L’art de célébrer

L’exhortation apostolique de Benoît XVI renferme plusieurs éléments pouvant alimenter notre réflexion et nos discussions. Parfois, ce ne sont que quelques lignes sur un sujet. Ailleurs, c’est un commentaire élaboré sur un aspect de la vie chrétienne. Aujourd’hui, Mgr André Gaumond, président de la CECC, a invité les catholiques du Canada à prendre le temps d’approfondir les mots du Saint-Père alors que nous nous préparons au 49e Congrès Eucharistique internationale qui se tiendra à Québec en 2008.

La seconde partie de cette exhortation s’intitule: l’eucharistie, mystère à célébrer. Benoît XVI y parle de l’art de bien célébrer la liturgie. Ce n’est pas une production en chaîne, ni une occasion pour monsieur le curé de prononcer son homélie comme si c’était la dernière. Une liturgie célébré proprement incite la participation active des fidèles. Plusieurs qui ont délaissé la pratique active l’ont fait parce qu’il ne s’y retrouvait plus, refusait de prendre part à une liturgie-spectacle. Les grandes réformes liturgiques n’ont peut-être pas eu les résultats attendus. Pour Benoît XVI, il s’agit de garder l’équilibre. Il importe selon lui « de demeurer fidèles à l’intention profonde du renouveau liturgique voulu par le Concile Vatican II, en continuité avec toute la grande tradition ecclésiale. (no 43) » Et pour ce faire, le Saint-Père insiste sur l’unité de l’action liturgique – Parole et eucharistie – et du lien naturel qui existe entre ces deux parties.

« L’eucharisite est par nature Sacrement de la paix. (no49) » Dans l’élaborations des diverses composantes du rituel de la messe, le Saint-Père mentionne le geste de paix. L’objectif n’est pas de serrer la main de toutes les personnes présentes – il ne s’agit pas d’un geste mondain, comme le dit le père Metzinger – mais de partager cette paix du Christ autour de nous. En ce sens, je me désole toujours lorsque je me trouve dans une paroisse qui ne « pratique pas » le geste de paix. Ce peut être par tradition ou simplement par crainte que la liturgie dérape. N’empêche, le geste de paix fait partie de la liturgie eucharistique. Pour ma part, une telle expression des membres de la communauté chrétienne me prépare à accueillir Jésus-Christ – lui qui nous donne sa paix.

Sébastien