Angélus : le Pape lance un appel au dialogue en Ukraine

Capture d’écran 2014-01-26 à 08.15.39Le pape François a appelé dimanche à la fin des violences et au dialogue en Ukraine.
« Je souhaite un dialogue constructif entre les institutions et la société civile et que, sans usage de la force, l’esprit de la paix et la recherche du bien commun prévalent dans les coeurs de tous » a déclaré le pape François. Le Saint-Père s’est dit « proche de l’Ukraine, en particulier de ceux qui ont perdu la vie et de leur famille ».

Le souverain pontife a également évoqué le terrible meurtre de Coco Campolongo, un enfant calabrais de 3 ans, probablement lié à une vengeance mafieuse. Un fait divers qui a bouleversé l’Italie. « Cet acharnement sur un enfant semble être sans précédant dans l’histoire de la criminalité » a dénoncé le Pape, qui a demandé à prier pour Coco, qui « assurément, aujourd’hui, est au Ciel avec Jésus ». Le Pape qui a aussi demandé de prier « pour ceux qui ont commis ce crime, se repentent et se convertissent au Seigneur ».

François a également évoqué la journée mondiale contre la lèpre commémorée ce dimanche. « Bien qu’en recul, cette maladie touche encore malheureusement tant de personnes qui vivent dans la misère. Il est important de maintenir vive la solidarité avec ces frères et sœurs » a dit le Pape, demandant de prier pour eux ainsi que pour toutes les personnes qui se dévouent auprès de ces malades.

Le Souverain Pontife qui a enfin salué les nombreux jeunes, garçons et filles, présents place Saint-Pierre et membre de l’Action Catholique de Rome qui achevaient une caravane de la paix. Deux d’entre eux ont rejoint le Pape à la fenêtre des appartements pontificaux pour lire un message de paix et lancer des colombes. 

Les périphéries ont besoin de la lumière de l’Evangile 

Plus tôt, lors de la prière de l’angélus, le pape François a appelé les fidèles à avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Evangile, à ne pas céder à la tentation de construire des clôtures autour de nous. En commentant l’Évangile de ce dimanche, qui relate le début de la vie publique de Jésus dans les villes et villages de Galilée, le Pape établit un parallèle entre la Galilée et le monde d’aujourd’hui.

La mission de Jésus, rappelle-t-il, ne débute pas à Jérusalem, centre religieux, social et politique, mais à partir d’une zone périphérique, méprisé par les Juifs, en raison de la présence de différentes populations dans la région. C’est une terre de frontières, une zone de transit où l’on rencontre des personnes de différentes, race, culture et religion. En ce sens, souligne le pape, la Galilée devient le lieu symbolique pour l’ouverture de l’Evangile à tous les peuples.

Jésus est parti de la périphérie

De ce point de vue, elle ressemble au monde d’aujourd’hui : où la présence de différentes cultures, nécessite échanges et dialogue. Nous aussi, sommes plongés chaque jour dans une « Galilée des Gentils », a t-il dit, et dans ce contexte, nous pouvons avoir peur et céder à la tentation de construire des clôtures pour nous sentir plus en sécurité.

Mais Jésus nous enseigne que la Bonne Nouvelle n’est pas limitée à une partie de l’humanité, mais qu’il faut la communiquer à tous. C’est une Bonne nouvelle pour tous ceux qui l’attendaient, mais aussi pour ceux qui peut-être n’attendaient plus rien et qui n’avaient même plus la force de chercher et demander. En partant de Galilée, Jésus nous enseigne que personne ne doit être exclu du salut de Dieu, mais qu’au contraire, Dieu préfère partir de la périphérie, des derniers, pour rejoindre tous les autres. Il enseigne une méthode, sa méthode, mais qui exprime le contenu, c’est à dire la miséricorde du Père.

Nous sommes tous appelés à suivre le Christ

Jésus, précise le Saint-Père, commence sa mission non seulement depuis un lieu excentré mais aussi en rencontrant des hommes qui se décriraient de «profil bas». Pour choisir ses premiers disciples et futurs apôtres, il ne s’adresse pas aux écoles de scribes et de docteurs de la loi, mais à des personnes humbles et simples, qui se préparent avec engagement à la venue du Royaume de Dieu. Jésus va les appeler là où ils travaillent, sur les rives du lac : ce sont des pécheurs. Il les appelle et ils le suivent immédiatement. Ils laissent leurs filets et partent avec lui : leur vie deviendra une aventure extraordinaire et fascinant.

Le Seigneur, affirme le pape François, nous appelle aussi aujourd’hui. En passant par les chemins de notre vie quotidienne, il nous invite à le suivre, à travailler avec lui pour le Règne de Dieu, dans la « Galilée » de notre temps. Laissons-nous toucher par son regard, par sa voix et suivons-le !

Secured By miniOrange