Une lettre d’espérance 

Au fil du temps, cette lettre ouverte à l’espérance saisit instantanément de grands événements d’actualité jusqu’aux histoires personnelles, lorsque le monde entier devait apprendre à s’arrêter.

Ainsi, au milieu de tant d’incertitude, nous continuons comme famille humaine d’affirmer notre espérance en le Seigneur. 

Une lettre d’espérance 

Chers frères et soeurs, 

La vie comme nous la connaissons a changée radicalement. 

Tout d’un coup, nos églises sont fermées, l’année scolaire reportée, le travail effectué à distance, et les hôpitaux surpeuplés. 

On doit s’habituer à l’immobilité. 

Mais, même dans l’imprévue, Dieu reste toujours avec nous. Plus grand que les églises, Son Esprit souffle là où Il veut, et apparaît dans l’ordinaire de nos vies. 

Nos maisons deviennent des petites chapelles domestiques. Nos divans : les bancs d’églises. Nos tables : les autels. Nous devenons les tabernacles vivants du Christ. 

Pendant ce temps, notre Dieu nous rapproche de Lui. Jésus nous dit : « Je t’aime au-delà du dimanche. Je t’enseigne même à l’extérieur des murs de ton l’école. J’ai encore besoin de toi pendant et après tes heures de travail. Je veux te guérir, corps, âme et esprit. Je te porte dans mes bras. »

Chaque jour est une prière nouvelle. À tout moment il nous est donné de laisser entrer le Christ dans notre coeur. Nous n’avons jamais vécu un temps comme celui-ci, où la Messe est célébrée en ligne, assistée par des croyants du monde entier ; où le chapelet est récité comme un cri de guerre ; où le sacrement du pardon a lieu dans des endroits inattendus. 

Ce temps nous apprends à aimer mieux. À se serrer plus fort, à s’embrasser plus tendrement et à rendre notre parole plus agréable. La communauté des croyants en ressort fortifiée. 

Que la douleur de la distanciation sociale nous pousse à la proximité spirituelle avec Dieu. 

Quand nous retournons dans nos églises, que chaque signe de croix, chaque génuflexion et chaque geste de paix soit fait avec tout notre être. 

Au moment de la communion, que nous puissions recevoir Jésus avec sincérité, en se rappelant les jours où nous avions faim et soif d’Amour.