par Marie-Noëlle Chaumette, x.m.c.j.
L’assemblée générale de la Conférence religieuse canadienne vient de s’achever, réunissant pendant 5 jours, plus de 400 personnes, représentant les 206 communautés religieuses du Canada. Cet événement avait lieu à Québec, dans la mouvance des 400 ans de la fondation, rappelant ainsi la part exceptionnelle que les communautés religieuses ont donnée à la création de cette ville et ensuite de tant d’autres au pays.
«Faire mémoire pour l’avenir», ce slogan prend vraiment tout son sens. Les questions de leadership et de pistes d’avenir ont été éclairées par l’apport original du frère Timothy Radcliffe, dominicain. Quelle sera la vie religieuse de demain, nous n’en savons pas grand-chose, nous avançons à vue, avec comme seul point de repère infaillible la passion du Christ, sa mort et sa résurrection. Avec son humour et sa foi au Christ, ce prêcheur a su redonner du souffle, en cette période où la tentation est grande de rester au niveau des statistiques, resituant la mission des leaders dans l’acte «d’envoyer» les membres des communautés «pour signifier l’amour et la mémoire infinis de Dieu» et de «servir l’avènement de la grâce dans la vie de nos frères et de nos soeurs.» Animés par le souci de chercher et d’annoncer la vérité de l’évangile qui libère en profondeur, les religieux et religieuses portent et porteront du fruit. Cette instance prend des positions pour la justice et le respect de l’environnement, en osant interpeller les gouvernements.
Quelques actions symboliques ont été vécues :
-Un pèlerinage à la basilique de Ste Anne de Beaupré avec 2000 religieux et religieuses, accueillis par le cardinal Marc Ouellet ; avec prière des vêpres et messe chantée par la chorale des membres de la Famille Marie-Jeunesse.
– Dévoilement d’une plaque de la conférence religieuse canadienne, «Faire Mémoire pour l’avenir » et plantation d’un «arbre qui signifie également notre détermination à relever avec les générations présentes et futures, les défis inédits que représentent les changements climatiques pour l’humanité et pour tous les êtres vivants sur la planète.”
Tous ces actes dynamisent et permettent de rendre grâces pour la fécondité du don de Dieu.
Bravo et bonne mission.
Visitez te de la conférence religieuse canadienne : www.crc-ca.org
Le mois de juin est traditionnellement pour les catholiques le “mois du Sacré Coeur”. Faisons un “pèlerinage aux sources” de cette tradition, à Paray le Monial, en France, lieu des révélations du Coeur du Christ à sainte Marguerite Marie Alacoque au XVIIe siècle. C’est en effet dans cette petite ville de Bourgogne que le Christ est apparu à Sainte Marguerite-Marie (1647-1690), religieuse de la Visitation, et lui a révélé l’amour miséricordieux de son Coeur pour les hommes.
Encore aujourd’hui, le Christ vivant nous aime et nous présente son cœur comme la source de notre rédemption. A chaque instant, nous sommes enveloppés, le monde entier est enveloppé, dans l’amour de ce cœur “qui a tant aimé les hommes et qui en est si peu aimé”. Ce mystère de l’amour du Christ, nous ne sommes pas appelés à le méditer et à le contempler seulement; nous sommes appelés à y prendre part. C’est le mystère de la Sainte Eucharistie, centre de notre foi, centre du culte que nous rendons à l’amour miséricordieux du Christ manifesté dans son Sacré-Cœur.
A Abitène, un groupe de 49 chrétiens (parmi lesquels un sénateur, Dative, un prêtre, Saturnin, une vierge, Victoire et un lecteur, Eméritus) se réunissaient chaque semaine dans la maison d’un des leurs pour célébrer l’Eucharistie dominicale, sans respecter les ordres de l’empereur.
«Quand tu entends dire ‘chrétien’, tu dois savoir qu’il s’agit d’une assemblée qui célèbre le Seigneur; et quand tu entends dire ‘assemblée’, sache que là est le chrétien », conclut la citation.