Leçon de Manille

dans la rue

À Manille nous pensions prendre une gifle mais nous avons reçu un coup de poing. Une correction qui nous secoue à mesure que nous découvrons l’étendue de la misère. Dans le vacarme hurlant des jeepneys et des tricycles, dans les rues odorantes, au beau milieu de la pollution, la fourmilière s’agite. Il y a ceux qui partent au travail, et ceux qui restent sur le carreau. Là, laissés à l’abandon, sous les ponts et dans les caniveaux, des dizaines de milliers d’enfants sont blessés par l’injustice de la vie et meurtri par la violence de la rue. Ils manquent de tout, ne demandent rien, mais la fondation Anak-Tnk entend leur chagrin. Jours et nuits elle leur tend la main pour les aider à se reconstruire après une longue agonie. Un calvaire sur lequel les parents eux-mêmes ont parfois été les pires bourreaux. Dans la jungle des trottoirs de Manille, la peine de ces enfants est abyssale. Leur sourire est intact. Leur temoignage est édifiant. “Que demander de plus que l’amour du bon Dieu ?” lançait une fille après avoir vécue dans la rue  les pires horreurs. “Thanks for saving me” chuchotait encore une autre après avoir était prise en charge par l’association.

pere MatthieuPortée par le père Matthieu Dauchez, la fondation Anak-Tnk, nous fait découvrir à la fois l’ombre et le scandale de la misère, et la lumière et la joie de ces enfants qui cherchent à donner tout l’amour qu’ils n’ont jamais reçu ! Cela semble être pour eux le plus important.

Charles Le Bourgeois et Alexandre Saint Martin

Au coeur d’un bidonville

La fondation Anak-Tnk dispose de 7 centres dans les bidonvilles de Manille pour venir en aide aux milliers de familles qui vivent dans des logements de fortune, sous des bâches trouées et des morceaux de tôles. Dans ces conditions misérables, les enfants sont livrés à eux-mêmes et n’ont accès ni aux soins ni à l’éducation. C’est dans ce contexte que l’association ouvre des écoles maternelles gratuites au coeur des bidonvilles, propose des repas équilibrés aux enfants, assure un suivi médical, et sensibilise les mères à la nutrition, aux soins et à l’enseignement.

Au Village de la Paix

Dans la province de Takéo, à 80 km de Phnom Penh, le Village de la Paix accueille depuis 2011 des familles touchées par le virus du Sida, ainsi que des enfants handicapés. Chaque famille a reçu de l’Église locale une maison et un hectare de terrain pour devenir entièrement autonome,  et être réintégrée à la vie de la société.

Cambodge nous voilà !

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Deuxième étape de ce périple, le Cambodge nous accueille sur ses terres arides. Notre chemin croise celui du Village de la Paix où vivent ensemble des sidéens et des enfants handicapés. Nous découvrons également de nombreuses autres initiatives florissantes au service des plus démunis, qu’il nous tarde de vous faire découvrir…