Au service du Pape, jusqu’à la mort si nécessaire

La plus ancienne armée du monde compte désormais 32 nouvelles recrues. Dans la cour Saint-Damase, derrière le palais apostolique au Vatican, la Garde suisse Pontificale accueillait ce dimanche ses nouveaux soldats, au son des tambours et des trompettes.

Fidèle à la tradition, en uniforme, très solennels, les nouveaux soldats du Pape ont prêté serment, les uns à la suite des autres. La main gauche sur le drapeau de la Garde pontificale, la main droite levée  vers le ciel, trois doigts tendus, pour symboliser la Sainte-Trinité, ils jurent de servir « fidèlement, loyalement et de bonne foi, le souverain pontife régnant, François, et ses légitimes successeurs. » Ils jurent de se dévouer pour eux de toutes leurs forces, sacrifiant si nécessaire leur vie pour leur défense.

Au cours de cette assermentation, les recrues s’engagent par ailleurs à assumer les mêmes devoirs vis-à-vis du Collège des cardinaux, en cas de vacance du Siège apostolique, et promettent aussi «respect, fidélité et obéissance» à leur Commandant et autres supérieurs. « Je le jure, disent-ils, aussi vrai que Dieu et nos Saints Patrons m’assistent. »

Cette prestation de serment se tient chaque année le 6 mai, date anniversaire du sacrifice de 189 gardes suisses qui ont défendu la vie du pape Clément VII, lors du sac de Rome par les troupes de Charles Quint, le 6 mai 1527.

Aujourd’hui, avec 135 militaires dans ses rangs, la Garde suisse Pontificale est la seconde plus petite armée du monde. Pour y rentrer, ses hommes doivent être citoyens suisses « de bonne réputation », célibataires et catholiques, avoir terminé l’école de recrue en Suisse et avoir de bonnes conditions physiques. Ils doivent mesurer au moins 1m74 et ne doivent pas avoir plus de 30 ans.