“Faisons attention les uns aux autres pour nous stimuler dans la charité et les œuvres bonnes.”
C’est le message de Benoît XVI pour ce Carême 2012, verset tiré de la lettre aux Hebreux.
Temps marqué par la prière, le jeune, le partage dans l’attente de la joie pascale. En commentant ce verset biblique, le Pape nous invite à réfléchir sur l’attention à porter à ses frères et sœurs comme responsabilité fraternelle. “Dans notre monde imprégné d’individualisme, il est nécessaire d’avoir un regard de compassion et de redécouvrir l’importance de la correction fraternelle, pour marcher ensemble vers la sainteté….. Face à un monde qui exige des chrétiens un témoignage renouvelé d’amour et de fidélité au Seigneur, tous sentent l’urgence de tout faire pour rivaliser dans la charité, dans le service et dans les œuvres bonnes.Ce rappel est particulièrement fort durant le saint temps de préparation à Pâques.”
Voici le message dans son intégralité.

Le récit du Fils prodigue dans l’évangile de ce dimanche est l’un de ces joyaux rares qui captive chaque auditeur, cette parabole symbolise les talents de Luc en tant que conteur, son habileté à peindre une scène avec tant d’éclat et de sensibilité dans les relations humaines que cela peut rejoindre l’expérience de chacun. La plupart d’entre nous avons joué chacun de ces rôles, à différents moments de nos vies: celui de parent aimant, apparemment trop indulgent, celui de jeune homme qui a fait ses expériences pour grandir, faible en immoralité et en orgueil, désespérément en manque de miséricorde; celui de fils aîné responsable et au dessus de tout reproche, qui est frustré par la générosité et la clémence en réponse à la faiblesse et aux péchés des autres. Il y a un peu de ces traits de tempérament en chacun de nous, l’unique et merveilleuse parabole de Fils prodigue visait les contemporains de Jésus, des bonnes gens, qui n’appréciaient guère son attitude fraternelle envers les collecteurs d’impôts et les gens de mauvaise réputation.
Alors que le cardinal Turcotte comparait la canonisation de l’humble frère à une médaille d’or, j’ose pousser le parallèle un peu plus loin: la canonisation du deuxième saint canadien et de cinq autres personnes et les Jeux olympiques avec des athlètes s’étant illustrés en recevant quatorze médailles d’or.