{"id":28696,"date":"2024-01-10T15:47:20","date_gmt":"2024-01-10T20:47:20","guid":{"rendered":"https:\/\/seletlumieretv.org\/blogue\/?p=28696"},"modified":"2024-01-17T15:06:33","modified_gmt":"2024-01-17T20:06:33","slug":"audience-generale-du-pape-francois-mercredi-10-janvier-2024","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/seletlumieretv.org\/blogue\/pape-francois\/audience-generale-du-pape-francois-mercredi-10-janvier-2024","title":{"rendered":"Audience g\u00e9n\u00e9rale du pape Fran\u00e7ois &#8211; mercredi 10 janvier 2024"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_28697\" style=\"width: 970px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-28697\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-28697 size-full\" src=\"https:\/\/seletlumieretv.org\/blogue\/wp-content\/Gargantua-960-x-540.jpeg\" alt=\"\" width=\"960\" height=\"540\" srcset=\"https:\/\/seletlumieretv.org\/blogue\/wp-content\/Gargantua-960-x-540.jpeg 960w, https:\/\/seletlumieretv.org\/blogue\/wp-content\/Gargantua-960-x-540-300x169.jpeg 300w, https:\/\/seletlumieretv.org\/blogue\/wp-content\/Gargantua-960-x-540-768x432.jpeg 768w\" sizes=\"(max-width: 960px) 100vw, 960px\" \/><p id=\"caption-attachment-28697\" class=\"wp-caption-text\">Le ci devant grand couvert de Gargantua moderne en famille. Photo de <a href=\"https:\/\/commons.wikimedia.org\/wiki\/File:Le_ci_devant_grand_couvert_de_Gargantua_moderne_en_famille_(BM_1925,0701.32).jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Wikimedia Commons<\/a>.<\/p><\/div>\n<h3 style=\"text-align: left;\">Lors de son audience g\u00e9n\u00e9rale hebdomadaire, le pape Fran\u00e7ois a poursuivi sa cat\u00e9ch\u00e8se sur les vertus et les vices en se penchant sur le p\u00e9ch\u00e9 de gourmandise. Il a soulign\u00e9 la dimension mondiale de ce vice en d\u00e9clarant que \u00ab le p\u00e9ch\u00e9 de ceux qui succombent devant un morceau de g\u00e2teau, tout compte fait, ne cause pas de grands dommages, mais la voracit\u00e9 avec laquelle nous pillons les biens de la plan\u00e8te depuis quelques si\u00e8cles compromet l&#8217;avenir de tous. \u00bb<\/h3>\n<p><em><b>Voici le texte int\u00e9gral:<\/b><\/em><\/p>\n<p><i>Chers fr\u00e8res et s\u0153urs,\u00a0bonjour\u00a0!<\/i><\/p>\n<p>Dans notre parcours de cat\u00e9ch\u00e8se que nous avons entrepris sur les vices et les vertus, aujourd&#8217;hui nous nous arr\u00eatons sur le vice de la\u00a0<i>gourmandise<\/i>.<\/p>\n<p>Que nous dit l&#8217;\u00c9vangile \u00e0 ce sujet ? Regardons J\u00e9sus. Son premier miracle, aux noces de Cana, r\u00e9v\u00e8le sa\u00a0<i>sympathie pour les joies humaines<\/i>\u00a0: il veille \u00e0 ce que la f\u00eate se termine bien et donne aux mari\u00e9s une grande quantit\u00e9 de tr\u00e8s bon vin. Tout au long de son minist\u00e8re, J\u00e9sus appara\u00eet comme un proph\u00e8te tr\u00e8s diff\u00e9rent du Baptiste : si l&#8217;on se souvient de Jean pour son asc\u00e9tisme &#8211; il mangeait ce qu&#8217;il trouvait dans le d\u00e9sert -, J\u00e9sus est au contraire le Messie que l&#8217;on voit souvent \u00e0 table. Son comportement suscite scandale pour certains, car non seulement il est bienveillant \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des p\u00e9cheurs, mais il mange m\u00eame avec eux ; et ce geste d\u00e9montrait sa volont\u00e9 de communion et de proximit\u00e9 avec tous.<\/p>\n<p>Mais il y a aussi autre chose. Si l&#8217;attitude de J\u00e9sus \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des pr\u00e9ceptes juifs r\u00e9v\u00e8le sa pleine soumission \u00e0 la Loi, il fait cependant preuve de compr\u00e9hension \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de ses disciples : lorsqu&#8217;ils sont pris en flagrant d\u00e9lit de faim et qu&#8217;ils ramassent des \u00e9pis le jour du sabbat, il les justifie en rappelant que le roi David et ses compagnons, se trouvant dans le besoin, avaient mang\u00e9 des pains sacr\u00e9s (cf.\u00a0<i>Mc<\/i>\u00a02, 23-26). Et J\u00e9sus affirme un nouveau principe : les invit\u00e9s aux noces ne peuvent pas je\u00fbner quand l&#8217;\u00e9poux est avec eux ; ils je\u00fbneront quand l&#8217;\u00e9poux leur sera enlev\u00e9. Tout est d\u00e9sormais relatif \u00e0 J\u00e9sus. Quand il est au milieu de nous, nous ne pouvons pas nous affliger ; mais \u00e0 l&#8217;heure de sa passion, alors oui, nous je\u00fbnons (cf. Mc 2,18-20). J\u00e9sus veut que nous soyons dans la joie en sa compagnie- Lui est l\u2019Epoux de l\u2019Eglise ; mais il veut aussi que nous partagions ses souffrances, qui sont aussi celles des petits et des pauvres.<\/p>\n<p>Un autre aspect important. J\u00e9sus\u00a0<i>abandonne la distinction entre aliments purs et impurs<\/i>, qui \u00e9tait une distinction \u00e9tablie par la loi h\u00e9bra\u00efque. En r\u00e9alit\u00e9 &#8211; enseigne J\u00e9sus &#8211; ce n&#8217;est pas ce qui entre dans l&#8217;homme qui le souille, mais ce qui sort de son c\u0153ur. C&#8217;est ainsi qu&#8217;il &#8221; d\u00e9clarait purs tous les aliments &#8221; (<i>Mc<\/i>\u00a07,19). C&#8217;est pourquoi le christianisme ne consid\u00e8re pas les aliments impurs. Mais l&#8217;attention que nous devons avoir est int\u00e9rieure : elle ne porte donc pas sur la nourriture elle-m\u00eame, mais\u00a0<i>sur la relation que nous entretenons avec elle<\/i>. Et J\u00e9sus dit clairement que ce qui fait la bont\u00e9 ou la malignit\u00e9, pour ainsi dire, d&#8217;un aliment, ce n&#8217;est pas l&#8217;aliment lui-m\u00eame, mais la relation que nous entretenons avec lui. Et nous le voyons, lorsqu&#8217;une personne a une relation d\u00e9sordonn\u00e9e avec la nourriture, nous observons la fa\u00e7on dont elle mange, elle mange \u00e0 la h\u00e2te, comme avec l&#8217;envie de se rassasier et ne se rassasie jamais, elle n&#8217;a pas une bonne relation avec la nourriture, elle est l&#8217;esclave de la nourriture.<\/p>\n<p>Cette relation sereine que J\u00e9sus a \u00e9tablie envers l\u2019alimentation devrait \u00eatre red\u00e9couverte et valoris\u00e9e, surtout dans les soci\u00e9t\u00e9s dites de l&#8217;abondance, o\u00f9 se manifestent tant de\u00a0<i>d\u00e9s\u00e9quilibres et tant de pathologies<\/i>. On mange trop ou trop peu. Souvent on mange dans la solitude. Les troubles des comportements alimentaires se r\u00e9pandent : anorexie, boulimie, ob\u00e9sit\u00e9&#8230; Et la m\u00e9decine et la psychologie tentent de s&#8217;attaquer au mauvais rapport \u00e0 la nourriture. Une mauvaise relation avec la nourriture est \u00e0 l\u2019origine de toutes ces maladies.<\/p>\n<p>Il s&#8217;agit de maladies, souvent tr\u00e8s douloureuses, qui sont principalement li\u00e9es \u00e0 des tourments de la psych\u00e9 et de l&#8217;\u00e2me. L\u2019alimentation est la manifestation de quelque chose d&#8217;int\u00e9rieur : la pr\u00e9disposition \u00e0 l&#8217;\u00e9quilibre ou \u00e0 la d\u00e9mesure ; la capacit\u00e9 de rendre gr\u00e2ce ou la pr\u00e9tention arrogante \u00e0 l&#8217;autonomie ; l&#8217;empathie de qui sait partager la nourriture avec celui qui est dans le besoin ou l&#8217;\u00e9go\u00efsme de qui accumule tout pour soi-m\u00eame. Cette demande est tr\u00e8s importante\u00a0: dis-moi comment tu manges et je te dirai quelle \u00e2me tu poss\u00e8des. Dans la mani\u00e8re de manger se r\u00e9v\u00e8lent notre int\u00e9riorit\u00e9, nos habitudes, nos attitudes psychiques.<\/p>\n<p>Les anciens P\u00e8res donnaient au vice de la gourmandise le nom de &#8220;gastrimargie&#8221;, terme que l&#8217;on peut traduire par &#8220;folie du ventre&#8221;. La gourmandise est une &#8220;folie du ventre&#8221;. Et il y a aussi ce proverbe qui dit qu&#8217;il faut manger pour vivre et non vivre pour manger. La gourmandise est un vice qui se greffe sur l&#8217;un de nos besoins vitaux, comme l\u2019alimentation. Soyons prudents \u00e0 ce sujet.<\/p>\n<p>Si nous l\u2019envisageons d&#8217;un point de vue\u00a0<i>social<\/i>, la gourmandise est peut-\u00eatre le vice le plus dangereux qui\u00a0<i>est en train de faire p\u00e9rir la plan\u00e8te<\/i>. Car le p\u00e9ch\u00e9 de ceux qui c\u00e8dent devant une part de g\u00e2teau, somme toute, ne provoque pas de dommages importants, mais la voracit\u00e9 avec laquelle nous nous d\u00e9cha\u00eenons, depuis quelques si\u00e8cles, sur les biens de la plan\u00e8te, compromet l&#8217;avenir de tous. Nous nous sommes jet\u00e9s sur tout, pour devenir ma\u00eetres de tout, alors que tout avait \u00e9t\u00e9 confi\u00e9 \u00e0 notre soin, et non \u00e0 notre exploitation ! Voil\u00e0 donc le grand p\u00e9ch\u00e9, la fureur du ventre : nous avons abjur\u00e9 le nom d&#8217;hommes, pour en prendre un autre, celui de &#8220;consommateurs&#8221;. C&#8217;est ainsi que l&#8217;on dit aujourd&#8217;hui dans la vie sociale : &#8220;consommateurs&#8221;. Nous ne nous sommes m\u00eame pas aper\u00e7us que quelqu&#8217;un avait commenc\u00e9 \u00e0 nous appeler ainsi. Nous sommes faits pour \u00eatre des hommes et des femmes &#8220;eucharistiques&#8221;, capables de rendre gr\u00e2ce, discrets dans l&#8217;utilisation de la terre, et au lieu de cela, le danger est de se transformer en pr\u00e9dateurs, et maintenant nous nous rendons compte que cette forme de &#8220;gloutonnerie&#8221; a fait beaucoup de mal au monde. Demandons au Seigneur de nous aider sur le chemin de la sobri\u00e9t\u00e9, et que les diff\u00e9rentes formes de gourmandise n&#8217;envahissent pas nos vies.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.vatican.va\/content\/francesco\/fr\/audiences\/2024\/documents\/20240110-udienza-generale.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>Texte reproduit avec l&#8217;aimable autorisation de la Libreria Editrice Vaticana<\/em><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Que nous dit l&#8217;\u00c9vangile \u00e0 ce sujet ? Regardons J\u00e9sus. 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