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Télévision Sel + Lumière http://seletlumieretv.org/blogue Pensées et réflexions de votre chaîne catholique Sat, 18 Nov 2017 15:02:06 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.8.3 Église en sortie 17 novembre 2017 http://seletlumieretv.org/blogue/eglise-en-sortie/eglise-en-sortie-17-novembre-2017 http://seletlumieretv.org/blogue/eglise-en-sortie/eglise-en-sortie-17-novembre-2017#respond Sat, 18 Nov 2017 00:49:11 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=20528

Cette semaine à Église en sortie: Entrevue avec Jonathan Guilbault, éditeur, sur deux nouveautés aux éditions NOVALIS. On vous présente un reportage sur le lancement du nouvel album de Noël « Les prêtres avec Mario Pelchat ». Dans la troisième partie de l’émission, Francis Denis s’entretient avec Hugues de Foucauld sur l’édition religieuse aujourd’hui et du rayonnement de la célèbre publication « Prions en Église ».

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Ouvrir les portes de la tendresse: les leçons de Solanus et d’André http://seletlumieretv.org/blogue/divers/ouvrir-les-portes-de-la-tendresse-les-lecons-de-solanus-et-dandre http://seletlumieretv.org/blogue/divers/ouvrir-les-portes-de-la-tendresse-les-lecons-de-solanus-et-dandre#respond Thu, 16 Nov 2017 15:19:13 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=20519

Ouvrir les portes de la tendresse:
Les leçons de Solanus et d’André,
deux humbles et saints portiers

Ce samedi, accompagné du père Richard Fragomeni, j’aurai le privilège d’être l’un des commentateurs de la Messe de béatification du frère capucin Solanus Casey au Stade Ford de Détroit. Plus de 70 000 personnes sont attendues à l’occasion de cette célébration historique où sera honoré l’un des prêtres les plus aimés des États-Unis. La première fois que j’ai entendu parler de la vie du frère Solanus c’était dans les années 80 alors que j’habitais à Détroit pour mon noviciat chez les basiliens. Je n’oublierai jamais nos visites au monastère Saint-Bonaventure et au Centre Père Sonalus de Détroit-Est. La paix que l’on ressentait dans la chapelle et au centre m’a toujours frappé. On pourrait décrire cet endroit comme étant une oasis spirituelle au milieu d’un quartier très dur. Je ne peux oublier les longues files de citoyens pauvres de Détroit attendant leur repas quotidien à la « Soupe populaire ».  J’ai commencé à lire sur la vie de ce remarquable frère capucin qui a passé sa vie au service des pauvres. Frère Solanus Casey était un humble portier de monastère, accueillant les gens de tous âge, grandeur, couleur, religion et situation de vie. Solanus était prêt à écouter quiconque et à n’importe quelle heure du jour. J’ai réalisé que sa réputation ou, en d’autres termes, son « odeur de sainteté » était déjà bien répandue. Au fil des années, j’ai rencontré beaucoup de personnes qui ont connu personnellement le frère Solanus. Tous m’ont fait le même portrait d’un humble capucin qui, par son travail de portier, a démontré qu’une personne ordinaire pouvait vivre une vie de foi extraordinaire. Il voyait toutes les personnes comme étant aimées de Dieu et appelées à participer à sa vie divine.

Qui était cet homme ?

Solanus est né le 25 novembre 1870 sur une ferme non loin d’Oak Grove au Wisconsin. Baptisé du nom de Bernard Francis Casey, il fut le sixième enfant d’une famille immigrante irlandaise composée de dix garçons et six filles. Bernard quitta la ferme pour travailler un peu partout au Wisconsin et au Minnesota. Il occupa à cette époque plusieurs postes tels que bûcheron, infirmier, conducteur de tramway et gardien de prison. À l’âge de 21 ans, Bernard fit son entrée au Séminaire Saint-François de Milwaukee pour y faire des études en vue de la prêtrise. Cinq années plus tard, il discerna sa vocation de prêtre dans un ordre religieux. Investi dans l’ordre des capucins de Détroit en 1897, il reçut le nom de Solanus. Durant ses études, il eut beaucoup de difficultés puisque les cours étaient donnés en allemand, langue qu’il ne connaissait pas bien. Le 24 juillet 1904, à l’âge de 33 ans, Solanus Casey fut ordonné prêtre en l’église Saint-François-d’Assise de Milwaukee. Suite à l’évaluation de ses supérieurs et formateurs qui considéraient qu’il n’avait pas suffisamment de bons résultats académiques, Casey fut ordonné sacerdos simplex, un degré de prêtrise qui l’empêchait d’entendre les confessions ou de prêcher des sermons à caractère doctrinal.

Durant les 14 années où il servit à la paroisse Sacré-Cœur de Yonkers dans l’état de New York, Solanus s’est affairé non seulement aux tâches de sacristain et de portier mais il était également directeur de la Sodalité des Jeunes Filles, directeur des servants de Messe et en plus d’être occupé à diverses fonctions pastorales. Fr. Solanus édifiait les paroissiens par sa présence priante à la Messe, par sa grande charité auprès des malades, des enfants, des non catholiques et des pauvres. Les malades avaient tous très hâte à la visite du prêtre et aux consolations qu’il apportait. Son ministère auprès des malades et des pauvres s’est, bien entendu, poursuivi partout où il se rendait. En 1918, il fut envoyé à la paroisse Notre-Dame des douleurs de New York et en 1921, il dut se rendre à la paroisse Notre-Dame des anges d’Harlem.

En 1924 il fut enfin envoyé au Couvent capucin de Saint-Bonaventure de Détroit où il est resté 20 ans. Le frère Solanus s’y est fait connaître et aimer de tous. Son ministère de charité et de réconfort fut spécialement remarqué durant la Grande Dépression de 1929 puisque c’est alors que son souci des pauvres inspira le couvent capucin de Détroit à fonder une « soupe populaire », un service charitable qui continue encore aujourd’hui. Cette œuvre fut établie lors de la Grande Dépression de 1929 (période de dévastation et de pauvreté nationale) lorsque des milliers de pauvres de Détroit cognèrent aux portes du Couvent Saint-Bonaventure pour quêter leur pain quotidien.

« Ils ont faim, trouvez-leur de la soupe et des sandwichs » a-t-il exhorté ses confrères. Durant les mois qui suivirent, la file des pauvres augmenta jusqu’à atteindre 2 000 personnes par jour attendant de recevoir un seul repas. Frère Solanus saluait chaque personne à la porte en accueillant les sans-abris et les affamés aussi dans son cœur. Il nourrissait non seulement leur corps mais également leurs esprits.

La rencontre de deux saints portiers

Durant l’été 1935, deux saints portiers se rencontrèrent à Détroit. Ce fut une rencontre historique avec le frère André Bessette qui avait voyagé de Montréal jusqu’en Ontario, traversant cette province et le pont « Ambassador ». André avait entendu parler d’un autre saint portier de l’Est de Détroit. À cette époque, frère Solanus avait 65 ans et le frère André en avait 90. Les deux religieux avaient déjà travaillé de nombreuses années comme portier, aidant les personnes venues les visiter dans leur monastère respectif ; l’un étant à Montréal sur le Mont-Royal, l’autre au centre-ville de Détroit. Tous les deux ont travaillé de longues journées à accueillir quiconque voulait les rencontrer pour raconter leurs histoires, leurs blessures, leurs échecs, leurs abandons ou leurs pertes et, ce, peu importe l’heure de la journée ou de la nuit. Plus-tard, les pères de Sainte-Croix construisirent une chapelle pour le frère André sur l’un des plus hauts sommets du Mont-Royal. Ils espéraient que les milliers de personnes attirées par André en seraient dissuadées à cause de la côte accidentée. Ils ne le furent pas et des milliers s’y rendirent chaque année.

S’il existe deux personnes qui étaient en droit de se plaindre du traitement qui leur était réservé par les directeurs de leur communauté religieuse respective, ce furent certainement frère Solanus et André, frère de Sainte-Croix. Ironiquement, les deux hommes consacrés mirent leur propre communauté religieuse sur la carte (au moins en Amérique du Nord) puisque grâce à eux, celles-ci reçurent attention, intérêt et vocations. Il n’existe pas d’extraits vidéo ou de photos de cette rencontre historique des deux portiers à Détroit. Comme j’aurais aimé être là pour être témoin et pourquoi pas couvrir l’événement pour la télévision ! La rencontre eut lieu sans tambours ni trompettes si bien que personne ne put vraiment se rendre compte de ce qui se passait alors même qu’ils se faisaient l’accolade et priaient ensemble. Quelques rares témoins oculaires affirmèrent qu’ils parlèrent quelque peu ensemble et qu’ils prièrent et se bénirent réciproquement en latin. Le frère André est retourné à Montréal où il mourut deux ans plus tard en 1937. Il fut proclamé saint par le pape Jean-Paul II en 1982 et canonisé par le pape Benoît XVI en 2010.

Après avoir rencontré le frère André en 1935, Solanus allait continuer à travailler pendant plus de 20 ans. Durant les années 1941 à 1945, frère Solanus conseilla et pria pour de nombreuses familles désireuses de voir revenir leurs enfants sains et saufs de la deuxième guerre mondiale. Dans les dernières années de sa vie, les supérieurs capucins de Solanus désirant lui donner une retraite bien méritée l’envoyèrent au couvent de Saint-Félix de Huntington en Indiana au printemps 1946. C’est là qu’il passa beaucoup de temps en prière et auprès des malades et autres personnes en difficultés jusqu’à ce que ses propres infirmités le ramènent à Détroit pour recevoir des soins médicaux spécialisés.  Au cours de ce qui allait être sa dernière maladie, il affirma : « J’offre mes souffrances afin que tous soient un. Si au moins je pouvais voir la conversion du monde entier !». Sa dernière action concrète fut de s’asseoir et de s’exclamer « Je donne mon âme à Jésus-Christ ». Le frère Solanus mourut le 31 juillet 1957 à l’âge de 86 ans. Il est enterré au couvent de Détroit.

La cause en canonisation du frère Solanus a été ouverte en 1982. En 1995, le pape Jean-Paul II le déclarait vénérable, deuxième étape sur le chemin de la sainteté. Plusieurs guérisons miraculeuses sont associées à l’intercession du frère Solanus et, ce, avant et après sa mort. Des pèlerins du monde entier continuent de faire le pèlerinage jusqu’à sa tombe.

Deux funérailles solennelles pour deux grands portiers

Les frères André et Solanus ont tous deux eu des funérailles qui peuvent être considérées comme épiques. Non seulement eurent-ils chacun droit aux hommages de milliers de personnes qui attribuaient leur guérison à leurs prières mais également des milliers de personnes étaient présentes (près d’un million dans le cas du frère André) parce qu’elles avaient entendu parler d’eux. Non seulement des trains furent ajoutés par les autorités des chemins de fers, mais même aux États-Unis, spécialement sur la côte Est, on ajouta des autobus afin d’accommoder les personnes endeuillées qui voulaient se rendre à Montréal pour les funérailles du frère André.

André et Solanus vinrent en ce monde sans tambours ni trompettes. Malgré leur don de thaumaturge, tous deux continuèrent à vivre simplement durant toute leur vie. Toutefois, à cause de leur humilité, Dieu leur donna les dons que même les plus riches d’entre nous leur envient : le don de guérison. Grâce à cela, ils nous enseignent que l’humilité et l’obéissance, qualités peu considérées par notre temps, sont pour Dieu une très grande joie.

André Besette et Solanus Casey furent des porteurs, des portiers et des guides. Ils ouvrirent des portes aux gens. Solanus fut un homme et un prêtre simple. Même s’il écrivait à l’occasion des poèmes, il n’était ni un homme de lettres ni un grand bachelier. Il a atteint par contre une grande profondeur spirituelle. Comme un prophète, il portait un message pour notre temps. Il vécut avec le souci du peuple de Dieu, souffrant et travaillant à la conversion des pécheurs. Son message fut toujours celui de la foi et de la confiance en Dieu, en Celui qui encourage et console. Ce samedi 18 novembre prochain, dans l’un des plus grands stades de sport de Détroit, l’humble prêtre Solanus Casey sera proclamé « Bienheureux » franchissant ainsi une étape cruciale sur le chemin de la sainteté.

De saints portiers

C’est à propos de personnes humbles comme André Bessette et Solanus Casey que le pape François s’exprimait utilisant ces puissantes paroles dans Évangelii Gaudium (no 47) :

« L’Église est appelée à être toujours la maison ouverte du Père. Un des signes concrets de cette ouverture est d’avoir partout des églises avec les portes ouvertes. De sorte que, si quelqu’un veut suivre une motion de l’Esprit et s’approcher pour chercher Dieu, il ne rencontre pas la froideur d’une porte close. Mais il y a d’autres portes qui ne doivent pas non plus se fermer. Tous peuvent participer de quelque manière à la vie ecclésiale, tous peuvent faire partie de la communauté, et même les portes des sacrements ne devraient pas se fermer pour n’importe quelle raison. Ceci vaut surtout pour ce sacrement qui est “ la porte”, le Baptême. L’Eucharistie, même si elle constitue la plénitude de la vie sacramentelle, n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles.[51] Ces convictions ont aussi des conséquences pastorales que nous sommes appelés à considérer avec prudence et audace. Nous nous comportons fréquemment comme des contrôleurs de la grâce et non comme des facilitateurs. Mais l’Église n’est pas une douane, elle est la maison paternelle où il y a de la place pour chacun avec sa vie difficile. »[1]

À son époque, frère Solanus fut lui aussi un portier de l’Est de Détroit. Aujourd’hui, il est au ciel et joue toujours le rôle de gardien. Il nous a laissé un exemple de la façon d’accueillir l’étranger, le sans-abri, le pauvre, le malade et l’affamé de nos communautés. Certains viendront à nos portes remplis de joie, d’autres auront peur, certains seront en santé et d’autres viendront pour être guéris. La chose importante c’est que nous puissions ouvrir nos portes et construire des ponts avec ceux qui viendront et non pas construire des murs, des barrières ou d’autres obstacles.

J’aimerais tant être présent lorsque Solanus et André se feront l’accolade au ciel samedi prochain! Je ne peux qu’imaginer la tendresse de cette rencontre et la profondeur de cet échange entre ces deux remarquables et saints portiers d’Amérique du Nord alors qu’ils renouvelleront leur amitié et partageront leurs histoires sur la manière dont Dieu les a utilisés pour bénir, nourrir, aimer, pardonner, encourager et guérir des millions de personnes.

Saint André de Montréal et bienheureux Solanus de Détroit : Priez pour nous !

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Échos du Vatican http://seletlumieretv.org/blogue/divers/echos-du-vatican-104 http://seletlumieretv.org/blogue/divers/echos-du-vatican-104#respond Wed, 15 Nov 2017 15:03:18 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=20516

Le Pape s’insurge contre les armes nucléaires, et appelle une fois encore à une prise de conscience mondiale pour la protection de l’environnement.

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Ce que le Christ nous a donné se multiplie en le donnant http://seletlumieretv.org/blogue/reflexion-biblique/ce-que-le-christ-nous-a-donne-se-multiplie-en-le-donnant-4 http://seletlumieretv.org/blogue/reflexion-biblique/ce-que-le-christ-nous-a-donne-se-multiplie-en-le-donnant-4#respond Tue, 14 Nov 2017 02:00:24 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=20513

Trente-troisième du Temps ordinaire, Année A – 19 novembre 2017

Proverbes 31,10-13.19-20.30-31
1 Thessaloniciens 5,1-6
Matthieu 25,14-30

L’évangile d’aujourd’hui nous présente la dernière des trois paraboles qui forment le discours eschatologique de Jésus dans l’Évangile de Matthieu. Chacune de ces trois paraboles relate une forme de responsabilité exigée des chrétiens qui se préparent à leur rencontre glorieuse avec le Christ. Le texte bien connu qui met en scène un maître, ses serviteurs et leurs talents (25, 14-30) traite de ce que nous faisons des ressources ou des talents innés qui nous ont été donnés, ces choses auxquelles nous sommes le plus attachés et que nous avons tendance à conserver jalousement. Le message central de la parabole d’aujourd’hui porte sur l’esprit de responsabilité avec lequel accueillir le Royaume de Dieu : responsabilité envers Dieu et envers l’humanité.

Pourquoi Jésus enseignait en paraboles

Il faut se rappeler que les paraboles que proposait Jésus se fondaient sur le mode de vie des gens de son époque. En racontant une parabole, Jésus n’entendait pas bénir ou condamner directement le comportement des protagonistes du récit. Non, il partait de la façon dont ses contemporains menaient leurs affaires et leur vie quotidienne pour faire comprendre et illustrer l’état d’esprit et le comportement qui s’imposent à l’heure de l’avènement du royaume de Dieu.

La parabole d’aujourd’hui soulève pour nous plusieurs questions. Le récit paraît endosser un mode de vie fortement capitaliste quant à l’utilisation de la richesse personnelle et il semble contredire l’enseignement de Jésus sur l’usage de l’argent ailleurs dans les Évangiles. Un deuxième problème a trait à méthode d’évaluation qu’applique le maître à son retour. Sa conduite à l’égard de ses serviteurs évoque de manière allégorique le jugement dernier.

Est-ce que Jésus, avec cette parabole, entendait illustrer différentes aptitudes humaines face au don divin du royaume ? Les deux premiers serviteurs comprennent le don qui est fait gratuitement par un Dieu infiniment généreux et ils s’efforcent d’imiter dans leur vie quotidienne le comportement de la Source de tous les dons. Ou alors, Dieu correspond-il en fait à l’idée du maître que se fait le malheureux troisième serviteur : un homme dur qui moissonne là où il n’a pas semé et qui ramasse là où il n’a pas répandu le grain (v. 24) ?

La pauvreté de l’esclave trop prudent

J’ai toujours été intrigué par la réaction du troisième serviteur, que je tiens pour le serviteur le plus « prudent » ou le plus « précautionneux ». On a l’impression d’un homme franc et honnête. Ce n’était pas le plus intelligent des trois puisque c’est lui qui a rapporté le moins d’argent mais, s’il n’avait pas été honnête, le maître ne lui aurait certainement pas confié une part de ses biens. Les deux premiers serviteurs étaient des manœuvriers futés; ils savaient tirer leur épingle du jeu et ils ont doublé leurs placements. Le troisième serviteur vivait dans la peur de la cupidité d’un maître attaché à son argent et qui n’avait guère de patience pour la stupidité et les erreurs des personnes à son emploi. Décidé à ne prendre aucun risque, il enterre sa part. La tradition rabbinique enseignait qu’enfouir son argent était la meilleure façon d’en prévenir le vol ou la perte. Je connais bien des gens qui se comportent comme ce troisième serviteur.

Le problème du troisième serviteur, c’est qu’il refuse de prendre des risques ; il ne s’aventurera pas dans l’inconnu. Dominé par l’angoisse et la peur, il projette sur son maître sa propre culpabilité. En fin de compte, il perd tout ce qu’il possédait. S’il avait fait preuve d’un peu plus d’innocence, il aurait peut-être eu droit à plus de compréhension de la part de son maître.

La morale de l’histoire pour nous

Ceux et celles qui se font de Dieu et du rapport de Dieu à l’humanité une image appauvrie, étriquée, négative ou mesquine finiront par traiter leurs frères et sœurs humains de façon étriquée, négative ou mesquine. Ils seront incapables de voir le royaume de Dieu se déployer sous leurs yeux et de leur vivant. N’est-ce pas là la pauvreté et l’aveuglement du troisième serviteur ? Paralysé par la peur, il n’arrive pas à tendre la main aux personnes dans le besoin autour de lui. La peur paralyse chacune et chacun de nous; elle nous empêche de tendre la main aux personnes dans le besoin autour de nous.

La Bonne Nouvelle de Jésus Christ, c’est qu’il faut abandonner la peur et faire preuve d’ingéniosité, de responsabilité et de créativité pour accomplir la volonté de Dieu, afin d’éviter de nous retrouver dans la situation du troisième serviteur : « dehors, les fainéants et les bons à rien ! » La condition pour être disciple du Christ, c’est de perdre sa vie pour la trouver. Si nous mettons notre vie en jeu pour un Christ que nous ne voyons pas, nous risquons peut-être encore plus en nous engageant au sein d’une Église que nous voyons. Si notre foi a l’air de quelque chose qu’il faut protéger, elle n’est probablement pas authentique – et elle n’arrivera sûrement pas à grandir et à mûrir en se contentant essentiellement de « ne prendre aucun risque ».

La scène grandiose de l’évangile de dimanche prochain, celle du jugement dernier, nous présentera le contraire de l’attitude du troisième serviteur. Elle nous enseignera à découvrir la vérité la plus profonde sur ce que nous sommes en dépassant nos peurs et nos limites pour donner à manger à ceux qui ont faim, donner à boire à ceux qui ont soif, accueillir les étrangers, vêtir ceux qui sont nus, visiter les malades et les détenus.

L’élément de surprise dans la parabole d’aujourd’hui

Dès le début de la parabole d’aujourd’hui, on nous dit que le maître donne à chaque serviteur une certaine somme en pur don. Le maître fait preuve de générosité. Le troisième serviteur a étiqueté son maître et n’arrive pas à imaginer qu’il puisse se montrer aussi généreux. Le serviteur semble fonder son action sur une sorte de justice stricte ou littérale pour justifier sa propre mesquinerie. En fin de compte, il perd tout.

En appliquant cette idée à Dieu et à Jésus, une leçon se dégage pour nous. Si nous savons vraiment comprendre et apprécier la grandeur du don que Dieu nous fait en son Fils Jésus, nous faisons une expérience toute spéciale de liberté et de gratitude qui nous dispose à prendre des risques. Faire la volonté de Dieu devient une aventure, une entreprise qui comporte des risques mais qui se fonde sur la générosité gratuite de Dieu, sur sa justice, sa miséricorde et sa confiance illimitée en l’être humain. La parabole d’aujourd’hui met l’accent sur l’action et sur l’initiative; elle ouvre ainsi la voie aux grandes œuvres de miséricorde et de justice qu’évoquera la scène du jugement dernier de l’Évangile de Matthieu.

Un trésor fait pour être dépensé, investi et partagé

Dans son allocution à l’angélus du dimanche 16 novembre 2008, le pape Benoît XVI a fait référence à la parabole d’aujourd’hui et il en a tiré un enseignement précieux pour nous.

Le « talent » était une ancienne monnaie romaine, de grande valeur, et c’est justement à cause de la popularité de cette parabole que celle-ci est devenue synonyme de talents personnels, que chacun est appelé à faire fructifier. En réalité, le texte parle d’un « homme, qui partait en voyage » et qui « appela ses serviteurs et leur confia ses biens » (Mt 25, 14). L’homme de la parabole représente le Christ lui-même, les serviteurs sont les disciples et les talents sont les dons que Jésus leur confie. Par conséquent, ces talents ne représentent pas seulement les qualités naturelles mais aussi les richesses que le Seigneur Jésus nous a laissées en héritage, afin que nous les fassions fructifier: sa Parole, déposée dans le saint Évangile; le Baptême, qui nous renouvelle dans l’Esprit Saint; la prière – le « Notre Père » – que nous élevons à Dieu en tant que fils unis dans le Fils; son pardon, qu’il a commandé de porter à tous; le sacrement de son Corps immolé et de son Sang versé. En un mot: le Royaume de Dieu, qu’Il est Lui-même, présent et vivant au milieu de nous.

C’est le trésor que Jésus a confié à ses amis, au terme de sa brève existence terrestre. La parabole de ce jour insiste sur l’attitude intérieure avec laquelle il faut accueillir et valoriser ce don. L’attitude qu’il ne faut pas avoir est celle de la peur: le serviteur qui a peur de son patron et craint son retour cache la pièce de monnaie sous terre et celle-ci ne produit aucun fruit. Cela arrive par exemple à celui qui a reçu le Baptême, la Communion, la Confirmation, mais ensevelit ensuite ces dons sous une couche de préjugés, sous une fausse image de Dieu qui paralyse la foi et les œuvres. Ceci fait qu’il trahit les attentes du Seigneur. Mais la parabole souligne davantage les bons fruits portés par les disciples qui, heureux du don reçu, ne l’ont pas tenu caché jalousement et par peur, mais l’ont fait fructifier en le partageant. Oui, ce que le Christ nous a donné se multiplie en le donnant !

C’est un trésor fait pour être dépensé, investi, partagé avec tous, comme nous l’enseigne ce grand administrateur des talents de Jésus qu’est l’apôtre Paul. L’enseignement évangélique que nous offre aujourd’hui la liturgie a également eu une influence au niveau historique et social en encourageant parmi les populations chrétiennes une mentalité active et entreprenante.

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Église en sortie 10 novembre 2017 http://seletlumieretv.org/blogue/divers/eglise-en-sortie-10-novembre-2017 http://seletlumieretv.org/blogue/divers/eglise-en-sortie-10-novembre-2017#respond Sat, 11 Nov 2017 00:25:01 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=20507
Cette semaine à Église en sortie, on vous présente un reportage sur le Monastère et la Communauté des religieuses hospitalières des augustines de Québec. Dans la deuxième partie d’émission, Francis Denis reçoit en entrevue l’historien et auteur Éric Bédard et qui nous parle de son tout dernier livre « Survivance: Histoire et mémoire du XIXe siècle canadien-français ».

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Vidéo des intentions du pape: Témoigner de l’Évangile en Asie http://seletlumieretv.org/blogue/dialogue-interreligieux/video-des-intentions-du-pape-temoigner-de-levangile-en-asie http://seletlumieretv.org/blogue/dialogue-interreligieux/video-des-intentions-du-pape-temoigner-de-levangile-en-asie#respond Fri, 10 Nov 2017 13:09:33 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=20505

Ce qui m’impressionne le plus au sujet de l’Asie, c’est la diversité de ses populations héritières d’anciennes cultures, religions et traditions . Sur ce continent où l’Eglise est une minorité , le défi à relever est passionnant. Nous devons promouvoir le dialogue entre les religions et les cultures . Le dialogue joue un rôle essentiel dans la mission de l’Eglise en Asie . Prions pour que les chrétiens d’Asie favorisent le dialogue, la paix et la compréhension réciproque, particulièrement avec ceux qui appartiennent à d’autres religions .

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« Mère et tête de toutes les églises de la terre » http://seletlumieretv.org/blogue/reflexion-biblique/mere-et-tete-de-toutes-les-eglises-de-la-terre http://seletlumieretv.org/blogue/reflexion-biblique/mere-et-tete-de-toutes-les-eglises-de-la-terre#respond Thu, 09 Nov 2017 05:01:18 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=13347 Lateran-cropped

Réflexion du père Thomas Rosica c.s.b. pour la Fête de la dédicace de la Basilique Saint-Jean Latran, 9 Novembre 2017

Ézéchiel 47,1-2.8-9.12
1 Corinthiens 3,9b-11.16-17
Jean 2,13-22

Aujourd’hui nous célébrons la fête de la dédicace de la Basilique Saint Jean Latran à Rome, reconnue comme «  la Mère et la tête de toutes les églises de la terre  » parce qu’elle était originellement la résidence du Pape. On trouve, en effet, sur la façade de la Basilique une inscription riche de sens qui dit Sacrosancta Lateranensis ecclesia omnium urbis et orbis ecclesiarum mater et caput – «  Très Sainte Église du Latran, de toutes les églises de la ville et du monde, tu es la tête et la Mère  ». Elle fut construite par l’empereur Constantin au début du IVième  siècle après Jésus-Christ et sa dédicace fut célébrée le 9 novembre 324 par le pape Sylvestre. L’anniversaire de la dédicace de cette église est observé depuis le 12e siècle. Cette fête est très particulière parce que la première année sainte fut proclamée dans cette église en 1300.

Au tout début, cette magnifique église s’appelait Basilique du Sauveur mais plus tard, elle fut dédiée à Saint Jean Baptiste et Saint Jean l’évangéliste et ainsi, prit le nom de Basilique Saint Jean Latran. Lorsque la papauté se transporta à Avignon durant un siècle, la condition de la Basilique du Latran se détériora au point où lorsque la papauté retourna à Rome, le Pape ne pouvait plus y habiter. Il habita donc dans deux autres endroits avant de s’établir définitivement à la Basilique Saint-Pierre où il vit toujours.

Au cours de l’histoire, Saint Jean Latran a souffert autant de destructions et de reconstructions que la papauté a subi de désastres et de résurgences. Détruite par Alarix en 408 et Genseric en 455, elle fut reconstruite par le pape Léon le Grand (440-461) et des siècles plus tard par le pape Hadrien 1er (772-795). La Basilique fut presque entièrement détruite par un tremblement de terre en 896 et fut, encore une fois, reconstruite, cette fois, par le pape Serge III (904-911). Plus tard, l’église fut endommagée par un incendie en 1308 et en 1360. Lorsque les Papes revinrent de leur séjour à Avignon en France (1304-1377), ils trouvèrent leur basilique et palais dans un tel état qu’ils décidèrent de s’installer au Vatican, tout près de la Basilique Saint-Pierre (construite également par Constantin et qui avait surtout servi comme sanctuaire pour les pèlerins).

Plusieurs reliques importantes se trouvent à l’intérieur de la basilique du Latran. On croit que l’autel en bois sur lequel Saint Pierre a célébré la Messe lorsqu’il était à Rome se trouve dans le maître autel. On pensait, autrefois, que les têtes de Saint Pierre et Saint Paul étaient, à l’intérieur des bustes se trouvant au dessus du maître autel. On dit aussi, qu’une partie de la table de la dernière scène serait derrière la représentation en bronze de cette dernière. À une certaine époque, les Escaliers saints, qui se trouvent aujourd’hui tout près du bâtiment, étaient aussi à l’intérieur du Latran. Il s’agit des escaliers de la maison de Ponce Pilate sur lesquels Jésus aurait marché durant son procès. C’est un escalier de marbre qui est aujourd’hui recouvert d’une protection en bois. Les pèlerins montent les escaliers sur les genoux en contemplant la passion de Jésus. En haut de l’escalier, on peut apercevoir des goutes de sang sur le marbre sous une vitre protectrice. Les escaliers furent apportés à Rome par la mère de Constantin, Sainte-Hélène.

Plusieurs événements historiques ont eu lieu à Saint Jean Latran. En effet, cinq conciles œcuméniques et de nombreux synodes diocésains eurent lieu dans cette basilique. En 1929, furent signées entre les autorités italiennes et le Saint-Siège les accords du Latran qui établissent le territoire et les statuts de l’État du Vatican.

Revenons à la fête. Il y a deux dimensions à cette fête. D’abord,  il s’agit de la célébration d’un bâtiment qui est l’église mère de toute la chrétienté. Ce jour-là, nous tournons nos esprits et nos cœurs vers l’unité et l’amour de toute l’Église qui exprime sa fidélité en celui qui chausse les souliers de Saint Pierre  : le Pape.

Il s’agit aussi de la fête du Peuple de Dieu qui forme l’Église. Le Concile Vatican II nous aide à diriger notre attention sur le mystère de l’Église qui est le signe de l’unité et l’instrument de la paix du Christ sur la terre.

L’évangile de Jean

L’évangile de saint Jean de la fête de la dédicace raconte l’épisode où Jésus a chassé les vendeurs du temple. Ce récit semble quelque peu hors contexte comme lecture de la fête de la dédicace de la Mère église de Rome. Ce récit de Jésus nettoyant le temple fait contraste avec l’autre récit racontant le même événement dans un autre évangile. En effet, dans les évangiles synoptiques, la même scène prend place à la fin de la procession du dimanche des rameaux dans la cité sainte.

Alors que le peuple criait d’une voix triomphante, Jésus entra dans le lieu où se trouvait le temple. Mais cette fois, ce n’était pas pour rendre hommage mais pour mettre au défi les chefs du temple. Il renversa les tables des marchands où se trouvaient les oiseaux et les animaux à offrir en sacrifice. C’était un moment «  électrisant  ». Il cita les Écritures  : Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations  ? Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits.  » (Mc 11, 17  ; Isaïe 56, 6-7, Jérémie 7, 11).

Jean a utilisé cet incident pour donner un sens à tout le ministère de Jésus et il est le seul des évangélistes à faire le lien entre le nettoyage du temple à Jérusalem et la prédiction de sa destruction. Cette destruction symbolisait la fin de l’ancienne Alliance et de ses formes cultuelles. De fait, Jean affirme que Jésus parlait de la destructions de son propre corps et non du temple en tant que bâtiment. Le nouveau temple allait être son corps ressuscité. Dans la nouvelle Alliance, le vrai culte serait «  par lui avec lui et en lui  ». Le récit de Jean sur les marchands du temple est provocateur pour plusieurs raisons.

Dans le quatrième évangile, Jésus cite le psaume 68,10  : «  L’amour de ta maison m’a perdu ; on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi ». J’ai préféré traduire ce verset par  : «  Je suis rempli d’un amour brûlant pour ta maison  ». Le temple n’était pas un centre commercial mais la maison de son Père. Comme les prophètes avant lui, Jésus a essayé de réveiller le cœur des siens. Leur prière devait venir de leur cœur. Leur sacrifice, bien que bon et vrai, ne pouvait se substituer à la justice.   

Le Messie allait purifier le culte d’Israël. Jean va cependant au-delà en suggérant un changement encore plus radical  : l’adoration d’Israël ne serait pas seulement purifiée, elle serait aussi remplacée. La présence de Dieu en Israël allait être remplacée par la présence de Dieu dans le temple qu’est le corps de Jésus. Les actions et les mots surprenants de Jésus dans le temple ont pris une nouvelle signification dans les générations de chrétiens qui allaient suivre.

Un aspect intriguant de cette histoire est le portrait d’un Jésus en colère alors qu’il nettoyait  le temple. Ces images provocantes peuvent porter deux interprétations extrêmes et modifier l’image du Dieu Messie. Certaines personnes cherchent à transformer le portrait d’un Christ qui leur apparaît plutôt passif en un révolutionnaire furieux. D’autres tendent à effacer toutes les qualités humaines de Jésus en en faisant un personnage doux et fade qui ne dérangerait personne.

Cependant, ces deux vieilles erreurs ne doivent pas justifier un nouvel extrémisme. Jésus n’était pas exclusivement, ni principalement, orienté vers des réformes sociales. Jésus était rempli d’une profonde dévotion et d’un extrême amour pour son Père et pour les affaires de son Père. Ses disciples reconnurent en Jésus une personne passionnée, une figure qui était engagée et qui était prête à perdre sa vie pour la vérité et la fidélité.

Sommes-nous tombés dans l’un de ces extrêmes dans notre compréhension et notre relation avec Jésus ? Sommes-nous passionnés pour tout ce qu’il y a dans nos vies aujourd’hui ? Sommes-nous sur la bonne voie ? Sommes-nous remplis d’un amour profond et brûlant pour les affaires de Dieu et de son Fils, Jésus?

En cette fête de la dédicace de la cathédrale de l’évêque de Rome, prions pour renforcer notre communion entre nous et avec tout le peuple de Dieu présent sur la terre. Que le Seigneur purifie le sanctuaire de nos cœurs et qu’il nous construise comme des pierres vivantes de son temple saint. Que nous soyons remplis d’un zèle qui nous consume pour la maison du Seigneur, notre Église et nos églises. Que notre communion avec l’Église de Rome nous confirme comme église vivante, aimante. Un lieu où tous ceux qui cherchent la face de Dieu peuvent être accueillis.

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Échos du Vatican http://seletlumieretv.org/blogue/divers/echos-du-vatican-103 http://seletlumieretv.org/blogue/divers/echos-du-vatican-103#respond Wed, 08 Nov 2017 16:39:10 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=20499

Retour dans cette émission sur les célébrations, les rencontres, les discours et autres évènements de la semaine au Vatican.

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L’huile qui fera rayonner notre lampe http://seletlumieretv.org/blogue/reflexion-biblique/lhuile-qui-fera-rayonner-notre-lampe http://seletlumieretv.org/blogue/reflexion-biblique/lhuile-qui-fera-rayonner-notre-lampe#respond Tue, 07 Nov 2017 02:00:27 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=20459

Trente-deuxième dimanche du Temps ordinaire, Année A – 12 novembre 2017

Sagesse 6,12-16
1 Thessaloniciens 4,13-18
Matthieu 25,1-13

Les trois paraboles du discours eschatologique de Jésus dans l’Évangile de Matthieu conviennent très bien à la fin de l’année liturgique. Ces trois récits évoquent trois formes différentes de responsabilité qui sont exigées des chrétiennes et des chrétiens qui se préparent à leur rencontre glorieuse avec le Christ. La première de ces trois paraboles parle du majordome à qui le maître a confié sa maison (24, 45-51). Ce passage, nous l’avons vu, vise vraisemblablement les responsables de la communauté, auxquels il lance une sévère mise en garde : il ne s’agit pas pour eux de se relâcher dans leur zèle au service des autres chrétiens simplement parce que le jour du jugement a pu être retardé.

Aujourd’hui, nous entendons proclamer la parabole des dix jeunes filles (25, 1-13) et, la semaine prochaine, nous entendrons la troisième parabole de cette section finale : l’histoire bien connue des talents (25, 14-30). À première vue, celle-ci semble évoquer ce que nous faisons de nos aptitudes et de nos talents. Mais nous verrons qu’elle traite de beaucoup plus que d’ingéniosité, de courage ou de mise en valeurs judicieuse de nos dons. Dans chacune de ces histoires riches d’enseignement, c’est une erreur de s’arrêter aux apparences.

Les coutumes matrimoniales dans la Palestine du premier siècle

La parabole « des vierges sages et des vierges folles » (25, 1-13) peut être interprétée à différents niveaux. Certains exégètes n’ont voulu voir dans ce texte – qu’on ne trouve que dans l’évangile de Matthieu – qu’un témoignage historique sur les coutumes matrimoniales au temps de Jésus. Ce n’est sans doute pas un mauvais point de départ mais là n’est pas à l’essentiel d’un texte aussi énigmatique qu’intrigant.

Le point culminant de la cérémonie du mariage, dans la Palestine du premier siècle, voyait le marié, escorté par les membres de sa famille, se présenter à la maison de la mariée : il venait la chercher pour la conduire chez lui où se déroulerait le reste de la célébration. La parabole évangélique s’intéresse au moment où l’époux revient chez lui avec celle qui va devenir son épouse.

Dix jeunes femmes, probablement les sœurs et les cousines de l’époux, attendent son retour. Certains textes parlent de ces jeunes filles comme de « dames d’honneur » mais l’expression n’est probablement pas la plus juste. Il s’agit avant tout de jeunes femmes qui se marieront un jour, de « filles à marier » ! Cinq d’entre elles sont intelligentes alors que les cinq autres sont moins brillantes !

Quand on annonce l’arrivée de l’époux au milieu de la nuit, elles se lèvent toutes pour allumer leur lampe; mais seules celles qui ont eu la prudence de se procurer assez d’huile sont en mesure de sortir à la rencontre de l’époux. Les cinq qui n’ont pas d’huile en demandent aux premières, mais celles-ci refusent de se départir de leur provision car alors personne n’aura assez d’huile pour la fête. Pendant que les vierges folles partent s’acheter de l’huile, l’époux arrive, pénètre dans la salle du festin et on referme la porte derrière lui.

Les jeunes filles avisées s’étaient préparées à jouer leur rôle mais les autres, imprévoyantes et étourdies, n’ont rien planifié et se retrouvent exclues de la fête. Elles n’ont même pas su tirer parti du retard de l’époux !

Les rapports entre Dieu et les êtres humains

Comme toutes les paraboles, la parabole des dix vierges doit être lue à un double niveau. Il y est question d’une noce sans doute mais aussi d’autre chose, à savoir de la façon dont Dieu entre en relation avec les êtres humains. Le sens le plus simple de ce récit, et le plus pertinent sans doute dans le contexte historique de la vie de Jésus, c’est que ceux et celles qui sont en syntonie avec la sagesse de Dieu « ont des oreilles pour entendre » et acceptent son message. Ceux et celles qui le rejettent sont eux-mêmes rejetés. D’où la leçon : « veillez car vous ne savez ni le jour ni l’heure ».

À un autre niveau, la parabole peut renvoyer à l’église et à ses membres. Matthieu aurait-il pu raconter cette histoire évangélique pour régler un différend au sein de sa communauté autour de ce que signifiait le retard du retour du Christ ? Le retard de la parousie (la seconde venue du Christ) est évoqué par l’attente de l’époux. Tout est prêt pour le festin nuptial; il ne manque que l’époux. Si Matthieu a effectivement raconté cette histoire pour régler une dispute de cette nature, la leçon proposée à ceux et celles qui l’ont d’abord entendue porte sur la façon de composer avec le retard du retour du Messie en se préparant à sa seconde venue dans la gloire. La parabole est de toute évidence un avertissement, une exhortation à vivre dans la vigilance et à avoir la prudence de se préparer. Ces attitudes vertueuses naissent de l’attention prêtée aux paroles que Dieu nous a dites.

Être prêts

Les jeunes étourdies ne sont pas prêtes quand arrive finalement le grand moment. Celles qui n’ont pas d’huile, comme les invités qui n’ont pas le vêtement nuptial dans la parabole que nous avons entendue il y a quelques semaines (22,11-14), n’ont pas à leur actif les bonnes œuvres qui devraient correspondre à leur engagement de foi.

Pour Matthieu, la vigilance, c’est d’être prêt en tout temps, de jour comme de nuit, qu’on dorme ou qu’on soit éveillé. La parabole parle ici de gens très ordinaires, et pas seulement des responsables de la communauté ecclésiale. Quiconque aime Jésus doit persévérer dans sa façon de faire jusqu’à ce que Jésus se présente, quelle que soit la durée du retard qu’il met à revenir. Ceux qui tiendront bon jusqu’au bout seront sauvés (24,13).

Être « prêts » dans l’évangile d’aujourd’hui, c’était pour Matthieu pratiquer les bonnes œuvres mais nous savons qu’il y avait aussi d’autres obligations à remplir : éviter la mauvaise conduite (15,19), aimer ses ennemis (5,44), aimer les autres chrétiens (24,12), pardonner à ceux qui nous ont fait du tort (18, 21-35), croire en Jésus (21,21) et lui être loyal (10,32), et aimer Dieu (22,37).

La lampe de notre vie

Cette parabole donne un très bon exemple de la façon dont Matthieu marie la vigilance dans la prière à un esprit de saine coopération avec autrui. Les étourdies n’ont rien fait pour se préparer à la fête des noces, cherchaient à se décharger de leur part du travail ou perdaient leur temps. Tout à coup, quand tout le monde a pris conscience de l’arrivée de l’Époux, les vierges folles ne méritent guère d’avoir part aux festivités.

Plus tôt dans l’évangile de Matthieu, dans le fameux Sermon sur la montagne, Jésus a exhorté ses auditeurs à faire briller leur lampe de manière que les gens voient le bien qu’ils font et en rendent gloire à leur Père céleste (5,16). « L’huile » dans la parabole d’aujourd’hui symbolise les bonnes œuvres et la bonne conduite. Les gens avisés sont vigilants, comme les jeunes filles de la parabole qui n’ont pas seulement apporté leur lampe mais aussi une provision d’huile pour la nuit. Les « sages » sont ceux qui se soucient des besoins quotidiens des personnes de leur propre famille, des membres de leur famille élargie et même des étrangers.

Combien de fois nous sommes-nous retrouvés pourvus d’une lampe mais sans huile pour la faire fonctionner. Sainte Teresa de Calcutta a commenté à sa façon la parabole d’aujourd’hui:

Quelles sont les lampes dans nos vies ?
Ce sont les petites choses de la vie de tous les jours :
la fidélité, la ponctualité, les paroles réconfortantes,
l’attention aux autres,
la façon de faire silence à certains moments,
le regard qu’on jette sur les choses,
notre façon de parler, notre façon d’agir.
Autant de petites goutes d’amour
qui permettent à notre vie de foi de briller d’un vif éclat.

« L’huile » qui fera briller notre lampe d’un vif éclat, ce sont souvent les petites gouttes d’amour, de bonté, de patience, de joie, de générosité, qui permettent à notre vie de foi de briller et de rayonner.

Tirer parti du retard

Si les jeunes filles avaient partagé l’huile entre elles, la conclusion de la parabole aurait peut-être été différente. Mais ce récit ne traite pas de la répartition équitable des biens; il porte sur une réalité plus profonde. Justement parce que le moment de l’arrivée de l’époux reste incertain, il est essentiel de demeurer en état de vigilance pour être prêt à l’accueillir. En d’autres mots, Matthieu essaie de transformer l’origine du problème – le retard de la fin des temps et du retour du Christ – en un avantage à exploiter. Le retard lui-même devrait aviver notre espérance. Le retard lui-même nous appelle et nous incite à plus de fidélité, de vigilance et d’amour. La distance et l’attente nous élargissent le cœur !

Nous apprenons dans l’évangile d’aujourd’hui que notre foi doit s’accompagner de bonnes œuvres qui sous-tendent notre vie spirituelle. Quand les cinq jeunes étourdies sont parties à la rencontre de l’époux, elles n’étaient pas prêtes. Les autres avaient accumulé des œuvres de bien et pouvaient brandir leur lampe allumée. Quand le Seigneur reviendra, elles seront empressées à l’accueillir. Les cinq qui sont à court d’huile représentent ceux et celles qui s’intéressent plus à la fête qu’à la rencontre de l’époux.

Le fournisseur d’huile

En réfléchissant à la parabole d’aujourd’hui, il faut aussi prendre en compte celui qui fournit l’huile. Voici pour vous de quoi méditer cette semaine. Si l’huile représente le bien qui nous est inspiré par l’Esprit, le fournisseur de l’huile est bien celui qui nous inspire et nous fait don de ces bonnes œuvres, l’Esprit Saint. Les cinq jeunes filles avisées semblent avoir rencontré leur fournisseur récemment tandis que les autres donnent plutôt l’impression d’avoir folâtré.

La préparation du cœur et de la conscience pour accueillir le Seigneur est un état ou une qualité d’être qui s’apprend, se cultive et se raffine avec le temps. Elle suppose une relation intime avec le fournisseur d’huile; elle n’est pas transférable, on ne peut simplement la céder à quelqu’un qui n’est pas prêt. Elle fait l’objet d’un travail constant, à longueur de vie, sur la route qui nous conduit au banquet des noces éternelles, qui n’aura pas de fin.

Prions pour demeurer vigilants et pour n’être pas sortis faire des courses (v. 10) lorsque se présentera le grand moment, quand l’époux frappera à la porte pour nous appeler. Puissions-nous rester toujours prêts pour le retour définitif mais aussi attentifs aux personnes qui nous entourent et qui dépendent du bien que nous faisons ici et maintenant. Menons une vie frugale pour être admis au céleste banquet nuptial avec les vierges sages et pour être jugés dignes d’être en présence du Seigneur de la vie éternelle.

(Image : Les vierges sages de James Tissot)

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Église en sortie 3 novembre 2017 http://seletlumieretv.org/blogue/vie-consacree/eglise-en-sortie-4-novembre-2017 http://seletlumieretv.org/blogue/vie-consacree/eglise-en-sortie-4-novembre-2017#respond Sat, 04 Nov 2017 14:11:19 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=20491

Cette semaine à Église en sortie, on reçoit le père Jean-Guy Vincent c.s.c. qui nous parle de la Communauté des religieux de Sainte-Croix. On vous présente un reportage sur le Musée de l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal. Dans la troisième partie de l’émission, Francis Denis s’entretient avec le père Claude Grou c.s.c. sur le thème de l’Oratoire Saint-Joseph de Montréal.

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Recherchés: des révolutionnaires de la sainteté: Réflexion pour la Fête de la Toussaint http://seletlumieretv.org/blogue/divers/recherches-des-revolutionnaires-de-la-saintete-reflexion-pour-la-fete-de-la-toussaint http://seletlumieretv.org/blogue/divers/recherches-des-revolutionnaires-de-la-saintete-reflexion-pour-la-fete-de-la-toussaint#respond Wed, 01 Nov 2017 11:13:43 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=20483

Recherchés: des révolutionnaires de la sainteté
Réflexion pour la Fête de la Toussaint
Père Thomas Rosica, csb

Y’a-t-il de la place pour Dieu dans notre monde aujourd’hui? Y-a-t-il de la place pour des révolutionnaires de la sainteté dans notre culture? La réponse est un ‘oui’ fort!  Pourquoi les chrétiens et les catholiques de ce pays devraient-ils être réticents de se déclarer chrétien, catholique, ou révolutionnaire de la sainteté? Pourquoi devrions-nous nous comporter comme si notre message pouvait être dangeureux ou comme si nous avions une Parole et une histoire mais ne savions pas comment l’annoncer? Avons-nous peur de l’indifférence, de l’hostilité ou d’être ridiculisés? Si tel est le cas, laissez-moi vous rappeler la réponse de la jeune Bernadette Soubirous au commissaire de police de Lourdes qui lui disait qu’elle ne l’avait pas convaincu des événements qui avaient eu lieu à la grotte près de la rivière. Bernadette lui dit : « La Dame ne m’a pas dit de vous convaincre, mais de vous dire ses paroles. »

L’espérance était toujours au cœur de la proclamation des saints et bienheureux, même au milieu des périodes les plus sombres de l’histoire. Le cœur de notre propre annonce doit aussi être l’espérance. «Spe salvi », dans l’espérance nous sommes sauvés, dit saint Paul aux Romains, et aussi à nous (Rom 8, 24). Lorsque l’Église se trouv dans des périodes creuses, Dieu élève des saints extraordinaires pour ramener l’Église à sa véritable mission, comme si la lumière du Christ était encore plus brillante en ces périodes de noirceur. Nous vivons l’une de ces périodes, et le Seigneur accepte toujours des candidats pour prendre cette forme extrême de sainteté.

Nous avons grand besoin des successeurs de saints Jean de Brébeuf, Noël Chabanel, Antoine Daniel, Charles Garnier, Isaac Jogues, Gabriel Lalemant, René Goupil and Jean de Lalande. Nous recherchons de nouveaux agents qui prendront la vision et le travail de saintes Marguerite d’Youville, Marguerite Bourgeoys, saint André de Montréal, Kateri Tekakwitha, Marie de l’Incarnation, François de Laval, et leur équipe gagnante de bienheureux:  André Grasset, Élisabeth Turgeon, Marie-Rose Durocher, Marie-Léonie Paradis, Louis-Zéphirin Moreau, Frédéric Janssoone, Catherine de Saint-Augustin, Dina Bélanger, Marie-Anne Blondin, Émilie Tavernier Gamelin, Nykyta Budka, Basil Velychkovsky.

Nous devons aujourd’hui rendre grâce au Seigneur pour avoir donné à l’Église au Canada des fondateurs et des modèles aussi impressionants. Ces modèles nous mettent au défi d’entreprendre aujourd’hui une nouvelle évangélisation. Ils nous encouragent par leur dévouement au Christ, et aussi par leur zèle et leur prière tout au long de l’autoroute qui mène vers le ciel. Ces martyrs, saints et bienheureux nous rappellent que nous sommes seulement et toujours en chemin sur cette route. Lorsque nous pensons la sainteté en ces termes, comme une direction, un chemin, et non comme une destination, nous sentons que ce qui nous unit aux saints, nos compagnons de voyage, est beaucoup plus profond que ce qui nous sépare.

Bonne Fête à vous tous aujourd’hui!

La fête de la Toussaint nous offre une belle opportunité de réflechir sur notre héritage des saints et des bienheureux dans notre tradition catholique.  Ces hommes et femmes sont des artistes qui ont jugé et fait la critique du monde avec différentes donnés, informations et différents savoirs. Leurs normes se trouvaient dans les imprimés bleus intitulés les « Béatitudes» et pas dans les bibliotèques d’universités ou dans les centres de hautes recherches, et ils ont tenté chacun, en leur temps propre et de leurs façons uniques, de s’approprier cette extraordinaire vision de l’Evangile et de l’amener au monde. Le grand auteur G.K. Chesterton anglais a dit que «de telles personnes ont mis en lumière ce que le monde et l’Eglise avaient oublié». Parfois de tels individus sont appelés des fous, des insensés, des irréalistes, des rêveurs. Dans notre Eglise, nous les appelons des Saints.

En cette fête de la sainteté, nous célébrons tous ceux qui ont témoigné de leur attachement radical au Christ, tous les saints, ceux qui sont au calendrier, ceux qui n’y sont plus, ceux qui n’y sont pas encore.  Dans l’évangile de cette fête, [Mt 5, 1-12] chacune des béatitudes nous indique une voie de sainteté : la pauvreté de cœur, la douceur, le combat pour la justice, la pureté du cœur, le travail pour que grandisse la paix, la miséricorde. On est loin des miracles et des autres signes spectaculaires que les hagiographies se plaisent à raconter. Ces béatitudes sont plus un projet de vie, une invitation à y puiser une vraie intensité de vie, que la reconnaissance du mérite de ceux « qui y sont arrivés » ! Cette sainteté-là est vraiment pour tous, pour peu que nous y travaillions, bien sûr.

Je suis convaincu que le monde d’aujourd’hui, et particulièrement les jeunes, ont un besoin croissant pour les vies fascinantes des Saints. Durant son Pontificat, le Pape Jean Paul II nous a certainement aidé à redécouvrir ces héros et héroïnes dans nos traditions-en fait, il a béatifié 1338 femmes et hommes, et canonisé 482 personnes.  La proclamation de tant de Bienheureux et de Saints de notre époque a été d’une aide étonnante pour renouveler les espoirs de longues haleines et en stimuler de nouveaux.  Quelle nuée de témoins, quelle école des artistes des Béatitudes pour nous consoler, nous fortifier, nous encourager, nous stimuler, nous émouvoir et nous élever alors que nous essayons de les imiter ici-bas!

Comment la grâce serait-elle vraiment gracieuse, vraiment gratuite si elle venait comme le bon point et les félicitations avec la bonne note ? La grâce n’a trouvé en nous aucun mérite, mais c’est elle qui nous rend capables de mérite. « Ce n’est pas vous qui m’avez choisis… », dit Jésus. Comme le dit saint Augustin, en commentant ce passage de l’Évangile de Jean : « Dieu ne choisit pas ceux qui sont bons, mais il rend bons ceux qu’il a choisis. » Nous ne pourrions être bons et faire quelque bien en ce monde, si nous ne l’avions reçu de l’amour incroyable du Créateur qui nous a donné la liberté, le désir et l’intelligence de reconnaître ses dons.

Laissons-nous saisir par la beauté de ces hommes et femmes, et laissons nous combler du désir de devenir des saints pendant ce mois de novembre qui est dédié aux artistes de l’evangile!  Dieu sait combien nous en avons besoin de tels artistes aujourd’hui!

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Échos du Vatican http://seletlumieretv.org/blogue/divers/echos-du-vatican-102 http://seletlumieretv.org/blogue/divers/echos-du-vatican-102#respond Tue, 31 Oct 2017 21:13:39 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=20479

Accrochez-vous nous partons dans l’espace !  Nous rejoignons dans cette émission la Station spatiale internationale, avec à son bord six astronautes qui répondent aux questions du pape François.

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Mgr Christian Rodembourg, m.s.a.: Les premiers pas d’un nouvel évêque http://seletlumieretv.org/blogue/cecc/mgr-christian-rodembourg-les-premiers-pas-dun-nouvel-eveque http://seletlumieretv.org/blogue/cecc/mgr-christian-rodembourg-les-premiers-pas-dun-nouvel-eveque#respond Tue, 31 Oct 2017 20:27:49 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=20473

Mgr Christian Rodembourg, évêque du diocèse de Saint-Hyacinthe, s’est entretenu brièvement avec Emilie Callan lors de l’Assemblée plénière des évêques du Canada, qui s’est déroulée du 25 au 29 septembre 2017. Le pape François l’a nommé l’été dernier. Mgr Rodembourg est aussi prêtre missionnaire chez les Saints-Apôtres, une société de vie apostolique fondée à Montréal au milieu du 20e siècle. Dans cette entrevue, il s’arrête sur les joies et les peines d’un nouvel évêque. Découvrez ce jeune évêque, ordonné le 17 septembre dernier à la cathédrale de Saint-Hyacinthe, seulement quelques jours avant la rencontre annuelle de la conférence épiscopale.  

Emilie Callan : Mgr Rodembourg, vous venez d’être ordonné évêque pour le diocèse de Saint-Hyacinthe… C’est la première fois que vous vous retrouvez à l’Assemblée Plénière des évêques. Comment la vivez-vous?

Mgr Christian Rodembourd, m.s.a. : Je dirais avec beaucoup de joie, d’abord, mais aussi beaucoup d’émotions, parce que c’est une découverte totale pour moi… à la fois comment ça fonctionne, la rencontre, bien sûr, de tous mes frères évêques, autant du Canada de l’ouest ou de l’est et du Québec…. Alors c’est un moment extraordinaire dans ma vie comme jeune évêque de quasiment 11 jours d’ordination… Donc, comme je l’ai dit à plusieurs, je plonge dedans, et je suis très heureux de ça. Ça me donne l’heure juste de où nous nous trouvons comme église ici et maintenant. C’est sur cette réalité-là que je m’en vais comme évêque de Saint-Hyacinthe, en communion avec tous mes frères évêques évidemment.

EC : Donc, ça fais 11 jours justement que vous êtes évêque, quel est votre plus grand défi?

Rodembourg : Je dirais, le premier défi, c’est certainement la rencontre du diocèse, la découverte, la rencontre des frères prêtres, diacres, leur épouse aussi qui les accompagnent, la rencontre des agents et agentes de pastorale, et tous les bénévoles impliqués… j’entendais qu’il y avait plusieurs mouvements intéressants, des associations, qui méritent certainement le plus rapidement possible la rencontre du nouvel évêque… Donc, moi, ça m’enthousiasme tout ça. Je veux remplir mon agenda de rencontres fraternelles et chaleureuses et essayer en même temps, déjà, de prendre le pouls des enjeux qu’il y aura à relever tous ensemble. Et je dirais que l’autre joie que j’ai ces jours-ci, c’est que dès la semaine prochaine, au Cap-de-la-Madeleine, nous avons en gros deux jours et demi de rencontres d’une trentaine de prêtres du diocèse pour, justement, faire connaissance de part et d’autre. Alors, je trouve ça un très bon début de service épiscopal.

EC : Quel est votre espoir? Ou votre espérance?

Rodembourg : Je dirais que depuis – ça fait 22 ans que je suis prêtre – c’est d’être d’abord disciple de la joie de l’Évangile, un disciple de Jésus qui est accueillant, qui accompagne, qui fait route avec les frères et les sœurs, et ensemble rechercher, ce que le Seigneur attend de nous aujourd’hui, cette fois-ci pour le diocèse de Saint-Hyacinthe. Je faisais exactement la même chose au niveau de mes paroisses avant, où j’étais curé, ou dans ma communauté, où j’étais en responsabilité les dix dernières années. Je disais souvent à mes jeunes frères, cherchons ensemble : que nous demande Jésus aujourd’hui? dans notre monde tel qu’il est, dans chaque pays, dans chaque continent – parce que j’ai eu la chance d’aller à travers plusieurs continent dans le monde…

EC : Vous avez mentionné que vous étiez curé de paroisse… Mais vous êtes aussi un prêtre avec la Congrégation des Missionnaires des Saints-Apôtres, une société de vie apostolique fondée à Montréal. Comment cette expérience peut vous servir maintenant comme évêque?

Rodembourg : Elle va sûrement me servir parce qu’à l’origine notre fondateur avait pour objectif de servir l’Église. Donc ça fait partie de notre charisme, d’être en disponibilité aux besoins de notre Église, là où il manque des prêtres, là où il manque des chrétiens… et notre vocation aussi, c’était justement de travailler à l’accompagnement des vocations, le discernement des vocations, et spécialement s’il y a des laïcs engagés en Église – c’est une originalité qui m’a beaucoup plu et qui est à la base de ma vocation il y a 28 ans quand je suis entré… alors je crois que c’est une expérience qui va effectivement m’aider dans ma nouvelle mission que le pape François me confie.

EC : Merci beaucoup. On a eu un goût seulement de qui vous êtes en tant qu’évêque maintenant. Ce sera un plaisir de vous « découvrir » davantage au fil des années…

Rodembourg : Avec joie! Vous êtes toujours les bienvenues et moi je vous félicite parce que vous rendez un service à l’Église, magnifique.

*Cette entrevue a été enregistrée le 28 septembre 2017 au Centre Nav Canada à Cornwall, en Ontario, pendant l’Assemblée plénière annuelle des évêques catholiques du Canada.

 

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Quand les leaders chrétiens ne sont pas à la hauteur de l’idéal de Jésus http://seletlumieretv.org/blogue/reflexion-biblique/quand-les-leaders-chretiens-ne-sont-pas-a-la-hauteur-de-lideal-de-jesus http://seletlumieretv.org/blogue/reflexion-biblique/quand-les-leaders-chretiens-ne-sont-pas-a-la-hauteur-de-lideal-de-jesus#respond Tue, 31 Oct 2017 01:00:36 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=20456

Trente-et-unième dimanche du Temps ordinaire, Année A – 5 novembre 2017

Malachie 1,14b-2,1.2b.8-10
1 Thessaloniciens 2,7b-9.13
Matthieu 23,1-12

L’évangile d’aujourd’hui (Matthieu 23, 1-12) est tiré d’un chapitre hautement polémique du premier évangile. Encore une fois, nous y trouvons un écho du conflit amer qui oppose le judaïsme pharisaïque à la communauté ecclésiale de Matthieu. Dans notre épisode, Jésus dénonce carrément les scribes et les Pharisiens; or ce passage contient du matériel qui ne se retrouve que chez Matthieu.

Dans la première section du chapitre 23, l’accent est placé sur les maîtres religieux et sur leurs responsabilités à l’égard des gens ordinaires. Jésus critique ses adversaires religieux (dont plusieurs étaient pharisiens). L’allusion aux Pharisiens « qui enseignent dans la chaire de Moïse » (v. 2) n’est peut-être qu’une allusion à l’autorité de l’enseignement mosaïque mais il est aussi possible qu’elle évoque le siège sur lequel le maître s’asseyait pour enseigner. Les recherches ont établi qu’à une période postérieure à celle de l’évangile d’aujourd’hui, il y avait dans les synagogues un siège désigné à cet effet.

Au fil du temps, les paroles de Jésus citées dans l’évangile de Matthieu furent interprétées comme visant avant tout les maîtres pharisiens qui, après la guerre désastreuse contre Rome (66-73 de notre ère), cherchèrent à reconstruire l’identité ethnique juive en élargissant et en consolidant leur influence dans les synagogues de Palestine et dans la diaspora.

Le cœur du conflit

Mais qu’y a-t-il au cœur de ce conflit ? Les missionnaires judéo-chrétiens qui proclamaient un Messie crucifié et ressuscité n’avaient pas d’adversaires et de concurrents plus déterminés que ces enseignants pharisiens; ils ont donc appliqué les propos de Jésus à la nouvelle situation qui était la leur. Mais il y a encore un autre niveau d’interprétation possible : ces paroles peuvent s’appliquer aux maîtres chrétiens qu’on avertit de ne pas se comporter comme ceux que condamne Jésus.

Ce qui préoccupe vraiment Matthieu, c’est le problème des responsables chrétiens qui ne sont pas à la hauteur de l’idéal exigé par Jésus. Il ne faut pas comprendre les versets 6-12 comme une parenthèse dans un chapitre axé sur la condamnation des Pharisiens mais plutôt comme la clé de ce chapitre : le passage qui exprime l’objectif principal du message de Jésus. Il faut lire Matthieu 23 avec des lunettes théologiques au lieu d’y voir une exhortation moralisante ou la condamnation d’une situation passée.

La critique des maîtres pharisiens

Les Pharisiens ont assumé des responsabilités particulières en prenant la direction d’Israël à l’aube de l’ère messianique mais ils n’ont pas su s’acquitter de cette tâche. Examinons attentivement quatre critiques que formule l’évangile d’aujourd’hui au sujet des Pharisiens. La première leur reproche de ne pas mettre en pratique ce qu’ils prêchent (v. 3). C’est là une accusation qui peut s’appliquer aux leaders de toutes les religions. Ils se doivent de mettre en pratique clairement et de manière convaincante la teneur de leur enseignement.

Les personnes à qui on a confié la Bonne Nouvelle de Jésus Christ doivent enseigner tous les commandements que Jésus leur a donnés (28,19) et incarner son enseignement dans leur propre vie. Nous ne sommes pas à l’abri de cette critique car nul d’entre nous n’est tout à fait en mesure d’appliquer parfaitement l’idéal auquel nous aspirons et que nous nous efforçons de proclamer dans notre vécu.

La deuxième leçon, au verset 4, est plus difficile à comprendre, compte tenu surtout de ce que vient de dire le verset 3 : « pratiquez donc et observez tout ce qu’ils peuvent vous dire ». Je pense que Matthieu renvoie ici au fait que les Pharisiens mettaient l’accent sur la cohérence dans l’observance. Il ne suffisait pas d’observer le sabbat en général; il fallait aussi préciser quelles étaient les activités des jours ouvrables qui constituaient un travail et devaient donc être interdites le jour du sabbat.

Même si Jésus observait le sabbat, il insistait sur le fait que son ministère auprès des malades avait préséance sur les prescriptions des légalistes à propos du sabbat. Il proposait à ses disciples et à ses auditeurs un joug plus facile à porter et un fardeau plus léger (11, 28-30). Matthieu adressait peut-être cette critique aux maîtres chrétiens qui exhortaient les disciples de Jésus à observer le sabbat et les autres lois rituelles selon toute la rigueur de l’interprétation pharisienne.

L’hypocrisie

La troisième critique, au verset 5, n’a guère besoin d’interprétation. Elle parle d’elle-même. L’hypocrisie d’une piété qui recherche les louanges des autres plutôt que la gloire de Dieu avait déjà été dénoncée sans ambages dans le Sermon sur la montagne (6, 1-6.16-18). Les phylactères élargis et les franges allongées avaient pour but de faire remarquer ces signes extérieurs de piété.

Les titres honorifiques

Suit une critique sévère des titres honorifiques (v.7-11). Ce n’est qu’après 70 de notre ère que s’est répandu l’usage d’employer le terme « rabbis » pour désigner les membres de la tradition pharisienne qui avaient reçu une formation d’enseignants et qu’on avait mis à part pour exercer cette fonction particulière de leadership au sein de la communauté. Ce rôle est évidemment indispensable mais il ne doit pas servir de prétexte à une gloriole qui compromet l’unité de la communauté. L’interdiction de ces titres aux disciples laisse entendre que cet usage existait dans l’église de Matthieu. Jésus ne fait pas qu’interdire les titres, il condamne aussi l’esprit de supériorité et l’orgueil que révèle le fait de les accepter. Il n’y a qu’une personne qu’il faille reconnaître et honorer de ce titre; les autres sont tous des frères et sœurs qu’unissent des liens d’affection et de respect mutuel.

Le titre de « père »

Le verset 9 de l’évangile d’aujourd’hui utilise la voix active du verbe : « Ne donnez à personne sur terre le nom de père ». Il n’est pas question ici de la fonction du père biologique mais de l’autorité religieuse. On donnait à certains leaders rabbiniques le titre de « ab », « père ». Il n’y a rien de mal à appeler des membres du clergé « Révérend », « Père », « Excellence », « Éminence », etc. Ces titres, loin de couper les fidèles des personnes qui exercent l’autorité ou le leadership, sont là pour cultiver des rapports profonds et authentiques à l’intérieur de la communauté de l’Église. Quant à ceux qui reçoivent des titres honorifiques comme ceux-là, leur responsabilité de travailler avec diligence à devenir d’humbles serviteurs et à abattre les barrières qui existent entre nous ne peut que s’en trouver accrue !

Le plus grand sera le serviteur

La quatrième critique a trait à la véritable grandeur dans la communauté des disciples qui font église. Aux versets 11-12, Matthieu souligne les qualités de la personne la plus éminente dans la communauté, celle qui s’est faite le serviteur de tous et de toutes. Cet idéal de l’église comme communauté d’égaux allait être repris par saint Paul dans ses déplacements entre les communautés chrétiennes de l’Église primitive. Dans les lettres pastorales qu’il écrira à diverses communautés, Paul de Tarse fera référence aux fonctions de leadership sans mettre en évidence les personnes appelées à les exercer. Paul supplie ses auditeurs de renoncer aux ambitions égoïstes et de traiter les autres comme leurs supérieurs (Ph 2,3; Rm 12, 3.16).

Partager l’Évangile et faire don de soi-même

En réfléchissant à la deuxième lecture d’aujourd’hui, tirée de la première épître aux Thessaloniciens (2, 7b-9. 13), je ne puis m’empêcher d’évoquer avec affection et gratitude la figure de Saint Jean XXIII. Les paroles touchantes de Paul décrivent la vie et le ministère d’Angelo Roncalli qui allait devenir Jean XXIII: « Avec vous nous avons été pleins de douceur, comme une mère qui entoure de soins ses nourrissons. Ayant pour vous une telle affection, nous voudrions vous donner non seulement l’Évangile de Dieu mais tout ce que nous sommes, car vous nous êtes devenus très chers. »

À la lumière de la lettre de Paul aux Thessaloniciens et de l’évangile d’aujourd’hui, qui traite du leadership religieux authentique, je vous invite à relire un extrait du discours de Saint Jean XXIII lors de l’ouverture du Deuxième Concile du Vatican; cette allocution fut prononcée à la basilique Saint-Pierre de Rome, le 11 octobre 1962.

Un magistère surtout pastoral

Il arrive souvent que dans l’exercice quotidien de Notre ministère apostolique Nos oreilles soient offensées en apprenant ce que disent certains qui, bien qu’enflammés de zèle religieux, manquent de justesse de jugement et de pondération dans leur façon de voir les choses. Dans la situation actuelle de la société, ils ne voient que ruines et calamités; ils ont coutume de dire que notre époque a profondément empiré par rapport aux siècles passés; ils se conduisent comme si l’histoire, qui est maîtresse de vie, n’avait rien à leur apprendre et comme si du temps des Conciles d’autrefois tout était parfait en ce qui concerne la doctrine chrétienne, les mœurs et la juste liberté de l’Eglise.

Il Nous semble nécessaire de dire Notre complet désaccord avec ces prophètes de malheur, qui annoncent toujours des catastrophes, comme si le monde était près de sa fin. […]

Ces choses étant dites, il est possible de voir avec suffisamment de clarté la tâche qui attend le Concile sur le plan doctrinal. Le XXIe Concile œcuménique – qui bénéficiera de l’aide efficace et très appréciable d’experts en matière de science sacrée, de pastorale et de questions administratives – veut transmettre dans son intégrité, sans l’affaiblir ni l’altérer, la doctrine catholique qui, malgré les difficultés et les oppositions, est devenue comme le patrimoine commun de l’humanité. Certes, ce patrimoine ne plaît pas à tous, mais il est offert à tous les hommes de bonne volonté comme un riche trésor qui est à leur disposition.

Cependant, ce précieux trésor nous ne devons pas seulement le garder comme si nous n’étions préoccupés que du passé, mais nous devons nous mettre joyeusement, sans crainte, au travail qu’exige notre époque, en poursuivant la route sur laquelle l’Église marche depuis près de vingt siècles. Nous n’avons pas non plus comme premier but de discuter de certains chapitres fondamentaux de la doctrine de l’Église, et donc de répéter plus abondamment ce que les Pères et les théologiens anciens et modernes ont déjà dit. Cette doctrine, Nous le pensons, vous ne l’ignorez pas et elle est gravée dans vos esprits. […]

Autre est le dépôt lui-même de la foi, c’est-à-dire les vérités contenues dans notre vénérable doctrine, et autre est la forme sous laquelle ces vérités sont énoncées, en leur conservant toutefois le même sens et la même portée. Il faudra attacher beaucoup d’importance à cette forme et travailler patiemment, s’il le faut, à son élaboration; et on devra recourir à une façon de présenter qui correspond mieux à un enseignement de caractère surtout pastoral.

(Image : Jésus et les pharisiens par James Tissot)

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Sur la Route du diocèse de Gaspé http://seletlumieretv.org/blogue/sur-la-route-des-dioceses/sur-la-route-du-diocese-de-gaspe http://seletlumieretv.org/blogue/sur-la-route-des-dioceses/sur-la-route-du-diocese-de-gaspe#respond Sat, 28 Oct 2017 00:17:06 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=20468

À première vue, l’Église du Québec souffre d’une grande pauvreté. Parallèlement, la société québécoise vit difficilement les conséquences de la désertification spirituelle et du vacuum religieux.

Toutefois, si on y regarde de plus près, on perçoit une panoplie de raisons d’espérer. Comme l’ont affirmé les évêques du Québec au pape François (Rapport ad limina 2017, AECQ) : « C’est sur le terrain, auprès des gens que nous voyons émerger cette nouvelle Église, fragile mais combien enracinée dans la foi, l’espérance et l’amour ».

Au cours de cette émission, Francis Denis nous invite Sur la route du diocèse de Gaspé, à la rencontre des différents visages de cette Église qui, de par sa pauvreté même, fait resplendir sur le monde le « visage miséricordieux du Père » (Misericordiae Vultus, no 17). Production originale de S+L, Sur la route des diocèses est diffusée les derniers vendredis du mois à 19h30 et en rediffusion les lundis suivants à 20h30.

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Messe pour les vocations sacerdotales de l’Archidiocèse de Montréal http://seletlumieretv.org/blogue/divers/messe-pour-les-vocations-sacerdotales-de-larchidiocese-de-montreal-7 http://seletlumieretv.org/blogue/divers/messe-pour-les-vocations-sacerdotales-de-larchidiocese-de-montreal-7#respond Wed, 25 Oct 2017 14:14:10 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=20447
En EXCLUSIVITÉ sur les ondes de Sel et Lumière, voyez la télé diffusion de la Messe pour les vocations sacerdotales de l’Archidiocèse de Montréal le vendredi 27 octobre prochain à 19h30. Cette Messe célébrée à la magnifique chapelle du Grand Séminaire de Montréal sera présidée par  l’abbé Stephen OTVOS, Directeur du département de théologie à l’Institut de formation théologique de Montréal.

Vous pouvez accédé au feuillet de célébration en cliquant sur 27-octobre-2017-Feuillet-Messe-vocations-sacerdotales.

Veuillez noter que cette Messe sera disponible en direct sur la chaîne web (En Direct) de Sel et Lumière dès 19h30. Un rendez-vous à ne pas manquer!

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Échos du Vatican http://seletlumieretv.org/blogue/divers/echos-du-vatican-101 http://seletlumieretv.org/blogue/divers/echos-du-vatican-101#respond Tue, 24 Oct 2017 21:08:14 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=20443

Voyez dans cette émission le message exceptionnel du Pape aux jeunes du Canada, en préparation au synode sur les jeunes, qui se tiendra en octobre prochain au Vatican.

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Un choix éthique ne fait pas un chrétien http://seletlumieretv.org/blogue/divers/un-choix-ethique-ne-fait-pas-un-chretien-3 http://seletlumieretv.org/blogue/divers/un-choix-ethique-ne-fait-pas-un-chretien-3#respond Tue, 24 Oct 2017 01:00:11 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=20434

Trentième dimanche du Temps ordinaire, Année A – 29 octobre 2017

Exode 22,20-26
1 Thessaloniciens 1,5c-10
Matthieu 22,34-40

La première lecture d’aujourd’hui tirée de l’Exode (22, 20-26) et le récit de l’évangile de Matthieu sur le grand commandement (22, 34-40) questionnent notre façon d’aimer Dieu et le prochain. Le texte de l’Exode porte sur des dispositions précises de la Loi en faveur des veuves, des orphelins et des pauvres. Le Seigneur rappelle à son peuple qu’il a lui-même eu le statut d’immigré dans un pays étranger. Nous nous devons de faire preuve de justice et de compassion à l’endroit de l’étranger, de la veuve, du pauvre et de l’orphelin. Sinon, c’est le Seigneur lui-même qui punira les transgresseurs et défendra les sans-défense.

Le Seigneur n’est pas tendre pour nos attitudes et nos comportements mesquins, en particulier à l’égard des pauvres, des étrangers, des défavorisés, de ceux et celles qui sont différents de nous. L’authenticité de notre foi, de notre amour de Dieu et de notre relation au Christ se mesure à la façon dont nous traitons les autres. Ces deux textes nous incitent à implorer le repentir et à demander pardon pour les attitudes négatives que nous avons eues envers les autres dans le passé et pour la façon dont les traitons aujourd’hui.

Jésus est mis à l’épreuve

L’évangile du jour (Matthieu 22, 34-40) contient la grande prière du « Shema », la profession de foi hébraïque : « Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est le seul Seigneur » (Deutéronome 6,4). De même que, dans le culte chrétien, nous proclamons le credo pour professer notre foi, le peuple juif professe sa foi par le Shema lors des services à la synagogue. Le Shema est un abrégé de la vraie religion : « Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est le seul Seigneur; et tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces. »

Le texte de Matthieu 22, 34-40 a un parallèle chez Marc (12, 28-34), qui relate un échange entre Jésus et un scribe : celui-ci est impressionné par la façon dont Jésus s’est tiré d’affaire dans la controverse qui précède, il félicite Jésus pour la réponse qu’il lui donne et Jésus, à son tour, affirme que son interlocuteur « n’est pas loin du royaume de Dieu ». Matthieu a développé la scène.

Le savoir des Pharisiens, c’était la connaissance de la Loi qu’ils tenaient pour la somme de la sagesse et pour la seule vraie science. Dans la communauté juive, le scribe occupait une position respectée et exerçait un vrai leadership. À première vue, la question que pose le savant à Jésus semble tout à fait légitime.

Les maîtres de la Torah (scribes et rabbis) discutaient depuis toujours de l’importance relative des commandements de l’Ancien Testament. Les scribes étaient les savants et les intellectuels du judaïsme. Les Pharisiens distinguaient 613 commandements dans la Torah (les cinq premiers livres de la Bible). De ces 613 commandements, 248 étaient positifs [« Tu honoreras… »] et 365 négatifs [« Tu ne feras pas… »]. Fondamentale, la question « dans la Loi, quel est le plus grand commandement ? » offre à Jésus, tout en le « mettant à l’épreuve », l’occasion de formuler un enseignement important.

Dans sa réponse, Jésus cite le Deutéronome 6, 4-5 et les versets du Shema, que les Juifs récitent chaque jour. Même si on demande à Jésus de désigner un seul commandement, il en donne deux. Jésus dépasse la question qui lui a été soumise en unissant au plus grand et premier commandement un second précepte, celui de l’amour du prochain (Lévitique 19,18). Ce double commandement est la source d’où découlent toute la loi et les prophètes. Jésus ne rejette pas les autres commandements. Il ajoute même expressément : « Tout ce qu’il y a dans l’Écriture – dans la Loi et les Prophètes – dépend de ces deux commandements. » Ce qui est remarquable, c’est que le « savant » se dit d’accord avec Jésus et lui fait écho sans qu’on distingue dans ses propos la moindre trace d’hostilité ou d’ironie.

L’amour de Dieu et du prochain n’est pas une idée originale de Jésus

Le rapprochement de l’amour de Dieu et de l’amour du prochain comme accomplissement de la Loi n’est pas une idée originale de Jésus. On la retrouve très tôt dans les Écritures hébraïques. Il y a cependant quelque chose d’unique dans la déclaration de Jésus : c’est qu’il déclare semblables ces deux préceptes. Jésus enseigne qu’on ne peut avoir l’un sans l’autre. Notre amour de Dieu motive notre amour du prochain; notre amour du prochain démontre et renforce notre amour de Dieu. L’amour du prochain n’est pas seulement un amour exigé par l’amour de Dieu, une conséquence pratique qui en découlerait; il est aussi en un sens une condition préalable à l’amour de Dieu. Il n’y a pas de véritable amour de Dieu qui ne soit déjà amour du prochain; l’amour de Dieu n’accède à sa pleine identité qu’en s’accomplissant comme amour du prochain.

L’enseignement de Moïse et celui de Jésus

Moïse enseigne dans le Shema (cf. Dt 6,5; Lv 19,34) – et Jésus répète dans l’évangile d’aujourd’hui – que tous les commandements se ramènent à l’amour de Dieu et à la tendresse aimante pour le prochain. Chaque fois que les Juifs récitent le « Shema, Israël » et chaque fois que les chrétiens évoquent le premier et le second commandement, la grâce de Dieu nous rapproche. Chaque fois que nous faisons le signe de la croix, c’est le Shema que nous traçons sur notre corps puisque nous nous touchons la tête, le cœur et les épaules pour les consacrer au service de Dieu.

Dieu est amour

À la lumière des lectures d’aujourd’hui, arrêtons-nous cette semaine à considérer deux textes. Le premier est le paragraphe 42 de la Constitution dogmatique sur l’Église du Deuxième Concile du Vatican, Lumen Gentium.

« Dieu est charité et celui qui demeure dans la charité demeure en Dieu et Dieu en lui » (cf. 1 Jn 4, 16). Sa charité, Dieu l’a répandue dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné (cf. Rm 5, 5). La charité qui nous fait aimer Dieu par-dessus tout et le prochain à cause de lui est par conséquent le don premier et le plus nécessaire. Mais pour que la charité, comme un bon grain, croisse dans l’âme et fructifie, chaque fidèle doit s’ouvrir volontiers à la Parole de Dieu et, avec l’aide de sa grâce, mettre en œuvre sa volonté, participer fréquemment aux sacrements, surtout à l’Eucharistie, et aux actions sacrées, s’appliquer avec persévérance à la prière, à l’abnégation de soi-même, au service actif de ses frères et à l’exercice de toutes les vertus. La charité en effet, étant le lien de la perfection et la plénitude de la loi (cf. Col 3, 14 ; Rm 13, 10), oriente tous les moyens de sanctification, leur donne leur âme et les conduit à leur fin. C’est donc la charité envers Dieu et envers le prochain qui marque le véritable disciple du Christ.

Le deuxième texte est tiré des premiers paragraphes de l’encyclique publiée par le pape Benoît XVI en 2005, Deus Caritas Est (Dieu est amour) et résume admirablement le message des lectures de ce dimanche.

À l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive. Dans son Évangile, Jean avait exprimé cet événement par ces mots : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui […] obtiendra la vie éternelle » (3, 16). En reconnaissant le caractère central de l’amour, la foi chrétienne a accueilli ce qui était le noyau de la foi d’Israël et, en même temps, elle a donné à ce noyau une profondeur et une ampleur nouvelles. En effet, l’Israélite croyant prie chaque jour avec les mots du Livre du Deutéronome, dans lesquels il sait qu’est contenu le centre de son existence : « Écoute, Israël: le Seigneur notre Dieu est l’Unique. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force » (6, 4-5). Jésus a réuni, en en faisant un unique précepte, le commandement de l’amour de Dieu et le commandement de l’amour du prochain, contenus dans le Livre du Lévitique : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (19, 18 ; cf. Mc 12, 29-31). Comme Dieu nous a aimés le premier (cf. 1 Jn 4, 10), l’amour n’est plus seulement un commandement, mais il est la réponse au don de l’amour par lequel Dieu vient à notre rencontre.

Sainte Teresa de Calcutta

J’ai eu dernièrement de longues discussions avec un groupe de bons catholiques qui se voulaient « prophétiques » par leur façon de porter les questions de justice sociale dans l’Église. Ils mettaient de l’avant de grands modèles de vraie justice sociale selon la tradition catholique, comme Monseigneur Oscar Romero et Dorothy Day, mais se montraient très sévères à l’endroit de Sainte Teresa de Calcutta parce que, disaient-ils, elle ne s’était jamais opposée aux « maux systémiques » de notre temps. À leur avis, Mère Teresa n’aurait jamais incarné la critique prophétique authentique et elle n’aurait été qu’un exemple rassurant pour une Église dominée par des hommes !

Ce qui m’a toujours impressionné chez Mère Teresa et ses sœurs, c’est que ce qu’elles disent de l’amour de Dieu et du prochain ou du « partage de la pauvreté » défie la logique de tant de nos institutions et de nos agences qui défendent des programmes politiques pour les pauvres au lieu de vivre une profonde communion personnelle avec des personnes pauvres. Les agents et les instruments d’une communion de ce type passent pour insignifiants et sont mis de côté.

Ce que recherche l’Église chez les saintes et les saints, ce n’est pas que les bonnes œuvres – il y a pour cela les prix Nobel de la paix et autres récompenses de ce monde; l’Église cherche plutôt une preuve solide que le candidat ou la candidate à la canonisation a été transformé intérieurement et extérieurement par la grâce de Dieu, au point d’incarner un profond amour de Dieu et du prochain.

Voilà plusieurs années, quand j’ai rencontré Mère Teresa de Calcutta pour la première fois après avoir donné un cours à un groupe de ses jeunes sœurs, à leur maison de formation en banlieue de Rome, elle m’a glissé fermement dans la main une de ses fameuses « cartes d’affaires ». Une carte de visite comme je n’en avais jamais vu. On y lisait ceci : « Le fruit du silence est la PRIÈRE. Le fruit de la prière est la FOI. Le fruit de la foi est l’AMOUR. Le fruit de l’amour est le SERVICE. Le fruit du service est la PAIX. Dieu vous bénisse. Mère Teresa. »

Cette carte, je l’ai toujours sur moi. On n’y trouve pas d’adresse, de numéro de téléphone, de courriel ou de télécopieur. Nous n’avons pas besoin de ses coordonnées puisqu’elle est disponible pour chacune et chacun de nous dans la communion des saints. Que Sainte Teresa de Calcutta nous enseigne à aimer Dieu et le prochain dans l’unité et dans l’harmonie.

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Vidéo du pape François aux jeunes du Canada http://seletlumieretv.org/blogue/vie-consacree/video-du-pape-francois-aux-jeunes-du-canada http://seletlumieretv.org/blogue/vie-consacree/video-du-pape-francois-aux-jeunes-du-canada#respond Mon, 23 Oct 2017 15:35:38 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=20436

Vous trouverez ci-dessous l’article de Radio Vatican sur le vidéo-message du pape François aux jeunes canadiens:

(RV) L’Église catholique prépare le prochain synode des évêques sur les jeunes qui aura lieu dans un an, en octobre 2018, au Vatican. C’est le cas notamment au Canada où, dimanche 22 octobre 2017, la chaine de télévision Sel et Lumière a programmé une émission spéciale pour aider les évêques canadiens à se préparer à cet événement. Le Pape François est intervenu dans un vidéo-message.

« Je vous demande de ne pas laisser [le monde] être abîmé par ceux qui pensent seulement à en profiter et à le détruire sans scrupules. Je vous invite à inonder les lieux dans lesquels vous vivez avec la joie et l’enthousiasme typiques de votre âge, à irriguer le monde et l’histoire avec la joie qui vient de l’Évangile, d’avoir rencontré une Personne : Jésus, qui vous a fasciné et vous a attiré à ses côtés ». C’est ainsi que le Pape François s’est adressé aux jeunes Canadiens.

Il a répété un de ses thèmes favoris quand il s’adresse aux plus jeunes : « ne vous laissez pas voler votre jeunesse ». Il les a mis en garde contre ceux qui veulent les transformer en bâtisseurs de murs et source de division. Au contraire, les jeunes sont des « tisseurs de relations marquées par la confiance, le partage, l’ouverture jusqu’aux confins du monde ». Ils doivent construire des ponts.

Le Pape espère que les jeunes ont entendu l’appel de Dieu et que, grâce « à l’accompagnement de guides experts », ils sauront entreprendre un chemin de discernement pour découvrir le projet que Dieu a pour chacun d’eux.

François a souligné le besoin que l’Église a d’avoir des « jeunes courageux, qui n’ont pas peur devant les difficultés, qui affrontent les épreuves, qui tiennent les yeux et le cœur bien ouverts sur la réalité, pour que personne ne vienne refoulé, ne soit victime d’injustice, de violence, ou soit privé de la dignité de la personne humaine ». Le Pape se veut ainsi confiant dans la jeunesse d’aujourd’hui, dans le fait qu’elle ne restera pas sourde aux cris d’aide des nombreux autres jeunes qui cherchent la liberté, du travail, des études et la possibilité de donner un sens à leur vie.

« Laissez-vous atteindre par le Christ. Laissez-le vous parler, vous embrasser, vous consoler, guérir vos blessures, dissoudre vos doutes et vos peurs et vous serez prêts pour l’aventure fascinante de la vie, don précieux et impayable que Dieu dépose chaque jour dans vos mains », a encore exhorté le Pape.

 

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Église en sortie 20 octobre 2017 http://seletlumieretv.org/blogue/fete-liturgique/eglise-en-sortie-20-octobre-2017 http://seletlumieretv.org/blogue/fete-liturgique/eglise-en-sortie-20-octobre-2017#respond Sat, 21 Oct 2017 13:56:25 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=20432

Cette semaine à Église en sortie on reçoit Mathieu Bock-Côté qui nous parle de son tout dernier livre « Le nouveau Régime« . On vous présente un reportage sur le Festival de l’Assomption au sanctuaire Notre-Dame du Cap. Dans la troisième partie de l’émission, Francis Denis s’entretient avec Martin Lemay à propos de son livre « À La Défense de Maurice Duplessis« .

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Cette semaine à Église en sortie, on vous présente un reportage sur le Monastère et la Communauté des religieuses hospitalières des augustines de Québec. Dans la deuxième partie d’émission, Francis Denis reçoit en entrevue l’historien et auteur Éric Bédard et qui nous parle de son tout dernier livre « Survivance: Histoire et mémoire du XIXe siècle ...lire la suite
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