Témoignage sur la route des grands sanctuaires d’Europe : Notre-Dame de Lourdes et Saint Jacques de Compostelle

Témoignage sur la route des grands sanctuaires d’Europe : Notre-Dame de Lourdes et Saint Jacques de Compostelle

La statue des pèlerins sur le Monte do Gozo (Mont de la Joie) près de Saint-Jacques-de-Compostelle. Crédit photo : Aline Haddad.

Lourdes – Une expérience de foi partagée

Après quelques jours passés au Château de Scalibert auprès de ma famille — ce lieu cher à mon cœur où j’avais pris le temps de me préparer intérieurement —, j’ai pris le train dernièrement à Toulouse pour rejoindre le groupe de pèlerins à Lourdes, le dimanche 12 octobre.

Ce pèlerinage, organisé par Spiritours en collaboration avec Sel + Lumière Média, rassemblait un groupe d’environ 40 personnes : des hommes et des femmes de tous âges, des couples, des sœurs, des ami.es, mais aussi plusieurs personnes venues seules, chacune avec sa propre histoire, ses intentions, ses espérances.

Nous étions accompagnés par le Père Jean-Luc Blanchette, notre accompagnateur spirituel, et par Mireille Pelchat de Spiritours, toujours attentive et bienveillante.
Sur place, nous avons aussi eu la joie d’être guidé.es par Ana, notre guide, et Claudio, notre chauffeur — tous deux originaires du Portugal et parfaitement trilingues (français, espagnol et portugais). Et qui avec leur gentillesse, leur humour et leur professionnalisme ont grandement contribué à la belle harmonie du groupe.

Même si je participais à ce pèlerinage à titre personnel, j’étais accompagnée de Mireille, une collègue de Sel + Lumière Média, avec qui j’ai partagé de précieux moments de réflexion, d’écoute et de gratitude tout au long du voyage.

 

Le sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes. Crédit photo : Aline Haddad.

 

Retrouver Lourdes… autrement

J’ai commencé officiellement mon pèlerinage au sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes. C’était ma sixième visite à Lourdes, ce lieu qui m’est si familier et pourtant toujours nouveau.
J’ai déjà consacré un article complet à ce sanctuaire marial qui me touche profondément :
👉 Lisez Mon article précédent sur Lourdes.

Mais cette fois-ci, quelque chose a changé.
Je n’étais plus seulement une visiteuse ou une habituée des lieux — j’étais une pèlerine parmi d’autres, marchant aux côtés d’un groupe uni par la foi et par la prière.

Pour la première fois, j’ai eu la grâce de participer à la procession aux flambeaux, qui se déroule chaque soir à la tombée du jour.
C’est un moment d’une intensité spirituelle difficile à décrire : des milliers de personnes rassemblées, chandelles à la main, priant le chapelet chacune et chacun en sa propre langue.

Quand les voix s’élèvent ensemble — Ave, Ave, Ave Maria —, le temps semble suspendu.
J’ai senti les larmes me monter aux yeux, émue par la beauté de cette prière universelle où chaque langue devient un écho du même amour pour Marie.
Dans la foule, je me suis sentie à la fois petite et immensément reliée : une goutte dans un océan de foi.

Lourdes, un lieu toujours vivant

À Lourdes, chaque visite est différente.

Ce qui est aussi la première expérience à Lourdes est de passer plusieurs jours sur le site. J’ai expérimenté les lieux d’une autre façon. J’ai pris le temps de méditer, de faire le vide et de prier. 

Cette fois encore, j’ai été frappée par la simplicité des gestes : remplir sa bouteille d’eau à la source, déposer une bougie, marcher en silence vers la Grotte, faire le signe de croix lentement, sans hâte. Rien n’est spectaculaire, et pourtant tout parle : la lumière, les chants, les visages.

C’est là, dans ce mélange d’humilité et de grandeur, que Lourdes continue de me transformer.
Et même si j’y suis déjà venue plusieurs fois, cette sixième visite a ouvert un espace intérieur nouveau : celui de la communion.
Non pas seulement entre moi et Dieu, mais entre tous ces pèlerins venus du monde entier, porteurs de leurs blessures, de leurs joies, de leurs prières.

La visite de Lourdes s’est clôturée par une petite excursion vers la croix du Pic du Jer à 1000 mètres d’altitude, et nous a permis d’observer Lourdes avec un paysage panoramique extraordinaire.

Messe en plein air à Ribadeo au bord de la Playa de las Catedrales. Crédit photo : Aline Haddad

 

De la France vers l’Espagne

Le carnet du pèlerin, préparé par le prêtre Blanchette, nous a accompagnés tout le long du voyage. Entre prière, programme du jour et les réflexions du pèlerin, cet outil était un guide pour moi. La vérité est que pour la première fois, lors d’un voyage, je prends le temps d’écrire mes pensées et mes sentiments, de peur de ne pas les transmettre avec authenticité après le pèlerinage. On a vécu tellement d’émotions que j’ai prié à tous ceux et celles que j’aime de vivre au moins une fois dans leur vie une expérience pareille.

En route vers l’Espagne et précisément en direction de Compostelle, on a prié le chapelet et récité les prières des pèlerins qui faisaient partie de ce grand pèlerinage.

Un petit arrêt à Saint-Sébastien et contemplation de la baie de la Concha, une découverte parmi les autres, avant d’arriver à Santander pour passer la nuit. Faire la route entre les sanctuaires faisait partie des expériences vécues : entre arrêt, visite rapide d’une ville en chemin ou juste pause café dans les airs de repos qui se trouvent souvent sur les autoroutes européennes. 

Mon rêve de faire le pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle va bientôt se réaliser. Mais ce jour-là, en chemin vers notre destination, le père Jean-Luc nous fait une grande surprise qui est la messe en plein air à Ribadeo au bord de l’océan où se trouve les rochers en forme de cathédrale (Playa de las Catedrales). Une expérience exceptionnelle, pleine d’émotions et de prières.

Sanctuaire de Saint-Jacques de Compostelle. Crédit photo : Aline Haddad

Quoique je voulais faire le vrai chemin de Compostelle (marche à pieds d’un chemin complet), ce qui n’était pas une option dans ce pèlerinage ; mais faire 5 km à pied de la colline de Montjoie à Saint Jacques nous donne une version courte de ce que vit un pèlerin durant sa marche. Et je ne veux surtout pas manquer ça ! Quelle belle joie de suivre les coquilles qui guident les pèlerins sur les chemins qui se rendent à Saint-Jacques. Arrivée devant la cathédrale : je ne pouvais pas retenir mes larmes. Un autre moment fort qui a suivi la messe en espagnol où pèlerins du monde entier étaient rassemblés à la cathédrale ; c’est l’animation de l’encensoir le plus grand au monde : le Botafumeiro, qui ne fonctionne pas à tous les jours et pour notre bénédiction ce jour-là, il a été mis en action.

Après la visite du tombeau de saint Jacques, l’Apôtre, où ses reliques sont déposées, la vénération de sa statue ainsi que le musée où se trouve la seule statue au monde de la Sainte Vierge enceinte, nous avons eu un temps libre pour manger et acheter nos souvenirs. Simple n’est ce pas ? Mais là aussi j’ai vécu quelque chose de touchant. En attendant pour payer mon sous-verre que j’achetais comme souvenir, une pèlerine que je ne connais pas a insisté pour me l’offrir, ce qui m’a vraiment émue, car cet esprit on le voit sur tous les visages des pèlerins. Une joie indescriptible m’envahissait: donner et recevoir avec foi.

Je ne cache pas mon désir d’y retourner un jour avec ma fille à Saint-Jacques de Compostelle en empruntant un des chemins à pied.

Restez à l’affût pour le reste du pèlerinage à Notre Dame de Fatima dans un prochain article.

Cette année encore Spiritours avec Sel et Lumière Média vous propose un pèlerinage en Grèce, riche en découvertes, en spiritualité et en histoire. Je vous conseille de visiter et de réserver tôt car les places s’envolent comme du pain chaud.

Ce pèlerinage, organisé par Spiritours en collaboration avec Sel + Lumière Média, rassemblait un groupe d’environ 40 personnes : des hommes et des femmes de tous âges, des couples, des sœurs, des ami.es, mais aussi plusieurs personnes venues seules, chacune avec sa propre histoire, ses intentions, ses espérances. Secured By miniOrange