Profitez de ces journées pour mieux connaître le Christ

Durant cette cérémonie de bienvenue, marquée par un temps de prière, Benoit XVI a donné un commentaire du passage de l’Evangile de St Matthieu:

«Chers amis,

Je remercie les jeunes représentants des cinq continents pour les paroles chaleureuses qu’ils m’ont adressées. Je salue affectueusement tous les jeunes qui sont ici réunis, provenant d’Océanie, d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Europe, ainsi que tous ceux qui n’ont pas pu venir. Je pense souvent à vous et prie pour vous. Dieu m’a accordé la grâce de pouvoir vous voir et vous entendre de plus près et de nous mettre ensemble à l’écoute de sa Parole.
Dans la Lecture qui vient d’être proclamée, nous avons entendu un passage de l’Évangile où il est dit d’accueillir les paroles de Jésus et de les mettre en pratique. Il y a des paroles qui ne servent qu’à entretenir une conversation et qui passent comme le vent. D’autres cultivent l’esprit sous divers aspects. Celles de Jésus, par contre, remplissent le cœur, s’y enracinent et façonnent notre vie tout entière. Sinon elles demeurent vides et deviennent éphémères. Elles ne nous rapprochent pas de Lui. Et, ainsi, le Christ continue d’être au loin, comme une voix parmi les nombreuses autres que nous entendons autour de nous et auxquelles nous sommes déjà accoutumés. De plus, le Maître qui parle n’enseigne pas ce qu’il a appris d’autres personnes, mais ce qu’Il est lui-même, le seul qui connaisse vraiment le chemin de l’homme vers Dieu, car c’est lui qui l’a ouvert pour nous, qui l’a créé pour que nous puissions parvenir à la vie authentique, celle qu’il vaut toujours la peine de vivre en toute circonstance et que la mort même ne peut détruire. L’Évangile continue en expliquant cela à travers l’image suggestive de celui qui construit sur un roc solide, résistant aux assauts des adversités, contrairement à celui qui bâtit sur le sable, parfois même dans un lieu paradisiaque, comme nous dirions aujourd’hui, mais qui se désagrège au premier souffle de vent et devient une ruine.
Chers jeunes, écoutez vraiment les paroles du Seigneur pour qu’elles soient en vous « esprit et vie » (Jn 6, 63), racines qui alimentent votre être, règles de conduite qui nous rendent semblables à la personne du Christ, en étant pauvres de cœur, affamés de justice, miséricordieux, en ayant un cœur pur, en aimant la paix. Faites-le chaque jour avec constance, comme on fait avec le seul Ami qui ne nous déçoit pas et avec qui nous voulons partager le chemin de notre vie. Vous savez bien que lorsque nous ne marchons pas au côté du Christ qui nous guide, nous nous dispersons sur d’autres sentiers, comme celui de nos propres impulsions aveugles et égoïstes, celui des propositions flatteuses mais intéressées, trompeuses et volubiles, qui laissent le vide et la frustration derrière elles.
Profitez de ces journées pour mieux connaître le Christ et soyez certains qu’enracinés en Lui votre enthousiasme et votre joie, vos désirs d’aller plus loin, d’atteindre ce qui est plus élevé, jusqu’à Dieu, auront toujours un avenir assuré, parce que la plénitude de la vie demeure déjà en vous. Faites-la grandir à l’aide de la grâce divine, généreusement et sans médiocrité, visant sérieusement l’objectif de la sainteté. Et, face à nos faiblesses, qui parfois nous écrasent, comptons également sur la miséricorde du Seigneur, qui est toujours prêt à nous tenir de nouveau la main et qui nous offre son pardon à travers le sacrement de la Pénitence.
En construisant sur le roc inébranlable, non seulement votre vie sera solide et stable, mais elle contribuera aussi à projeter la lumière du Christ sur les jeunes de votre âge et sur toute l’humanité, en présentant une alternative valable à tous ceux qui sont tombés dans leur vie, parce que les fondements de leur existence étaient inconsistants ; à tous ceux qui se contentent de suivre les courants de la mode, qui trouvent refuge dans leur intérêt immédiat, oubliant la vraie justice, ou qui s’abritent derrière leurs propres opinions au lieu de rechercher la pure vérité.
Oui, nombreux sont ceux qui, se croyant des dieux, pensent ne pas avoir besoin d’autres racines ni d’autres sources qu’eux-mêmes. Ils voudraient décider eux-mêmes ce qui est vérité ou pas, ce qui est bien ou mal, le juste et l’injuste ; décider ce qui est digne de vivre ou peut être sacrifié sur l’autel d’autres préférences ; marcher à chaque instant au hasard, sans but préétabli, se laissant guider par l’instinct du moment. Ces tentations sont toujours aux aguets. Il est important de ne pas y succomber car, en réalité, elles mènent à quelque chose d’aussi évanescent qu’une existence sans horizons, une liberté sans Dieu. Nous, par contre, nous savons bien que nous avons été créés libres, à l’image de Dieu, précisément parce que nous sommes protagonistes de la recherche de la vérité et du bien, responsables de nos actions et non de simples exécutants aveugles, collaborateurs créatifs dans notre tâche de cultiver et d’embellir l’œuvre de la création. Dieu désire un interlocuteur responsable, qui puisse dialoguer avec lui et l’aimer. À travers le Christ, nous pouvons vraiment le devenir et, enracinés en lui, donner ses ailes à notre liberté. N’est-ce pas là le grand motif de notre joie ? N’est-ce pas là un terrain solide pour construire la civilisation de l’amour et de la vie, capable d’humaniser tous les hommes ?
Chers amis, soyez prudents et sages, bâtissez votre vie sur le fondement solide qu’est le Christ. Cette sagesse et cette prudence guideront vos pas, rien ne vous fera trembler et la paix règnera dans votre cœur. Alors, vous serez heureux, contents, et votre joie se communiquera aux autres. Ils se demanderont quel est le secret de votre vie et ils découvriront que le roc qui soutient tout l’édifice et sur lequel s’appuie toute votre existence est la personne même du Christ, votre ami, frère et Seigneur, le fils de Dieu fait homme, qui donne consistance à tout l’univers. Il est mort pour nous et il est ressuscité pour que nous ayons la vie et, à présent, depuis le trône du Père, il demeure vivant et proche de tous les hommes, veillant continuellement avec amour sur chacun de nous.

Confiant les fruits de ces Journées Mondiales de la Jeunesse à la Vierge Marie, qui a su dire « oui » à la volonté de Dieu et qui nous enseigne, comme personne d’autre, la fidélité à son divin Fils, qu’elle a suivi jusqu’à sa mort sur la croix. Nous méditerons tout cela plus profondément aux diverses stations de la Via Crucis. Prions pour que, comme pour elle, notre « oui » d’aujourd’hui au Christ soit aussi un « oui » inconditionnel à son amitié, à la fin de cette Journée et durant toute notre vie. Merci beaucoup.”

Madrid est la capitale des jeunes du monde entier

Le Pape a été accueilli par des jeunes de cinq continents à la place Cibeles.

Benoît XVI s’est adressé aux jeunes en ce premier soir de rencontre pour les Journées mondiales de la jeunesse de Madrid:

“Chers jeunes amis,

C’est une immense joie pour moi de vous rencontrer ici, dans le centre de cette belle ville de Madrid, dont les clés m’ont été aimablement remises par Monsieur le Maire. Aujourd’hui, elle est aussi la capitale des jeunes du monde entier vers laquelle toute l’Église a le regard tourné. Le Seigneur nous a réunis pour que nous vivions en ces jours l’expérience fraternelle des Journées Mondiales de la Jeunesse. Par votre présence et votre participation aux célébrations, le nom du Christ résonnera dans tous les recoins de cette ville renommée. Prions afin que son message d’espérance et d’amour ait aussi un écho dans le cœur de ceux qui ne croient pas ou qui se sont éloignés de l’Église. Merci beaucoup pour l’accueil chaleureux que vous m’avez réservé à mon entrée dans la ville, signe de votre amour et de votre attachement au Successeur de Pierre.
Je salue Monsieur le Cardinal Stanisław Ryłko, Président du Conseil Pontifical pour les Laïcs et ses collaborateurs dans ce Dicastère, en les remerciant tous pour le travail accompli. Je remercie également Monsieur le Cardinal Antonio María Rouco Varela, Archevêque de Madrid, pour ses aimables paroles et pour l’effort fourni par son archidiocèse, soutenu par les autres diocèses d’Espagne, pour préparer ces Journées Mondiales de la Jeunesse pour lesquelles ont travaillé aussi avec générosité beaucoup d’autres Églises particulières du monde entier. J’exprime ma gratitude envers les Autorités nationales, celles des Communautés autonomes et les Autorités locales pour leur aimable présence et pour leur généreuse collaboration au bon déroulement de cette grande rencontre. Merci à mes frères dans l’Épiscopat, aux prêtres, aux séminaristes, aux personnes consacrées et aux fidèles ici présents qui ont accompagné les jeunes pour vivre ces journées intenses de marche à la rencontre du Christ. Je vous salue tous cordialement dans le Seigneur et je vous redis que c’est une grande joie d’être ici avec vous tous. Que le feu de l’amour du Christ ne s’éteigne jamais dans vos cœurs !

 

Aux francophones voilà ce que le Pape a dit:

« Chers jeunes francophones, vous avez répondu nombreux à l’appel du Seigneur à venir le rencontrer à Madrid. Je vous en félicite ! Bienvenue aux Journées Mondiales de la Jeunesse ! Vous portez en vous des questions et vous cherchez des réponses. Il est bon de chercher toujours. Recherchez surtout la Vérité qui n’est pas une idée, une idéologie ou un slogan, mais une Personne, le Christ, Dieu Lui-même venu parmi les hommes ! Vous avez raison de vouloir enraciner votre foi en Lui, de vouloir fonder votre vie dans le Christ. Il vous aime depuis toujours et vous connaît mieux que quiconque. Puissent ces journées riches de prière, d’enseignement et de rencontres vous aider à le découvrir encore pour mieux l’aimer. Que le Christ vous accompagne durant ce temps fort où, tous ensemble, nous allons le célébrer et le prier !”

 

Que contient le sac à dos rouge, jaune et orange du pèlerin JMJ 2011?

Dans ce sac aux couleurs des JMJ 2011 chaque pèlerin peut trouver:
le T- Shirt officiel jaune avec le logo rouge : une croix surplombant une couronne, symbolisant les Jeunes rassemblés autour du Christ.
Un chapeau et un éventail  pour lutter contre la chaleur torride en Espagne, l’été. 

Et aussi plusieurs documents:
– pour la première fois un catéchisme pour les jeunes YOUCAT  pour les éclairer sur des questions de la foi.
– le guide du pèlerin pour avoir tous les renseignements sur les activités possibles durant la semaine,
– un Magnificat pour suivre les liturgies
– L’évangile de St Matthieu dans plusieurs langues.
– Un guide culturel pour visiter la ville,
– un rosaire et une petite bougie pour la vigile du samedi soir.

Enfin une surprise, une boite d’un médicament un peu particulier « Pas de plus grand amour »,  c’est une croix des JMJ.

Ça y est, les JMJ ont officiellement commencé à Madrid

La messe d’inauguration place de la Cibeles a rassemblé des centaines de milliers de jeunes, de 193 nations, plus de mille évêques, cent mille prêtres.

Dans son homélie l’archevêque de Madrid a évoqué le bienheureux Jean-Paul II, l’un des patrons des JMJ, bien présent dans tous les cœurs.

Le chant inspiré des paroles de Ste Thérèse d’Avila:
« Nada te turbe, nada te espante: sólo Dios basta! … Que rien ne te trouble, que rien ne t´effraie: Qui a Dieu ne manque de rien. … » résonne encore.

La nuit tombe sur Madrid en cette fin de messe d’inauguration, mais pas la chaleur des cœurs.

Le président du Conseil pontifical pour les laïcs, le cardinal Stanislas Rylko, ce soir, à Madrid, à la fin de la messe s’est adressé aux jeunes. Voici le texte intégral de son allocution

« Très chers jeunes,

Et voilà, le jour tant attendu est arrivé: l’inauguration de la XXVIème Journée Mondiale de la Jeunesse. Après un long cheminement de préparation vous êtes finalement arrivés ici, à Madrid, la belle métropole moderne qui deviendra ces jours-ci la capitale de la jeunesse catholique du monde entier…
« Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!… » (Ps 118,26). C’est par ces mots du Psaume que je vous donne cordialement la bienvenue avec toutes les chaleureuses salutations de la part du Conseil Pontifical pour les Laïcs, le dicastère du Saint-Siège auquel le Pape a confié l’organisation des rencontres mondiales des jeunes. J’adresse une pensée reconnaissante à vos évêques, aux prêtres, aux religieux et aux religieuses, ainsi qu’aux formateurs laïcs qui vous ont accompagnés et vous ont guidés sur le parcours de préparation spirituelle à cette grande aventure de la foi que nous vivrons ensemble ces jours-ci.
À ce rendez-vous avec le Saint-Père Benoît XVI vous avez amené vos projets et vos espoirs, mais aussi vos inquiétudes, les préoccupations pour les choix qui vous attendent… Ce seront des jours inoubliables de découvertes importantes et de décisions déterminantes pour votre vie…
Les réflexions et les prières de ces journées seront guidées par les mots de Saint Paul que vous connaissez bien « Enracinés et fondés en Christ, affermis dans la foi… » (Col 2,7). C’est une parole exigeante parce qu’elle contient un programme de vie précis pour chacun de nous! Ces jours-ci, au cœur de notre réflexion il y aura la foi. Parce que la foi est un facteur décisif dans la vie de tout homme. Tout change, selon le fait que Dieu existe ou qu’Il n’existe pas! La foi est la racine qui nous nourrit avec la lymphe vitale de la parole de Dieu et des sacrements; c’est le fondement, la roche sur laquelle construire notre vie, la boussole sûre qui guide nos choix et donne à notre vie son orientation décisive.
Aujourd’hui malheureusement, dans notre monde qui si souvent refuse Dieu et vit comme s’Il n’était pas là, beaucoup se demandent : la foi est-elle encore possible?…

Très chers jeunes! Vous êtes venus ici, à Madrid, des endroits les plus retirés de la planète, pour dire à voix haute au monde entier – et en particulier à cette Europe qui montre les signes d’un profond désarroi – votre « oui » convaincu! « Oui », la foi est possible! Plus encore, c’est même une aventure merveilleuse qui nous permet de découvrir toute la grandeur et la beauté de notre vie… Parce que Dieu, qui s’est révélé sous le visage du Christ, ne diminue pas l’homme, mais il l’exalte de façon démesurée, au-delà de toute imagination! … Ces jours-ci, nous voulons crier avec les Apôtres au Seigneur: « Augmente notre foi! » (Lc 17,5)… Nous voulons aussi prier avec Saint Anselme: Seigneur, «enseigne-moi à Te chercher, montre-toi à qui Te cherche, car je ne puis Te chercher si Tu ne m’enseignes, ni Te trouver si Tu ne te montres» (Proslogion 1,1).

En attendant l’arrivée du Pape Benoît XVI, nous avons accueilli ce soir un invité spécial de la JMJ de Madrid: le Bienheureux Jean-Paul II qui revient au milieu de vous jeunes qu’il a tant aimés, et dont il a été aussi beaucoup aimé: il est revenu comme votre Patron Bienheureux et comme le Protecteur à qui vous pouvez vous confier; il est revenu comme un ami – un ami exigeant, comme il aimait à se décrire… Il est venu vous dire une fois de plus, avec tant de chaleur: N’ayez-pas peur! Choisir le Christ dans sa vie c’est acquérir la perle précieuse de l’Évangile pour laquelle cela vaut la peine de tout donner!
Très chers jeunes!
La JMJ de Madrid 2011 est commencée!
Je vous redis donc: Bienvenus à tous à Madrid!”

Vivre les JMJ autrement

Il faut un certain courage pour participer aux Journées Mondiales de la Jeunesse, surtout dans un pays comme l’Espagne : il fait très chaud, on peut manquer de l’eau, et on est loin de chez nous. Même les gens en bonne santé pourraient avoir des doutes face à l’idée de passer quelques semaines dans un pays chaud pour un évènement rassemblant plus d’un million de personnes.

Il y a un petit nombre de pèlerins pour lesquels vivre les JMJ en Espagne exige encore plus de courage : pour les pèlerins qui vivent avec des handicaps, la décision de participer aux JMJ cet été s’avère plus redoutable. Pourtant, malgré la chaleur et les immenses foules, quelques milliers de jeunes handicapés se sont inscrit aux JMJ.
La participation aux JMJ des jeunes handicapés révèle l’accueil de tout le monde manifesté par l’Église.
L’Évangile exige aux chrétiens une vie ouverte à tous : aux puissants et aux faibles, aux grands et aux petits. La présence des personnes vivant avec des handicaps n’est pas qu’un simple symbole ; elle découle de la logique même de l’Évangile, selon lequel Dieu offre sa vie à n’importe qui, peu importe son succès ou ses talents. Autrement dit, la valeur d’une personne n’est pas liée à son statut. Le plus les chrétiens accueillent les pauvres et les faibles, le plus ils se montrent vrais disciples du Christ. Ce n’est alors pas surprenant qu’il y aura des services spéciaux pour les jeunes handicapés pendant les JMJ.
À Madrid, par exemple, il y aura des catéchèses particulières pour des jeunes pèlerins sourds. Plusieurs diocèses et d’autres organismes charitables ont créé des groupes spécialisés pour adapter les activités des JMJ pour mieux répondre aux besoins des personnes handicapés.

Alors, quels que soient ses capacités ou ses talents, il y a une place cet été pour tout le monde à Madrid.

Messe d’inauguration des JMJ, mardi 16 août

La messe d’inauguration des JMJ sera présidée par Mgr Antonio Maria Rouco Varela, archevêque de Madrid.

Elle sera retransmise de la place de la Cibeles, à Madrid  mardi 16 août à 16h30

Prière pour les canadiens à Madrid mardi 16 août à 9h

Une prière pour les canadiens,  arrivés à Madrid, aura lieu mardi 16 août à 9h10 au Palacio de los Deportes.

Cette prière sera présidée par Mgr Terrence Prendergast,sj, archevêque d’Ottawa.

Des membres de Famille Marie-Jeunesse et le P. Robert Galea  animeront les chants. Des jeunes donneront leur témoignage.

L’ambassadeur du Canada en Espagne, M. Graham Shantz et le consul général d’Espagne au Canada, M. Francisco Pascual de la Parte seront présents.

Les JMJ, laboratoire de l’Eglise

A la veille des JMJ,  nous publions cet article du quotidien La Croix ; le père Thomas Rosica parle de l’importance du Chemin de Croix

« Les JMJ, laboratoire de l’Eglise

Du 16 au 21 août, un million et demi de jeunes sont attendus à Madrid, en Espagne, pour les 26es Journées mondiales de la jeunesse.

Dans un paysage catholique morose, marqué par la baisse de la pratique et des vocations, le succès de ce rassemblement autour du pape surprend.

Pour certains observateurs, le moment fut magique. Pour d’autres, incongru : en août 2008, sur l’immense pelouse aménagée dans la banlieue de Sydney, des centaines de milliers de jeunes se tiennent en silence.

Sur les écrans géants, disséminés un peu partout, une image fixe : le Saint Sacrement. Et devant, un homme âgé, Benoît XVI, recueilli. À l’écran, aucun autre mouvement. Pourtant, les jeunes se taisent, prient, ou regardent.

Mêler tradition et modernité

Cette scène s’était déjà produite trois ans plus tôt, à Cologne. Elle se répétera sans aucun doute à la fin de la veillée, samedi prochain, à Madrid. À elle seule, elle résume les JMJ, en même temps qu’elle livre l’une des clés de leur succès : ce curieux mélange de tradition (adoration du Saint Sacrement) et de modernité (un immense sit-in).

En somme, une forme de « religion postmoderne », pour reprendre l’expression de Michaela Pfadenhauer, professeur de sociologie au Karlsruhe Institute of Technology, qui a dirigé une étude sur les JMJ de Cologne (2005).

« Ce qui a contribué au succès, c’est la combinaison passionnante entre la capacité d’unir le traditionnel, liturgique, ecclésial, avec le moderne, la culture de l’événement. »

« Méga-événement »

De fait, tous les ingrédients du « méga événement » sont là : les JMJ donnent lieu à une scénographie marquée par un grand professionnalisme, avec un sens certain du marketing.

« Pour les autres rassemblements catholiques, ce sont les participants qui organisent. Là, on invite des professionnels, de grandes agences de communication », note encore la sociologue allemande.

En témoigne le chemin de croix, un des temps forts des JMJ. À Toronto, en 2002, il s’est dressé grâce à un système d’écrans géants sur les gratte-ciel de la ville, dans les rues, faisant appel par des images, parfois à la limite du supportable, à l’émotion et l’univers des jeunes générations.

Pourtant, « ce chemin de croix est resté dans toutes les mémoires », comme le rappelle le P. Thomas Rosica, qui fut directeur national des JMJ canadiennes : « Il est parvenu à créer une vraie émotion dans une ville très froide comme Toronto. » [Read more…]

L’Eglise en Espagne : Quelques chiffres

Puisque le regard des catholiques va se tourner vers l’Espagne pour les journées mondiales de la jeunesse en ce mois d’août, le Vatican vient de communiquer les statistiques pour l’Église en Espagne. Les Espagnols sont majoritairement catholiques et, à travers les écoles, les hôpitaux, et d’autres institutions sociales, l’Église se montre très engagée pour le bien-être de la société espagnole. Voici les statistiques :

Pour 505.992 km2 et 46.073.000 habitants, l’Espagne compte 42.470.000 catholiques (92,18 %). L’Église dispose de 70 circonscriptions, de 22.890 paroisses, 126 évêques, 24.778 prêtres, 1.866 séminaristes, 1.258 postulants, 54.184 religieux, 2.826 laïcs consacrés et 99.581 catéchistes.

L’éducation catholique, de la maternelle à l’université, compte 1.461.899 élèves et étudiants, en 5.535 structures. L’Église dirige 77 hôpitaux, 54 dispensaires, 1 léproserie, 803 maisons de retraite, 391 orphelinats et garderies, 293 centres pour la famille et la protection de la vie, 3.323 centres sociaux spécialisés et 632 autres structures variées.

–Source : Vatican Information Service

Les JMJ d’hier à aujourd’hui

Les Journées Mondiales de la Jeunesse approchent à grand pas! Bientôt, des jeunes du monde entier seront rassemblés en Espagne pour rencontrer Jésus Christ. Déjà les préparations sont en cours pour assurer que les JMJ à Madrid soient des jours profonds de prières, de catéchèse, et de fraternité. Sel+Lumière vous aidera à vous préparer pour ce grand évènement d’Église. Suivez l’horaire des JMJ, regardez des vidéos des JMJ précédents, et apprenez toutes les nouvelles sur Madrid 2011.

Que sont les JMJ?

Une initiative de Jean-Paul II, les Journées Mondiales de la Jeunesse ont été voulues comme des journées de rassemblement pour des jeunes du monde entier. Rassemblant principalement des jeunes catholiques, mais aussi des chrétiens d’autres confessions, ainsi que des personnes qui sont en quête spirituelle, les JMJ offrent aux gens de tous les coins du monde l’opportunité de prier ensemble, de recevoir une formation catéchétique, et de rencontrer le pape. Pendant deux semaines, les jeunes partagent les richesses de la culture et de la vie de l’Église dans le pays choisi comme lieu des JMJ, permettant aux pèlerins d’approfondir leur foi en rencontrant des jeunes catholiques provenant de plusieurs pays. Bref, les JMJ mettent les jeunes catholiques en contact avec la dimension globale de l’Église, ce qui les permet aussi de donner une plus grande vie à l’Église universelle.

L’histoire des JMJ

Deux grands événements ont déclenché les Journées Mondiales de la Jeunesse. Le premier est le fruit d’une invitation que Jean-Paul II a lancée en 1984 aux jeunes de se rassembler à Rome pour célébrer un jubilé spécial pour la jeunesse. Près de 300,000 jeunes ont répondu à cette invitation. Au cours de la célébration, Jean-Paul II a confié aux pèlerins la « Croix de l’Année Sainte », qui est devenue la croix portée par les jeunes pendant chaque JMJ.

L’ONU a déclaré 1985 l’année internationale de la jeunesse. Une autre grande rencontre fut organisée le Dimanche des Rameaux, rassemblant 350 000 jeunes sur la place Saint Pierre. Suite au succès de ces deux événements, Jean-Paul II a institué les JMJ à tous les ans, avec des grands rassemblements planifiés tous les 2 ou 3 ans.

Les JMJ suivantes furent célébrées à Buenos Aires (1987), St-Jacques de Compostelle (1989), Czestochowa (1991), Denver (1993), Manille (1995), Paris (1997), Rome (2000), Toronto (2002), Cologne (2005), Sydney (2008).

Madrid 2011

Plus d’un million et demi de jeunes sont attendus à Madrid, la capitale nationale de l’Espagne. Benoît XVI a choisi comme thème un verset de la lettre de Saint Paul aux Colossiens : « Enracinés et fondés en Christ, affermis dans la foi » (Col 2,7). Avec ce verset, le pape veut enseigner aux jeunes que Dieu offre à ses disciples la force et l’espérance; être disciple du Christ signifie avoir un sens à la vie et un compagnon de route.

Les jeunes vont commencer leur pèlerinage à Madrid le 10 août par les Journées en diocèses, qui permettront aux pèlerins de rencontrer les habitants de l’Espagne et de partager leur culture et leur foi dans les paroisses, les écoles et les familles. Après cinq jours dans les diocèses, les pèlerins vont se rassembler à Madrid le 16 août pour vivre des journées marquées par des liturgies, des catéchèses, le chemin de croix, et la présence du Saint Père. Les JMJ culmineront à la Veillée de prière et à la messe de clôture célébrées par Benoît XVI.