Un Synode convoqué pour restaurer l’ordre dans la Tour de Babel

La Tour de Babel d’aujourd’hui Brueghel-tower-of-babel

L’histoire de la Tour de Babel, la ruine actuelle initialement construite de brique cuite et d’asphalte (utilisé comme mortier), sert don bon exemple pour ce qui a lieu encore aujourd’hui, même si elle n’est mentionnée qu’une seule fois dans les Écritures [Genèse 11, 1-9].

Lorsque les gens avaient commis l’erreur regrettable d’utiliser le « même langage et les mêmes mots » [Gn 11: 1] pour tenter de devenir Dieu, ils érigèrent un temple monumental croyant qu’il effleurerait les cieux et leur donnerait donc accès à la divinité absolue. À leur irrespect délibéré de l’invitation de Dieu à accepter ses grâces et de l’utilisation de leur communion à vivre pleinement leur partenariat avec Lui dans la Création, Dieu a semé la confusion entre eux et les a fait parler dans des langues différentes, sans se comprendre mutuellement. Cela a conduit à une dispersion de l’humanité à travers la Terre.

Si l’histoire se répète, il est certainement dans la reconstruction de nouvelles formes de la même Tour de Babel de confusion. Dès lors, l’humanité a maintes fois fait la même erreur. Ce n’est donc pas surprenant de voir le chaos que causent aujourd’hui le fondamentalisme, l’extrémisme et l’utilisation erronée de la religion aussi bien au Moyen-Orient qu’à travers le monde. C’est pourquoi l’ancien concept de dispersion babylonienne dans sa connotation négative est encore en vie.

Un Synode convoqué pour restaurer l’ordre dans la Tour de Babel

Cependant, il existe encore des personnes qui cherchent continuellement à recouvrer le langage commun originel de la paix et de la charité. Telles sont les personnes qui ont participé au Synode des évêques pour le Moyen-Orient. Leur message est un seul et même: «Communion et témoignage» Alors que les chefs religieux s’apprêtaient à quitter Rome à la fin du Synode leurs visages irradiaient d’espoir, et d’une visible détermination de construire ensemble un avenir meilleur au sein de leurs communautés chrétiennes ainsi qu’au sein de leur famille étendue. Tel est l’effet de ce Synode de raviver le pouvoir démiurgique des chefs religieux afin qu’ils puissent restaurer l’ordre dans la Tour de Babel d’aujourd’hui par leur message de charité et d’espérance.

« Le christianisme peut être un agent de la paix au Moyen-Orient grâce à ses efforts pour encourager le dialogue avec les juifs et les musulmans », a déclaré le rabbin David Rosen, qui représentait la communauté juive au cours de cette assemblée spéciale. Bien que principalement convoqué par le pape Benoît XVI pour aider les Eglises catholiques du Moyen-Orient à dépasser leurs difficultés actuelles, l’envergure de ce Synode, et son effet pourraient être un bon augure d’un changement de paradigme dans l’histoire du Moyen-Orient et dans le monde.

L’invitation de Benoît XVI aux citoyens de Nazareth, notamment en ce qui concerne les « tensions qui ont nui [ces dernières ânées], aux relations entre les communautés chrétiennes et musulmanes, indique qu’il est temps de restaurer l’ordre et de rétablir l’entente originelle. Cette invitation s’applique a tout le Moyen-Orient, Chrétiens, Musulmans et Juifs:

« J’invite les personnes de bonne volonté de ces (…) communautés a remédier aux dommages qui ont été causes et, dans la fidélité a notre foi commune au Dieu unique, père de la famille humaine, je leur demande de travailler a construire des point et de trouver les moyens de vivre paisiblement ensemble. Chacun rejette le pouvoir destructeur de la haine et des préjugés, qui porte la mort dans l’âme des hommes avant de tuer leurs corps ! » [Cf. « Homélie du Pape Benoît XVI », Messe, Mont du Precipice – Nazareth, Jeudi 14 Mai 2009, §. 9]