Saint Louis : un roi au service de sa foi !

Représentation en vitrail de saint Louis, couronné, tenant une épée et vêtu de vêtements ornés.

Vitrail de Saint Louis. Photo de Joan sutter sur Cathopic.

Un roi, une foi, une histoire

Au cœur de Paris se trouve un monument qui témoigne à la fois de l’histoire de France et de la foi chrétienne : la Sainte-Chapelle. Construite au XIIIe siècle à la demande du roi Louis IX, que l’Église catholique reconnaîtra plus tard comme Saint Louis ; elle devait notamment abriter les précieuses reliques de la Passion du Christ. En découvrant son histoire, on découvre aussi celle d’un roi dont le règne a profondément marqué la France médiévale.

 

Saint Louis, le roi chrétien 

Saint Louis, de son vrai nom Louis IX, est l’une des grandes figures de l’histoire de France et du Moyen Âge. Né le 25 avril 1214 à Poissy, il devient roi en 1226, à seulement douze ans, à la mort de son père Louis VIII. Trop jeune pour gouverner seul, il est placé sous la régence de sa mère, Blanche de Castille, qui lui donne une éducation profondément chrétienne. Louis IX règnera ensuite pendant plus de quarante ans, jusqu’à sa mort le 25 août 1270, près de Tunis au nord de l’Afrique.

Son règne est marqué à la fois par la volonté de renforcer le royaume de France et par son profond attachement à la foi chrétienne. Saint Louis est notamment connu comme un roi soucieux de justice, de paix et de l’organisation de son royaume. Il entreprend également d’importants projets religieux et architecturaux. Parmi les réalisations qui témoignent encore aujourd’hui de son époque, la Sainte-Chapelle de Paris qui occupe une place exceptionnelle.

 

La Sainte-Chapelle, un écrin pour les reliques 

C’est justement la Sainte-Chapelle que j’ai eu la chance de visiter à Paris et qui m’a particulièrement marquée. Construite au XIIIe siècle à la demande de saint Louis, cette magnifique chapelle gothique avait pour vocation d’abriter les reliques de la Passion du Christ. Ses immenses vitraux et son architecture donnent l’impression d’entrer dans un lieu entièrement consacré à la lumière.

Vue intérieure du fond de la chapelle haute de la Sainte-Chapelle à Paris, avec une grande rosace gothique au-dessus d’arcades richement décorées, de scènes peintes, de sculptures dorées et de hautes verrières.

Fond de la nef de l’Église Sainte-Chapelle, crédit photo par Aline Haddad. Tous droits réservés à Sel + Lumière Média.

 

Des vitraux qui racontent la Bible 

Parlant de la Sainte-Chapelle, je ne peux pas passer à côté de l’importance de ses magnifiques vitraux qui m’ont éblouis lors de ma visite de cette magnifique église. Ils constituent l’un des trésors les plus impressionnants de la chapelle et ne sont pas là uniquement pour embellir l’édifice, ils racontent une véritable histoire biblique. Sur ces immenses verrières, les scènes représentées permettent de parcourir de nombreux épisodes de l’Ancien Testament et de la vie du Christ dans les Évangiles. Pour les visiteurs du Moyen Âge, qui n’avaient pas nécessairement accès aux livres, ces images servaient aussi à transmettre et à rendre visibles les récits de la Bible. La lumière qui traverse les vitraux donne ainsi une dimension particulière à ces récits : en levant les yeux, on a presque l’impression que la Bible prend vie autour de soi. C’est ce dialogue entre l’architecture, la lumière et les récits bibliques qui rend la visite de la Sainte-Chapelle si marquante. 

 

La Couronne d’épines et l’histoire des reliques 

Saint Louis avait acquis la Couronne d’épines en 1238-1239, ainsi que d’autres reliques. Il souhaitait leur offrir un écrin digne de leur importance. La Couronne d’épines a ainsi été conservée pendant des siècles dans la Sainte-Chapelle. L’histoire de cette relique est intimement liée à celle de saint Louis et à l’histoire religieuse de Paris. Pendant la Révolution française, les reliques furent déplacées et conservées en différents lieux. Après le Concordat de 1801, la Couronne d’épines fut remise à l’archevêque de Paris et ajoutée au trésor de Notre-Dame, le 10 août 1806. Elle se trouve donc aujourd’hui associée à la cathédrale Notre-Dame de Paris, après avoir été pendant plusieurs siècles au cœur de la Sainte-Chapelle. 

De plus, vous pouvez lire mon article sur ce lien : la vénération de la Couronne d’épines à Notre-Dame de Paris.

 

Saint Louis, un roi devenu saint 

Mais saint Louis n’est pas seulement resté dans l’histoire comme un roi bâtisseur ou comme le souverain qui fit construire la Sainte-Chapelle. Sa vie profondément religieuse lui a valu une réputation de sainteté, et il fut canonisé par le pape Boniface VIII en 1297, vingt-sept ans après sa mort. Louis IX est l’unique roi de France à avoir été canonisé. En visitant la Sainte-Chapelle, on peut donc mieux comprendre le lien particulier entre son règne, sa foi et le patrimoine religieux de Paris. 

 

Pour aller plus loin 

Pour en apprendre davantage sur la vie de saint Louis et son règne, je vous invite à consulter la page consacrée à Louis IX sur Wikipédia ainsi que l’histoire officielle de la Sainte-Chapelle dont je me suis ressourcée pour écrire cet article.

Une relique de sainte Bernadette bientôt dans des paroisses torontoises

Photo de Cathopic.

Au cours du mois d’août, une relique de première classe de sainte Bernadette Soubirous effectuera une tournée dans l’archidiocèse de Toronto, avec de brèves haltes dans plusieurs paroisses :

Nous vous invitons à consulter le site Internet de chaque paroisse pour en savoir plus sur les horaires des messes, de l’adoration et de la vénération.

Cette visite offre aux fidèles de la région du Grand Toronto l’occasion rare de vénérer la relique de sainte Bernadette dans une paroisse proche, de méditer sur son histoire et de solliciter son intercession. Tout le monde est invité à faire ce pèlerinage avec ses amis et sa famille, et à puiser l’inspiration auprès de cette sainte exceptionnelle.

Qui était sainte Bernadette ?

Bernadette était une jeune fille humble et pieuse originaire de Lourdes, une petite ville marchande située au pied des Pyrénées. Le 11 février 1858, la Vierge Marie apparut pour la première fois à Bernadette, alors âgée de 14 ans, dans une grotte voisine à Lourdes. Notre-Dame apparut à peu près 18 fois à Bernadette, lui transmettant des messages lui demandant de prier pour la conversion des pécheurs et de dire aux prêtres de construire une chapelle. Lorsque les gens eurent connaissance de ces apparitions, ils se mirent à rendre visite à Bernadette pour lui poser des questions à ce sujet et solliciter ses prières. Bernadette répondait patiemment à chaque question.

Photo de Istock.

 

En 1866, après un retard de deux ans dû à une santé fragile, Bernadette entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers, dans le sud de la France. Dès lors, elle refusa de parler à nouveau de Lourdes, se comparant à un balai : « La Vierge m’a utilisée comme un balai pour balayer la poussière. Une fois le travail terminé, on remet le balai derrière la porte. »

Quatre mois après son entrée au couvent, elle tomba malade et obtint l’autorisation de prononcer ses premiers vœux plus tôt que ne le permettait habituellement le règlement. Même si elle se rétablit, son asthme et d’autres maux la tourmentent jusqu’à la fin de sa vie. Elle mourut le 16 avril 1879, à l’âge de 35 ans. Elle fut canonisée en 1933 ; sa fête est célébrée ainsi le jour de sa mort, le 16 avril. Elle est la sainte patronne des pauvres, des malades, des bergers, de ceux qui sont raillés pour leur piété, ainsi que de la ville de Lourdes, en France.

Aujourd’hui, Lourdes est un lieu de pèlerinage très fréquenté et important qui attire chaque année des millions de pèlerins. Les gens s’y rendent pour prier et recevoir d’innombrables grâces, notamment le pouvoir de guérison de Lourdes.

Nous vous invitons à prier le chapelet de Lourdes avec nous tous les jours à 15h30 HE / 12h30 HP sur Sel + Lumière TV.

Qu’est-ce qu’une relique ?

Une relique est un objet lié à un saint ou une sainte. Comme la relique de sainte Bernadette, elle est souvent exposée aux fidèles afin qu’ils puissent vénérer la sainte, solliciter son intercession et méditer sur sa vie et son témoignage. Il existe trois catégories de reliques :

  1. Les reliques de première classe sont les restes physiques d’un.e  saint.e (tels que du sang, un crâne, un bras ou des cheveux). Les restes les plus petits sont généralement conservés dans un petit reliquaire placé dans (ou sous) un autel.
  2. Les reliques de deuxième classe sont des vêtements ou des objets que le saint ou la sainte a utilisés de son vivant.
  3. Les reliques de troisième classe sont des objets qui ont été en contact avec une relique de première classe.
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