Entraînés sur le Chemin de Sa Beauté

Fête de l’Ascension
4 mai 2008

par le père Thomas Rosica, c.s.b.

 

Pour la fête de l’Ascension nous entendrons les paroles adressées par Jésus aux “hommes de Galilée” ;  ces derniers n’arrivent pas à détacher leur regard de la nuée qui cache Jésus en l’emportant ; les anges disent : «Celui qui vous a été enlevé, ce même Jésus reviendra comme cela, de la même manière, dont vous l’avez vu partir vers le ciel» (Ac 1, 11).

Cette promesse du retour de ce même Jésus, de la même manière, cette promesse confie à l’Église le soin de garder vivant le souvenir de sa Sainte Face, du visage de Celui qui, depuis, intercède pour nous auprès de son Père et notre Père. Cette promesse l’incite à confesser sa foi en l’avènement ultime du Seigneur.

Il y a ce visage unique, il y a ce Jésus que les apôtres ont connu, avec qui ils ont mangé et bu, qu’ils ont vu transfiguré et bafoué, rayonnant de la gloire divine du Tabor, et flagellé et couronné d’épines. C’est ce visage unique, de Jésus, fils de Marie, Fils de Dieu, qui s’est gravé dans la mémoire de Pierre. C’est le regard de Celui que Pierre venait de renier, et qui le regardait d’une façon que rien au monde n’a pu enlever de la mémoire et du cœur de Pierre.

J’ose vous proposer une conviction qui est une intuition dont je crois qu’elle se vérifie de mille manières : « Là où est le Christ, là est la beauté ». Là où les cœurs, les esprits, les vies s’ouvrent au Christ, c’est là que les sources de la beauté jaillissent et se déversent comme des flots vivifiants sur un monde avili par le péché, défiguré par la laideur du mal.

Tout d’abord contemplons ce qui est le plus beau dans la Splendeur du Christ : la Sainteté. Il n’y a pas d’évidence plus forte de la vérité et de la bonté à la fois humaine et divine du Christ que cette voie lactée, cette nuée lumineuse des saints et saintes innombrables que le Christ a entraînés à sa suite. Il n’y a rien de plus beau au monde que la Sainteté.   Le Christ, en suscitant par son Esprit, tant de sainteté, est aussi la source vive de tant de beauté artistique. Comment peut-on fermer les yeux devant cette évidence ?