Un choix éthique ne fait pas un chrétien

Mt-Teresa-croppedTrentième dimanche temps ordinaire

Exode 22,20-26
1 Thessaloniciens 1,5c-10
Matthieu 22,34-40

La première lecture d’aujourd’hui tirée de l’Exode (22, 20-26) et le récit de l’évangile de Matthieu sur le grand commandement (22, 34-40) questionnent notre façon d’aimer Dieu et le prochain.   Le texte de l’Exode  porte sur des dispositions précises de la Loi en faveur des veuves, des orphelins et des pauvres. Le Seigneur rappelle à son peuple qu’il a lui-même eu le statut d’immigré dans un pays étranger. Nous nous devons de faire preuve de justice et de compassion à l’endroit de l’étranger, de la veuve, du pauvre et de l’orphelin. Sinon, c’est le Seigneur lui-même qui punira les transgresseurs et défendra les sans-défense.

Le Seigneur n’est pas tendre pour nos attitudes et nos comportements mesquins, en particulier à l’égard des pauvres, des étrangers, des défavorisés, de ceux et celles qui sont différents de nous. L’authenticité de notre foi, de notre amour de Dieu et de notre relation au Christ se mesure à la façon dont nous traitons les autres. Ces deux textes nous incitent à implorer le repentir et à demander pardon pour les attitudes négatives que nous avons eues envers les autres dans le passé et pour la façon dont les traitons aujourd’hui.

Jésus est mis à l’épreuve

L’évangile du jour (Matthieu 22, 34-40) contient la grande prière du «Shema», la profession de foi hébraïque  : «Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est le seul Seigneur» (Deutéronome 6,4).   De même que, dans le culte chrétien, nous proclamons le credo pour professer notre foi, le peuple juif professe sa foi par le Shema lors des services à la synagogue. Le Shema est un abrégé de la vraie religion  : «Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est le seul Seigneur; et tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces.» [Read more...]

Deux cadeaux du ciel pour notre Québec !

blog_1413627618

Le dimanche 12 octobre dernier, le pape François présidait une Messe d’action de grâce pour la canonisation de deux saints de chez nous : Mgr de Laval et Marie de l’Incarnation. Pour l’occasion, une délégation du diocèse de Québec comprenant des pèlerins du monde entier s’était déplacée pour célébrer cet événement historique pour l’église particulière du Québec. En effet, cette reconnaissance du pouvoir d’intercession de la part de l’Église universelle allait avoir une triple dimension que je propose d’analyser brièvement.

Dans un premier temps, l’accueil de l’église du Québec autour du tombeau de Saint Pierre en compagnie de son successeur le pape François, avait pour but d’intensifier et d’approfondir la communion avec Dieu en demandant l’intercession de ces deux nouveaux saints. Cela se découvre plus amplement lorsque nous considérons le lien organique entre la foi en la communion des saints et la communion avec Dieu. Plus l’union avec Dieu le Père par l’humanité du Christ s’intensifie, plus nous sommes unie avec nos frères et sœurs en humanité et, plus particulièrement, avec la communauté des baptisés. Ainsi, puisque l’Église a reconnue la présence de deux membres de notre église du Québec auprès de Dieu, nous pouvons vivre plus pleinement dans l’espérance d’être écoutée et ainsi s’attendre à ce « que le Québec revienne sur ce chemin de la fécondité ». Durant son homélie, le pape François a fait référence à deux conséquences que cette canonisation peut avoir sur nos vies.  [Read more...]

Nous sommes marqués et envoyés dans le monde

render-unto-caesar-610x343
Vingt-neuvième dimanche du temps ordinaire

Isaïe 45,1.4-6a
1 Thessaloniciens 1,1-5b
Matthieu 22,15-21

Dans l’évangile d’aujourd’hui (Matthieu 22, 15-21), les pharisiens essaient une fois encore de prendre Jésus en défaut en le faisant parler.  Ils ont bien compris que Jésus les a dépeints comme des gens qui ont refusé une invitation au banquet du cœur (dans la parabole des invités au festin, dimanche dernier  : Mt 22, 1-14).  Ils réagissent en tramant une nouvelle attaque contre Jésus. Ils amorcent leur questionnement par des propos flatteurs, dans l’espoir de le prendre au dépourvu. Un pharisien vante l’honnêteté de Jésus  : il enseigne le vrai chemin de Dieu et ne se laisse pas influencer par le statut de ses interlocuteurs ou par leurs opinions.

En posant à Jésus la question «  Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à l’empereur?  », ses adversaires  reconnaissent que Jésus a les qualifications voulues pour expliquer la Torah.  De con côté, Jésus a sûrement conscience du piège que recèle cette question et il voit clairement le défi qu’il lui faut relever. Les pharisiens entendent le contraindre soit à adopter une position contraire à l’opinion de la majorité de la population soit à s’opposer aux autorités romaines.

L’importance de l’impôt

L’impôt dont il s’agit dans l’évangile d’aujourd’hui est une capitation, une taxe prélevée pour chaque individu, homme, femme ou esclave, de douze à soixante-cinq ans. La taxe s’élève à un denier, le salaire d’une journée de travail. Cet impôt honni, institué en 6 de notre ère quand la Judée est devenue province romaine, attise la flamme de l’opposition nationaliste à l’occupant. C’est de cette animosité qu’est né le mouvement zélote qui fomentera le désastre de la Guerre juive (66 à 70).  Les pharisiens résistent à la capitation tandis que les hérodiens appuient les Romains et prônent le paiement de cet impôt. [Read more...]

Mot de remerciement du cardinal Lacroix au pape François

Capture d’écran 2014-10-12 à 11.19.44Mot de remerciement de Monsieur le Cardinal Gérald Cyprien Lacroix
Archevêque de Québec
Primat du Canada

à Sa Sainteté le Pape François

Célébration Eucharistique d’action de grâces pour la canonisation de Saint François de Laval et Sainte Marie de l’Incarnation

Basilique Saint-Pierre de Rome, le 12 octobre 2014

 « Merci pour ces deux nouveaux saints et modèles missionnaires »

Très Saint Père,

Au terme de cette célébration eucharistique et avant de recevoir votre bénédiction apostolique, permettez-moi, en mon nom personnel et au nom des fidèles du Québec et du Canada, de vous remercier du fond du cœur pour le grand cadeau que vous nous avez fait de deux nouveaux saints : Saint François de Laval et Sainte Marie de l’Incarnation.

J’ai accompagné un groupe de pèlerins en France, sur les pas de ces deux géants de la foi et de la vie missionnaire. Notre pèlerinage s’est poursuivi jusqu’à Rome pour être avec vous, le Successeur de Pierre, pour vous redire notre communion profonde et notre désir de répondre à l’appel missionnaire pour évangéliser le monde de notre temps.

Merci, Très Saint Père, de nous avoir donné ces modèles de sainteté et de vie apostolique. La vie de Saint François de Laval et de Sainte Marie de l’Incarnation nous parle beaucoup aujourd’hui et nous invite à imiter leur courage, leur persévérance ainsi que leur zèle apostolique. Comme eux, nous voulons être tout abandonné à Dieu, dans la confiance, et engagés sur les chemins de la mission pour que nos frères et sœurs humains rencontrent Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie; Jésus Christ.

Notre pèlerinage ne se termine pas ici à Rome. Nous le poursuivrons, avec l’aide de Dieu, chez-nous, au Québec, et partout où le Seigneur aura besoin de nous. Nous désirons être encore davantage des disciples-missionnaires au cœur du monde.

Avec vous, nous croyons que « l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus » (Evangelii gaudium, No. 1). Saint François de Laval et Sainte Marie de l’Incarnation en sont des témoins éloquents. Que Dieu fasse de nous les saints et les saintes du troisième millénaire, les missionnaires et les évangélisateurs qui témoignent par leur vie et proclament avec fierté la Bonne Nouvelle qu’est l’Évangile.

Merci, Très Saint Père, de nous avoir accueilli aujourd’hui. Daignez bénir nos familles, nos communautés chrétiennes, nos diocèses et notre pays. Nous prions beaucoup pour vous et pour votre mission.

Homélie du pape François (messe d’action de grâce pour saints François de Laval et Marie de l’Incarnation)

francis_maryDimanche 12 octobre 2014

Nous avons écouté la prophétie d’Isaïe : « Le Seigneur essuiera les larmes sur tous les visages… » (Is 25, 8). Ces paroles, pleines de l’espérance de Dieu, indiquent le but, montrent l’avenir vers lequel nous sommes en chemin. Sur cette route, les saints nous précèdent et nous guident. Ces paroles esquissent aussi la vocation des hommes et des femmes missionnaires.

Les missionnaires sont ceux qui, dociles à l’Esprit Saint, ont le courage de vivre l’Évangile. Et aussi cet Évangile que nous venons d’entendre : « Allez donc aux croisées des chemins » – dit le roi à ses serviteurs (Mt 22, 9). Et les serviteurs sortirent et rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvaient, « les mauvais comme les bons », pour les conduire au banquet des noces du roi (cf. v. 10).

Les missionnaires ont accueilli cet appel : ils sont sortis pour appeler tous les gens, aux carrefours du monde ; et ainsi ils ont fait beaucoup de bien à l’Église, parce que si l’Église s’arrête et se ferme, elle tombe malade, on peut la corrompre, aussi bien par les péchés que par la fausse science séparée de Dieu, qu’est le sécularisme mondain.

Les missionnaires ont tourné leur regard vers le Christ crucifié, ils ont accueilli sa grâce et ils ne l’ont pas gardée pour eux. Comme saint Paul, ils se sont faits tout à tous ; ils ont su vivre dans la pauvreté et dans l’abondance, être rassasiés et souffrir de la faim ; ils pouvaient tout en celui qui leur donnait la force (cf. Ph 4, 12-13). Et avec cette force de Dieu, ils ont eu le courage de “sortir” sur les routes du monde mettant leur confiance dans le Seigneur qui appelle. Telle est la vie d’un missionnaire, d’une missionnaire… Et pour ensuite finir loin de la maison, loin de sa propre patrie ; tant de fois tués, assassinés ! Comme c’est arrivé, ces derniers jours, à tant de nos frères et sœurs.

[Read more...]

Savoir rendre grâce et dire merci

La fête de l’Action de Grâce est certainement un contre poids intéressant à la Thanskiving de nos voisins du Sud. Alors que les Américains célèbrent l’arrivée des premiers colons et de leur établissement en Amérique, les Canadiens rendent grâce pour la bonne récolte.
La reconnaissance pour les bonnes choses de la saison qui se termine est au coeur de notre fête d’Action de Grâce. Lorsque tout va bien dans notre vie, combien de fois rendons-nous grâce à Dieu pour ce que nous sommes et pour ce que nous avons? La reconnaissance est beaucoup plus qu’un simple «merci» qu’on est obligé de dire. C’est une manière de percevoir le monde, de se laisser surprendre. C’est avoir les yeux ouverts et proches de son cœur.

Quels sont les traits et les qualités des personnes reconnaissantes? Le souvenir est certainement la caractéristique la plus précieuse de la vertu de gratitude. Une des plus importantes qualités d’une personne est la capacité de dire «merci» aux autres et de ne prendre rien ni personne pour acquis. Ceux et celles qui ont cette vertu de gratitude possèdent une grande richesse. Ces personnes ne sont pas seulement conscientes combien elles sont bénies, mais elles se rappellent toujours que toute bonne chose vient de Dieu. [Read more...]

Le Synode des évêques et la piété des fils de Dieu

blog_1412929144

Image: Courtoisie de CNS

En ce 4e jour du Synode des évêques sur la famille nous poursuivons notre analyse des débats en nous basant sur le 2e don du Saint Esprit : la piété. En effet, à plusieurs reprises, le pape François a prié afin qu’Il soit le protagoniste principal des travaux synodaux. «Ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils » (Jn 14, 12), penser l’institution synodale à la lumière du don de piété semble donc plus que raisonnable.

Selon le catéchisme de l’Église catholique, « La vie morale des chrétiens est soutenue par les dons du Saint-Esprit »[1]. Avoir recours à l’Esprit Saint n’est donc pas anodin puisque cette même vie morale est également l’objet principal des discussions en cours entre les évêques. Comment rendre la vie dans le Christ attrayante et accessible aux gens à travers cette vocation la plus commune qu’est le mariage ? Au cours des deux derniers jours, ce qui est ressorti peut être perçu comme un signe de la grande piété qui règne au Vatican en ce moment. Cela se voit de deux manières.

Dans un premier temps, on note une volonté commune d’être à l’écoute des inspirations divines présentes, à la fois, dans la doctrine de l’Église mais également dans les différents témoignages de couples mariés invités à participer aux échanges. Cette innovation voulue par le pape François nous montre sa disponibilité à la Volonté divine qui chemine avec son peuple mais également la piété par laquelle il nous fait tendre d’un seul cœur vers Dieu comme Père de l’Église et de l’humanité. En effet, durant l’audience générale du mercredi, le pape a exprimé son désir de voir l’unité parmi les chrétiens [2]. Cette unité, qu’il désire rendre de plus en plus visible et effective dans notre monde, n’est pas seulement la tâche de quelques ecclésiastiques. Au contraire, cette responsabilité incombe à tous les chrétiens. En ce sens, l’unité des chrétiens doit s’inscrire dans le même mouvement que le processus de guérison dont les familles ont besoin aujourd’hui. Bref, ce qui est valable pour les divisions au sein des églises est aussi valable pour les divisions au sein des familles. [Read more...]

Messe pour les vocations sacerdotales sur TV S+L

chapelle-du-grand-seminaire-de-montreal-610x343

Vendredi 17 octobre prochain, une messe sera célébrée à l’intention des vocations sacerdotales dans le diocèse de Montréal. Elle sera présidée par Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal, à la chapelle du Grand Séminaire de Montréal. Nombreuses missions, communautés, prêtres, religieux et religieuses seront présents pour cette célébration.

La messe sera émise en direct sur le web à 19 h30 HE puis télédiffusée sur Sel + Lumière à 20 h30 HE / 17 h30 HP.  

Un synode sous le signe de la liberté

blog_1412755314

Hier nous avons fait mention de l’importance du regard de foi sur les événements qui touchent l’Église et le monde et de ne jamais nous éloigner trop de cette perspective si nous désirons garder un regard juste. Cette nouvelle façon de faire du journalisme me semblait tellement contraster avec ce que je lisais ailleurs que je me suis mis à douter de la validité de mon approche. C’est à ce moment qu’est apparu sur l’écran de mon ordinateur le tweet du pape François « Viens, Esprit Saint. Fais descendre sur nous tes dons durant le Synode »[1].


Capture d’écran 2014-10-08 à 09.27.13
Tous mes doutes étant écartés par cette confirmation du Saint Père, j’allais me lancer dans ma réflexion sur les événements des deux derniers jours. [Read more...]

Le Synode des évêques : l’unité dans l’Esprit

blog_1412687168

Hier, lundi 6 septembre 2014, s’est ouvert, au Vatican, la IIIe session du Synode extraordinaire des évêques sur le thème des défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation.[1] Institution consultative, le présent synode a été convoqué par le pape François pour prier et réfléchir sur la famille « en ce temps de crise » comme l’a affirmé S.E Bruno Forte en conférence de Presse. En ce sens, il est bien important de ne pas minimiser, ni séparer ces deux actions que sont la prière et la réflexion. En effet, le déploiement du Mystère du Salut opéré par l’Église dans l’histoire ne pourra être bien compris que par une analyse respectant sa logique interne. Ainsi, selon moi, la meilleure façon de comprendre le présent synode est de le regarder à la lumière  de la Vigile de prière du samedi 4 octobre place Saint-Pierre[2].

Ce n’est pas par hasard si le pape François a convoqué une vigile de prière pour débuter le synode. En effet, c’est parce qu’il est conscient que le Peuple de Dieu doit, s’il désire être fidèle à l’amour qui le soutient, vivre de la Grâce qu’est la présence de Jésus-Christ. Puisque cette même Grâce est un Don, le Don de Dieu par excellence, l’Église doit le demander sans cesse par la prière et ne jamais penser pouvoir la considérer comme un acquis. En ce sens, il est intéressant de noter que la vigile de prière, qui a eu lieu place Saint-Pierre, était destinée particulièrement à obtenir de Dieu qu’il envoie son Esprit Saint. Qu’est-ce que cela signifie? Est-ce un détail négligeable? Ne devrait-on pas plutôt s’attarder à analyser les différents débats qui animent l’Église aujourd’hui ? Cette interprétation, bien que monopolisant une grande partie de la presse écrite puisque participant de la grille d’analyse politique des médias séculiers (Card. Vingt-Trois), n’est toutefois pas appropriée, même du point de vue de l’analyse puisqu’elle exclut a priori l’intention explicite du Pape lui-même.

L’attention particulière portée à l’invocation de l’Esprit Saint pour le présent synode est très importante puisque « l’unité de l’Église, elle aussi, œuvre commune des trois personnes divines, est attribuée spécialement au Saint-Esprit »[3]. À première vue, nous pourrions penser que le pape demande le don de l’Esprit pour garder l’unité des cardinaux durant le Synode! Cependant, un examen plus approfondi nous manifeste la dimension profonde de cette unité qui doit se déployer dans toutes les sphères de la vie de l’Église y compris les familles qui vivent, dans de nombreux cas aujourd’hui, de grandes divisions. En effet, la famille, aussi appelée « l’Église domestique », peut être pour l’Église hiérarchique un véritable miroir. Ainsi, la crise de l’Église domestique reflète la crise de l’Église hiérarchique et vice-versa. Dans ce contexte, l’unité, don de l’Esprit Saint, est indispensable puisque, comme le disait Saint Augustin « ce que l’âme est au corps de l’homme, l’Esprit Saint l’est au corps du Christ qui est l’Église. L’Esprit Saint fait dans toute l’Église ce que fait l’âme dans tous les membres d’un corps »[4]. Ainsi, puisque l’âme est, en d’autres termes, le principe de vie, invoquer l’Esprit Saint revient à demander à ce que la vie soit renouvelée dans l’Église (hiérarchique et familiale). En ce sens, les discussions du Synode seront prioritairement orientées vers ce défi individuel et collectif constant qui est d’assumer la vie humaine ; ce défi se présentant aujourd’hui sur deux plans : accepter la vie comme un don et comme une responsabilité. [Read more...]