ses vêtements resplendissants déchirés, leurs souvenirs en lambeaux – ils ont du penser que la gloire était remise en question. Son visage n’était pas lumineux et resplendissant sur la croix. Pas de char de feu envoyé par l’Esprit pour l’éloigner de là. Aucune musique de tonalité glorieuse et victorieuse n’a résonné sur le Golgotha. Et nous pourrions très bien nous demander : Pourquoi Dieu a-t-il caché toute la gloire sur le Mont Thabor, où personne ne pouvait le voir ? Pourquoi Dieu ne l’a-t-il pas réservée pour la croix ?
Jésus est mort d’une façon très semblable à ceux qui sont mort de chaque côté de lui, l’un d’eux lui demandant de le sauver de ce qui lui arrivait, l’autre demandant à Jésus de ne pas l’oublier lorsqu’il serait au paradis. Jésus n’a rien pu faire pour celui qui voulait être délivré, mais il a donné une réelle faveur à celui que la tradition a appelé « Dismas », ce qui signifie celui qui meurt.
Il lui dit que la noirceur était éclatante et qu’au bout se trouvait le paradis pour chacun d’eux. Jésus avait appris cela au Mont Tabor, alors que la lumière jaillit pour montrer à Jésus de quoi il était fait.
Le Mont Tabor est en réalité une fenêtre ouverte sur notre futur. Le sens profond de la Transfiguration nous assure que nos l’opacité de nos corps sera un jour transformée en lumière. Mais Tabor nous enseigne également quelque chose du présent, en soulignant ce que nos corps sont déjà : le temple de l’Esprit.
Le message le plus réconfortant de la Transfiguration est probablement pour ceux et celles qui souffrent et ceux qui observent la déformation de leur propre corps et le corps de gens qu’ils aiment. « Il transfigurera nos misérables corps, les conformant à son corps glorieux. » Les corps humiliés par la maladie et la mort seront rachetés. Même Jésus sera défiguré au cours de la Passion, mais il s’élèvera dans son corps glorieux dans lequel il vivra pour l’éternité et, c’est ce que la foi nous enseigne, avec lequel il nous retrouvera lorsque nous quitterons cette vie.
Nous devons ainsi traverser les ténèbres avant que la lumière nous enveloppe. Avant que les cieux s’ouvrent à nous, il nous faut marcher dans la boue et la saleté. Nous devons faire l’expérience des deux montagnes, Tabor et Golgotha, afin de voir la Gloire de Dieu. La transfiguration nous enseigne que la mort faisait partie de la vie lumineuse de Dieu et qu’il est impossible de la contourner, il faut la traverser. Elle nous rappelle également que l’obscurité qui nous fait peur peut aussi être éclatante et resplendissante. Dans les moments de transfiguration, Dieu pénètre les régions dures, incrédules et même troublées de notre être avec lesquelles nous ne savons pas quoi faire et laisse sur elles l’empreinte de son visage, dans toute la gloire et la splendeur de sa beauté.

Vous l’avez peut-être appris mardi sur Zoom: notre collègue Jasmin fait l’objet d’un prêt de service au Congrès eucharistique internationale de Québec. Avec sa petite famille, il s’installera temporairement à Québec pour prêter main forte à l’équipe organisatrice du CEI 2008. Il va sans dire que Jasmin assurera le lien privilégié entre le CEI et Sel Lumière en vue de notre grande couverture des événements de juin prochain.
Le mercredi des Cendres, le 6 février, l’Église commence son grand itinéraire de carême avec Jésus sur le chemin de Jérusalem. Depuis des siècles, le carême est un itinéraire et une expérience spirituelle très intense pour les disciples de Jésus-Christ. Pourquoi y a-t-il quarante jours dans le carême ? Il a fallu quarante jours pour noyer l’immoralité dans les flots avant une nouvelle création dont pouvait hériter la terre. Il a fallu quarante ans pour que la génération d’esclaves meure avant que la nouvelle génération puisse entrer dans la Terre Promise. Pendant quarante jours Moïse, Élie et Jésus ont jeûné et prié pour se préparer à l’œuvre de leur vie.
Le carême est le temps qui nous fait découvrir la signification de la discipline et des dévotions de notre tradition catholique. Qu’avons-nous fait de l’importante pratique du jeûne pendant le carême ? Si Jésus était ici pour parler à ses disciples d’aujourd’hui, sur quoi mettrait-il le plus l’accent ? Nous considérons comme plus important la nécessité de « partager le pain avec celui qui a faim et vêtir celui qui est nu ». Nous avons en fait honte d’appeler « jeûne » le fait d’être au pain et à l’eau – ce qui serait pour nous le comble de l’austérité quand pour des millions de gens, ce serait déjà un luxe extraordinaire, surtout s’il s’agit de pain frais et d’eau pure.
La fête de la présentation de Jésus dans le temple de Jérusalem est célébrée le 2 février, le quarantième jour après la naissance de Jésus. Cette fête a marqué la fin du temps de Noël depuis le 5ème siècle. Le récit d’un antique pèlerin chrétien à Jérusalem dit que cette fête était célébrée avec la même joie et la même ferveur que Pâques.
Saint Thomas d’Aquin est l’un des plus grands et des plus influents théologiens dans l’histoire de l’Église Catholique. Il est un exemple suprême de celui dont la vie et l’enseignement n’étaient qu’un. Il fut canonisé en 1323, puis déclaré Docteur de l’Église par le pape Pie V. Il est fêté le 28 janvier.
Des gestes symboliques ont été posés et demeurent dans l’imaginaire de plusieurs. Pensons à la rencontre entre Paul VI et le Patriarche Athénagoras 1er qui ont prié ensemble la prière du Christ « Que tous soient un », Jn 17. C’est justement par la prière qu’adviendra la réunion de tous les chrétiens. Car l’Unité des chrétiens ne relève pas de nous mais de l’Esprit de Dieu présent et agissant en nous. Ainsi, en discernant attentivement les signes de l’Esprit au sein des Églises, nous parviendrons, plus tôt que tard, à cette unité qui sera le véritable reflet de l’amour trinitaire.
Le sort était jeté déjà l’automne dernier, suite à l’annonce par le Saint-Siège d’une visite du pape aux États-Unis en avril 2008. Un grand voyage qui mènera Benoît XVI de la Maison Blanche aux Nations-Unis, où il prononcera un important discours. Auparavant, le Saint-Père avait déjà annoncé aux jeunes qu’il les retrouverait à Sydney à la fin juillet, et on ne renie pas une promesse faite aux jeunes. Malgré cela, le cardinal Marc Ouellet a joué le tout pour le tout en novembre dernier: lettre du premier ministre du Québec, pétition de quelques milliers de Québécois alors que la majorité d’entre-eux tournent le dos à leurs racines chrétiennes: tout pour convaincre le pape de venir à Québec en juin prochain.