Le suaire de Turin fait encore parler…

suaire-de-turin.jpg

par Jasmin Lemieux-Lefebvre

Une rencontre internationale de scientifiques ayant pour sujet le suaire de Turin s’est déroulée cette fin de semaine à Columbus en Ohio. De nouveaux détails sur la datation erronée au carbone 14 de 1988 furent dévoilés par le laboratoire scientifique de Los Alamos. On aurait prélevé les échantillons analysés du linceul sur des parties en coton, provenant d’une réparation potentielle à l’époque médiévale. Comme la grande majeure partie du suaire est en lin, les sections en cotons corroboreraient l’hypothèse de la réparation entre le 13e et 14e siècle. Le test du carbone 14 aurait donc visé juste quant aux parties examinées, mais complètement manqué la cible quand au suaire…

Permettrons-nous à une nouvelle équipe de s’attaquer à cette pièce de tissu ? J’aime encore croire en l’empreinte divine, au fort témoignage de cette résurrection qui inspire encore aujourd’hui des chrétiens de part le monde.

Cours d’été avec le pape Benoît XVI à Sydney

par le père Thomas Rosica, c.s.b.

wyd-2008-photos-_1.jpg

Cette semaine, j’ai l’occasion de regarder quelques rediffusions de la Journée mondiale de la jeunesse 2008 à Sydney, en Australie.
Souvent, lorsque nous sommes au beau milieu d’une aventure, il est difficile d’apprécier toute la magnitude, la profondeur et la beauté ambiante. Cette semaine, j’ai le privilège de regarder de nouveau ces scènes spectaculaires, écoutant une nouvelle fois les messages profonds du pape Benoît XVI, admirant le travail consciencieux de l’équipe de Sel + Lumière qui m’accompagna « Down under » et remerciant Dieu pour tous ceux, particulièrement les Chevaliers de Colomb, qui ont rendu possible la couverture de ce grand événement écclesial !

Le pape Benoît XVI a enseigné quelques leçons puissantes lors de ce cours d’été à la Journée mondiale de la jeunesse 2008 à Sydney le mois dernier. Le « mégarassemblement » de jeunes dans la métrople australienne permis au pape Benoît d’articuler son souci pour la nature, l’écologie et l’environnement. En faisant appel aux sensibilités écologiques et environnementales des jeunes, le pape leur a enseigné qu’ils croient vraiment en un Dieu qui a créé toutes choses et que le plan de Dieu pour la création doit être respecté.

wyd-2008-photo-2.jpg

Piété et dévotion publiques

La présentation renversante des stations de la croix aux emplacements les plus saisissants de Sydney fut un instrument et une méthode d’enseignement évangélique très efficace dans une terre chrétienne relativement nouvelle. La reconstitution a été regardée par des centaines de milliers de personnes dans la ville et par un auditoire télévisisé d’environ 500 millions de personnes. Condamné à mort au Musée des Beaux-arts de la Nouvelle-Galles du Sud, Jésus a été fouetté et châtié au majestueux Théatre de l’Opéra de Sydney. Jésus et la croix ont alors navigué sous le pont du port de Sydney vers Darling Harbor, où le Seigneur fut aidé par Simon de Cyrène, joué par un acteur arborigène qui a pu faire réfléchir les Australiens sur la façon dont les puissances coloniales ont capturé et enchaîné le peuple autochtone sur les bords de la frontière australienne du 19ème siècle.

Dans la pénombre de cette nuit d’un vendredi d’hiver australien, Jésus a été traîné jusqu’à la scène centrale, dépouillé de ses vêtements et attaché à une croix en bois et en métal qui fut levé mécaniquement pour le supplice final au port de Sydney. Faisant écho aux stations de la croix historiques de la JMJ 2002 à Toronto, le corps du Seigneur fut doucement abaissé par un long tissu de satin, bercé par une souffrante Marie, et transporté sur les épaules de ses disciples à travers cette foule de personnes en deuil le long du port. La fin dramatique mettait la table à la résurrection du Christ.

wyd-2008-photo-3.jpg

« Vivant » à Darlinghurst

À l’extrémité des stations de la croix, le Pape rencontra des jeunes ayant une dépendance à la drogue et d’autres problèmes suivant le programme de réhabilitation « Vivant ». Le Pape échangea ouvertement avec eux au sujet des faux dieux d’aujourd’hui et du culte de trois choses : les possessions matérielles, l’amour possessif et le pouvoir.

« Je vois en vous des ambassadeurs d’espérance pour ceux qui se trouvent dans les mêmes conditions. Aidez-les, grâce à votre expérience, à reprendre leur chemin de vie et à fuir l’attraction de la mort. L’Evangile montre que Jésus aime avant tout ceux qui se sont égarés car lorsqu’ils prennent conscience de leur erreur ils s’ouvrent plus que tout autre à sa parole de salut ».

Moment de renouvellement pour l’Église australienne

Le pape Benoît a pris l’occasion de la messe du matin du samedi 19 juillet pour partager personnellement la douleur des victimes d’abus sexuel commis par des prêtres en Australie, allant encore plus loin que les excuses qu’il avait faite aux Etats-Unis, quelques mois plus tôt :

« Je désire ici m’arrêter quelques instants pour évoquer la honte que nous avons tous éprouvé à la suite des abus sexuels commis sur des mineurs par quelques prêtres et religieux de ce pays. Je suis vraiment profondément désolé pour la douleur et la souffrance que les victimes ont supportées et je les assure qu’en tant que Pasteur je partage leur souffrance. Ces méfaits qui constituent une trahison grave de la confiance doivent être condamnés sans équivoque. »

La nouvelle ère de Benoît XVI proclamée à Sydney

À la liturgie du dimanche 20 juillet, point culminant des six jours d’événements publics et privés de la Journée mondiale de la jeunesse, le pape Benoît XVI a parlé du désert spirituel qui grandit : le vide intérieur, une crainte anonyme et un sens discret du désespoir affligent l’humanité. Il a également décrit une nouvelle génération de chrétiens « appelée à contribuer à l’édification d’un monde où la vie est accueillie, respectée et aimée, non rejetée ou ressentie comme une menace et par conséquent détruite. Une nouvelle ère où l’amour n’est pas avide et égoïste, mais pur, fidèle et sincèrement libre, ouvert aux autres, respectueux de leur dignité, cherchant leur bien et rayonnant la joie et la beauté. »

La Journée mondiale de la jeunesse n’appartient pas à un seul Pape

Remerciant le pape Benoît XVI dans ses remarques à la conclusion de la messe de clôture, le cardinal George Pell de Sydney a indiqué que la Journée mondiale de la jeunesse du monde agit en tant qu’antidote aux images d’un catholicisme en régression ou miné par la controverse. « Cela montre l’Église comme elle est vraiment, vivante avec de l’énergie évangélique (…) Votre sainteté, les JMJ sont l’invention du pape Jean Paul le Grand (…) [pourtant] les JMJ du monde n’appartiennent pas à un Pape, ou même à une génération, mais font maintenant partie intégrale de la vie de l’église. »

Benoît XVI a fourni à l’Australie un programme pour le renouvellement spirituel et social d’une nation entière. Alors que les Jeux olympiques apporta beaucoup de lustre et de « glam » à ce pays en 2000, la Journée mondiale de la jeunesse 2008 n’a pas apporté des médailles d’or, d’argent ou de bronze, mais quelque chose d’encore plus grand : elle a donné à l’Australie et à Sydney une âme et un futur.

Aujourd’hui, je remercie Dieu de la sagesse et du génie du pape Jean Paul II qui a inventé cet instrument puissant de la nouvelle évangelisation maintenant connu sous le nom de Journée mondiale de la jeunesse. Et je dis merci à Dieu pour le pape Benoît XVI qui poursuit la tradition. Remerciez Dieu pour de tels événements qui sont maintenant une partie ordinaire de la vie de l’Église… pour donner espoir au monde.

De retour de vacances…

Par Jasmin Lemieux-Lefebvre

basilique.JPG

Très heureux d’être de retour d’un beau temps de repos, mon premier depuis le Congrès eucharistique international. J’ai eu la chance de voyager avec ma femme et mon petit de 18 mois à Washington où nous avons participé à une célébration eucharistique au magnifique sanctuaire national de l’Immaculée Conception, la plus grande église des États-Unis (la 8e au monde). La chapelle de l’université catholique Georgetown nous a également charmés.

Les vacances estivales sont l’occasion de belles rencontres. Que ce soit sur le bord du Potomac avec un retraité allemand huguenot où nous avons pu échanger sur nos fois respectives ou dans un restaurant afro-américain avec un serveur lui aussi père de famille, c’est souvent notre enfant qui a permis de briser la glace avec des inconnus.

Voyager avec un enfant apporte tellement de joies aux parents! Notre petit s’émerveille devant tout et il est tellement démonstratif. Je me disais que même à la pire des destinations, ce serait de magnifiques vacances grâce à sa présence.

papa-et-fiston.JPG

Au dernier jour de notre périple américain, nous sommes arrêtés à Bethlehem en Pennsylvanie pour le camp d’entraînement de mon équipe de foootball américain préférée. À notre grande surprise, nous ne pouvions y trouver de chambres d’hôtel libres: un festival de musique célébrant ses 25 ans s’y tenait. Comme nous avions notre tente, nous avons trouvé en dernier recours un petit camping en dehors de la ville. Dernière place disponible: un terrain rocailleux… Installation de nuit, mais tout le monde a étrangement bien dormi. J’ai raconté à mon épouse que nous avions vécu une expérience comme Marie et Joseph à Bethléem. Pas d’endroits de libre pour finalement dormir dans un humble lieu…

Quand j’ai appris le matin que le camp d’entraînement des Eagles de Philadelphie était annulé à cause d’un bris d’aqueduc, j’ai réagi avec sérénité…

J’avais la joie d’être en famille, en vacances… mon équipe de football était soudainement si secondaire…

Vive ces beaux moments familiaux!

J’espère que vous avez pris le temps ou prendrez le temps de prendre de belles et saintes vacances…

Les 40 ans d’Humanae Vitae …

par Jasmin Lemieux-Lefebvre

Demain, nous célèbrerons l’anniversaire d’une des encycliques les plus ignorées de part le monde : la chère Humanae Vitae. « De la vie humaine » nous parle de façon simple, dans un texte succinct, des raisons qui amènent notre Église à s’ouvrir à la planification naturelle des naissances et à revaloriser toutes les vertus d’une vie chaste.

Au grand dam de plusieurs catholiques, l’encyclique fermait aussi la porte à toutes les méthodes de contraception artificielle, incluant la toute nouvelle et populaire pilule, et bien sûr à l’avortement sans exception.

40 ans plus tard, il est tout de même assez incroyable que l’immense majorité des catholiques rejettent en bloc plusieurs aspects de la philosophie d’Humanae Vitae.

Les importants progrès scientifiques entourant les méthodes de planification naturelle des naissances ont démontré que leur usage permettait aux couples de concevoir ou d’espacer les naissances avec grand succès.

De l’autre côté, des études démontraient les problèmes de santé qu’engendrent la pilule chez plusieurs femmes (sans parler de ses caractéristiques avortives dans certains cas) et le mythe du sexe sécuritaire du condom (des taux d’échec fréquents tant pour les grossesses que pour les MTS).

Chez les couple mariés catholiques en Amérique du Nord, ont estime à 3 % le taux de pratique des méthodes naturelles. Au Québec, ce doit être moins de 1 %. Pourquoi ?

On en parle tout simplement pas. Les contraceptifs font partie de notre vie confortable d’occidentaux, d’une commodité bien appréciée à ne pas remettre en question.

Les réflexions à leur sujet sont inexistantes dans la sphère publique. Dans le monde catholique? À peine un peu plus…

Pourquoi ne pas commencer par la lire, cette encyclique. 7 000 mots. 15 minutes fort instructives.

Soulignons aujourd’hui le travail de quelques artisans qui font du bon boulot pour faire la promotion de l’esprit d’Humanae Vitae.

L’organisme catholique pour la vie et la famille.
Leur 2e Symposium national sur la théologie du corps se tiendra au mois de novembre à Québec. C’est le bon temps pour s’inscrire.

L’organisme catholique français CLER amour et famille
Une foule de ressources disponibles en ligne.

La semaine nationale de promotion des méthodes de planification naturelle des naissances.
Une initiative annuelle de la conférence épiscopale américaine.

+++

“Humanae Vitae est un signe de contradiction” disait récemment Benoît XVI.

L’Église se doit parfois de tenir bon face à une société dite moderne qui prône une vision de la sexualité qui s’éloigne souvent beaucoup trop du cadeau merveilleux que Dieu a voulu nous donner.

Jetez un coup d’oeil à la plus ancienne copie du Nouveau Testament…

Le Codex Sinaiticus vaut vraiment le détour. Depuis aujourd’hui, l’Évangile selon saint Marc et le Livre des Psaumes sont en ligne sur le site de la British Library.
Le texte des photographies du manuscrit est en grec, mais des traductions sont disponibles en anglais et en allemand. Soyez patients, car beaucoup de personnes tentent d’y accéder en même temps!

Les audiences générales de Benoît XVI au bout d’une télécopie…

Il est désormais beaucoup plus simple de réserver un accès gratuit aux audiences générales du pape Benoît XVI.

La Préfecture de la Maison pontificale a mis en ligne aujourd’hui un formulaire facile à remplir que vous pouvez transmettre par télécopie.

Simple. Pratique. Disponible ici.

Un témoignage de foi poignant…

Je vous recommande fortement de lire le témoignage qu’Ingrid Betancourt a donné à l’hebdomadaire français le Pèlerin. Vous ne le saviez peut-être pas, (et les médias ne l’ont pas vraiment relayé) mais cette femme est pleine de reconnaissance face à Dieu, même après toutes ses années en captivité. Une foi à déplacer les montagnes. En voici un extrait:

Alors que j’étais en captivité, j’avais pris la résolution, lorsque le moment viendrait d’être libre, de remercier en premier le Seigneur. Pourquoi ? Parce que si je n’avais pas eu le Seigneur à mes côtés, je ne pense pas que j’aurais réussi à grandir dans la douleur. Etre otage vous place dans une situation de constante humiliation. Vous êtes victime de l’arbitraire complet, vous connaissez le plus vil de l’âme humaine.

Face à cela, il y a deux chemins. Soit on se laisse enlaidir, on devient aigre, hargneux, vindicatif, on laisse son cœur se remplir de rancune. Soit on choisit l’autre chemin, celui que Jésus nous a montré. Il nous demande : «Bénis ton ennemi». A chaque fois que je lisais la Bible, je sentais que ces mots s’adressaient à moi, comme s’Il était en face de moi, qu’Il savait ce qu’il fallait me dire. Et cela m’arrivait droit au cœur.

Vous pouvez lire l’entretien au complet sur le site du magazine Le Pèlerin.

Morgentaler et l’Ordre du Canada. Vaut-il la peine de se faire entendre ?

On pourrait être cynique et se dire que même la plus grande des mobilisations contre la nomination d’Henry Morgentaler à l’Ordre du Canada sera vide de sens parce qu’inutile.
La décision prise par le comité de sélection et approuvée par notre Gouverneure générale est finale.

Mais à bien y penser, c’est dans des moments comme ceux là que la majorité silencieuse doit se faire entendre.
Celle qui en a ras le bol de se faire dire par ses élites politiques qu’il y a consensus sur la question de l’avortement.
Celle qui trouve inconcevable qu’un vide juridique persiste depuis trop longtemps dans notre pays.
Celle pour qui le docteur Morgentaler est allé beaucoup trop dans ses revendications au nom d’une liberté sordide. Une liberté qui méprise ce qu’il y a de plus beau et de plus fragile, l’enfant à naître.

Comme plusieurs organismes catholiques cette semaine, nous vous invitons à prendre le temps d’écrire quelques mots à l’une ou l’autre des adresses suivantes:

1) Bureau du premier ministre

Par courrier:

Le très honorable Stephen Harper
Premier ministre du Canada
Bureau du premier ministre

80 Wellington Street
Ottawa, ON
Canada
K1A 0A2

Par téléphone: (613) 992-4211
Par télécopie: (613) 941-6900
Par courriel: pm@pm.gc.ca

2. Rideau Hall

Par courrier:

Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean
Gouverneure générale du Canada
Rideau Hall
1, promenade Sussex
Ottawa (Ontario)
K1A 0A1

Par téléphone: (613) 993-8200
Sans frais:1-800-465-6890
Par télécopie: (613) 998-8760
Par courriel: info@gg.ca avec copie carbone à smcook@gg.ca

De plus, il y aura une manifestation devant Rideau Hall le mercredi 9 juillet prochain de 11h à 14h organisée par Campaign Life Coalition. Pour plus de détails, vous pouvez contacter Paul Lauzon au clcottawa@rogers.com ou 613-729-0379.

Prenons un infime moment de notre été pour nous faire entendre.

Jasmin

L’avortement: droit, choix et liberté?

Affiche campagne pro-avortement

« Sexualité, contraception, avortement : un droit, mon choix, notre liberté » : c’est ce que les usagers des gares et des métros de la région parisienne peuvent lire depuis quelques jours. Cette campagne subventionnée par la région Île-de-France est à l’initiative du Mouvement français pour le planning familial. Cette association qui bénéficie d’un large financement public milite pour « les droits des femmes ». Elle est également chargée entre autre de la formation des professionnels de la santé et de l’éducation. Si les campagnes publicitaires en faveur de la contraception sont fréquentes, c’est la première fois qu’une publicité fait ouvertement la promotion de l’avortement en France. Il s’agit selon Maïté Albagly, la secrétaire générale de cette association, de déculpabiliser l’avortement et d’en faciliter l’accès. Pour elle, le chiffre des 220 000 avortements pratiqués chaque année en France “n’est pas énorme”, puisqu’il est un “droit” acquis.
Les évêques de la région parisienne ont signé une déclaration commune pour exprimer la position de l’Église à ce sujet. Voici leur message :

Promouvoir l’avortement, c’est renoncer à nos responsabilités.

L’avortement n’est pas un épisode banal de la vie d’une femme. C’est toujours une blessure et un échec, pour les femmes, les couples et la société.

Est-il responsable de la part de certains élus de soutenir une campagne de communication qui laisse croire que c’est un progrès ? Pire encore, qui en fait la promotion ?

Trop de femmes se trouvent désemparées face à une grossesse mal supportée. On ne peut présenter leur détresse comme une liberté. Des associations s’efforcent de les aider à garder leur enfant et les accompagnent, quoi qu’il arrive. Elles méritent d’être soutenues.

Au lieu de promouvoir l’avortement comme solution d’avenir, il est temps que tous participent résolument à la promotion d’une culture respectueuse de la vie et de la dignité des femmes.

Les évêques de la Province d’Ile-de-France y sont allés d’un message fort alors que personne ne dénoncait cette campagne. J’espère que nous saurons réagir de la même façon si une campagne de ce genre se pointera le bout du nez à Montréal ou Québec…

Les prêtres au petit et grand écran: quelle image?

Par Jasmin Lemieux-Lefebvre 

En revenant chez moi hier, je suis tombé sur le remake du film d’Aurore, réalisé en 2005 par Luc Dionne. J’avais tout jeune vu l’original et je me demandais bien comment le tout allait être traité. L’un des points marquants est la figure du curé de campagne qui est, dans cette adaptation, l’un des personnages les plus sinistres. Pas de compassion, sans jugement, qu’un intellectuel pris dans ses livres qui laisse la belle-mère maltraiter la petite Aurore.

Un film qui colporte une image négative d’un prêtre au début du vingtième siècle, ça va. Dieu sait comment, dans chaque profession, il y a des gens qui ne sont pas à leur place.
Le problème est que j’ai toute la difficulté du monde à me rappeler d’un seul rôle principal dans une série ou un film qui dépeint de façon chaleureuse et attachante un membre du clergé. Est-ce normal?

Aidez-moi à trouver ces films ou séries. Je suis sûr qu’il en existe. Je vous avoue que je suis juste un peu triste que pour beaucoup de jeunes, la seule image du prêtre se limite au curé obscurantiste, dépassé par la réalité ou aux comportements déviants véhiculé par la “pop-culture”.

J’admire encore plus les prêtres d’exercer leur ministère dans cet environnement.

Secured By miniOrange