Paroles faites chair : Réflexions bibliques pour l’Année B

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Paroles faites chair, réflexions bibliques pour l’Année B. Volume II

Ce livre est le recueil de toutes les réflexions bibliques du Père Thomas Rosica, notre directeur et éminent spécialiste des Ecritures Saintes. Des lecteurs de partout à travers le monde ont répondu à son message positif de la foi catholique.

Cette publication est une excellente ressource pour les évêques, les prêtres et les diacres qui préparent des homélies.
Mais plus important encore, elle nourrira la foi de tous ceux qui participent à la messe, à l’église ou de la maison.
Une bonne ressource pour ceux et celles qui apportent la communion aux malades, ce livre explique la signification des lectures en utilisant souvent les écrits du pape et des saints. Un cadeau idéal !

Paroles faites chair : Réflexions bibliques pour l’Année B sera mis en vente en début d’année 2012 par le service des publications de la Conférence des évêques catholiques du Canada CECC: http://www.cccbpublications.ca/site/index.php?option=com_virtuemart&page=shop.product_details&flypage=&category_id=16&product_id=1772&Itemid=76&lang=eng

Décès du cardinal John Foley

Le cardinal John Foley, ancien maître de l’Ordre du Saint-Sépulcre, est décédé dimanche 11 décembre à l’âge de 76 ans.  Il fut président du conseil pontifical pour les communications sociales pendant 23 ans. Sel et Lumière diffuse en direct les funérailles du cardinal Foley vendredi 16 décembre à partir de 14h00.

 

 

 

 

Photo courtoisie de CNS

Prix “Lover of Life” – “Amoureuse de la Vie”

Sel et Lumière a inauguré un prix annuel «Lover of Life»,  «Amoureux de la vie», prix décerné à une personne jouant un rôle important pour protéger et promouvoir la dignité et le caractère sacré de la vie humaine au Canada.

Ce prix a été remis hier soir à Mme Joanne Verduci, fondatrice et directrice du centre St. Gianna Beretta Molla à Brampton, en présence de Mgr Thomas Collins, archevêque de Toronto. Ce centre accueille des jeunes femmes enceintes en difficulté leur offrant ainsi qu’à leurs familles des services fondés sur les valeurs de charité vécues par sainte Gianna Beretta Molla.

Le nom de ce prix fait référence au cardinal Carlo Maria Martini, ancien archevêque de Milan, qui a décrit Gianna Molla comme « femme, docteur et amoureuse de la vie. »
Sainte Gianna Beretta Molla a été canonisée par le bienheureux Jean Paul II le 16 mai 2004.

Mme Joanne Verduci, son époux et toute leur famille manifestent les valeurs de l’Évangile de la Vie.

Félicitations à Joanne Verduci !

L’Avent: un temps d’espérance

 

Le temps de l’Avent oriente le regard vers l’avenir en anticipation de l’arrivée de Noël. La liturgie en particulier nous oriente vers l’avenir, par les lectures du livre d’Isaïe, ce qui a pour effet d’augmenter en nous le désir de réaliser un avenir qui sera caractérisé par la paix et la justice.

Noël est l’occasion pour les chrétiens de célébrer dans le Christ, l’accomplissement de l’idéal de communion.

Il me semble qu’il faut toutefois savoir comment vivre l’attente qui caractérise l’Avent. Il est tellement facile de vivre une espérance sans engagement réel: on accueille l’arrivée de l’enfant Jésus seulement en chantant des hymnes et en participant à  la messe de Noël. Mais nous croyons que l’arrivée du Christ a déjà eu lieu. Alors, l’idéal de paix et de justice dont parlaient les prophètes doit déjà être réalisé.

Cela nous renvoie à un autre programme pour l’Avent, non pas un programme d’attente passive, mais celui d’un travail actif pour réaliser avec le Christ le monde de paix et de justice que le Seigneur a déjà commencé à accomplir à Bethléem.

L’Avent nous invite à exercer une attente active qui découle de l’espérance qui nous habite.

Photo courtoisie de CNS

Le dialogue interreligieux au quotidien

La dernière rencontre interreligieuse à Assise est l’occasion d’explorer les défis et les possibilités du dialogue avec les autres religions. Le père Bruno Demers, op, directeur-adjoint de l’Insitut de pastorale des Dominicains à Montréal, notre invité à Perspectives hebdo nous éclaire sur cette réalité.

 Samedi 3 décembre 19h30 HNE
 Lundi 5 décembre 19h05 HNE
 Mardi 6 décembre 12h05 HNE

Entrevue avec Mgr William Shomali, évêque auxiliaire de Jérusalem

Mgr William Shomali, évêque auxiliaire de Jérusalem, était en visite à Montréal.

Mgr Shomali a parlé de la situation actuelle des chrétiens qui reprennent espoir en rencontrant des pèlerins venant visiter les lieux saints.
Il donne un éclairage sur l’exode des chrétiens de Terre sainte et sur le futur des chrétiens de Terre Sainte.

Mgr Shomali a aussi commenté le communiqué des responsables des Églises chrétiennes de Jérusalem, à l’approche du vote sur la reconnaissance d’un État palestinien aux Nations Unies.

Election du nouveau président de la CECC

Au Centre Nav Canada l’on croise dans les couloirs des jeunes militaires qui viennent se former, des participants à une session de gestion et même des enfants! Au coeur de ce grand complexe se trouve un atrium que l’on longe pour aller prendre nos repas, cela fait penser à un cloitre… ; à l’espace des ordinateurs, il y a des petits recoins où l’un ou l’autre travaille sur son ordinateur car la connection ne passe pas dans sa chambre, d’autres se rencontrent pour discuter.

Ambiance à la fois studieuse et détendue, c’est ce qui me vient à l’esprit.

Aujourd’hui les évêques ont écouté la 2ème conférence de Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse et membre de la commission pour les sacrements à Rome. Il a parlé de l’exhortation apostolique Verbum Domini sur la parole de Dieu, prenant l’image de la musique pour rappeler  l’importance du silence avant d’écouter la Parole de Dieu et  de la lectio divina, méditation de la Parole de Dieu, celle-ci devant mener à l’action.

Puis,  les évêques ont procédé aux élections du nouveau président.  Mgr Richard Smith, évêque d’Edmonton a été élu, il était vice-président et comme Mgr Patrick Powers, secrétaire général de la  CECC, l’a expliqué à Perspectives  les élections se font par correspondance et suivent un long processus. Généralement, le vice-président est proposé comme président, en respectant l’alternance de la langue, le co-trésorier de langue différente comme vice-président et ainsi de suite. Mgr Paul-André Durocher, tout nouvellement nommé archevêque de Gatineau, est vice-président, Mgr Douglas Crosby, évêque d’Hamilton, co-trésorier anglophone et Mgr Lionel Gendron,  évêque de St Jean Longueuil a été élu co-trésorier francophone.

A Perspectives, mercredi Mgr Richard Smith nous parlera de son rôle et  de l’Eglise au Canada. Il n’entrera en fonction qu’à la fin de la plénière.

 

Premier anniversaire de la canonisation de Saint frère André

Pour nous préparer à l’anniversaire de la canonisation de Saint frère André, dans l’action de grâces

Dimanche 16 octobre

10h rediffusion de la messe présidée par le cardinal Jean-Claude Turcotte à St Andrea della Valle

15h30 rediffusion de la messe au Stade olympique de Montréal. (aussi le lundi 17 octobre 16h)

Lundi 17 octobre

19h35 cérémonie du premier anniversaire de la canonisation du saint Frère André  en la basilique de l’Oratoire Saint-Joseph

21h Portier de Dieu, notre documentaire réalisé par Sébastien Lacroix

 

 

 

Colloque sur les abus sexuels dans l’Église catholique

Un colloque sur le thème « Trauma et transformation: l’Église catholique et la crise des abus sexuels » aura lieu les 14 et 15 octobre à l’Université McGill.

Organisé par le Centre de recherche sur la religion de l’Université McGill et de nombreux organismes religieux dont la Conférence des évêques catholiques du Canada, ce colloque rassemblera des chercheurs et des leaders religieux  et vise à engendrer une meilleure compréhension de la situation afin d’apprendre à mieux répondre aux traumatismes engendrés par les abus.

Il se déroulera en anglais avec possibilité de traduction.

Pour plus de renseignements : www.traumaandtransformation.org/français

Je suis la vigne, vous êtes ses sarments

Le Pape a célébré sa première messe  au stade olympique de Berlin en présence de 84 cardinaux et évêques et près de 70 000  fidèles,  stade où Jean-Paul II avait béatifié deux religieux lors de son voyage en 1996.   Dans son homélie, le Pape rappelle que la vraie source de la joie est de rester unis au Christ. 

Voici son homélie dans son integralité.

Chers frères dans l’Épiscopat,

Chers frères et sœurs,

Le regard sur l’ample circonférence du stade olympique que vous remplissez aujourd’hui en si grand nombre, suscite en moi grande joie et confiance. Je vous salue tous avec affection : les fidèles de l’archidiocèse de Berlin et des diocèses allemands, ainsi que les nombreux pèlerins venus des pays voisins. Il y a quinze années, pour la première fois, un Pape est venu dans la capitale fédérale, à Berlin. Tous, nous avons un vif souvenir de la visite de mon vénéré prédécesseur, le Bienheureux Jean-Paul II, et de la Béatification du prévôt de la cathédrale de Berlin, Bernhard Lichtenberg – avec celle de Karl Leisner – qui s’est justement déroulée ici, en ce lieu.

En pensant à ces Bienheureux et à toute la foule des Saints et Bienheureux, nous pouvons comprendre ce que signifie vivre comme des sarments de la vraie vigne qu’est le Christ, et porter beaucoup de fruit. L’Évangile d’aujourd’hui nous a rappelé l’image de cette plante qui est rampante de façon luxuriante dans l’orient et symbole de force vitale, une métaphore pour la beauté et le dynamisme de la communion de Jésus avec ses disciples et amis.

Dans la parabole de la vigne, Jésus ne dit pas : « Vous êtes la vigne », mais : « Je suis la vigne ; vous, les sarments » (Jn 15, 5). Ce qui signifie : « De même que les sarments sont liés à la vigne, ainsi vous m’appartenez ! Mais, en m’appartenant, vous appartenez aussi les uns aux autres ». Et cette appartenance l’un à l’autre et à Lui n’est pas une quelconque relation idéale, imaginaire, symbolique, mais – je voudrais presque dire – une appartenance à Jésus Christ dans un sens biologique, pleinement vital. C’est l’Église, cette communauté de vie avec Lui et de l’un pour l’autre, qui est fondée dans le Baptême et approfondie toujours davantage dans l’Eucharistie. «Je suis la vraie vigne», signifie cependant en réalité : « Je suis vous et vous êtes moi » une identification inouïe du Seigneur avec nous, son Église.

Le Christ lui-même, à l’époque, avant Damas, demanda à Saul, le persécuteur de l’Église : « Pourquoi me persécutes-tu ? »
(Ac 9, 4). De cette façon, le Seigneur exprime la communauté de destin qui dérive de l’intime communion de vie de son Église avec Lui, le Christ ressuscité. Il continue à vivre dans son Église en ce monde. Il est avec nous, et nous sommes avec Lui. – « Pourquoi me persécutes-tu ? » C’est donc Jésus que frappent les persécutions contre son Église. Et, en même temps, nous ne sommes pas seuls quand nous sommes opprimés à cause de notre foi. Jésus est avec nous.

Dans la parabole, Jésus dit : « Je suis la vigne véritable, et mon Père est le vigneron » ( Jn 15, 1), et il explique que le vigneron prend le couteau, coupe les sarments secs et émonde ceux qui portent du fruit pour qu’ils portent davantage de fruit. Pour le dire avec l’image du prophète Ézéchiel, comme nous l’avons entendu dans la première lecture, Dieu veut ôter de notre poitrine le cœur mort, de pierre, pour nous donner un cœur vivant, de chair (cf. Ez 36, 26). Il veut nous donner une vie nouvelle et pleine de force. Le Christ est venu appeler les pécheurs. Ce sont eux qui ont besoin du médecin, non les biens portants (cf. Lc 5, 31sv.). Et ainsi, comme dit le Concile Vatican II, l’Église est le « sacrement universel du salut » (LG 48) qui existe pour les pécheurs, pour leur ouvrir la voie de la conversion, de la guérison et de la vie. C’est la vraie et grande mission de l’Église, que le Christ lui a conférée.

Certains regardent l’Église en s’arrêtant sur son aspect extérieur. L’Église apparaît alors seulement comme l’une des nombreuses organisations qui se trouvent dans une société démocratique, selon les normes et les lois de laquelle le concept «Église » qui est difficilement compréhensible en lui-même, doit ensuite être jugée et traitée. Si on ajoute encore à cela l’expérience douloureuse que dans l’Église, il y a des bons et des mauvais poissons, le bon grain et l’ivraie, et si le regard reste fixé sur les choses négatives, alors ne s’entrouvre plus le mystère grand et profond de l’Église.

Par conséquent, ne sourd plus aucune joie pour le fait d’appartenir à cette vigne qui est l’« Église ». Insatisfaction et mécontentement se diffusent, si on ne voit pas se réaliser les propres idées superficielles et erronées sur l’« Église » et les propres « rêves d’Église » ! Alors cesse aussi le cantique joyeux « Je rends grâce au Seigneur qui, par grâce, m’a appelé dans son Église », que des générations de catholiques ont chanté avec conviction.

Le Seigneur continue dans son discours : « Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit s’il ne demeure pas sur la vigne, ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi, … car sans moi – on pourrait aussi traduire : en dehors de moi – vous ne pouvez rien faire » (Jn 15, 4 ss.).

Chacun de nous est mis face à cette décision. Le Seigneur, dans sa parabole, nous dit de nouveau combien elle est sérieuse : « Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il se dessèche ; on les ramasse et on les jette au feu et ils brûlent » (Jn 15, 6). A ce propos, saint Augustin observe : « Il n’y a que deux choses qui conviennent à ces branches : ou la vigne ou le feu ; si elles sont unies à la vigne, elles ne seront pas jetées au feu ; afin de n’être pas jetées au feu, qu’elles restent donc unies à la vigne » (In Joan. Ev. tract. 81,3 [PL 35,1842]).

Le choix demandé ici nous fait comprendre, de façon insistante, la signification existentielle de notre décision de vie. En même temps, l’image de la vigne est un signe d’espérance et de confiance. En s’incarnant, le Christ lui-même est venu dans ce monde pour être notre fondement. Dans chaque nécessité et sécheresse, Il est la source qui donne l’eau de la vie qui nous nourrit et nous fortifie. Lui-même porte sur lui chaque péché, peur et souffrance, et, à la fin, nous purifie et nous transforme mystérieusement en bon vin. Dans ces moments de besoin, parfois nous nous sentons comme finis sous un pressoir, comme les grappes de raisin qui sont pressées complètement. Mais nous savons que, unis au Christ, nous devenons du vin mûr. Dieu sait transformer en amour aussi les choses pesantes et opprimantes dans notre vie. Il est important que nous « demeurions » dans la vigne, dans le Christ. En cette brève péricope, l’évangéliste utilise la parole « demeurer » une douzaine de fois. Ce « demeurer-en-Christ » marque le discours tout entier. A notre époque d’activisme et d’arbitraire où aussi tant de personnes perdent orientation et appui ; où la fidélité de l’amour dans le mariage et l’amitié est devenue si fragile et de brève durée ; où nous voulons crier, dans notre besoin, comme les disciples d’Emmaüs : « Seigneur, reste avec nous, car le soir tombe (cf. Lc 24, 29) oui, il fait sombre autour de nous ! » ; ici le Seigneur ressuscité nous offre un refuge, un lieu de lumière, d’espérance et de confiance, de paix et de sécurité. Là où la sécheresse et la mort menacent les sarments, là, il y a avenir, vie et joie dans le Christ.
Demeurer dans le Christ signifie, comme nous l’avons déjà vu, demeurer aussi dans l’Église. La communauté entière des croyants est solidement unie dans le Christ, la vigne. Dans le Christ, tous nous sommes unis ensemble. Dans cette communauté Il nous soutient et, en même temps, tous les membres se soutiennent mutuellement. Ils résistent ensemble aux tempêtes et se protègent les uns les autres. Nous ne croyons pas seuls, mais nous croyons avec toute l’Église.

L’Église en tant qu’annonciatrice de la Parole de Dieu et dispensatrice des sacrements nous unit au Christ, la vraie vigne. L’Église comme « plénitude et complément du Rédempteur » (Pie XII, Mystici corporis, AAS 35 [1943] p. 230 : « plenitudo et complementum Redemptoris ») est pour nous gage de la vie divine et médiatrice des fruits dont parle la parabole de la vigne. L’Église est le don le plus beau de Dieu. Par conséquent, dit aussi saint Augustin : « Autant on aime l’Église du Christ, autant on entre en participation de l’Esprit Saint » (In Ioan. Ev. Tract. 32,8 [PL 35, 1646]). Avec l’Église et dans l’Église, nous pouvons annoncer à tous les hommes que le Christ est la source de la vie, qu’Il est présent, qu’Il est la grande réalité après laquelle nous soupirons. Il se donne lui-même. Celui qui croit au Christ a un avenir. Parce que Dieu ne veut pas ce qui est aride, mort, artificiel, qui à la fin est jeté, mais il veut ce qui est fécond et vivant, la vie en abondance.

Chers frères et sœurs ! Je souhaite à vous tous de découvrir toujours plus profondément la joie d’être unis au Christ dans l’Église, de pouvoir trouver dans vos besoins réconfort et rédemption et de devenir toujours davantage le vin délicieux de la joie et de l’amour du Christ pour ce monde. Amen.

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