Homélie du pape François lors de la Messe au parc du bicentenaire de Quito, Équateur

La parole de Dieu nous invite à vivre l’unité pour que le monde croie.

J’imagine ce susurrement de Jésus lors de la dernière Cène comme un cri en cette messe que nous célébrons au “Parc du Bicentenaire”. Le bicentenaire de ce Cri de l’Indépendance de l’Amérique hispanique. C’était un cri, né de la conscience de manque de libertés, la conscience d’être objet d’oppression et de pillages, « sujets aux convenances contingentes des puissants du moment » (Evangelii gaudium, n. 213).

Je voudrais qu’aujourd’hui les deux cris coïncident sous le beau défi de l’évangélisation. Non pas par des paroles pompeuses, ni par des termes compliqués, mais qu’il jaillisse, ce cri, de la « joie de l’Evangile » qui « remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement » (Evangelii gaudium, n. 1). Nous autres, ici réunis, tous ensemble autour de la table avec Jésus, nous sommes un cri, une clameur née de la conviction que sa présence nous incite à l’unité, « indique un bel horizon, qui offre un banquet désirable » (Evangelii gaudium, n.14).

Père, qu’ils soient un pour que le monde croie”, c’est ainsi qu’il l’a souhaité en regardant le ciel. Cette demande jaillit chez Jésus dans un contexte d’envoi : comme tu m’as envoyé dans monde, moi aussi, je les envoie dans le monde. En ce moment, le Seigneur expérimente dans sa propre chair le pire de ce monde qu’il aime, même ainsi, à la folie : intrigues, méfiances, trahison, mais il ne cache pas la tête, il ne se lamente pas. Nous aussi nous constatons chaque jour que nous vivons dans un monde lacéré par les guerres et la violence. Ce serait superficiel de penser que la division et la haine affectent seulement les tensions entre les pays ou les groupes sociaux. En réalité, elles sont la manifestation de cet “individualisme diffus” qui nous sépare et nous oppose (cf. Evangelii gaudium, n. 99), de la blessure du péché dans le cœur des personnes, dont la société et la création entière souffrent les conséquences. Précisément, à ce monde rebelle, Jésus nous envoie, et notre réponse n’est pas de faire les distraits, d’arguer que nous n’avons pas les moyens ou que la réalité nous dépasse. Notre réponse répète le cri de Jésus et accepte la grâce ainsi que la tâche de l’unité.

A ce cri de liberté lancé il y a un peu plus de 200 ans, il n’a manqué ni conviction ni force, mais l’histoire nous relate qu’il a été indiscutable seulement quand il a laissé de côté les individualismes, la volonté de leadership uniques, le manque de compréhension d’autres processus de libération ayant des caractéristiques différentes mais pas pour autant antagoniques.

Et l’évangélisation peut être le véhicule d’unité des aspirations, des sensibilités, des espoirs et même de certaines utopies. Bien sûr que oui ; nous le croyons et le crions. Je l’ai déjà dit : « Tandis que dans le monde, spécialement dans certains pays, réapparaissent diverses formes de guerre et de conflits, nous, les chrétiens, nous insistons sur la proposition de reconnaître l’autre, de soigner les blessures, de construire des ponts, de resserrer les relations et de nous aider ‘‘à porter les fardeaux les uns des autres’’ » (Evangelii gaudium, n. 67). Le désir d’unité suppose la douce et réconfortante joie d’évangéliser, la conviction d’avoir un bien immense à communiquer et qu’en le communiquant, il s’enracine ; et quiconque a vécu cette expérience acquiert plus de sensibilité pour les besoins des autres (cf. Evangelii gaudium, n. 9). D’où la nécessité de lutter pour l’inclusion à tous les niveaux, en évitant des égoïsmes, en promouvant la communication et le dialogue, en encourageant la collaboration. Il faut ouvrir le cœur au compagnon de route sans craintes, sans méfiances. « Se confier à l’autre est quelque chose d’artisanal ; la paix est artisanale » (Evangelii gaudium, n. 244) ; il est impensable que brille l’unité si la mondanité spirituelle fait que nous sommes en guerre entre nous, dans une recherche stérile de pouvoir, de prestige, de plaisir ou de sécurité économique.

Cette unité est déjà une action missionnaire “pour que le monde croie”. L’évangélisation ne consiste pas à se livrer au prosélytisme, mais à attirer à travers notre témoignage ceux qui sont éloignés, à s’approcher humblement de ceux qui se sentent loin de Dieu et de l’Eglise, de ceux qui sont craintifs ou de ceux qui sont indifférents pour leur dire : « Le Seigneur t’appelle toi aussi à faire partie de son peuple et il le fait avec grand respect et amour » (Evangelii gaudium, n.113).

La mission de l’Eglise, comme sacrement de salut, correspond à son identité comme Peuple en chemin, ayant pour vocation d’incorporer dans sa marche toutes les nations de la terre. Plus intense est la communion entre nous, plus s’en trouve favorisée la mission (cf. Jean-Paul II, Pastores gregis, n. 22). Mettre l’Eglise en état de mission nous demande de recréer la communion, car il ne s’agit pas d’une action uniquement vers l’extérieur … nous réalisions la mission à l’intérieur et nous sommes en mission vers l’extérieur « comme une mère qui va à la rencontre, une maison accueillante, une école permanente de communion missionnaire » (Document d’Aparecida, n. 370).

Ce rêve de Jésus est possible parce qu’il nous a consacrés, pour “eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité” (Jn 17, 19). La vie spirituelle de l’évangélisateur naît de cette vérité si profonde, qui ne se confond pas avec quelques moments religieux qui apportent un certain soulagement ; Jésus nous consacre pour susciter une rencontre personnelle avec lui, qui alimente la rencontre avec les autres, l’engagement dans le monde, la passion évangélisatrice (cf. Evangelii Gaudium, n. 78).

L’intimité de Dieu, incompréhensible pour nous, se révèle à nous à travers des images qui nous parlent de communion, de communication, de don, d’amour. Voilà pourquoi l’union que Jésus demande n’est pas une uniformité mais l’« harmonie multiforme qui attire » (Evangelii gaudium, n. 117). L’immense richesse de ce qui est varié, de ce qui est multiple, atteignant l’unité chaque fois que nous faisons mémoire de ce Jeudi saint, nous éloigne de la tentation de propositions plus proches des dictatures, des idéologies ou des sectarismes. Ce n’est pas non plus un arrangement fait à notre mesure, dans lequel nous posons les conditions, choisissons les composantes et excluons les autres. Jésus prie pour que nous fassions partie d’une grande famille, dans laquelle Dieu est notre Père et tous nous sommes frères. Cela ne se fonde pas sur le fait d’avoir les mêmes goûts, les mêmes inquiétudes, les mêmes talents. Nous sommes frères parce que, par amour, Dieu nous a créés et nous a destinés, de sa propre initiative, à être ses enfants   (cf. Ep 1, 5). Nous sommes frères parce que « Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie ‘‘Abba’’, c’est-à-dire : Père ! » (Ga 4, 6). Nous sommes frères parce que, justifiés par le sang de Christ Jésus (cf. Rm 5, 9), nous sommes passés de la mort à la vie, devenus “cohéritiers” de la promesse (cf. Ga 3, 26-29; Rm 8, 17). C’est le salut que Dieu réalise et que l’Eglise annonce avec joie : faire partie du “nous” divin.

Notre cri, en ce lieu qui rappelle ce premier cri de la liberté, actualise celui de saint Paul : « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile !» (1 Co 9, 16). Ce cri est si urgent et pressant comme celui de ceux qui désirent l’indépendance. Il a une fascination semblable, le même feu qui attire. Soyez des témoins d’une communion fraternelle qui devient resplendissante !

Qu’il serait beau que tous puissent admirer comment nous prenons soin les uns des autres. Comment mutuellement nous nous encourageons et comment nous nous accompagnons. Le don de soi est celui qui établit la relation interpersonnelle qui ne se génère pas en donnant des “choses”, mais en se donnant soi-même. Dans tout don, s’offre la personne même. “Se donner” signifie laisser agir en soi-même toute la puissance de l’amour qui est l’Esprit de Dieu et ainsi faire place à sa force créatrice. En se donnant, l’homme se retrouve lui-même avec sa véritable identité de fils de Dieu, semblable au Père et, comme lui, donneur de vie, frère de Jésus, auquel il rend témoignage. C’est cela évangéliser, c’est cela notre révolution – parce que notre foi est toujours révolutionnaire -, c’est cela notre cri le plus profond et le plus constant.

 

Jésus nous envoie pour enseigner et guérir

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Réflexion biblique pour le 15e dimanche du temps ordinaire B, 12 juillet 2015

Lorsque les évangiles nous rapportent l’appel lancé par Jésus à ces jeunes disciples et apôtres, cet appel est toujours fait avec compassion. Jésus veille sur ceux qu’il appelle, il les aime, les met au défi et les incite à être quelque chose qu’ils n’auraient jamais pu imaginer!

L’évangile de ce dimanche (Marc 6, 7-13) porte sur la formation de ceux qui éventuellement propageront l’Évangile aux quatre coins du monde. Marc perçoit l’enseignement et le travail des apôtres comme un prolongement de l’enseignement et de l’œuvre de Jésus. Dans le récit de Marc, cet appel des Douze est vu dans l’invitation de Jésus à devenir pêcheur d’hommes (Mc 1, 16-20), puis des Douze choisis pour être avec Jésus et recevoir l’autorité pour prêcher et expier les démons (3, 13-19). On leur donne maintenant la mission spécifique d’exercer cette autorité en paroles et en actes comme représentants de Jésus.

Dans ce récit de l’appel, Jésus n’interdit pas la visite de territoire païen ou l’entrée de ville de Samarie. Ces différences indiquent une certaine adaptation aux conditions à l’intérieur et à l’extérieur de la Palestine et suggère, d’après le récit de Marc, une activité tardive dans l’Église. Du reste, Jésus exigeait de ses apôtres une dépendance totale à Dieu pour la nourriture et l’abri (Cf. Mc 6, 35-44; 8, 1-9). Logeant dans une même demeure en tant qu’invité (6,10), au lieu d’aller dans un lieu plus confortable évitait toute impression de chercher des avantages pour soi et déshonorer son hôte. Pourquoi Jésus dit-il à ses apôtres de ‘voyager léger’ avec peu ou pas de provision? Il veut que ses disciples dépendent de lui et non d’eux-mêmes. Il promet d’œuvrer à travers et en chaque personne appelée à sa gloire. Secouer la poussière de ses pieds servait de témoignage contre ceux qui rejetait l’appel au repentir.

Aide ou obstacle?

L’ignorance des disciples est l’un des thèmes récurant de l’évangile de Marc. En lisant l’évangile au complet, nous constatons que les disciples sont à la fois un obstacle et une aide pour Jésus. Ils ne comprennent pas ces paroles ni ne l’appuie dans sa mission. À maintes reprises, Jésus les blâme pour leur incapacité à comprendre et pour leur dureté de cœur. Mais lorsque les disciples comprennent mal Jésus et le laisse tomber, ils font plus qu’exercer sa patience. Ils servent de cobayes. Ceux qui ‘songent aux choses du monde’ plutôt qu’aux choses de Dieu ne peuvent comprendre que le chemin étroit qui se trouve devant Jésus doit nécessairement se terminer à la croix. Ainsi ils agissent d’une manière qui risque de détourner Jésus de sa voie.

Nous nous demandons souvent: «Pourquoi Marc a-t-il présenté les disciples sous un mauvais jour? » Les lecteurs de Marc de l’époque eux, auraient porté leur attention non pas sur le stratagème littéraire de l’auteur mais sur les événements dépeints dans le récit. Ils se seraient demandés quelque chose comme: «Comment comprendre que des disciples, que nous savons de grands leaders, soient si faibles et agissent de façon aussi honteuse?» La réponse à cette question aurait été évidente: Dieu avait ouvert les yeux des disciples et les avait transformés. D’hommes qui ne comprenaient pas et qui passaient Jésus au test, ils étaient devenus des serviteurs dignes et mêmes des leaders qui ne craignaient rien! Il y a donc de l’espoir pour nous ! Les chrétiens se sont souvenus des récits de ces appels, conscients de leurs propres faiblesses et de leurs propres échecs, mais aussi confiants en la présence du Seigneur qui triomphe de la peur. [Read more…]

Homélie du pape François lors de la Messe au « Parque de Los Samanes » de Guayaquil, Équateur

Homélie prononcée le lundi 6 juillet 2015

Le passage de l’Evangile que nous venons d’entendre est le premier signe prodigieux qui se réalise dans le récit de l’Evangile de Jean. La préoccupation de Marie, devenue requête à Jésus : “Ils n’ont pas de vin” et la référence à “l’heure”, cette préoccupation se comprendra grâce aux récits de la Passion.

C’est bien qu’il en soit ainsi, parce que cela nous permet de voir la détermination de Jésus à enseigner, à accompagner, à guérir et à donner la joie à partir de cet appel au secours de la part de sa mère : “Ils n’ont pas de vin’’.

Les noces de Cana se répètent avec chaque génération, avec chaque famille, avec chacun de nous et nos tentatives pour faire en sorte que notre cœur arrive à se fixer sur des amours durables, fécondes et joyeuses. Donnons à Marie une place ; ‘‘la mère’’ comme le dit l’évangéliste. Faisons avec elle l’itinéraire de Cana.

Marie est attentive à ces noces déjà commencées, elle est sensible aux besoins des fiancés. Elle ne se replie pas sur elle-même, elle ne s’enferme pas, son amour fait d’elle un ‘‘être vers’’ les autres. Et pour cela, elle se rend compte du manque de vin. Le vin est signe de joie, d’amour, d’abondance. Combien de nos adolescents et jeunes perçoivent que dans leurs maisons depuis un moment il n’y en a plus ! Combien de femmes seules et attristées se demandent quand l’amour s’en est allé, quand la vie s’est obscurcie ! Combien de personnes âgées se sentent exclues de la fête de leurs familles, marginalisées et ne s’abreuvant pas de l’amour quotidien ! Le manque de vin peut aussi être l’effet du manque de travail, l’effet de maladies, de situations problématiques que nos familles traversent. Marie n’est pas une mère ‘‘qui réclame’’, elle n’est pas une belle-mère qui surveille pour s’amuser de nos incapacités, de nos erreurs ou manques d’attention. Marie est mère ! Elle est là, pleine d’attention et de sollicitude.

Mais Marie recourt à Jésus avec confiance, Marie prie. Elle ne s’adresse pas au majordome ; directement, elle présente la difficulté des mariés à son Fils. La réponse qu’elle reçoit semble décourageante : « Que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue » (v. 4). Cependant, entre temps, elle a déjà remis le problème entre les mains de Dieu. Son empressement pour les besoins des autres accélère l’‘‘heure’’ de Jésus. Marie fait partie de cette heure, depuis la crèche jusqu’à la croix. Elle qui a su « transformer une grotte pour des animaux en maison de Jésus, avec de pauvres langes et une montagne de tendresse » (Evangelii Gaudium, n. 286) et qui nous a reçus comme fils quand une épée lui a traversé le cœur, nous enseigne à remettre nos familles entre les mains de Dieu ; à prier, en allumant l’espérance qui nous indique que nos préoccupations sont aussi celles de Dieu.

Prier nous fait toujours sortir du périmètre de nos soucis, nous fait transcender ce qui nous fait mal, ce qui nous secoue ou nous manque à nous-mêmes et nous conduit à nous mettre dans la peau des autres, dans leurs souliers. La famille est une école où la prière nous rappelle aussi qu’il y a un nous, qu’il y a un prochain proche, sous les yeux : il vit sous le même toit, partage la vie et se trouve dans le besoin.

Marie, enfin, agit. Les paroles « Tout ce qu’il vous dira, faites-le » (v. 5), adressées à ceux qui servaient, sont une invitation à nous aussi, invitation à nous mettre à la disposition de Jésus, qui est venu servir et non pour être servi. Le service est le critère du vrai amour. Et cela s’apprend spécialement en famille, où nous nous faisons serviteurs les uns des autres par amour. Au sein de la famille, personne n’est marginalisé ; là « on apprend à demander une permission avec respect, à dire ‘‘merci’’ comme expression d’une juste évaluation des choses qu’on reçoit, à dominer l’agressivité ou la voracité, et à demander pardon quand on cause un dommage. Ces petits gestes de sincère courtoisie aident à construire une culture de la vie partagée et du respect pour ce qui nous entoure » (Laudato si’, n. 213). La famille est l’hôpital le plus proche, la première école des enfants, le groupe de référence indispensable des jeunes, la meilleure maison de retraite pour les personnes âgées. La famille constitue la grande ‘‘richesse sociale’’ que d’autres institutions ne peuvent pas remplacer, qui doit être aidée et renforcée, pour ne jamais perdre le sens juste des services que la société prête aux citoyens. En effet, ces services ne sont pas une aumône, mais une vraie “dette sociale” à l’endroit de l’institution familiale, qui apporte tant au bien commun de tous.

La famille forme aussi une petite Eglise, une “Eglise domestique” qui, avec la vie, achemine la tendresse et la miséricorde divine. Dans la famille, la foi se mélange au lait maternel : en expérimentant l’amour des parents, on sent proche l’amour de Dieu.

Et dans la famille, les miracles se réalisent avec ce qu’il y a, avec ce que nous sommes, avec ce que l’on a à portée de main… bien souvent ce n’est pas l’idéal, ce n’est pas ce dont nous rêvons, ni ce qui “devrait être”. Le vin nouveau des noces de Cana provient des jarres de purification , c’est- à-dire de l’endroit où tous avaient laissé leurs péchés… “là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé” (Rm 5, 20). Dans la famille de chacun d’entre nous et dans la famille commune que nous formons tous, rien n’est écarté, rien n’est inutile. Peu avant le début de l’Année Jubilaire de la Miséricorde, l’Eglise célèbrera le Synode Ordinaire consacré aux familles, pour faire mûrir un vrai discernement spirituel et trouver des solutions concrètes aux nombreuses difficultés et aux importants défis que la famille doit affronter de nos jours. Je vous invite à intensifier votre prière à cette intention, pour que même ce qui nous semble encore impur, nous scandalise ou nous effraie, Dieu – en le faisant passer par son “heure” – puisse le transformer en miracle.

Tout a commencé parce qu’“ils n’avaient pas de vin”, et tout a pu se réaliser parce qu’une femme – la Vierge – était attentive, a su remettre dans les mains de Dieu ses préoccupations, et a agi avec bon sens et courage. Mais le résultat final n’est pas moindre : ils ont goûté le meilleur des vins. Et voici la bonne nouvelle : le meilleur des vins est sur le point d’être savouré, le plus admirable, le plus profond et le plus beau pour la famille reste à venir. Le temps reste à venir, où nous savourerons l’amour quotidien, où nos enfants redécouvriront l’espace que nous partageons, et les personnes âgées seront présentes dans la joie de chaque jour. Le meilleur des vins reste à venir. Le meilleur des vins reste à venir pour chaque personne qui se risque à l’amour. Et il reste à venir même si tous les paramètres et les statistiques disent le contraire ; le meilleur vin reste à venir en ceux qui aujourd’hui voient tout s’effondrer. Murmurez-le jusqu’à le croire: le meilleur vin reste à venir et susurrez-le aux désespérés ou aux mal-aimés. Dieu s’approche toujours des périphéries de ceux qui sont restés sans vin, de ceux à qui il ne reste à boire que le découragement ; Jésus a un faible pour offrir en abondance le meilleur des vins à ceux qui pour une raison ou une autre, sentent déjà que toutes leurs jarres se sont cassées.

Comme Marie nous y invite, faisons “tout ce qu’il dira” et soyons reconnaissants que, à notre temps et à notre heure, le vin nouveau, le meilleur, nous fasse récupérer la joie d’être une famille.

Cérémonie d’accueil du Pape François à l’aéroport “Mariscal Sucre” de Quito, Équateur

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Notez que le pape François a adressé plusieurs remarques personnelles au Président de l’Équateur. Le texte qui suit ci-dessous n’est pas un text définitif. Une version finale sera publiée par la suite.

Monsieur le Président,
Distinguées Autorités du Gouvernement,
Frères dans l’Episcopat,
Mesdames et Messieurs, vous tous chers amis,

Je rends grâce à Dieu de m’avoir permis de retourner en Amérique Latine et d’être aujourd’hui ici avec vous, dans cette belle terre de l’Équateur. Je ressens joie et gratitude en voyant la chaleureuse bienvenue que vous me réservez : c’est un signe de plus du caractère accueillant qui définit si bien les habitants de cette noble Nation.

Je vous remercie, Monsieur le Président, pour les paroles aimables que vous m’avez adressées, auxquelles je réponds par mes vœux les meilleurs pour l’exercice de votre mission. Je salue cordialement les distinguées Autorités du Gouvernement, mes frères Evêques, les fidèles de l’Église dans ce pays et tous ceux qui m’ouvrent aujourd’hui les portes de leur cœur, de leur foyer et de leur Patrie. À vous tous mon affection et ma sincère reconnaissance.

J’ai visité l’Équateur à diverses occasions pour des raisons pastorales ; de même aujourd’hui, je viens comme témoin de la miséricorde de Dieu et de la foi en Jésus-Christ. La même foi qui durant des siècles a modelé l’identité de ce peuple et donné tant de bons fruits, parmi lesquels se démarquent des figures illustres comme Sainte Marie-Anne de Jésus, le frère saint Miguel Febres, sainte Narcisse de Jésus ou la bienheureuse Mercedes de Jésus Molina, béatifiée à Guayaquil, il y a trente ans durant la visite du Pape saint Jean-Paul II. Ils ont vécu la foi avec intensité et enthousiasme, et en pratiquant la miséricorde, ils ont contribué, dans divers domaines, à améliorer la société équatorienne de leur temps.

Aujourd’hui, nous aussi nous pouvons trouver dans l’Évangile les clés qui nous permettent d’affronter les défis actuels, en mettant en valeur les différences, en promouvant le dialogue et la participation sans exclusions, pour que les réussites dans le progrès et dans le développement qu’on est en train d’obtenir garantissent un meilleur avenir pour tous, en accordant une attention spéciale à nos frères les plus fragiles et aux minorités les plus vulnérables. Pour cela, Monsieur le Président, vous pourrez toujours compter sur l’engagement et la collaboration de l’Église.

Vous tous, chers amis, je commence avec émotion et espérance les jours que nous avons devant nous. En Équateur se trouve le point le plus proche de l’espace extérieur : c’est le Chimborazo, appelé pour cela l’endroit ‘‘le plus proche du Soleil’’, de la lune et des étoiles. Nous, les chrétiens, nous identifions Jésus-Christ au soleil, et la lune à l’Eglise, la communauté ; personne, sauf Jésus, n’a sa propre lumière. Que tous les jours nous devienne plus évidente à tous la proximité “du soleil qui vient d’en haut”, et que nous soyons le reflet de sa lumière, de son amour.

D’ici je veux embrasser l’Équateur tout entier. Que depuis le sommet du Chimborazo, jusqu’aux côtes du Pacifique ; que depuis la forêt amazonienne, jusqu’aux Îles Galápagos, vous ne perdiez jamais la capacité de rendre grâce à Dieu pour ce qu’il a fait et fait pour vous, la capacité de protéger ce qui est petit et ce qui est simple, de prendre soin de vos enfants et des personnes âgées, de vous émerveiller de la noblesse de votre peuple et de la beauté singulière de votre pays.

Que le Cœur Sacré de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie, à qui l’Equateur a été consacré, répandent sur vous leur grâce et bénédiction. Merci beaucoup.

Un centre éducatif au coeur du quartier pauvre

L’engagement de Misericordia auprès des enfants pauvres du quartier de La Pincoya se concrétise notamment par l’ouverture d’un centre éducatif. Trois après-midi par semaine l’oeuvre catholique accueille une vingtaine de jeunes à qui elle offre un soutien scolaire, une formation spirituelle, et des ateliers pédagogiques (cuisine, danse, jardinage), afin de lutter contre l’échec scolaire et le désoeuvrement. Ces actions sont aussi une manière, pour les missionnaires, d’éduquer ces jeunes à la vie en société, et de leur faire prendre conscience de leurs talents. Car lorsqu’ils arrivent au centre, ces enfants sont souvent blessés par la violence, et issus de familles touchées par la drogue. C’est ce que nous explique Étienne Baroux, volontaire à Misericordia.

Pape François: Un voyage sous le climat fragile de l’Amérique latine

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Pour la deuxième fois depuis son élection le 13 mars 2013, le pape François retourne sur le continent qui l’a vu naître –l’Amérique du Sud – pour un voyage où nous pourrons le voir interagir et communiquer dans sa propre langue : l’espagnol. Ce voyage en Équateur, Bolivie et Paraguay se déroule du 5 au 13 juillet 2015. Le thème sous-jacent de ce voyage dans ces trois pays, ravagés par les conquêtes, l’exploitation et les conflits, il n’y a pas encore très longtemps, est la réconciliation et le renouveau.

C’est la première fois que le pape François visite trois nations différentes durant un même voyage. De la même manière que durant ses précédents voyages en Europe alors qu’il a choisi l’Albanie et la Bosnie-Herzégovine comme premiers pays à visiter à la suite de son pontificat, le Pape a voulu commencer par les « périphéries » autant du point de vue de l’Amérique latine que de la scène mondiale.

C’est aussi le premier voyage apostolique dont la langue officielle est l’espagnol, la langue maternelle du Pape. Ce qui lui donnera l’occasion de sortir abondamment de ses textes préparés d’avance (22 discours officiels) et de parler et dialoguer plus librement lors de ses audiences.

Changement climatique

En seulement sept jours, le pape François fera l’expérience d’énormes changements de climat, de température et d’altitude. En effet, dans ce voyage qui l’amène de l’Atlantique aux Andes, il passera rapidement de 3° à 40° degrés Celsius, du niveau de la mer à plus de 4 100 mètres au-dessus du niveau de la mer. Un rapide coup d’œil sur l’itinéraire du Pape (disponible ci-dessous) met en évidence le fait que ce voyage sera très intense.

En tout et pour tout, le pape François séjournera 48 heures dans chaque pays et, dans chacun d’eux, il participera à de nombreux événements « publics » tels que  des audiences avec chacun des présidents, des rencontres avec les évêques, avec des représentants de la société civile (représentant d’entreprises, de communautés autochtones, du monde de l’éducation et de la culture) ainsi qu’avec des hommes et des femmes consacrés. Dans chaque pays, le Pape participera à plusieurs autres événements. Par exemple : une visite dans une résidence pour personnes âgées dirigée par les sœurs de Mère Térésa en Équateur, une visite dans une prison (l’une des plus grandes de toute l’Amérique latine) et une rencontre avec les membres de la Rencontre mondiale des mouvements populaires en Bolivie et une visite dans un hôpital pour enfants ainsi que dans un bidonville au Paraguay.

Une autre composante importante du voyage du pape est son caractère marial puisque le pape François se rendra prier au sanctuaire de la « Virgen Dolorosa » à Quito ainsi qu’à Notre-Dame de Caacupé à 40km d’Asunción. Une autre caractéristique incontournable de ce voyage est l’importance accordée aux traditions, cultures et langues présentes sur ce territoire. Le grand respect du Pape pour la diversité et les valeurs de chacune des différentes traditions se refléteront dans les liturgies et les célébrations.

Saint Jean-Paul II s’est déjà rendu dans ces trois pays : Équateur en 1985, Bolivie et Paraguay en 1988 où il rencontra des mineurs, canonisa Rocco Gonzales et fut le témoin des derniers jours du régime dictatorial et cruel du  Général Alfredo Stroessner’s.

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Horaire

Le pape a quitté l’aéroport Fiumicino de Rome  à 9 h dimanche 5 juillet et est arrivé à l’aéroport Mariscal Sucre de Quito, capitale de l’Équateur, à 15 h heures heure locale. Une rencontre officielle a eu lieu. Le lundi 6 juillet, le Pape s’est rendu à Guayaquil pour y célébrer la Messe au sanctuaire de la Divine Miséricorde, après quoi il a pris le repas au Collège Javier avec la communauté jésuite. À son retour à Quito, il va rencontrer le président équatorien au palais présidentiel avant d’aller visiter la cathédrale. Le lendemain mardi, il va rencontrer les évêques de l’Équateur au Centre des Congrès au Parc Bicentenaire, où il célébrera la Messe. Dans l’après-midi, il va retrouver les représentants des écoles et des universités dont l’Université Pontificale d’Équateur et plus tard les représentants de la société civile à l’église de San Francisco. Il s’arrêtera ensuite à la « Iglesia de la Compania ». Mercredi, il se rendra en premier à la maison de repos des Missionnaires de la Charité, avant de rencontrer des membres du clergé, des séminaristes, des religieux et religieuses au Sanctuaire national El Quiche. La même journée, il s’envolera pour la Bolivie.

À son arrivée à l’aéroport El Alto in La Paz, il prononcera un discours au cours d’une cérémonie de bienvenue, et on l’amènera au Palais gouvernemental pour une rencontre avec le président. Il se rendra ensuite à la Cathédrale de La Paz où il va s’entretenir avec les autorités civiles. Suite à cette visite, il repartira pour Santa Cruz de la Sierra où il passera une nuit. Le jeudi 9 juillet, il célébrera la Messe sur la place Cristo Redentor et rencontrera les religieux et religieuses de l’école Don Bosco. Il va ensuite participer à la Rencontre mondiale des mouvements populaires au Centre de foires. Vendredi, il rendra visite au centre de rééducation de Santa Cruz-Palmasola et, la même matinée, il rencontrera les évêques de Bolivie dans la paroisse de Santa Cruz. Le pape quittera la Bolivie de l’aéroport Viru à Santa Cruz de la Sierra en direction du Paraguay. Son avion atterrira à l’aéroport Silvio Pettirossi à Asunción vers 15 heures, heure locale.

Après son arrivée au Paraguay, le pape ira saluer le président au Palacio de Lopez, où il va aussi rencontrer les autorités et le corps diplomatique. Le samedi 11 juillet, il passera d’abord par l’hôpital général pédiatrique Ninos de Acosta Nu pour ensuite célébrer la messe sur la place du Sanctuaire marial Caacupé. Dans l’après-midi, il va rencontrer des représentants de la société civile au stade Leon Condou de l’école San Jose. La journée se terminera avec la célébration des vêpres avec les évêques, prêtres, diacres, religieux et religieuses, séminaristes et mouvements catholiques dans la cathédrale métropolitaine Notre-Dame de l’Assomption. Dimanche, il commencera sa journée à la chapelle San Juan Batista avec les habitants de Banado Norte et ensuite célébrera la messe au parc Nu Guazu. Le Saint Père rencontrera les évêques du Paraguay au Centre culturel de la nonciature apostolique. Son dernier rendez-vous comprendra une rencontre avec les jeunes sur la rive du Costanera. Enfin, il s’envolera vers Rome à 19 heures, heure locale. Il arrivera à Rome le lundi 13 juillet vers 13 h45.

Ne manquez pas la couverture du voyage du Pape François sur Sel + Lumière.

Texte traduit de l’anglais par Francis Denis et Emilie Callan

Aux côtés des plus fragiles

Misericordia

À travers les rayons de la Compassion et de l’Évangélisation l’oeuvre Misericordia occupe un terrain à la fois humain et spirituel. Par la compassion, les missionnaires veulent servir les plus pauvres. Ils visitent les personnes malades pour tenter de soulager leurs souffrances, ils rencontrent dans les rues les exclus pour partager leurs peines, ils prennent soin des enfants délaissés en ouvrant pour eux un centre éducatif, et en proposant aux enfants des rues des activités pédagogiques. Par l’Évangélisation, les missionnaires veulent porter la Bonne Nouvelle de l’Évangile aux petits et aux humbles « à ceux qui peinent et qui sont fatigués », pour que ceux qui souffrent trouvent en la personne du Christ un sens nouveau à leurs souffrances, et une espérance nouvelle pour vivre leur quotidien. Par ces actions concrètes de charité et d’apostolat dans les lieux de souffrance, Misericordia veut être comme le « coeur du Christ » qui accueille tous les hommes avec amour.

 

N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie?

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Réflexion biblique pour le 14e dimanche du temps ordinaire B  -5 juillet 2015

Nous connaissons bien l’Évangile d’aujourd’hui, même trop bien! Il en relevait de traditions que Jésus aille à la synagogue chaque semaine durant le Sabbat et une fois son tour, il devait lire les écritures sacrées au cours de la célébration du Sabbat. Les habitants de sa ville natale écoutaient encore plus attentivement ses enseignements, car ils étaient tous au courant des miracles accomplis dans les autres villes. De quels signes le gars du village pourrait-il s’occuper sur son propre territoire?

Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus a surpris son propre peuple, car il semble rebuter la croyance qu’aucun prophète de Dieu ne puisse être honoré parmi son peuple. Les habitants de Nazareth se sont offusqués et ont refusé d’écouter ce qu’il avait à dire. Ils méprisaient son message, car il était de la classe ouvrière, un charpentier, un simple laïc de même qu’ils le méprisaient en raison de sa famille. Jésus  ne pouvait pas accomplir des actes dignes de sa puissance en leur présence, car ils étaient fermés et ne croyaient pas en lui. Si des personnes se regroupent dans les buts de haine et du refus de comprendre, ils seront incapables de percevoir d’autres points de vue et ils refuseront d’aimer  et d’accepter les autres. Est-ce un scénario connu? Combien de fois nous sommes-nous retrouvés dans une situation similaire?

 

N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie?

Nous pensons souvent que Luc est le seul évangéliste qui a répertorié les visites de Jésus à Nazareth « où il avait grandi » et ce récit structuré de la synagogue de Nazareth (Lc 4, 16). Marc et Matthieu font également allusion à cet épisode, sans toutefois mentionner la ville, mais tout simplement « son pays» ou « sa ville natale » (Mc 6,1; Mt 13,54). Cependant, les versions de Luc comportent plusieurs éléments différents de celles de Marc et de Matthieu. Dans les Évangiles de Marc et de Matthieu, certains prennent en considération le passé modeste de Jésus qui était « le charpentier »  (Mc 6,3), « le fils du charpentier » (Mt 13,55) afin de remettre en question l’importance de sa mission. À l’opposé, Luc ne fait aucune mention des origines modestes de Jésus.

Dans l’Évangile de Marc,  on ne fait pas le récit de la visite de Jésus dans sa ville natale au début de son ministère, mais à la suite d’une longue période durant laquelle il prêche l’Évangile et procure des guérisons et même après, les discussions au sujet des paraboles (Mc 4, 1-34) et la résurrection de la fille de Jaïre (Mc 5, 21-43). Dans Matthieu, Jésus a également déjà prononcé son discours sur la mission aux « douze apôtres » (10, 2-42).

Quel est la signification des questions portant sur Jésus dans l’Évangile selon Marc (6, 1-6) faisant partie de l’Évangile de ce dimanche?  « “N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ?” Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. »
« Pour qui te prends-tu? » ils semblaient lui demander. Jésus reconnait que les questions à son sujet correspondent à une profonde attitude possessive : n’est-il pas le charpentier, le fils de Marie et ainsi, comme nous? Tu es à nous et c’est pourquoi tu dois faire tout ce que tu peux pour nous. Tu nous appartiens!

« Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison. » Malgré l’attitude possessive dont manifeste son peuple, Jésus ne cède pas aux influences. Les habitants de la ville natale de Jésus étaient affligés d’une forme particulière d’aveuglement, c’est-à-dire la même qui nous touche parfois. Jésus refuse de donner ses dons aux services de son propre peuple offrant ainsi les avantages à des étrangers.

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À la rencontre de Misericordia

Misericordia est une oeuvre catholique fondée en Amérique Latine en 2013, près de Santiago du Chili, par Romain et Renaildes de Chateauvieux. Cette oeuvre veut être une « présence aimante et active » dans les lieux de souffrances, au coeur des quartiers pauvres et auprès des populations les plus démunies. Elle est une réponse concrète à l’appel du pape François qui nous invite à pratiquer la Charité, ainsi que la Miséricorde qui « change le monde, et qui le rend moins froid et plus juste ». Misericordia repose sur deux volets, comme nous l’explique Romain de Chateauvieux.

Au revoir Brésil

Notre séjour au Brésil se termine, et nous quittons le pays plein de reconnaissance et d’admiration. À l’égard d’abord de l’évêque de Conceiçao, Dom Dominique You, un homme d’une grande simplicité et un pasteur attentif aux préoccupations de ses fidèles. Les projets « Bernadette » et « Sonho de Mâe » en sont d’ailleurs de bons exemples. Nous le remercions de nous avoir accueillis comme des amis, et de nous avoir consacré du temps. Nous avons aussi été touchés par le témoignage des volontaires dont le service auprès des plus pauvres est une belle réponse au message de l’Évangile. Enfin nos remerciements vont vers deux bénévoles Fidesco, Émilie et Émilienne, nos guides et interprètes, sans qui notre tournage aurait été bien difficile. Ce dernier nous permettra de partager le témoignage des jeunes femmes en situation difficile, et de montrer comment le diocèse répond à leurs besoins.