Le pape François, homme de l’année 2013

Le Pape élu « homme de l’année » par Time Magazine

Déclaration du Père Federico Lombardi – Cité du Vatican, 11 décembre 2013 (VIS).

Time2013Le Directeur de la Salle de Presse a réagi à la décision de Time Magazine (USA) de proclamer le pape François personnalité de l’année: « Ce n’est pas une surprise, a déclaré le Père Federico Lombardi, vu l’écho et l’attention créés par son élection et le début de son pontificat. Il est positif qu’un des plus prestigieux organes de presse internationale fasse le choix de saluer un homme qui parle au monde de valeurs spirituelles, religieuses et morales, et se bat en faveur de la paix et d’une plus grande justice. Sans rechercher ni réputation ni succès, le Pape annonce l’Evangile de l’amour de Dieu envers tous. Il est heureux si cela attire et donne espoir aux gens. Décerner au pape François cette reconnaissance journalistique signifie que beaucoup ont compris, même implicitement, son message. Et ceci est une raison de se réjouir. »

Réponse du Père Thomas Rosica, C.S.B. – Assistant du Bureau de presse du Saint-Siège pour les médias de langue anglaise

Je ne peux que faire écho de la réaction du Père Lombardi. La décision du Time Magazine n’est pas une surprise. Ce dont j’ai été personnellement témoin au cours des neuf derniers mois, particulièrement en travaillant en étroite collaboration avec les médias de langue anglaise du monde entier, c’est que nombreux d’entre vous n’ont pas seulement rapporté les faits et gestes du pape François, mais ont compris le grand cadeau que le monde avait reçu le 13 Mars 2013. La vie, les messages et les gestes du pape François ont clairement dépassé les clivages religieux. Il est un instrument de paix et d’espoir pour l’humanité. Il est évident qu’il se dépasse dans sa mission et avec joie. Le monde serait moins beau sans François, Evêque de Rome.

Échos du Vatican 10 décembre 2013

Porte Sainte à Québec, entretien avec Mgr Lacroix

Hommage du Pape François à Nelson Mandela

1_0_753309Le pape François a rendu ce vendredi un vibrant hommage à l’ancien président Nelson Mandela affirmant qu’il avait « forgé une nouvelle Afrique du Sud ».

Dans un télégramme au président sud-africain Jacob Zuma, le Pape « salue l’engagement constant montré par Nelson Mandela pour promouvoir la dignité humaine de tous les citoyens de la nation et forger une nouvelle Afrique du Sud basée sur les fermes fondations de la non-violence, de la réconciliation et de la vérité ».

« Je prie, conclut le Pape François, pour que l’exemple du défunt président puisse inspirer des générations de Sud-Africains à placer la justice et le bien commun en tête de leurs aspirations politiques ».

Photo: sculpture en hommage à Nelson Mandela, au sud de Durban

Radio Vatican

Échos du Vatican 3 décembre 2013

Le Pape prie pour les religieuses et toutes les personnes enlevées en Syrie

1_0_752535Le Pape François a lancé ce mercredi un appel pour les soeurs orthodoxes emmenées par des hommes armés dans la localité de Maaloula, dans le nord de la Syrie, et « toutes les personnes enlevées en raison du conflit » dans ce pays. A l’issue de l’audience générale sur la place Saint-Pierre, le Pape a évoqué le sort « des religieuses du monastère gréco-orthodoxe de Sainte Thècle à Maaloula en Syrie, qui ont été emmenées par la force par des hommes armés ».

« Nous prions pour ces soeurs et pour toutes les personnes enlevées en raison du conflit. Continuons à prier et à opérer ensemble pour la paix », a-t-il ajouté. Les soeurs ont été contraintes de quitter leur couvent par un groupe armé qui les a emmenées vers Yabroud.

« Noël, c’est se laisser rencontrer par Jésus »

1_0_751865« Noël n’est pas seulement une fête qui revient chaque année ou le souvenir d’une belle chose » , mais c’est « bien plus : nous allons sur ce chemin pour rencontrer le Seigneur. Noël est une rencontre. Et nous marchons pour Le rencontrer: Le rencontrer avec le cœur, avec la vie ; Le rencontrer vivant, comme Il l’est ; Le rencontrer avec foi. »

« Ce n’est pas facile de vivre avec la foi », a déclaré le Pape François dans l’homélie de la messe célébrée en la chapelle Sainte Marthe, en ce premier lundi du temps de l’Avent. « Le Seigneur, dans le texte que nous avons écouté, a ajouté le Pape en commentant le passage de l’Evangile du jour – où le centurion romain demande avec foi a Jésus de guérir son esclave – fut émerveillé par ce centurion, par sa foi. Il avait fait du chemin pour rencontrer le Seigneur, et il l’avait fait avec foi. Et c’est pour cela que non seulement il a rencontré le Seigneur, mais il a aussi ressenti la joie d’être rencontré par le Seigneur. Et c’est ce genre de rencontre que nous voulons : la rencontre de la foi ».

« Mais plus qu’être nous à rencontrer le Seigneur, a souligné le Pape, il est important de se laisser rencontrer par Lui ». « Quand nous sommes seulement nous à rencontrer le Seigneur, nous sommes nous, pour ainsi dire, les patrons de cette rencontre ; mais quand nous nous laissons rencontrer par Lui, c’est Lui qui entre en nous, c’est Lui qui nous renouvelle, parce que c’est cela que signifie la venue du Christ : renouveler le cœur, l’âme, la vie, l’espérance, le chemin. Nous sommes en chemin avec foi, avec la foi de ce centurion, pour rencontrer le Seigneur principalement pour nous laisser rencontrer par Lui ».

Radio Vatican

Pour le Pape, il nous faut « adorer Dieu » envers et contre tout

1_0_750716« Certains pouvoirs de ce monde » voudraient que la religion soit « une chose privée ». Mais Dieu doit être adoré « avec confiance et fidélité » jusqu’à la fin. Réflexion du Pape François ce jeudi matin lors de la messe célébrée en la chapelle de la Maison Sainte Marthe au Vatican. « Les chrétiens qui aujourd’hui sont persécutés, a déclaré le Pape, sont le signe qui annonce la victoire finale de Jésus ».

Partant du passage de l’Evangile qui parle de la profanation du temple, le Pape en a parlé comme de la « profanation de la foi » qui sera le cœur de l’« épreuve finale » : « l’abomination, la désolation de l’abomination. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce sera comme le triomphe du prince de ce monde, la défaite de Dieu », a ajouté le Pape dans son homélie. Donc, « la désolation de l’abomination », a insisté le Pape, « porte un nom précis : l’interdiction d’adorer ». « On ne peut parler de religion, ce serait une chose privée ? Publiquement on ne parle pas de ça. Les symboles religieux sont enlevés. On devrait obéir aux ordres donnés par les pouvoirs de ce monde. On peut faire un tas de choses, de belles choses, mais pas adorer Dieu. Interdiction d’adorer. Voilà le centre de cette fin », a encore affirmé le Pape.

Les chrétiens persécutés sont une prophétie de la victoire de Jésus

« Et lorsque l’on arrive à la plénitude, au ‘kairos’ de cette attitude païenne, quand s’accomplit ce temps, alors oui, Il arrivera : ‘Ils verront le Fils de l’homme arriver sur des nuées avec une grande puissance et gloire’. Les chrétiens qui souffrent la persécution, qui doivent supporter l’interdiction d’adorer sont une prophétie de ce qui arrivera à tous », a déclaré le Pape. Pourtant, a-t-il conclu, à partir du moment où « le temps des païens est accompli », c’est alors le moment de se redresser parce que « la victoire de Jésus-Christ est proche » : « N’ayons pas peur, Il nous demande seulement fidélité et patience ».

« Cette semaine, a conclu le Pape, il est bon que nous pensions à cette apostasie générale, qui s’appelle interdiction d’adoration et que nous nous demandions : ‘Moi, j’adore le Seigneur ? Moi, j’adore Jésus-Christ, le Seigneur ? Ou moitié moitié, je fais aussi le jeu du prince de ce monde ?’ Adorer jusqu’à la fin, avec confiance et fidélité : c’est la grâce que nous devons invoquer cette semaine ».

Radio Vatican

Échos du Vatican 26 novembre 2013

« Si nous sommes miséricordieux, nous ne craignons pas la mort »

1_0_750361Une Place Saint-Pierre battue par un vent glacial, une température frôlant zéro degré ! Un temps à ne pas mettre un Pape dehors, ni même un pèlerin. Ils étaient pourtant des dizaines de milliers ce mercredi matin pour l’audience générale autour du Pape François, tout aussi emmitouflé qu’eux. Gros manteau, écharpe, pour résister au froid. Et c’est tout naturellement du temps que le Pape a tout d’abord parlé en félicitant cette foule si nombreuse pour son courage d’affronter ce froid glacial.

La douleur des innocents, la mort des enfants, la vision religieuse et athée de la mort, ont alors été au centre de la catéchèse. « Pourquoi les enfants souffrent-ils, pourquoi meurent-ils ? », a déclaré François au début de sa catéchèse sur le Credo. « Si on la pense comme la fin de tout, a-t-il souligné, la mort fait peur, terrorise, se transforme en une menace qui brise toute relation et interrompt tout cheminement. Cela arrive lorsque nous considérons notre vie comme un temps renfermé entre deux pôles, la naissance et la mort, quand nous ne croyons pas en un horizon, quand on vit comme si Dieu n’existait pas ».

L’existence n’est pas un cheminement vers le Néant

« Cette conception de la mort, a commenté le Pape, est typique de la pensée athée, qui interprète l’existence comme un cheminement vers le néant, mais il existe aussi un athéisme pratique, qui consiste à vivre seulement pour ses propres intérêts, seulement pour les choses terrestres : si nous nous laissons envahir par cette vision erronée de la mort, nous n’avons d’autre choix que celui de l’occulter, de la nier, de la banaliser, pour qu’elle ne nous fasse pas peur, mais face à cette une fausse solution le cœur de l’homme se rebelle, avec ce désir que nous avons tous d’infini, cette nostalgie que tous nous avons de l’éternel ». « Dans les moments les plus douloureux de notre vie, a ajouté le Pape, quand nous avons perdu un être cher, des parents, un ami, un enfant, nous nous apercevons qu’un instinct puissant nous dit que notre vie ne finit pas avec la mort ». [Read more…]

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