Le suaire de Turin fait encore parler…

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par Jasmin Lemieux-Lefebvre

Une rencontre internationale de scientifiques ayant pour sujet le suaire de Turin s’est déroulée cette fin de semaine à Columbus en Ohio. De nouveaux détails sur la datation erronée au carbone 14 de 1988 furent dévoilés par le laboratoire scientifique de Los Alamos. On aurait prélevé les échantillons analysés du linceul sur des parties en coton, provenant d’une réparation potentielle à l’époque médiévale. Comme la grande majeure partie du suaire est en lin, les sections en cotons corroboreraient l’hypothèse de la réparation entre le 13e et 14e siècle. Le test du carbone 14 aurait donc visé juste quant aux parties examinées, mais complètement manqué la cible quand au suaire…

Permettrons-nous à une nouvelle équipe de s’attaquer à cette pièce de tissu ? J’aime encore croire en l’empreinte divine, au fort témoignage de cette résurrection qui inspire encore aujourd’hui des chrétiens de part le monde.

Cours d’été avec le pape Benoît XVI à Sydney

par le père Thomas Rosica, c.s.b.

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Cette semaine, j’ai l’occasion de regarder quelques rediffusions de la Journée mondiale de la jeunesse 2008 à Sydney, en Australie.
Souvent, lorsque nous sommes au beau milieu d’une aventure, il est difficile d’apprécier toute la magnitude, la profondeur et la beauté ambiante. Cette semaine, j’ai le privilège de regarder de nouveau ces scènes spectaculaires, écoutant une nouvelle fois les messages profonds du pape Benoît XVI, admirant le travail consciencieux de l’équipe de Sel + Lumière qui m’accompagna « Down under » et remerciant Dieu pour tous ceux, particulièrement les Chevaliers de Colomb, qui ont rendu possible la couverture de ce grand événement écclesial !

Le pape Benoît XVI a enseigné quelques leçons puissantes lors de ce cours d’été à la Journée mondiale de la jeunesse 2008 à Sydney le mois dernier. Le « mégarassemblement » de jeunes dans la métrople australienne permis au pape Benoît d’articuler son souci pour la nature, l’écologie et l’environnement. En faisant appel aux sensibilités écologiques et environnementales des jeunes, le pape leur a enseigné qu’ils croient vraiment en un Dieu qui a créé toutes choses et que le plan de Dieu pour la création doit être respecté.

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Piété et dévotion publiques

La présentation renversante des stations de la croix aux emplacements les plus saisissants de Sydney fut un instrument et une méthode d’enseignement évangélique très efficace dans une terre chrétienne relativement nouvelle. La reconstitution a été regardée par des centaines de milliers de personnes dans la ville et par un auditoire télévisisé d’environ 500 millions de personnes. Condamné à mort au Musée des Beaux-arts de la Nouvelle-Galles du Sud, Jésus a été fouetté et châtié au majestueux Théatre de l’Opéra de Sydney. Jésus et la croix ont alors navigué sous le pont du port de Sydney vers Darling Harbor, où le Seigneur fut aidé par Simon de Cyrène, joué par un acteur arborigène qui a pu faire réfléchir les Australiens sur la façon dont les puissances coloniales ont capturé et enchaîné le peuple autochtone sur les bords de la frontière australienne du 19ème siècle.

Dans la pénombre de cette nuit d’un vendredi d’hiver australien, Jésus a été traîné jusqu’à la scène centrale, dépouillé de ses vêtements et attaché à une croix en bois et en métal qui fut levé mécaniquement pour le supplice final au port de Sydney. Faisant écho aux stations de la croix historiques de la JMJ 2002 à Toronto, le corps du Seigneur fut doucement abaissé par un long tissu de satin, bercé par une souffrante Marie, et transporté sur les épaules de ses disciples à travers cette foule de personnes en deuil le long du port. La fin dramatique mettait la table à la résurrection du Christ.

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« Vivant » à Darlinghurst

À l’extrémité des stations de la croix, le Pape rencontra des jeunes ayant une dépendance à la drogue et d’autres problèmes suivant le programme de réhabilitation « Vivant ». Le Pape échangea ouvertement avec eux au sujet des faux dieux d’aujourd’hui et du culte de trois choses : les possessions matérielles, l’amour possessif et le pouvoir.

« Je vois en vous des ambassadeurs d’espérance pour ceux qui se trouvent dans les mêmes conditions. Aidez-les, grâce à votre expérience, à reprendre leur chemin de vie et à fuir l’attraction de la mort. L’Evangile montre que Jésus aime avant tout ceux qui se sont égarés car lorsqu’ils prennent conscience de leur erreur ils s’ouvrent plus que tout autre à sa parole de salut ».

Moment de renouvellement pour l’Église australienne

Le pape Benoît a pris l’occasion de la messe du matin du samedi 19 juillet pour partager personnellement la douleur des victimes d’abus sexuel commis par des prêtres en Australie, allant encore plus loin que les excuses qu’il avait faite aux Etats-Unis, quelques mois plus tôt :

« Je désire ici m’arrêter quelques instants pour évoquer la honte que nous avons tous éprouvé à la suite des abus sexuels commis sur des mineurs par quelques prêtres et religieux de ce pays. Je suis vraiment profondément désolé pour la douleur et la souffrance que les victimes ont supportées et je les assure qu’en tant que Pasteur je partage leur souffrance. Ces méfaits qui constituent une trahison grave de la confiance doivent être condamnés sans équivoque. »

La nouvelle ère de Benoît XVI proclamée à Sydney

À la liturgie du dimanche 20 juillet, point culminant des six jours d’événements publics et privés de la Journée mondiale de la jeunesse, le pape Benoît XVI a parlé du désert spirituel qui grandit : le vide intérieur, une crainte anonyme et un sens discret du désespoir affligent l’humanité. Il a également décrit une nouvelle génération de chrétiens « appelée à contribuer à l’édification d’un monde où la vie est accueillie, respectée et aimée, non rejetée ou ressentie comme une menace et par conséquent détruite. Une nouvelle ère où l’amour n’est pas avide et égoïste, mais pur, fidèle et sincèrement libre, ouvert aux autres, respectueux de leur dignité, cherchant leur bien et rayonnant la joie et la beauté. »

La Journée mondiale de la jeunesse n’appartient pas à un seul Pape

Remerciant le pape Benoît XVI dans ses remarques à la conclusion de la messe de clôture, le cardinal George Pell de Sydney a indiqué que la Journée mondiale de la jeunesse du monde agit en tant qu’antidote aux images d’un catholicisme en régression ou miné par la controverse. « Cela montre l’Église comme elle est vraiment, vivante avec de l’énergie évangélique (…) Votre sainteté, les JMJ sont l’invention du pape Jean Paul le Grand (…) [pourtant] les JMJ du monde n’appartiennent pas à un Pape, ou même à une génération, mais font maintenant partie intégrale de la vie de l’église. »

Benoît XVI a fourni à l’Australie un programme pour le renouvellement spirituel et social d’une nation entière. Alors que les Jeux olympiques apporta beaucoup de lustre et de « glam » à ce pays en 2000, la Journée mondiale de la jeunesse 2008 n’a pas apporté des médailles d’or, d’argent ou de bronze, mais quelque chose d’encore plus grand : elle a donné à l’Australie et à Sydney une âme et un futur.

Aujourd’hui, je remercie Dieu de la sagesse et du génie du pape Jean Paul II qui a inventé cet instrument puissant de la nouvelle évangelisation maintenant connu sous le nom de Journée mondiale de la jeunesse. Et je dis merci à Dieu pour le pape Benoît XVI qui poursuit la tradition. Remerciez Dieu pour de tels événements qui sont maintenant une partie ordinaire de la vie de l’Église… pour donner espoir au monde.

Pour une civilisation de l’Amour

par Sébastien Lacroix

Les 2000 délégués des Chevaliers de Colomb retourneront chez eux à partir d’aujourd’hui après un congrès qui leur permettra de poursuivre leur oeuvre visant à bâtir une civilisation de l’Amour par la charité, l’unité et la fraternité. Ces trois piliers qui forment, avec le patriotisme, la plate-forme de ce grand mouvement d’hommes laïcs ont été abordés sous divers angles par plusieurs intervenants.

Les paroles prononcées ont certainement un impact sur les Chevaliers et leur famille, mais les gestes posés résonnent encore davantage.  Des millions d’heures de bénévolat, des centaines de millions de dollars donnés à la communauté. Mises ensembles, les petites et grandes contributions des 1,7 millions de membres des C de C n’ont pas leur pareil.

Lors de la messe de la fête de la transfiguration hier, le cardinal Jean-Claude Turcotte a affirmé que bâtir une civilisation de l’Amour signifie chercher le visage de Dieu chez les autres.

L’autre façon de bâtir une civilisation de l’amour est d’être prophête dans notre époque et notre milieu. L’archevêque de Montréal se sert ici du prophête Élie pour rappeler aux Chevaliers présents, mais aussi à chaque baptisé, ce à quoi notre baptême nous appelle:

  • Prophête par la manière dont nous parlons et travaillons
  • Prophête par la manière que je considère mon époux ou épouse
  • Prophète par la manière que j’élève mes enfants
  • Prophête dans la manière que nous dépenssons notre argent et l’investissons
  • Prophête par la manière que nous votons
  • Prophête par notre manière de défendre et de protéger la vie.

C’est ce que parvienne à réaliser les Chevaliers de Colomb. D’une manière simple et concrète, ils deviennent des prophêtes dans un monde qui a bien besoin de modèle de bonté et de charité.

Thabor et Golgotha: Quand l’obscurité peut être éblouissante.

par le père Thomas Rosica, c.s.b.

[NDLR: À l’occasion de la Fête de la Transfiguration, nous publions une réflexion du père Rosica parue en février dernier.] 

L’impressionnante histoire de la Transfiguration du Seigneur est au cœur de l’Évangile du second dimanche de carême. Nous ne pouvons que spéculer sur ce qui se cache derrière cette histoire –  l’un des évangiles les plus mystérieux et l’une des visions les plus impressionnantes (Mc 9, 2-9 ; Mt 17, 1-8 ; Lc 9, 28-36). Pierre, Jacques et Jean ont fait une expérience bouleversante avec le Seigneur au Mont Thabor. Après la nuit de la tentation et les ténèbres du Golgotha, les rayons glorieux de la transfiguration jaillissent. Sous leurs yeux, Jésus qu’ils avaient connu et avec qui ils avaient marché fut transfiguré. Son visage était radieux, ses vêtements resplendissaient d’une lumière blanche. À ses côté, enveloppé dans la gloire, se tenaient Moïse, le puissant libérateur qui avait sortit Israël de l’esclavage, Élie, le plus grand des prophètes d’Israël.

Sur la sainte montagne, Pierre, Jacques et Jean discutaient avec Jésus au sujet de sa mort et de sa résurrection qui devaient avoir lieu à Jérusalem. Les trois disciples étaient complètement confus et émerveillés. Pierre essaya maladroitement de dire quelques mots. « Maître, il est heureux que nous soyons ici ; laisse nous dresser trois tentes, une pour toi, une pour Élie et une pour Moïse. » Mais tout à coup, venant d’un nuage translucide, une voix semblable au tonnerre, la voix de Dieu : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ».

L’expérience de la transfiguration de Jésus nous donne l’opportunité d’examiner nos propres expériences sur la montagne. Comment de telles expériences mettent-elle en lumière l’ombre et l’obscurité de la vie. Que seraient nos vies sans ces expériences dans les hauteurs ? Combien de fois nous sommes-nous tournés vers ces expériences, petites mais importantes pour trouver force et courage ? Lorsque nous redescendons dans la vallée, il nous est difficile de voir la gloire du Christ.

Quand Jésus se mit en route pour son « exode », et que ses disciples ont vu ce que cela signifiait pour lui – quand il ont vu son visage lumineux ensanglanté, sous les crachats et ses vêtements resplendissants déchirés, leurs souvenirs en lambeaux – ils ont du penser que la gloire était remise en question. Son visage n’était pas lumineux et resplendissant sur la croix. Pas de char de feu envoyé par l’Esprit pour l’éloigner de là. Aucune musique de tonalité glorieuse et victorieuse n’a résonné sur le Golgotha. Et nous pourrions très bien nous demander : Pourquoi Dieu a-t-il caché toute la gloire sur le Mont Thabor, où personne ne pouvait le voir ? Pourquoi Dieu ne l’a-t-il pas réservée pour la croix ?

Jésus est mort d’une façon très semblable à ceux qui sont mort de chaque côté de lui, l’un d’eux lui demandant de le sauver de ce qui lui arrivait, l’autre demandant à Jésus de ne pas l’oublier lorsqu’il serait au paradis. Jésus n’a rien pu faire pour celui qui voulait être délivré, mais il a donné une réelle faveur à celui que la tradition a appelé « Dismas », ce qui signifie celui qui meurt.

Il lui dit que la noirceur était éclatante et qu’au bout se trouvait le paradis pour chacun d’eux. Jésus avait appris cela au Mont Tabor, alors que la lumière jaillit pour montrer à Jésus de quoi il était fait.

Le Mont Tabor est en réalité une fenêtre ouverte sur notre futur. Le sens profond de la Transfiguration nous assure que nos l’opacité de nos corps sera un jour transformée en lumière. Mais Tabor nous enseigne également quelque chose du présent, en soulignant ce que nos corps sont déjà : le temple de l’Esprit.

Le message le plus réconfortant de la Transfiguration est probablement pour ceux et celles qui souffrent et ceux qui observent la déformation de leur propre corps et le corps de gens qu’ils aiment. «  Il transfigurera nos misérables corps, les conformant à son corps glorieux. » Les corps humiliés par la maladie et la mort seront rachetés. Même Jésus sera défiguré au cours de la Passion, mais il s’élèvera dans son corps glorieux dans lequel il vivra pour l’éternité et, c’est ce que la foi nous enseigne, avec lequel il nous retrouvera lorsque nous quitterons cette vie.

Nous devons ainsi traverser les ténèbres avant que la lumière nous enveloppe. Avant que les cieux s’ouvrent à nous, il nous faut marcher dans la boue et la saleté. Nous devons faire l’expérience des deux montagnes, Tabor et Golgotha, afin de voir la Gloire de Dieu.  La transfiguration nous enseigne que la mort faisait partie de la vie lumineuse de Dieu et qu’il est impossible de la contourner, il faut la traverser. Elle nous rappelle également que l’obscurité qui nous fait peur peut aussi être éclatante et resplendissante. Dans les moments de transfiguration, Dieu pénètre les régions dures, incrédules et même troublées de notre être avec lesquelles nous ne savons pas quoi faire et laisse sur elles l’empreinte de son visage, dans toute la gloire et la splendeur de sa beauté.

Le bras droit de l’Église

par Sébastien Lacroix 

 

Il sont plus de 2000 qui sont débarqués à Québec avec leur épouse, parfois leurs enfants. Le 126e Congrès international des Chevaliers de Colomb débutera demain pour les membres de cet ordre catholique d’hommes. Rassemblement annuel, ce congrès est l’occasion pour les Chevaliers de partout au Canada, aux États-Unis et ailleurs dans le monde de se retrouver pour prier, réaffirmer leur engagement au service de l’Église et faire un bilan de l’année qui vient de s’écouler.

Il est fort à-propos que ce 126e congrès se déroule à Québec. En cette année où la première ville d’Amérique du Nord célèbre sont 400e anniversaire de fondation, les Chevaliers se rassemblent dans le berceau de la foi sur ce continent, alors qu’eux-mêmes ont contribué et contribue encore grandement à la vie des communautés chrétiennes. Le fondateur des Chevaliers de Colomb, le père Michael McGivney est d’abord entré au séminaire de Saint-Hyacinthe en 1868 avant d’étudier deux ans au séminaire St. Mary à Montréal.

Ni mon père, ni mon grand-père étaient chevaliers. Je me souviens toutefois de leur présence à ma paroisse quand j’étais enfant. J’étais très impressionné par les plumes et les épées des membres du 4e degré. Je le suis moins aujourd’hui il va sans dire, mais adolescent, j’ai découvert, et même bénéficié, de l’action de ces hommes. Qui d’entre-nous n’est pas allé à un brunch ou un un souper spaghetti organisé par les Chevaliers? Non seulement ils le font souvent pour une cause charitable, mais ces repas permettent aux gens de fraterniser et d’échanger. Les Chevaliers nourissent la communauté.

Après mon cégep à Sherbrooke, je suis parti pour un programme d’échange international pour une année. Comme j’étais assez engagé en paroisse, le conseil m’a aidé dans ma levée de fonds qui m’a permis de faire cet échange. Les Chevaliers appuient la jeunesse.

En 2001 et 2002, il aurait été impensable de réaliser le pèlerinage de la Croix des JMJ au Canada sans l’aide des Chevaliers de Colomb. De Terre-Neuve à Vancouver, ils ont transporté la Croix donnée par Jean-Paul II aux jeunes du monde dans les endroits parfois les plus reculés de notre pays. Plus récemment, c’est à l’occasion du pèlerinage de l’Arche de la Nouvelle-Alliance que les Chevaliers se sont distingués, en vue du Congrès eucharistique international. Ces contributions plus ‘physiques’ sont sans compter les généreuses contributions financières des Chevaliers: au JMJ, au Congrès eucharistique et pour une foule de projets liés à l’évangélisation dont Télévision Sel + Lumière.

C’est donc une joie d’être à Québec pour cette occasion et de prendre part à la rencontre d’une organisation qui enrichie la vie de l’Église et contribue à démontrer la pertinence de son message.

Tout au long de cette semaine, nous aurons donc la chance de découvrir certains aspects de ce mouvement important au sein de l’Église. En remarquant le nombre d’évêques et de prêtres qui se trouvent ici cette semaine, on comprend vite à quel point il en est ainsi.

S+L diffusera les principaux événements de ce Congrès. Visiter notre page dédié à notre couverture exclusive en français.

De retour de vacances…

Par Jasmin Lemieux-Lefebvre

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Très heureux d’être de retour d’un beau temps de repos, mon premier depuis le Congrès eucharistique international. J’ai eu la chance de voyager avec ma femme et mon petit de 18 mois à Washington où nous avons participé à une célébration eucharistique au magnifique sanctuaire national de l’Immaculée Conception, la plus grande église des États-Unis (la 8e au monde). La chapelle de l’université catholique Georgetown nous a également charmés.

Les vacances estivales sont l’occasion de belles rencontres. Que ce soit sur le bord du Potomac avec un retraité allemand huguenot où nous avons pu échanger sur nos fois respectives ou dans un restaurant afro-américain avec un serveur lui aussi père de famille, c’est souvent notre enfant qui a permis de briser la glace avec des inconnus.

Voyager avec un enfant apporte tellement de joies aux parents! Notre petit s’émerveille devant tout et il est tellement démonstratif. Je me disais que même à la pire des destinations, ce serait de magnifiques vacances grâce à sa présence.

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Au dernier jour de notre périple américain, nous sommes arrêtés à Bethlehem en Pennsylvanie pour le camp d’entraînement de mon équipe de foootball américain préférée. À notre grande surprise, nous ne pouvions y trouver de chambres d’hôtel libres: un festival de musique célébrant ses 25 ans s’y tenait. Comme nous avions notre tente, nous avons trouvé en dernier recours un petit camping en dehors de la ville. Dernière place disponible: un terrain rocailleux… Installation de nuit, mais tout le monde a étrangement bien dormi. J’ai raconté à mon épouse que nous avions vécu une expérience comme Marie et Joseph à Bethléem. Pas d’endroits de libre pour finalement dormir dans un humble lieu…

Quand j’ai appris le matin que le camp d’entraînement des Eagles de Philadelphie était annulé à cause d’un bris d’aqueduc, j’ai réagi avec sérénité…

J’avais la joie d’être en famille, en vacances… mon équipe de football était soudainement si secondaire…

Vive ces beaux moments familiaux!

J’espère que vous avez pris le temps ou prendrez le temps de prendre de belles et saintes vacances…

Messe de la fête de sainte Anne ce jeudi à 21h

Télévision Sel + Lumière diffusera ce jeudi à 21h la messe solennelle de la fête de sainte Anne, célébrée au Sanctuaire de Sainte-Anne de Beaupré le 26 juillet 2008. Des difficultés techniques nous ont empêchés de présenter cette messe il y a deux jours, nous nous reprenons ce soir. Merci pour votre compréhension.

Benoît XVI: un pape surprenant!

par Stefano Cascio
[NDLR: L’abbé Stefano Cascio faisait partie de l’équipe de Télévision Sel + Lumière qui a assuré la couverture des Journées mondiales de la jeunesse 2008 à Sydney. De retour à Rome où il est vicaire paroissial, il nous partage sa réflexion post-JMJ.]

On disait de Benoît XVI qu’il n’avait pas le charisme de Jean Paul II, qu’il ne pouvait attirer les jeunes, qu’il était froid, enfermé dans ses recherches théologiques, trop vieux pour guider l’Église du troisième millénaire…et j’en passe… Or il démontre, voyage après voyage, qu’il est bien différent de l’image que l’on a voulu nous donner de lui.

Après sa visite triomphale aux États-Unis, Benoît XVI vient de remporter une nouvelle bataille contre les préjugés à son égard en Australie.

On annonçait un voyage difficile, dans un pays à majorité protestante et extrêmement sécularisé, mais la joie des jeunes catholiques et les gestes effectués par le pape durant les JMJ ont inversé les sentiments des Australiens. Le pape remporte une victoire sur tous les plans:

Tout d’abord politique, le premier ministre Kevin Rudd a souligné, lors de son discours de bienvenu à Barangooroo, l’importance de la foi dans la vie d’une personne et la richesse de l’héritage chrétien pour son pays. Cette ouverture s’est concrétisée par sa participation bien entendu aux deux cérémonies à l’aéroport mais également aux messes d’ouverture et de clôture et de manière privée au festival de la jeunesse, en allant à la prière de la communauté de Taizé (Cfr. Blogue de soeur Marie-Pierre Delorme). Lorsqu’il a pris congé du Pape, il l’a remercié pour avoir toujours voulu démontrer que la foi ne s’oppose pas à la raison humaine mais qu’elle la complète. Ce n’est d’ailleurs pas le premier leader à être touché par un tel message (Blair, Sarkozy, Bush).

Le Premier ministre a voulu formaliser cette relation amicale en nommant, pour la première fois dans l’histoire diplomatique australienne, un ambassadeur permanent près le Saint-Siège.

Mais Benoît XVI n’a pas touché seulement l’élite du pays mais l’ensemble de la société civile, en particulier en condamnant les abus sexuels commis par des membres du clergé mais surtout en rencontrant comme aux États-Unis des victimes de ces abus, montrant sa sollicitude pastorale et sa compassion.

La victoire est également pastorale: les jeunes ont démontré cette semaine leur amour pour l’Église et pour son pasteur universel. Ils ont répondu à l’invitation malgré la distance et le coût d’un tel voyage, et s’ils ont été confirmés dans leur foi par les enseignements des catéchèses et des homélies; ils ont eux-mêmes confirmé les évêques et le pape dans leur mission pastorale par leurs cris plein d’enthousiasme et leurs prières.

Benoît XVI n’est pas le fondateur des JMJ et beaucoup disaient qu’il n’appréciait pas ce genre d’événement mais il s’est montré un père spirituel pour un demi-million de pèlerins. Pour la première fois dans l’histoire des JMJ, la veillée a été entièrement dédiée à la prière, les jeunes ont participé en silence et à genoux à l’adoration guidée par un pape qui lentement mais sûrement est en train d’imprimer sa marque.

Durant ces JMJ, le cardinal Pell a associé le nom de Jean Paul II à l’adjectif « grand ». En pensant à Benoît XVI un seul adjectif me vient a l’esprit: « surprenant », il se montre toujours plus un pape surprenant…

Les 40 ans d’Humanae Vitae …

par Jasmin Lemieux-Lefebvre

Demain, nous célèbrerons l’anniversaire d’une des encycliques les plus ignorées de part le monde : la chère Humanae Vitae. « De la vie humaine » nous parle de façon simple, dans un texte succinct, des raisons qui amènent notre Église à s’ouvrir à la planification naturelle des naissances et à revaloriser toutes les vertus d’une vie chaste.

Au grand dam de plusieurs catholiques, l’encyclique fermait aussi la porte à toutes les méthodes de contraception artificielle, incluant la toute nouvelle et populaire pilule, et bien sûr à l’avortement sans exception.

40 ans plus tard, il est tout de même assez incroyable que l’immense majorité des catholiques rejettent en bloc plusieurs aspects de la philosophie d’Humanae Vitae.

Les importants progrès scientifiques entourant les méthodes de planification naturelle des naissances ont démontré que leur usage permettait aux couples de concevoir ou d’espacer les naissances avec grand succès.

De l’autre côté, des études démontraient les problèmes de santé qu’engendrent la pilule chez plusieurs femmes (sans parler de ses caractéristiques avortives dans certains cas) et le mythe du sexe sécuritaire du condom (des taux d’échec fréquents tant pour les grossesses que pour les MTS).

Chez les couple mariés catholiques en Amérique du Nord, ont estime à 3 % le taux de pratique des méthodes naturelles. Au Québec, ce doit être moins de 1 %. Pourquoi ?

On en parle tout simplement pas. Les contraceptifs font partie de notre vie confortable d’occidentaux, d’une commodité bien appréciée à ne pas remettre en question.

Les réflexions à leur sujet sont inexistantes dans la sphère publique. Dans le monde catholique? À peine un peu plus…

Pourquoi ne pas commencer par la lire, cette encyclique. 7 000 mots. 15 minutes fort instructives.

Soulignons aujourd’hui le travail de quelques artisans qui font du bon boulot pour faire la promotion de l’esprit d’Humanae Vitae.

L’organisme catholique pour la vie et la famille.
Leur 2e Symposium national sur la théologie du corps se tiendra au mois de novembre à Québec. C’est le bon temps pour s’inscrire.

L’organisme catholique français CLER amour et famille
Une foule de ressources disponibles en ligne.

La semaine nationale de promotion des méthodes de planification naturelle des naissances.
Une initiative annuelle de la conférence épiscopale américaine.

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« Humanae Vitae est un signe de contradiction » disait récemment Benoît XVI.

L’Église se doit parfois de tenir bon face à une société dite moderne qui prône une vision de la sexualité qui s’éloigne souvent beaucoup trop du cadeau merveilleux que Dieu a voulu nous donner.

Jetez un coup d’oeil à la plus ancienne copie du Nouveau Testament…

Le Codex Sinaiticus vaut vraiment le détour. Depuis aujourd’hui, l’Évangile selon saint Marc et le Livre des Psaumes sont en ligne sur le site de la British Library.
Le texte des photographies du manuscrit est en grec, mais des traductions sont disponibles en anglais et en allemand. Soyez patients, car beaucoup de personnes tentent d’y accéder en même temps!