Un grand saint, dont la fête est célébrée le 9 janvier

Un grand saint, dont la fête est célébrée le 9 janvier
SAINT MARON
Père de l’Église,  « un disciple d’abord » et un vrai missionnaire !

Laissons-nous contempler la vie d’un grand saint qui laissa tout et suivit Notre Seigneur. N’est-ce pas là, ce que notre cher pape François, a bien mentionné dans son homélie lors de la Messe du 8 février 2019 : « Un vrai missionnaire est un disciple d’abord ».

Saint Maron est sans le moindre doute, un « disciple d’abord » de Dieu, un missionnaire, et surtout un exemple pour tant d’autres moines ou laïcs après lui.

Il fut le père de l’Église. Il vécut dans les premiers siècles, entre 350 et 410, l’année probable de sa mort à Quroch. Sa vie se déroula en Cyrrhestique, en Syrie du Nord, au Nord-Est d’Antioche. L’évêque Théodoret de Cyr (393-466) à l’époque, à la tête du diocèse de Cyrrhestique, nous laissa des écrits, dans « Historia Religiosa » vers l’an 440 qui, portent des renseignements pertinents sur la vie et la spiritualité de saint Maron.

Né au milieu du IVe siècle, saint Maron était un prêtre qui devint un ermite et se retira sur une montagne du Taurus près d’Antioche. Sa sainteté et ses miracles ont attiré de nombreux adeptes ainsi que l’attention à travers l’empire. Saint Maron vécut toute sa vie sur une montagne dans la région de « Cyrrhus » en Syrie. On pense que l’endroit s’appelait « Kefar-Nabo » sur la montagne d’ « Ol-Yambos », ce qui en faisait le berceau du mouvement maronite.*

Au sommet de cette montagne abrupte du nom de Nabo, par référence à un dieu païen du même nom et qui eut construit un temple au sommet, saint Maron, monta une petite hutte et consacra ainsi le temple à Notre Seigneur. Bien de disciples le rejoignirent ainsi et vouèrent une bonne partie de leur vie à la prière. D’autres s’installèrent sur le sommet des montagnes ou se cloîtrèrent dans des grottes pour se rapprocher de Dieu. Ils s’éloignèrent de tout ce qui est mondain qui puisse les attirer, pour s’élever et prier le Créateur.

De plus, saint Maron chercha non seulement à guérir les maux physiques dont soufrèrent les gens, mais également à soigner et à guérir les « âmes perdues » des païens et des chrétiens de son époque. L’évêque Théodoret de Cyr écrit alors :

« C’est lui qui a planté pour Dieu le jardin fleuri, aujourd’hui, dans la région de Cyrrhus ». Les  disciples sont ainsi le témoignage des bienfaits que le Saint procura à la région toute entière !

Embrassant la solitude tranquille de la vie en montagne, saint Maron adopta un style de vie monastique assez original. Il fut le fondateur de « l’anachorétisme » : ermitage. Il préconisa, de plus, la vie en plein air « l’hypétrisme » et, peu importe la saison. Ainsi, il vécut sa vie en plein air, exposé aux forces de la nature, telles que : le soleil, la pluie, la grêle et la neige. Son désir extraordinaire de connaître la présence de Dieu en toutes choses, lui a permis de transcender ces forces et de découvrir cette union intime avec Dieu. Cet homme rayonna beaucoup de par son style de vie surprenant, prophétique et témoignant d’un autre ordre.

Dans sa quête de l’âme et sa soif d’une nourriture spirituelle et céleste. Il fut un modèle pour de biens d’autres moines et laïcs qui, en sa compagnie, se sentirent en exil, s’élevèrent de la matière et incarnèrent l’esprit.

En plus de mener une vie profondément spirituelle et ascétique, il était un missionnaire zélé avec la passion de répandre le message du Christ en le prêchant à tous ceux qu’il rencontrait. Ainsi ce que saint Maron enseigna depuis plus de 1600 ans, en défiant les oppresseurs, c’est de répandre l’amour de Dieu !

Cette œuvre missionnaire s’est concrétisée lorsque, dans les montagnes syriennes, saint Maron a pu convertir un temple païen en une église chrétienne. Cela a dû être le début de la conversion du paganisme au christianisme en Syrie qui, alla ensuite influencer et se répandre au Liban. Après sa mort en l’an 410 après J.-C., l’esprit de saint Maron et ses enseignements continuèrent à vivre à travers ses disciples. Citons même un disciple du genre féminin, par exemple « Domninia », de Cyr près d’Antioche. Elle aussi vécut en plein air et, à sa demande, sa riche famille céda tous les biens familiaux et propriétés pour les pauvres et le service de Dieu.     

Par ses choix de vie, il contribua à évangéliser la montagne libanaise. Les moines y ont vécu, en brillant comme des étoiles lumineuses dans tout l’univers, par leurs prières et leur élévation de tout ce qui les éloigna de Dieu.

De plus, saint Jean Chrysostome, connu sous « Jean à la bouche d’Or » qui devint patriarche de Constantinople en l’an 397. Et durant son exil en Arménie, à cause de sa rigueur et de son zèle réformateur, il consacra sa 36ème épître vers l’an 405 à saint Maron, exprimant son grand amour et son respect, lui demandant de prier pour lui.

Le Monastère Saint-Antoine Le Grand – Dayrna nous renseigne que : « Peu après la mort de saint Maron, des divisions eurent lieu au sein de l’Église primitive, engendrées notamment par des désaccords apparus aux conciles d’Éphèse et de Chalcédoine (451). Des « Églises-nations » se constituèrent : copte, éthiopienne, arménienne, syriaque. D’une séparation de cette dernière résulta l’Église maronite et le premier monastère maronite fut fondé en l’an 452. Depuis des siècles, cette Église vit en communion avec Rome. Elle est syriaque à l’origine et de structure monastique, elle put créer des diocèses à partir de 1736. Par ses particularités, elle assure à l’intérieur de l’Église catholique un pluralisme et une diversité bienvenus. En outre, elle conserve aujourd’hui une grande responsabilité dans le dialogue islamo-chrétien ». Et ce, au pays, au Moyen-Orient et une pleine considération dans le monde.  

Ce sont des saints au ciel qui étaient pionniers sur terre et continuent d’intercéder pour tout le monde, auprès du Seigneur.

Ainsi avec saint Maron, le Liban fut ainsi appelé le « Liban mission » une mission portée du pays, à l’Orient et ensuite aux quatre coins du monde ! Sa date de fête est retenue pour être la fête nationale du pays. Car saint Maron est grandement comparé au puissant Cèdre du Liban. Et l’Église maronite a marqué l’histoire de l’Église moyen-orientale et celle de la diaspora dans le monde. 

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*Le mouvement maronite : est arrivé au Liban lorsque le premier disciple de saint Maron, « Abraham de Cyrrhus », appelé l’apôtre du Liban, s’est rendu compte que le paganisme était florissant au Liban. Il faut mentionner que les fidèles de saint Maron, moines et laïcs, sont toujours restés fidèles aux enseignements de l’Église catholique.

Autres saints maronites : Notons que quatre saints maronites ont leur place déjà dans l’Église universelle :

St Charbel,

Ste Rafqa,

St Neemtallah

Et Bx Estephan.

Ils sont une preuve de la vitalité de l’Église maronite. Une Église qui résulte d’une « Église monastique » !

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Le Monastère Saint-Antoine-Le-Grand – Dayrna