Lennon et le Vatican

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par Jasmin Lemieux-Lefebvre

Encore une fois, les médias ont fait une grande nouvelle d’un simple article de l’Osservatore Romano.

En présentant comme un geste officiel un supposé pardon du Vatican à propos des propos de John Lennon (“les Beatles sont plus célèbres que Jésus-Christ”), les médias ont vraiment perdu le nord. Ce “pardon” fait référence à un article de l’édition de l’Osservatore Romano de vendredi dernier faisant référence au 40e anniversaire du “White Album” des Beatles. Dans ce texte hommage, on mentionne que la célèbre phrase de Lennon n’était “qu’une boutade d’un jeune de la classe ouvrière anglaise dépassé par un succès inattendu”.

Cette simple phrase en fait-elle une affirmation officielle de l’Église qui vaut une couverture internationale?

Les journalistes devraient pourtant savoir que l’Osservatore Romano est un journal d’idées qui n’est pas la voix officielle de l’Église catholique. Oui, on y publie des éléments officiels de l’Église, mais aussi une foule d’articles touchant le commentaire et la discussion.

Sandro Magister (oui, oui, le même journaliste italien qui avait écrit sur le Cardinal Ouellet le mois dernier, vous vous souvenez?) signe d’ailleurs un article intéressant dans la Chiesa au sujet de l’Osservatore Romano. Comme vous le verrez, cet excellent journal ne fait toutefois pas toujours l’unanimité au Vatican.

Rediffusion de la béatification des parents de sainte Thérèse

Oui, ne manquez pas le Focus de Sr Marie-Noëlle sur les parents de Thérèse ce soir et, bonne nouvelle, nous rediffusons aussi ce soir la cérémonie de béatification des parents Martin à 19 h 35 et 23 h 35 tout de suite après Zoom!

Deuxième semaine du Synode des évêques

Journal du Synode du Père Thomas Rosica, c.s.b

La deuxième semaine du Synode des Evêques a commencé comme d’habitude dans la salle où 29 pères synodaux ont lu leur présentation de 5 minutes chacun devant les 400 personnes qui la remplissaient. La séance de ce matin contenait un certain nombre de réflexions profondes, diffusant la parole de Dieu dans différents coins du globe.

Un amour profond de la parole de Dieu émerge des discours, tout comme la foi profonde des cardinaux et des évêques qui font face à de nombreux défis pastoraux tout en ayant la conviction que ce que nous faisons en diffusant la parole de Dieu n’est jamais en vain. Nous sommes tout simplement des semeurs, et nous devons semer abondamment. Le Seigneur fera la récolte.

Ce matin le cardinal australien George Pell a parlé des JMJ de Sydney de juillet dernier et cela a suscité l’émotion dans les têtes et les cœurs de beaucoup de pères synodaux qui ont soit participé à cet événement, soit y ont envoyé des jeunes «Down Under». Depuis le début du Synode, grand nombre de pères synodaux ont fait mention des JMJ, les décrivant comme des “moments privilégiés” de semailles des Ecritures parmi les jeunes du monde entier.

Un signe très encourageant qui a paru des JMJ a été le choix par le pape de thèmes bibliques pour chaque rassemblement international. Je peux parler de l’efficacité du thème canadien des JMJ de 2002 «Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde» de l’évangile selon Matthieu, chapitre 5. Ce thème était devenu le leitmotiv pendant la préparation aux JMJ 2002, ensuite pendant l’événement, et dans les suites des JMJ dans les églises locales à travers le monde entier. Le thème engendra même la première télévision catholique canadienne, Télévision Sel et Lumière, à la tête de laquelle j’ai été nommé lors de sa naissance en 2003. Le thème a crée des fruits pour d’innombrables jeunes partout dans le monde et a planté ses racines au Canada grâce à notre première télévision catholique, dans ce qui est une nouvelle terre de mission!

Esprit Saint

Récemment les JMJ ont offert à l’Eglise universelle une opportunité de redécouvrir la personne et le rôle du Saint-Esprit dans la vie des chrétiens. Plusieurs personnes ont affirmé que l’homélie du pape Benoît XVI lors de la vigile des JMJ à l’Hippodrome de Randwick a été l’un des meilleurs enseignements jamais reçus à-propos le Saint-Esprit. À Sydney, les jeunes de la «Génération JPII» et ceux de la «Génération Benoît XVI» ont reçu la force, celle de l’Esprit Saint, qui est descendu sur eux (Actese 1,8).

Des centaines d’évêques et de cardinaux participent aussi aux JMJ internationales en tant qu’enseignants et catéchistes. Chaque jour pendant la semaine des JMJ, des milliers de jeunes se réunissent autour de leurs cardinaux et évêques pour écouter leurs sermons, leurs catéchèses, leurs réflexions basées sur la parole de Dieu et en particulier sur le thème de l’événement.

Cette nouvelle invention vit désormais sa propre histoire, étant devenue partie intégrante des célébrations internationales de la foi et de la culture des jeunes qui ont lieu tous les deux ou trois ans. Celle-ci contribue non seulement à la rencontre des générations, mais aussi une opportunité toute particulière de proclamer et de diffuser la Parole de Dieu dans un contexte international et de manière créative, pour offrir aux jeunes des moyens concrets par lesquels vivre leur vie en se dédiant aux Écritures Saintes. Je crois que les mots du Cardinal Pell et des autres évêques à-propos des JMJ ont été très appréciés par les pères synodaux, parce que ces rassemblements leur montrent tous de manière pratique la force de la Parole de Dieu, vivante parmi les jeunes. Aux JMJ de Toronto, beaucoup de jeunes gens du monde entier nous ont ensuite écrit nous disant qu’ils étaient tombés amoureux de la Bible et de Jésus pendant les célébrations… et qu’elles continuent à lire les Écritures chaque jour.

Significations

Enfin, il y a un mois à Paris (12 septembre), Benoît XVI fit un discours important aux représentants de la culture au “Collège des Bernardins”, ouvert pour l’occasion après de grandes rénovations. Au cours d’un discours magistral il a déclaré : «l’Écriture a besoin de l’interprétation, et elle a besoin de la communauté où elle s’est formée et où elle est vécue. En elle seulement, elle a son unité et, en elle, se révèle le sens qui unifie le tout.

«Dit sous une autre forme : il existe des dimensions du sens de la Parole et des paroles qui se découvrent uniquement dans la communion vécue de cette Parole qui crée l’histoire. À travers la perception croissante de la pluralité de ses sens, la Parole n’est pas dévalorisée, mais elle apparaît, au contraire, dans toute sa grandeur et sa dignité… La Parole de Dieu, en effet, n’est jamais simplement présente dans la seule littéralité du texte. Pour l’atteindre, il faut un dépassement et un processus de compréhension qui se laisse guider par le mouvement intérieur de l’ensemble des textes et, à partir de là, doit devenir également un processus vital. Ce n’est que dans l’unité dynamique de leur ensemble que les nombreux livres ne forment qu’un Livre. La Parole de Dieu et Son action dans le monde se révèlent seulement dans la parole et dans l’histoire humaine.»

Alors que ces mots étaient peut-être conçus pour un public choisi, composé de représentants de la culture à Paris le mois dernier, ils ont servi de prologue au synode des évêques sur la Parole de Dieu.

Puisque nous parlons d’émotions, il n’y avait pas de réunion synodale ce soir au Vatican. Nous étions amenés au baptistère de Saint-Paul-hors-les-Murs en pèlerinage au lieu d’enterrement du grand apôtre des nations. Après avoir vu son lieu de sépulture au dessous de l’autel principal, nous étions invités à monter dans la basilique pour rejoindre le pape pour un concert spécial de l’Orchestre symphonique de Vienne pour les pères synodaux et pour le Pape en honneur de saint Paul. Au programme: la Sixième symphonie d’Anton Bruckner.

Quel début de deuxième semaine spectaculaire!

Triste moment pour le Canada…

Henry Morgentaler a bel et bien reçu son Ordre du Canada aujourd’hui sans que l’on mentionne une seule fois le mot avortement. Incroyable.

Mes pensées vont aujourd’hui à tous ceux et celles qui travaillent activement à limiter le nombre d’avortements au pays de façon noble et pacifique. Ce serait bien facile de baisser les bras en cette journée, mais rappelons-nous que partout à travers le monde, des groupes poursuivent la lutte afin que tous nos enfants à naître puissent voir le jour. À quelques jours de la fête de l’action de grâces, merci pour votre dévouement.

L’athéisme militant pas trop payant…

par Jasmin Lemieux-Lefebvre

En tout cas, pas au box-office! Le film Relidicule, ce documentaire s’attaquant aux grandes religions, n’a fait que 3,4 millions lors sa première fin de semaine au grand écran. Une 8e position (tant en Amérique du Nord qu’au Québec) bien en deçà des attentes des producteurs…

On est donc bien loin d’un effet Code Da Vinci pour ce long-métrage qui se retrouvera très rapidement en DVD. Et c’est tant mieux.

24 h d’adoration avec Jeanne Le Ber…

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par Jasmin Lemieux-Lefebvre

La semaine Jeanne-Le Ber bat son plein à Montréal et l’un de ses moments forts, c’est les 24 h d’adoration à la chapelle Notre-Dame de Lourdes de la rue Sainte-Catherine à Montréal.
De vendredi 17 h à samedi 17 h, des fidèles se relaieront pour adorer Jésus-Eucharistie, à l’image de Jeanne.

Une foule d’autres activités auront lieu encore cette année jusqu’à dimanche. J’ai eu la chance de faire un Focus catholique sur le sujet l’an dernier que je vous suggère de redécouvrir. Jeanne Le Ber est encore aujourd’hui un modèle des plus inspirants.

Chère Mère Julienne…

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par Jasmin Lemieux-Lefebvre

J’ai eu le grand honneur d’assister ce dimanche 14 septembre à l’ouverture officielle du procès diocésain de béatification et de canonisation de Mère Julienne du Rosaire, fondatrice des Dominicaines Missionnaires Adoratrices. L’Église de la Nativité de Notre-Dame à Québec était pleine à craquer pour cette cérémonie de près d’une heure et demie.

C’était pour moi la première fois que je vivais une telle ouverture. Droit canonique oblige, une bonne partie de la soirée était dédiée à la constitution du tribunal, serments et signatures. La liturgie entourant ces nécessités juridiques (les chants des Dominicaines inspirés des écrits de Mère Julienne étaient particulièrement touchants) a toutefois permis à la foule réunie de bien manifester sa ferveur. Les gens de Beauport ont bien connu Mère Julienne et elle venait souvent prier dans leur église. C’est en rencontrant ces gens qu’elle a côtoyés que l’on peut saisir la richesse de sa vie toute humble.

Je vous avoue qu’avant sa mention au Congrès eucharistique international, je ne connaissais pas Mère Julienne. J’apprends à découvrir une femme exceptionnelle, une mystique qui n’en laissait rien paraître, une passionnée du cœur eucharistique de Jésus.

C’est ce mercredi 17 septembre que débute la prochaine session du tribunal ecclésiastique qui entendra une foule de témoins dans cette cause.

On ne peut anticiper la décision de l’Église dans le cas de Mère Julienne, mais en assistant à la soirée d’hier, on ne pouvait que sentir l’impact extraordinaire qu’elle a eu dans sa communauté et chez tous ceux et celles qui l’ont connue.

Ne manquez pas Zoom mardi pour des images de cette ouverture mémorable.

Courageux Cardinal Turcotte

par Jasmin Lemieux-Lefebvre

Je me devais d’écrire quelques lignes, suite au barrage de critiques que l’archevêque de Montréal a dû essuyer cette fin de semaine. Le retour de sa médaille de l’Ordre du Canada juxtaposé à la décision de son diocèse de donner une bourse d’études à un prêtre ayant purgé sa peine dans un cas de pédophilie lui ont valu une charge bien en règle des éditorialistes et caricaturistes.

Quelle épreuve ce doit être pour lui de voir cette affaire éclater au moment de la publication d’un geste qui vise justement à protéger les petits.

On l’accuse de banaliser la pédophilie comme « une erreur de comportement », alors qu’il ne fait que répéter le verdict d’un centre de psychiatrie.

Les Églises diocésaines pourraient bien se passer des cas de pédophilie chez ses prêtres.
Ils nuisent terriblement à leur image, mais elles se doivent d’examiner cas par cas chacun d’entre eux. Elles ne peuvent les jeter à la poubelle. Plus de ministère pastoral pour certains, porte de sortie de la prêtrise pour d’autres; ce sont des décisions très difficiles.

La banalisation de cas de pédophilie chez des prêtres a oui, bel et bien existé en notre Église pendant trop longtemps. Je ne crois pas du tout que ce soit le cas ici. Prions pour nos évêques en proie à des jugements si difficiles, sans jamais oublier les victimes.

J’ai un rêve…

par Jasmin Lemieux-Lefebvre

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Ah la politique! J’ai bien aimé le discours de la candidate républicaine à la vice-présidence Sarah Palin hier. Une belle famille, un message pro-vie fort, une femme qui n’a pas peur de défendre ses convictions. Mais…

En me couchant hier, je rêvais d’un parti où les valeurs sociales dites « conservatrices » (je hais cette étiquetage médiatique des seules valeurs qui font sortir le meilleur de l’être humain dans toute sa grandeur: de vraies valeurs humaines) côtoieraient des politiques économiques prônant le partage des richesses et une politique étrangère privilégiant la concertation entre nations.

Au Canada, au États-Unis et, ma foi, partout sur la planète, c’est une vision purement utopique.

Pourquoi, en politique, la droite rime souvent avec religion et tempérament belliqueux?
Et la gauche avec recherche d’égalité et valeurs libérales individualistes?

Au Canada, le choix est encore plus difficile, car aucun parti d’importance fait vraiment la promotion des valeurs traditionnelles, proches de famille et de la loi naturelle que l’Église nous enseigne.

Nous nous trouvons toujours à faire des compromis, des contorsions en tout genre pour voter pour le moins pire des partis.

Aurons-nous un jour la chance de voter pour une plate-forme électorale qui aura le meilleur des deux mondes? Demain n’est pas la veille!

D’ici là on peut rêver, ou entrer en politique et être un vrai agent de changement. Quelle vocation!

Quand catholique rime avec politique…

par Jasmin Lemieux-Lefebvre 

biden-outsideimage-06-fullimage.jpg Le candidat démocrate à la vice-présidence aux USA est maintenant connu de tous. Joseph Biden est un catholique pratiquant qui n’ose sortir de chez lui sans son chapelet. Malheureusement, plusieurs éléments essentiels de l’enseignement de l’Église (on a qu’à penser à la fameuse question de l’avortement) lui échappe.

Aujourd’hui, bon nombre de catholiques américains s’offusquent de voir leurs représentants politiques s’afficher à la fois pro-choix et catholiques.

Ici, c’est tout le contraire. L’opinion des politiciens se disant catholiques et divergeant d’opinions avec le magistère sur la plupart des questions d’ordre moral n’attire presque jamais l’attention des fidèles. Nous n’avons aucune attente (ou presque) en ce sens.

Devrions-nous?

Je ne suis jamais d’accord avec les chasses aux sorcières (certains extrémistes vont à filmer certains politiciens allant communier aux USA). Je crois que l’on peut toujours faire avancer nos idées en encourageant des politiciens, catholiques ou pas, qui ont à cœur les valeurs qui nous sont les plus chères.

Les politiciens catholiques pro-choix changeront peut-être d’opinion le jour où ils sentiront que les enjeux touchant la dignité de la vie humaine sont au sommet des priorités de leurs électeurs.

D’ici là, ils ne font que refléter ce que nous sommes.

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