Par le père Thomas Rosica, C.S.B.
(Matthieu 4, 1-11)
Est-ce qu’il y a vraiment quelqu’un qui attend le carême avec impatience? Qu’est-ce qui nous attire dans le carême? Quels aspects de cette démarche nous mettent à l’épreuve? Pour nous aider, les textes de l’Écriture de ce temps liturgique ont été soigneusement choisis pour rejouer l’histoire du salut sous nos yeux.

Nous commençons avec Jésus dans le désert… l’Évangile du premier dimanche de carême. Le désert, le soleil et les affres de la faim et de la soif conjurent le démon sur Lui. Marc présente Jésus aux prises avec le pouvoir de Satan, seul et silencieux dans le désert. Dans Matthieu et Luc, le prince du mal tente de détourner Jésus de la Foi et de l’intégrité au cœur de sa mission messianique. Mais si Israël a échoué dans le désert, Jésus n’échoua pas. Son lien avec son Père était trop fort pour que les démons puissent le briser.
Dans la première tentation au désert, Jésus résiste au mal, non pas en niant la dépendance de l’homme à l’égard de la nourriture, mais plutôt en mettant la vie humaine et sa finalité en perspective. Ceux qui suivent Jésus ne peuvent pas devenir dépendant des choses de ce monde. Quand nous sommes plus dépendant des choses matérielles que de Dieu, nous cédons à la tentation et au péché.
La deuxième tentation porte sur l’adoration du diable plutôt que de Dieu. Jésus rappelle une fois encore que Dieu est plus fort que le mal. Ceci est important à entendre pour nous, surtout lorsque nos tentations semblent nous dominer, quand tout autour de nous semble indiquer l’échec, l’ombre, l’obscurité et le mal. En fin de compte, c’est Dieu qui est en charge de notre destinée.
Dans la troisième tentation, le diable demande une révélation ou une manifestation de l’amour de Dieu pour Jésus. Jésus lui répond en disant qu’il n’avait à prouver à personne que Dieu l’aimait.
La tentation est tout ce qui nous rend petit, laid et méchant. La tentation utilise les stratégies les plus rusées que le mal puisse imaginer. Plus le diable nous contrôle, moins nous voulons reconnaître qu’il se bat pour dominer chaque millimètre de cette Terre. Jésus ne l’a pas laissé s’en tirer comme ça. Au tout début de sa campagne pour ce monde et pour chacun de nous, Jésus s’est ouvertement confronté à l’ennemi. Il a commencé sa lutte en utilisant le pouvoir de l’Écriture pendant une nuit de doute, de confusion et de tentation. Nous ne devons jamais oublier l’exemple de Jésus, ainsi nous ne serons jamais séduits pas les tromperies du diable.
De Jésus nous apprenons que Dieu est présent et qu’il nous soutient au milieu de l’épreuve, de la tentation et même du péché. Nous nous rendons compte que nous devons avoir un espace spirituel dans nos vies où nous pouvons nous dépouiller de ce qui est faut et qui s’accroche à nous et ainsi respirer de la vie nouvelle et repartir de nouveau. Nous en venons à croire que Dieu peut prendre notre espérance asséchée pour la rendre florissante. Tels sont les enseignements du désert. C’est pourquoi nous avons besoin, même dans les activités de la vie quotidienne, de moments de prière, de silence et d’écoute de la voix de Dieu.
Nous rencontrons Dieu au milieu des déserts de notre péché, de l’égoïsme, de la jalousie, de l’efficacité, de l’isolement, du cynisme et du désespoir. Et en plein milieu du désert nous entendons ce que Dieu fera si nous lui ouvrons nos cœurs et si nous le suivons pour rendre notre propre désert fleurissant. Les voies du désert étaient profondément encrées dans le cœur de Jésus, et cela doit être de même pour tous ceux et celles qui le suivent.
Vous l’avez peut-être appris mardi sur Zoom: notre collègue Jasmin fait l’objet d’un prêt de service au Congrès eucharistique internationale de Québec. Avec sa petite famille, il s’installera temporairement à Québec pour prêter main forte à l’équipe organisatrice du CEI 2008. Il va sans dire que Jasmin assurera le lien privilégié entre le CEI et Sel Lumière en vue de notre grande couverture des événements de juin prochain.
Le mercredi des Cendres, le 6 février, l’Église commence son grand itinéraire de carême avec Jésus sur le chemin de Jérusalem. Depuis des siècles, le carême est un itinéraire et une expérience spirituelle très intense pour les disciples de Jésus-Christ. Pourquoi y a-t-il quarante jours dans le carême ? Il a fallu quarante jours pour noyer l’immoralité dans les flots avant une nouvelle création dont pouvait hériter la terre. Il a fallu quarante ans pour que la génération d’esclaves meure avant que la nouvelle génération puisse entrer dans la Terre Promise. Pendant quarante jours Moïse, Élie et Jésus ont jeûné et prié pour se préparer à l’œuvre de leur vie.
Le carême est le temps qui nous fait découvrir la signification de la discipline et des dévotions de notre tradition catholique. Qu’avons-nous fait de l’importante pratique du jeûne pendant le carême ? Si Jésus était ici pour parler à ses disciples d’aujourd’hui, sur quoi mettrait-il le plus l’accent ? Nous considérons comme plus important la nécessité de « partager le pain avec celui qui a faim et vêtir celui qui est nu ». Nous avons en fait honte d’appeler « jeûne » le fait d’être au pain et à l’eau – ce qui serait pour nous le comble de l’austérité quand pour des millions de gens, ce serait déjà un luxe extraordinaire, surtout s’il s’agit de pain frais et d’eau pure.
La fête de la présentation de Jésus dans le temple de Jérusalem est célébrée le 2 février, le quarantième jour après la naissance de Jésus. Cette fête a marqué la fin du temps de Noël depuis le 5ème siècle. Le récit d’un antique pèlerin chrétien à Jérusalem dit que cette fête était célébrée avec la même joie et la même ferveur que Pâques.
Saint Thomas d’Aquin est l’un des plus grands et des plus influents théologiens dans l’histoire de l’Église Catholique. Il est un exemple suprême de celui dont la vie et l’enseignement n’étaient qu’un. Il fut canonisé en 1323, puis déclaré Docteur de l’Église par le pape Pie V. Il est fêté le 28 janvier.
Des gestes symboliques ont été posés et demeurent dans l’imaginaire de plusieurs. Pensons à la rencontre entre Paul VI et le Patriarche Athénagoras 1er qui ont prié ensemble la prière du Christ « Que tous soient un », Jn 17. C’est justement par la prière qu’adviendra la réunion de tous les chrétiens. Car l’Unité des chrétiens ne relève pas de nous mais de l’Esprit de Dieu présent et agissant en nous. Ainsi, en discernant attentivement les signes de l’Esprit au sein des Églises, nous parviendrons, plus tôt que tard, à cette unité qui sera le véritable reflet de l’amour trinitaire.
Le sort était jeté déjà l’automne dernier, suite à l’annonce par le Saint-Siège d’une visite du pape aux États-Unis en avril 2008. Un grand voyage qui mènera Benoît XVI de la Maison Blanche aux Nations-Unis, où il prononcera un important discours. Auparavant, le Saint-Père avait déjà annoncé aux jeunes qu’il les retrouverait à Sydney à la fin juillet, et on ne renie pas une promesse faite aux jeunes. Malgré cela, le cardinal Marc Ouellet a joué le tout pour le tout en novembre dernier: lettre du premier ministre du Québec, pétition de quelques milliers de Québécois alors que la majorité d’entre-eux tournent le dos à leurs racines chrétiennes: tout pour convaincre le pape de venir à Québec en juin prochain.