Conseils du Pape aux séminaristes

Ce matin, Benoit XVI a célébré la messe avec des milliers de séminaristes. Il leur a dit sa sollicitude et prodigué quelques conseils. Voici son homélie:

 « Monsieur le Cardinal Archevêque de Madrid,
Vénérés frères dans l’Épiscopat,
Chers prêtres et religieux,
Chers recteurs et formateurs,
Chers séminaristes,
Chers amis,

C’est avec une joie profonde que je célèbre la sainte Messe en votre présence, vous qui aspirez à être prêtres du Christ pour le service de l’Église et des hommes, et je reçois avec reconnaissance les aimables paroles par lesquelles vous m’avez accueilli. Cette sainte cathédrale Sainte Marie la Royale de la Almudena est aujourd’hui comme un immense cénacle où le Seigneur célèbre sa Pâque avec un ardent désir, en compagnie de ceux qui désirent présider un jour en son nom les mystères du salut. À dire vrai, je constate une nouvelle fois que le Christ appelle à Lui de jeunes disciples pour qu’ils soient ses apôtres, en poursuivant ainsi la mission de l’Église et le don de l’Évangile au monde. Comme s [Read more…]

Méditation du Chemin de croix

Lors de la méditation du chemin du Croix,   Benoît XVI et les jeunes ont pu contempler la Passion du Christ devant de magnifiques statues de bois peint.
A chaque étape la croix des JMJ était portée par des Jeunes de pays différents. A la fin de cette méditation du chemin de croix, célébrée dans un grand climat d’intériorité, le Pape s’est adressé aux jeunes. Il a évoqué Ste Thérèse d’Avila dont le cœur s’est transformé devant une représentation du Christ blessé et a interpellé les jeunes.

 » Chers jeunes,
Nous avons célébré avec piété et ferveur ce chemin de croix en accompagnant le Christ dans sa passion et sa mort. Les commentaires des Hermanitas de la Cruz, qui servent les plus pauvres et ceux qui sont dans le besoin, nous ont permis d’entrer dans le mystère de la croix glorieuse du Christ, qui renferme la vraie sagesse de Dieu, celle qui juge le monde et ceux qui se croient sages (cf. 1 Cor 1, 17-19). La contemplation des extraordinaires imágenes provenant du patrimoine religieux des diocèses espagnols, nous a aidé également dans cet itinéraire vers le calvaire. Ce sont des imágenes où la foi et l’art s’harmonisent pour arriver au cœur de l’homme et pour l’inviter à la conversion. Quand le regard de la foi est limpide et authentique, la beauté se met à son service et elle est capable de représenter les mystères de notre salut jusqu’à nous émouvoir profondément, et de transformer notre cœur, comme cela est arrivé à sainte Thérèse d’Avila en contemplant une représentation du Christ blessé (cf. Libro de la vida 9, 1).
Pendant que nous avancions avec Jésus pour arriver au sommet du don de lui-même au calvaire, les paroles de saint Paul nous sont venus en mémoire : « Le Christ m’a aimé et il s’est livré pour moi » (Ga 2, 20). Devant un tel amour si désintéressé, pleins d’étonnement et de gratitude, nous nous demandons maintenant : Que ferons-nous nous-autres pour lui ? Quelle réponse lui donnerons-nous ? Saint Jean le dit clairement : « À ceci nous avons connu l’amour : celui-là a donné sa vie pour nous. Et nous devons, nous aussi, donner notre vie pour nos frères » (1 Jn 3 , 16). La passion du Christ nous pousse à charger sur nos épaules la souffrance du monde, avec la certitude que Dieu n’est pas quelqu’un qui est distant ou lointain de l’homme et de ses vicissitudes. Au contraire, il s’est fait l’un d’entre nous « pour pouvoir compatir avec l’homme de manière très réelle, dans la chair et le sang … De là, dans toute souffrance humaine est entré quelqu’un qui partage la souffrance et la patience; de là se répand dans toute souffrance la con-solatio; la consolation de l’amour qui vient de Dieu et ainsi surgit l’étoile de l’espérance » (Spes salvi, 39).
Chers jeunes, que l’amour du Christ pour nous augmente votre joie et vous aide à être proches de ceux qui sont dans le besoin. Vous qui êtes très sensibles à l’idée de partager la vie avec les autres, ne passez pas à côté de la souffrance humaine, où Dieu espère en vous afin que vous puissiez donner le meilleur de vous-mêmes : votre capacité d’aimer et de compatir. Les diverses formes de souffrance qui, tout au long du chemin de croix, ont défilé devant vos yeux, sont des appels du Seigneur pour édifier nos vies en suivant ses traces et pour faire de nous des signes de sa consolation et de son salut : « Souffrir avec l’autre, pour les autres; souffrir par amour de la vérité et de la justice; souffrir à cause de l’amour et pour devenir une personne qui aime vraiment – ce sont des éléments fondamentaux d’humanité; leur abandon détruirait l’homme lui-même » (ibid.).

Sachons recevoir ces leçons et les mettre en pratique ! Pour cela, regardons vers le Christ, cloué sur un bois rude, et demandons-lui qu’il nous montre cette sagesse mystérieuse de la croix par laquelle l’homme vit. La croix n’a pas été le développement d’un échec, sinon la manière d’exprimer le don aimant qui arrive jusqu’à un don plus grand : celui de sa propre vie. Le Père a désiré aimer les hommes dans l’accolade de son Fils crucifié par amour. Par sa forme et sa signification, la croix représente cet amour du Père et du Christ pour les hommes. En elle, nous reconnaissons l’image de l’amour suprême, où nous apprenons à aimer ce que Dieu aime et comme il le fait : c’est elle la Bonne Nouvelle qui redonne l’espérance au monde.

Tournons maintenant nos yeux vers la Vierge Marie qui nous fut donnée pour mère au calvaire, et supplions-la de nous soutenir par sa protection aimante sur le chemin de la vie, en particulier quand nous passons à travers la nuit de la souffrance, afin que nous réussissions comme elle à demeurer fermes dans la foi au pied de la croix. »

N.B Ce chemin de croix  sera rediffusé aujourd’hui à 16h30 et 20h

Pour la première fois au cours d’une JMJ, le Pape rencontre des jeunes universitaires

Toujours ce matin, au Monastère de l’Escurial et pour la première fois au cours des JMJ, le pape a rencontré 1 600 universitaires.
Sa fibre d’ancien universitaire est ressortie. Benoît XVI s’est adressé à ces derniers avec enthousiasme redisant l’importance de ce métier qui est « une magnifique collaboration à la diffusion de la vérité ».

 

« Chers frères dans l’Épiscopat,
Chers Pères Augustins,
Chers Professeurs,
Autorités,
Chers amis,

J’attendais avec joie cette rencontre avec vous, jeunes professeurs des universités espagnoles, vous qui prêtez une magnifique collaboration à la diffusion de la vérité, dans des circonstances qui ne sont pas toujours faciles. Je vous salue cordialement et je vous remercie pour les aimables paroles de bienvenue, ainsi que pour la musique exécutée, qui a résonné de façon merveilleuse dans ce monastère d’une grande beauté artistique, témoignage éloquent pour les siècles d’une vie de prière et d’étude. En ce lieu significatif la foi et la raison se sont fondues harmonieusement dans la pierre austère pour modeler l’un des monuments les plus renommés d’Espagne.
Je salue aussi avec une affection particulière ceux qui, ces jours-ci, ont participé à Avila au Congrès mondial des universités catholiques, sur le thème : « Identité et mission de l’université catholique ». 

En étant parmi vous, me reviennent à l’esprit mes premiers pas comme professeur à l’université de Bonn. Quand on constatait encore les blessures de la guerre et que les carences matérielles étaient nombreuses, tout était remplacé par un vif désir d’une activité passionnante, le contact avec des collègues des diverses disciplines et le souhait de répondre aux inquiétudes ultimes et fondamentales des étudiants. Cette « universitas », que j’ai vécue alors, de professeurs et d’étudiants qui ensemble cherchent la vérité dans tous les savoirs, ou, comme aurait dit Alphonse X le Sage, cette « union de maîtres et d’étudiants avec la volonté et l’objectif d’apprendre les savoirs » (Siete partidas, partida II, tit. XXXI), rend clair le projet jusqu’à la définition de l’Université.
Dans le thème des présentes Journées Mondiales de la Jeunesse «Enracinés et fondés en Christ, affermis dans la foi » (Col 2, 7), vous pourrez trouver aussi la lumière pour mieux comprendre votre être et ce que vous devez faire. Avec cette pensée, et comme je l’ai déjà écrit dans le Message aux jeunes en préparation à ces journées, les mots « enracinés, fondés et affermis » orientent vers des fondements solides pour la vie (cf. n. 2).

Mais, où les jeunes trouveront-ils ces points de référence dans une société émiettée et instable ? Parfois on estime que la mission d’un professeur universitaire est aujourd’hui exclusivement de former des professionnels compétents et efficaces qui puissent satisfaire la demande du marché du travail à tout moment précis. On affirme également que l’unique chose que l’on doit privilégier dans la conjoncture actuelle est la pure capacité technique. Certainement, cette vision utilitaire de l’éducation, même universitaire, répandue spécialement dans des milieux extra-universitaires, s’installe aujourd’hui. Sans aucun doute, vous qui avez vécu comme moi l’université, et qui la vivez maintenant comme enseignants, vous sentez sans doute le désir de quelque chose d’autre de plus élevé qui corresponde à toutes les dimensions qui constituent l’homme. Nous savons que quand la seule utilité et le pragmatisme immédiat s’érigent en critère principal, les pertes peuvent être dramatiques : des abus d’une science sans limites, bien au-delà d’elle-même, jusqu’au totalitarisme politique qui se ravive facilement quand on élimine toute référence supérieure au simple calcul de pouvoir. Au contraire, l’idée authentique d’université est précisément celle qui nous préserve de cette vision réductrice et détachée de l’humain.
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Enracinés et fondés dans le Christ, affermis dans la foi !

01 Syro-Phoenician womanChaque Journée Mondiale de la Jeunesse présente un thème particulier qui a comme but d’approfondir la foi des jeunes pèlerins. Il s’agit d’une réflexion sur les éléments importants de la vie chrétienne. Benoît XVI a choisi comme thème de la JMJ à Madrid un verset de la lettre de Saint Paul aux Colossiens : « Enracinés et fondés dans le Christ, affermis dans la foi » (Col 2,7). Par ce thème, le Saint Père veut poursuivre une catéchèse qui aidera les jeunes à devenir plus solide et confiant dans leur vie chrétienne, malgré les défis qui se présentent dans une société qui se montre souvent hostile au message de l’Évangile.

Dans son message pour les JMJ à Madrid, le Saint Père a essayé de montrer comment la foi en Christ donne la force aux chrétiens. Il rappelle les souvenirs de sa jeunesse, quand il a partagé les mêmes rêves de ses amis qui ont voulu réaliser un grand idéal dans leurs vies. Les jeunes, dit Benoît XVI, manifestent souvent un cœur insatisfait ; loin de condamner une telle insatisfaction, le Saint Père y voit l’appel de Dieu dans la vie de chacun : nous sommes tous insatisfaits tant que nous ne connaissons pas Dieu. Pour cette raison, il s’avère important d’être fondés dans le Christ et affermis dans la foi.

Les mots « enraciné » et « fondé » évoquent des images qui communiquent la force et la stabilité. « Enraciné » réfère aux racines qui maintiennent un arbre en place malgré les tempêtes qui le secouent. « Fondé » évoquent l’image d’une maison bâtie sur des fondations stables, une image forte pour les jeunes qui se demande souvent quelle vie ils bâtiront par leurs décisions.

La JMJ veut aussi « affermir » dans la foi les jeunes qui sont souvent déstabilisés par les doutes provenant d’une société qui s’opposent à la vie chrétienne. Comment être affermis dans la foi ? C’est une dynamique d’Église. Benoît XVI rappelle l’apôtre Thomas, qui refusait de croire en Christ ressuscité tant qu’il ne le voyait pas. Comme Thomas, nous voulons voir et toucher Jésus, surtout dans un monde où Dieu semble plus loin. Mais la proximité avec le Christ n’est pas une proximité comme nous la vivons avec nos amis ou nos familles ; elle est moins localisée et plus souple. Notre foi est née et soutenue dans et par l’Église. C’est par la liturgie, la prière, la catéchèse, et la fraternité que le Christ devient présent parmi nous. En rassemblant des jeunes provenant de tous les coins du monde, les JMJ manifestent l’universalité de l’Église : c’est dans l’Église que nos divisions sont brisées et nous manifestons la puissance créatrice de la grâce de Dieu. Ainsi, les JMJ ne sont pas que des célébrations pour les jeunes ; les JMJ sont également des célébrations pour toute l’Église, en nous montrant la réconciliation et la communion que Dieu veut opérer dans son peuple.

Profitez de ces journées pour mieux connaître le Christ

Durant cette cérémonie de bienvenue, marquée par un temps de prière, Benoit XVI a donné un commentaire du passage de l’Evangile de St Matthieu:

«Chers amis,

Je remercie les jeunes représentants des cinq continents pour les paroles chaleureuses qu’ils m’ont adressées. Je salue affectueusement tous les jeunes qui sont ici réunis, provenant d’Océanie, d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Europe, ainsi que tous ceux qui n’ont pas pu venir. Je pense souvent à vous et prie pour vous. Dieu m’a accordé la grâce de pouvoir vous voir et vous entendre de plus près et de nous mettre ensemble à l’écoute de sa Parole.
Dans la Lecture qui vient d’être proclamée, nous avons entendu un passage de l’Évangile où il est dit d’accueillir les paroles de Jésus et de les mettre en pratique. Il y a des paroles qui ne servent qu’à entretenir une conversation et qui passent comme le vent. D’autres cultivent l’esprit sous divers aspects. Celles de Jésus, par contre, remplissent le cœur, s’y enracinent et façonnent notre vie tout entière. Sinon elles demeurent vides et deviennent éphémères. Elles ne nous rapprochent pas de Lui. Et, ainsi, le Christ continue d’être au loin, comme une voix parmi les nombreuses autres que nous entendons autour de nous et auxquelles nous sommes déjà accoutumés. De plus, le Maître qui parle n’enseigne pas ce qu’il a appris d’autres personnes, mais ce qu’Il est lui-même, le seul qui connaisse vraiment le chemin de l’homme vers Dieu, car c’est lui qui l’a ouvert pour nous, qui l’a créé pour que nous puissions parvenir à la vie authentique, celle qu’il vaut toujours la peine de vivre en toute circonstance et que la mort même ne peut détruire. L’Évangile continue en expliquant cela à travers l’image suggestive de celui qui construit sur un roc solide, résistant aux assauts des adversités, contrairement à celui qui bâtit sur le sable, parfois même dans un lieu paradisiaque, comme nous dirions aujourd’hui, mais qui se désagrège au premier souffle de vent et devient une ruine.
Chers jeunes, écoutez vraiment les paroles du Seigneur pour qu’elles soient en vous « esprit et vie » (Jn 6, 63), racines qui alimentent votre être, règles de conduite qui nous rendent semblables à la personne du Christ, en étant pauvres de cœur, affamés de justice, miséricordieux, en ayant un cœur pur, en aimant la paix. Faites-le chaque jour avec constance, comme on fait avec le seul Ami qui ne nous déçoit pas et avec qui nous voulons partager le chemin de notre vie. Vous savez bien que lorsque nous ne marchons pas au côté du Christ qui nous guide, nous nous dispersons sur d’autres sentiers, comme celui de nos propres impulsions aveugles et égoïstes, celui des propositions flatteuses mais intéressées, trompeuses et volubiles, qui laissent le vide et la frustration derrière elles.
Profitez de ces journées pour mieux connaître le Christ et soyez certains qu’enracinés en Lui votre enthousiasme et votre joie, vos désirs d’aller plus loin, d’atteindre ce qui est plus élevé, jusqu’à Dieu, auront toujours un avenir assuré, parce que la plénitude de la vie demeure déjà en vous. Faites-la grandir à l’aide de la grâce divine, généreusement et sans médiocrité, visant sérieusement l’objectif de la sainteté. Et, face à nos faiblesses, qui parfois nous écrasent, comptons également sur la miséricorde du Seigneur, qui est toujours prêt à nous tenir de nouveau la main et qui nous offre son pardon à travers le sacrement de la Pénitence.
En construisant sur le roc inébranlable, non seulement votre vie sera solide et stable, mais elle contribuera aussi à projeter la lumière du Christ sur les jeunes de votre âge et sur toute l’humanité, en présentant une alternative valable à tous ceux qui sont tombés dans leur vie, parce que les fondements de leur existence étaient inconsistants ; à tous ceux qui se contentent de suivre les courants de la mode, qui trouvent refuge dans leur intérêt immédiat, oubliant la vraie justice, ou qui s’abritent derrière leurs propres opinions au lieu de rechercher la pure vérité.
Oui, nombreux sont ceux qui, se croyant des dieux, pensent ne pas avoir besoin d’autres racines ni d’autres sources qu’eux-mêmes. Ils voudraient décider eux-mêmes ce qui est vérité ou pas, ce qui est bien ou mal, le juste et l’injuste ; décider ce qui est digne de vivre ou peut être sacrifié sur l’autel d’autres préférences ; marcher à chaque instant au hasard, sans but préétabli, se laissant guider par l’instinct du moment. Ces tentations sont toujours aux aguets. Il est important de ne pas y succomber car, en réalité, elles mènent à quelque chose d’aussi évanescent qu’une existence sans horizons, une liberté sans Dieu. Nous, par contre, nous savons bien que nous avons été créés libres, à l’image de Dieu, précisément parce que nous sommes protagonistes de la recherche de la vérité et du bien, responsables de nos actions et non de simples exécutants aveugles, collaborateurs créatifs dans notre tâche de cultiver et d’embellir l’œuvre de la création. Dieu désire un interlocuteur responsable, qui puisse dialoguer avec lui et l’aimer. À travers le Christ, nous pouvons vraiment le devenir et, enracinés en lui, donner ses ailes à notre liberté. N’est-ce pas là le grand motif de notre joie ? N’est-ce pas là un terrain solide pour construire la civilisation de l’amour et de la vie, capable d’humaniser tous les hommes ?
Chers amis, soyez prudents et sages, bâtissez votre vie sur le fondement solide qu’est le Christ. Cette sagesse et cette prudence guideront vos pas, rien ne vous fera trembler et la paix règnera dans votre cœur. Alors, vous serez heureux, contents, et votre joie se communiquera aux autres. Ils se demanderont quel est le secret de votre vie et ils découvriront que le roc qui soutient tout l’édifice et sur lequel s’appuie toute votre existence est la personne même du Christ, votre ami, frère et Seigneur, le fils de Dieu fait homme, qui donne consistance à tout l’univers. Il est mort pour nous et il est ressuscité pour que nous ayons la vie et, à présent, depuis le trône du Père, il demeure vivant et proche de tous les hommes, veillant continuellement avec amour sur chacun de nous.

Confiant les fruits de ces Journées Mondiales de la Jeunesse à la Vierge Marie, qui a su dire « oui » à la volonté de Dieu et qui nous enseigne, comme personne d’autre, la fidélité à son divin Fils, qu’elle a suivi jusqu’à sa mort sur la croix. Nous méditerons tout cela plus profondément aux diverses stations de la Via Crucis. Prions pour que, comme pour elle, notre « oui » d’aujourd’hui au Christ soit aussi un « oui » inconditionnel à son amitié, à la fin de cette Journée et durant toute notre vie. Merci beaucoup.”

Madrid est la capitale des jeunes du monde entier

Le Pape a été accueilli par des jeunes de cinq continents à la place Cibeles.

Benoît XVI s’est adressé aux jeunes en ce premier soir de rencontre pour les Journées mondiales de la jeunesse de Madrid:

“Chers jeunes amis,

C’est une immense joie pour moi de vous rencontrer ici, dans le centre de cette belle ville de Madrid, dont les clés m’ont été aimablement remises par Monsieur le Maire. Aujourd’hui, elle est aussi la capitale des jeunes du monde entier vers laquelle toute l’Église a le regard tourné. Le Seigneur nous a réunis pour que nous vivions en ces jours l’expérience fraternelle des Journées Mondiales de la Jeunesse. Par votre présence et votre participation aux célébrations, le nom du Christ résonnera dans tous les recoins de cette ville renommée. Prions afin que son message d’espérance et d’amour ait aussi un écho dans le cœur de ceux qui ne croient pas ou qui se sont éloignés de l’Église. Merci beaucoup pour l’accueil chaleureux que vous m’avez réservé à mon entrée dans la ville, signe de votre amour et de votre attachement au Successeur de Pierre.
Je salue Monsieur le Cardinal Stanisław Ryłko, Président du Conseil Pontifical pour les Laïcs et ses collaborateurs dans ce Dicastère, en les remerciant tous pour le travail accompli. Je remercie également Monsieur le Cardinal Antonio María Rouco Varela, Archevêque de Madrid, pour ses aimables paroles et pour l’effort fourni par son archidiocèse, soutenu par les autres diocèses d’Espagne, pour préparer ces Journées Mondiales de la Jeunesse pour lesquelles ont travaillé aussi avec générosité beaucoup d’autres Églises particulières du monde entier. J’exprime ma gratitude envers les Autorités nationales, celles des Communautés autonomes et les Autorités locales pour leur aimable présence et pour leur généreuse collaboration au bon déroulement de cette grande rencontre. Merci à mes frères dans l’Épiscopat, aux prêtres, aux séminaristes, aux personnes consacrées et aux fidèles ici présents qui ont accompagné les jeunes pour vivre ces journées intenses de marche à la rencontre du Christ. Je vous salue tous cordialement dans le Seigneur et je vous redis que c’est une grande joie d’être ici avec vous tous. Que le feu de l’amour du Christ ne s’éteigne jamais dans vos cœurs !

 

Aux francophones voilà ce que le Pape a dit:

« Chers jeunes francophones, vous avez répondu nombreux à l’appel du Seigneur à venir le rencontrer à Madrid. Je vous en félicite ! Bienvenue aux Journées Mondiales de la Jeunesse ! Vous portez en vous des questions et vous cherchez des réponses. Il est bon de chercher toujours. Recherchez surtout la Vérité qui n’est pas une idée, une idéologie ou un slogan, mais une Personne, le Christ, Dieu Lui-même venu parmi les hommes ! Vous avez raison de vouloir enraciner votre foi en Lui, de vouloir fonder votre vie dans le Christ. Il vous aime depuis toujours et vous connaît mieux que quiconque. Puissent ces journées riches de prière, d’enseignement et de rencontres vous aider à le découvrir encore pour mieux l’aimer. Que le Christ vous accompagne durant ce temps fort où, tous ensemble, nous allons le célébrer et le prier !”

 

Benoît XVI foule le sol d’Espagne.

Voici son discours prononcé à l’aéroport de Barajas à son arrivée pour les 26es Journées mondiales de la jeunesse: 

“Majestés,
Monsieur le Cardinal Archevêque de Madrid,
Messieurs les Cardinaux,
Chers frères dans l’Épiscopat et dans le Sacerdoce,
Autorités nationales, des communautés autonomes et locales,
Cher peuple de Madrid et de l’Espagne toute entière

Merci, Majesté, pour votre présence ici avec la Reine, et pour les paroles si déférentes et affables que vous m’avez adressées en me souhaitant la bienvenue. Ces paroles me font revivre les inoubliables marques de sympathie reçues lors de mes visites apostoliques antérieures en Espagne, et plus particulièrement celles de mon récent voyage à Saint Jacques de Compostelle et à Barcelone. Je salue très cordialement ceux qui se trouvent présents à Barajas, et ceux qui suivent cet événement par la radio et la télévision. Je mentionne également avec grande reconnaissance tous ceux qui, instances ecclésiales et civiles, ont contribué par leurs efforts et leur travail, avec grand engagement et dévouement, pour que ces Journées Mondiales de la Jeunesse, de Madrid, puissent bien se dérouler et porter des fruits abondants.

Je désire aussi remercier de tout cœur pour l’hospitalité offerte par tant de familles, de paroisses, de collèges et d’autres institutions qui ont accueilli les jeunes venus du monde entier, d’abord dans différentes régions et villes d’Espagne, et maintenant dans cette grande ville de Madrid, cosmopolite et aux portes grandes ouvertes.
Je viens ici pour rencontrer des milliers de jeunes du monde entier, intéressés par le Christ ou en recherche de la vérité qui donne un sens authentique à leur existence. Je viens comme Successeur de Pierre pour les confirmer tous dans leur foi, en vivant quelques jours d’intense activité pastorale pour annoncer que Jésus-Christ est le Chemin, la Vérité et la Vie. Pour pousser à l’engagement de construire le Règne de Dieu dans le monde, et entre nous. Pour exhorter les jeunes à rencontrer personnellement le Christ-Ami et ainsi, enracinés dans sa Personne, se convertir en disciples fidèles et en témoins courageux.
Pour quoi et par quoi cette multitude de jeunes est-elle venue à Madrid ? Bien que la réponse devrait être donnée par eux, on peut bien penser qu’ils désirent écouter la Parole de Dieu, comme l’a proposé la devise de ces Journées Mondiales de la Jeunesse, de manière qu’enracinés dans le Christ et construits sur Lui, ils manifestent la fermeté de leur foi.

Beaucoup d’entre eux ont écouté la voix de Dieu, parfois uniquement comme un léger murmure, qui les a poussés à le chercher avec plus de diligence, et à partager avec les autres l’expérience de la force qu’ils tiennent dans leur vie. Cette découverte du Dieu vivant anime les jeunes et ouvre leurs yeux aux défis du monde où ils vivent, avec leurs possibilités et leurs limites. Ils voient la superficialité, la consommation et l’hédonisme régnants, tant de banalité au moment de vivre la sexualité, tant de manques de solidarité, tant de corruption. Et ils savent que sans Dieu il serait difficile d’affronter ces défis et d’être vraiment heureux, tournant vers lui leur enthousiasme pour l’obtention d’une vie authentique. Toutefois, avec Lui à leurs côtés, ils obtiendront la lumière pour marcher et des raisons pour espérer, ne se décourageant pas devant ces hauts idéaux qui motiveront leur engagement généreux pour construire une société où la dignité humaine et une vraie fraternité se respectent. Ici, durant ces Journées, ils ont une occasion privilégiée pour mettre en commun leurs aspirations, échanger entre eux les richesses de leurs cultures et de leurs expériences, s’encourager mutuellement dans leur cheminement de foi et de vie, où certains se croient isolés ou ignorés par leur entourage quotidien. Mais non, ils ne sont pas seuls ! Beaucoup de leurs contemporains partagent leurs projets et, se confiant entièrement au Christ, ils savent qu’ils ont vraiment un avenir devant eux et ils ne craignent pas les engagements décisifs qui demandent toute la vie. Pour cela, les écouter, prier ensemble et célébrer l’Eucharistie avec eux me causent une immense joie. Les Journées Mondiales de la Jeunesse nous apporte un message d’espérance, comme une brise d’air pur et juvénile, avec des parfums nouveaux qui nous remplissent de confiance pour le demain de l’Église et du monde.

Certes, les difficultés ne manquent pas. Des tensions et des confrontations existent en tant d’endroits du monde, avec même du sang qui coule. La justice et la haute valeur de la personne humaine se plient facilement à des intérêts égoïstes, matériels et idéologiques. L’environnement et la nature que Dieu a créés avec tant d’amour ne sont pas respectés comme il se doit. De plus, beaucoup de jeunes regardent avec préoccupation leur avenir face à la difficulté de trouver un emploi digne ou bien pour l’avoir perdu ou encore parce que celui qu’ils ont est précaire et n’est pas assuré. Il y en a d’autres qui ont besoin d’aide pour ne pas tomber dans les filets de la drogue, d’une aide efficace si par malheur ils y sont déjà tombés. À cause de leur foi dans le Christ, beaucoup souffrent en eux-mêmes la discrimination, qui conduit à la dépréciation et à la persécution ouverte ou larvée qui afflige des régions déterminées de certains pays. Ils sont aussi sollicités pour s’éloigner de Lui, en les privant des signes de sa présence dans la vie publique, et en réduisant au silence son Nom même. Pourtant aujourd’hui, je redis aux jeunes, avec toute la force de mon cœur, que rien ni personne ne vous prive de la paix ! N’ayez pas honte du Seigneur ! Il n’a rien objecté à se faire l’un de nous et à faire l’expérience de nos angoisses pour nous élever vers Dieu, et faisant ainsi il nous a sauvés.
Dans ce contexte, il est urgent d’aider les jeunes disciples de Jésus à demeurer fermes dans la foi et à assumer la belle aventure de l’annoncer et d’en témoigner ouvertement par leurs propres vies. Un témoignage courageux et plein d’amour au frère humain, à la fois décidé et prudent, sans cacher sa propre identité chrétienne, dans un climat de respectueuse connivence avec d’autres options légitimes et en même temps avec l’exigence du respect dû aux propres convictions.
Majesté, en vous remerciant de nouveau pour l’accueil déférent que vous m’avez réservé, je désire exprimer mon appréciation et ma proximité à tous les peuples d’Espagne, tout comme mon admiration pour un pays si riche en histoire et en culture, pour la vitalité de sa foi qui a fructifié en de nombreux saints et saintes de toutes les époques, en de nombreux hommes et femmes qui, laissant leur terre, ont apporté l’Évangile aux limites du monde, et en des personnes droites, solidaires et bonnes de votre pays. C’est là un grand trésor dont il convient certainement de prendre soin par une attitude constructive pour le bien commun d’aujourd’hui et pour offrir un horizon lumineux à l’avenir des nouvelles générations. Même s’il existe actuellement des motifs de préoccupations, plus grand est l’élan des Espagnols, avec l’ardeur qui les caractérise, pour les dépasser, et ce qui y contribue le plus ce sont leurs racines chrétiennes profondes, très fécondes au cours des siècles.

A partir d’ici, je salue très cordialement tous les amis espagnols et madrilènes, et tous ceux qui sont venus d’autres terres. Durant ces jours je vous serai proche, ayant très présent à l’esprit tous les jeunes du monde, en particulier ceux qui passent par toutes sortes d’épreuves. Confiant cette rencontre à la très sainte Vierge Marie, et à l’intercession des saints protecteurs de ces Journées, je demande à Dieu qu’il bénisse et protège toujours les fils et les filles d’Espagne. Merci beaucoup.”

Les JMJ, laboratoire de l’Eglise

A la veille des JMJ,  nous publions cet article du quotidien La Croix ; le père Thomas Rosica parle de l’importance du Chemin de Croix

« Les JMJ, laboratoire de l’Eglise

Du 16 au 21 août, un million et demi de jeunes sont attendus à Madrid, en Espagne, pour les 26es Journées mondiales de la jeunesse.

Dans un paysage catholique morose, marqué par la baisse de la pratique et des vocations, le succès de ce rassemblement autour du pape surprend.

Pour certains observateurs, le moment fut magique. Pour d’autres, incongru : en août 2008, sur l’immense pelouse aménagée dans la banlieue de Sydney, des centaines de milliers de jeunes se tiennent en silence.

Sur les écrans géants, disséminés un peu partout, une image fixe : le Saint Sacrement. Et devant, un homme âgé, Benoît XVI, recueilli. À l’écran, aucun autre mouvement. Pourtant, les jeunes se taisent, prient, ou regardent.

Mêler tradition et modernité

Cette scène s’était déjà produite trois ans plus tôt, à Cologne. Elle se répétera sans aucun doute à la fin de la veillée, samedi prochain, à Madrid. À elle seule, elle résume les JMJ, en même temps qu’elle livre l’une des clés de leur succès : ce curieux mélange de tradition (adoration du Saint Sacrement) et de modernité (un immense sit-in).

En somme, une forme de « religion postmoderne », pour reprendre l’expression de Michaela Pfadenhauer, professeur de sociologie au Karlsruhe Institute of Technology, qui a dirigé une étude sur les JMJ de Cologne (2005).

« Ce qui a contribué au succès, c’est la combinaison passionnante entre la capacité d’unir le traditionnel, liturgique, ecclésial, avec le moderne, la culture de l’événement. »

« Méga-événement »

De fait, tous les ingrédients du « méga événement » sont là : les JMJ donnent lieu à une scénographie marquée par un grand professionnalisme, avec un sens certain du marketing.

« Pour les autres rassemblements catholiques, ce sont les participants qui organisent. Là, on invite des professionnels, de grandes agences de communication », note encore la sociologue allemande.

En témoigne le chemin de croix, un des temps forts des JMJ. À Toronto, en 2002, il s’est dressé grâce à un système d’écrans géants sur les gratte-ciel de la ville, dans les rues, faisant appel par des images, parfois à la limite du supportable, à l’émotion et l’univers des jeunes générations.

Pourtant, « ce chemin de croix est resté dans toutes les mémoires », comme le rappelle le P. Thomas Rosica, qui fut directeur national des JMJ canadiennes : « Il est parvenu à créer une vraie émotion dans une ville très froide comme Toronto. » [Read more…]

JMJ: 6000 jeunes canadiens à Madrid

La conférence des évêques catholiques du Canada vient de publier un communiqué de presse concernant les 6000 canadiens allant à la Journée Mondiale de la Jeunesse en Espagne.

6000 jeunes canadiens se rendront à Madrid pour la Journée Mondiale de la Jeunesse

24 évêques y participeront. 5 d’entre eux assureront des catéchèses

Le 16 août un temps de prière et d’échange rassemblera la délégation canadienne.

Télévision Sel + Lumière couvrira cet événement.

Voici le communiqué dans son intégralité :

«Affermis dans la foi!

Six mille jeunes Canadiens à la Journée mondiale de la jeunesse 2011 à Madrid

Plus de 500 000 jeunes pèlerins de partout à travers le monde, dont 6 000 du Canada, sont attendus à Madrid, en Espagne, afin de participer à la XXVIe Journée mondiale de la jeunesse (JMJ). Après Sydney en 2008 et à l’invitation du pape Benoît XVI, la jeunesse du monde entier descendra dans la capitale espagnole de Madrid, du 16 au 21 août 2011, pour vivre cette rencontre internationale qui sera sur le thème « Enracinés et fondés dans le Christ, affermis dans la foi ». Parmi les autres délégations importantes qui seront à la JMJ en Espagne, il y aura l’Italie avec 90 000, l’Espagne avec 83 000, la France avec 50 000, les États-Unis avec 30 000, l’Allemagne avec 16 000 et l’Australie avec 4 300 jeunes pèlerins.

Du côté de la délégation canadienne, il y aura, notamment, plus de 470 jeunes de l’archidiocèse d’Edmonton, 510 de l’archidiocèse de Vancouver, et plus de 1 000 jeunes provenant de différents diocèses du Québec qui voyageront avec le service de la pastorale jeunesse de l’archidiocèse de Montréal. Près de 100 prêtres et de 30 séminaristes seront également du nombre de la délégation canadienne en Espagne.

Du 11 au 15 août, 61 diocèses espagnols accueilleront des milliers de jeunes pèlerins, dont 2 500 de nos 6 000 jeunes pèlerins canadiens, leur donnant ainsi l’occasion de participer à diverses activités. Le programme des journées variera d’un diocèse à l’autre, mais intègrera toujours des activités culturelles, des visites touristiques, des moments de fêtes, et surtout la prière et des célébrations.

Le matin du 16 août, pour la première fois dans l’histoire de la participation du Canada à la JMJ, les pèlerins canadiens auront l’occasion de vivre un rassemblement national, au Pavillon Palacio de Deportes, qui comprendra une prière spéciale du matin, de la musique et des témoignages de jeunes Canadiens. Mgr Terrence Prendergast, S.J., archevêque d’Ottawa, présidera la célébration et Mgr Richard Smith, à titre de vice-président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), prononcera le mot de bienvenue au nom de la CECC. L’ambassadeur canadien en Espagne, M. Graham Shantz, de même que le Consul général de l’Espagne au Canada, M. Francisco Pascual de la Parte, participeront également au rassemblement. [Read more…]

Messe de la fête de sainte Anne retransmise du sanctuaire Ste Anne de Beaupré

Ce soir, à 20h 30, retransmission de la messe de la fête de Sainte Anne, au sanctuaire Ste Anne de Beaupré,  présidée par Mgr Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec.

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