Télévision Sel + Lumière https://seletlumieretv.org/blogue Pensées et réflexions de votre chaîne catholique Tue, 18 Dec 2018 02:00:29 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.9 Découvrir la possibilité de l’impossible https://seletlumieretv.org/blogue/reflexion-biblique/decouvrir-la-possibilite-de-limpossible-6 https://seletlumieretv.org/blogue/reflexion-biblique/decouvrir-la-possibilite-de-limpossible-6#respond Tue, 18 Dec 2018 02:00:29 +0000 https://seletlumieretv.org/blogue/?p=22521

Quatrième dimanche de l’Avent, Année C – 23 décembre 2018

Michée 5,1-4a
Hébreux 10,5-10
Luc 1,39-45

Le récit de l’enfance de l’évangile de Luc contient certaines des scènes bibliques les plus touchantes et les mieux connues du Nouveau Testament.

Non seulement l’annonce des débuts du Baptiste précède celle de Jésus (1,5-24), mais la naissance de Jean le Baptiste précède la naissance de Jésus (1,26-38). L’annonce à Marie de la naissance de Jésus (Lc 1,39-45) est parallèle à l’annonce à Zacharie de la naissance de Jean. Dans les deux histoires, l’ange Gabriel apparaît à l’un des parents qui est troublé par la vision (Luc 1,11-12,26-29), puis l’ange dit de ne pas avoir peur (Luc 1,13.30). Après l’annonce (Luc 1,14-17.31-33), le parent fait une objection (Luc 1,18.34) et un signe est donné afin de confirmer l’annonce (Luc 1,20.36). Le focus de l’annonce de la naissance de Jésus porte sur son identité de Fils de David (Luc 1,32-33) et Fils de Dieu (Luc 1,32.35).

Dans la scène très intime de la visitation de Marie à Élisabeth (1,39-45), le Précurseur et le Seigneur sont cachés l’un de l’autre, ils ne peuvent se voir. Pourtant, avant même que les deux femmes s’embrassent, Jean tressaillit d’allégresse dans le ventre de sa mère, ayant reconnu la présence du Seigneur et du Messie dans le sein de Marie. Les deux naissances sont saluées par deux beaux cantiques: le Benedictus chanté par Zacharie, père de Jean-Baptiste à la naissance de son fils (1,68-79) et le Nunc Dimittis proclamé par Siméon, l’homme « juste et pieux » dans le temple de Jérusalem, alors qu’il prend l’enfant Jésus dans ses bras (2,22-35).

Les deux femmes enceintes de l’évangile de ce dernier dimanche de l’Avent, Marie et Élisabeth, reconnurent des signes de Dieu chez l’une et l’autre. Pour expliquer à Marie sa conception virginale, l’ange Gabriel lui offrit l’exemple d’Élisabeth: « Sache que ta cousine Élisabeth va concevoir un fils dans sa vieillesse, elle qui était considérée comme stérile est maintenant à son sixième mois, car rien n’est impossible à Dieu » (Luc 1,36). Par le mouvement de l’enfant dans son ventre à l’arrivée de Marie, Elisabeth saisit aussi que quelque chose d’extraordinaire se passait. « Qui suis-je pour que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » Chacune des femmes expérimente en elle la possibilité de l’impossible.

La visitation de Marie à Elisabeth s’est avérée être une visitation divine, l’arche de Dieu qui n’apporte pas la terreur mais la bénédiction qu’il a faite de la maison d’Obed-Edom de Gath (1 Samuel 6,9-11). Contrairement à Sarah, qui avait ri à l’idée qu’elle pourrait concevoir et mettre au monde un enfant d’Abraham dans sa vieillesse (Genèse 18,12) et, contrairement à Zacharie, son mari, qui avait été frappée de stupeur pour mettre en doute la puissance de Dieu dans cette affaire (Luc 1:8-20), Élisabeth rend grâce à Dieu et demeure confiante en sa providence: « Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi, lorsqu’il a daigné mettre fin à ce qui faisait ma honte aux yeux des hommes » (Luc 1,25). Marie, pour sa part, mérite d’être acclamée par Élisabeth comme « celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Bien que Marie soit louée pour être la mère du Seigneur et à cause de sa foi, elle réagit comme le serviteur d’un psaume de louange, le Magnificat. Le « Magnificat » célèbre les merveilles de la grâce de Dieu dans la vie non seulement de ces deux femmes de l’Avent, mais de tous ceux pour qui « le Puissant a fait des merveilles » (Luc 1:49).

Il y a deux aspects de la scène de la Visitation à considérer. Le premier est que tout intérêt personnel de Marie ou d’Élisabeth est mis de côté. Toutes deux avaient de bonnes raisons d’être très préoccupées par leur grossesse et tout ce qu’apporte une nouvelle vie. Les deux femmes avaient le droit de se concentrer sur elles-mêmes pendant un certain temps alors qu’elles apportaient des ajustements radicaux à leur vie quotidienne. Marie tend la main vers sa cousine pour l’aider et être aidée par elle. Ces deux grandes femmes bibliques se sont consolées entre elles, ont partagé leurs histoires, au moment où elles firent l’expérience d’une vie nouvelle en elles : Élisabeth après ses longues années de stérilité avec cette grossesse subite, et Marie, après sa rencontre avec le messager céleste, créant une situation maritale et une grossesse toutes deux « irrégulières ».

Le deuxième point à considérer est la réponse et la rapidité de Marie. Luc nous raconte qu’elle s’est engagée « en hâte » pour un long et périlleux voyage de Nazareth à un village situé dans les montagnes de Judée. Elle savait bien ce qu’elle voulait et rien ni personne ne pouvait l’arrêter.
Dans son commentaire de l’Evangile de Luc, saint Ambroise de Milan décrit cette précipitation avec une expression latine complexe, nescit tarda molimina Spiritus Sancti gratia qui pourrait signifier: « la grâce de l’Esprit Saint ne connaît pas les efforts que l’on reporte sans cesse » ou
« les efforts reportés sont étrangers à la grâce de l’Esprit Saint ». Le choix libre de Marie d’aller de l’avant reflète une décision prise au plus profond de son cœur, suivie d’une action immédiate.

Combien de choses dans notre vie avons-nous rêvé de faire, aurions-nous dû faire, et n’avons jamais faites – des lettres à écrire, des rêves qui auraient dû être réalisés, la gratitude qui n’a pas été exprimée, l’affection qui n’a jamais été montrée, des mots qui auraient dû être prononcés ? Les reports et les retards nous pèsent, nous fatiguent et nous découragent. Ils nous rongent. Combien est vraie la parole de saint Ambroise lorsqu’il décrit l’empressement de Marie: l’Esprit s’empara complètement de la Vierge fille de Nazareth, et l’obligea à agir.

L’histoire de la Visitation nous enseigne une leçon importante: quand le Christ se développe à l’intérieur de nous, nous sommes conduits vers des personnes, des lieux et des situations dont nous n’avons jamais rêvé. Nous allons porter des paroles de consolation et d’espérance qui ne sont pas les nôtres. Dans l’acte même de consoler les autres, nous serons consolés. Nous serons en paix, recueillis, car nous savons qu’aussi insignifiants que puissent nous paraître notre vie et nos problèmes, le Christ se sert d’eux pour prendre forme en nous.

Les femmes de l’évangile d’aujourd’hui nous montrent qu’il est possible d’aller au-delà de nos propres petits intérêts personnels et de s’engager dans un ministère et un service authentiques dans l’Eglise. Un ministère et un service ne font pas simplement que des choses pour les autres. Les ministres et les serviteurs chrétiens authentiques se permettent de servir et d’être servis, enseignés, soignés, consolés et aimés. De tels moments nous libèrent et nous permettent de chanter le Magnificat sur notre chemin, et célébrer les merveilles que Dieu fait pour nous et pour son peuple.

Considérez ces paroles de la Sainte Mère Teresa de Calcutta (1910-1997):

Dans le mystère de l’Annonciation et de la Visitation, Marie est le modèle même de la vie que nous devrions mener. Tout d’abord, elle a accueilli Jésus dans son existence, puis, elle a partagé ce qu’elle avait reçu. Chaque fois que nous recevons la sainte communion, Jésus le Verbe se fait chair dans notre vie – don de Dieu qui est à la fois beau, doux, unique. Ainsi fut la première eucharistie: Marie offrant son Fils en elle, en qui il avait fait le premier autel. Marie, la seule qui pouvait affirmer avec une confiance absolue, « ceci est mon corps », à partir de ce moment, a d’abord offert son propre corps, sa force, tout son être, pour former le Corps du Christ.

Permettez-moi de conclure avec ces pensées que m’a confiées une religieuse italienne âgée il y a plusieurs années alors que je prêchais dans une petite ville d’Ombrie, en Italie, juste avant Noël. Le poème est intitulé « Bellezza » qui signifie « beauté » et parle du choix de Dieu de Marie pour une mission spéciale.

Ne souriez pas, frères et sœurs,
Et ne haussez pas les épaules:
Notre Dieu est fascinant et ce qu’Il fait dépasse toujours l’impossible
Dieu s’est penché sur une femme et l’aima,
Et celui qui aime, même avant de regarder le visage
cherche la beauté qui se trouve dans le cœur.
Dieu regarda une femme qui était de la race
des plus petits, des sans nom,
Ceux qui vivent loin des palais –
Ceux qui travaillent dans les cuisines,
Ceux qui viennent du nombre des humbles et des oubliés,
Ceux qui n’ouvrent jamais la bouche et qui sont habitués à la pauvreté.
Dieu la regarda et la trouva belle
et cette femme a été donnée à lui comme si elle était sa bien-aimée
pour la vie et la mort.
À partir de maintenant toutes les générations la diront bienheureuse.
Dieu regarda une femme. Son nom était Marie.
En tant que femme qui se donne, elle crut,
et pendant la nuit, dans une grotte, elle cria de douleur,
et de son ventre Dieu lui-même est né,
apportant avec lui le salut et la paix, comme des trésors pour l’éternité.
Comme une femme qui se livre et ne regrette jamais,
elle a cru malgré toute l’obscurité qui l’enveloppait,
malgré tous les doutes qui l’envahissaient.
Désormais son nom sera chanté, parce que Dieu la prit
et elle s’est donnée à lui, elle, Marie, l’une des nôtres.
Et Dieu la couronna d’étoiles et la vêtit du soleil,
et sous ses pieds, Dieu a placé la lune.

Son nom est Marie, et si vous regardez son Seigneur, c’est parce que sur notre terre remplie de femmes et d’hommes, vous avez trouvé une telle beauté.

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Paroles Faites Chair: Réflexions Bibliques pour l’Année C

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(Image : la Fuite en Egypte par Eugène-Alexis Girardet)

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Top 10 de l’actualité catholique 2018 (1ère partie) https://seletlumieretv.org/blogue/divers/top-10-de-lactualite-catholique-2018-1ere-partie https://seletlumieretv.org/blogue/divers/top-10-de-lactualite-catholique-2018-1ere-partie#respond Mon, 17 Dec 2018 12:30:26 +0000 https://seletlumieretv.org/blogue/?p=22524

CNS photo/Paul Haring

C’est maintenant une tradition, depuis trois ans, je fais mon palmarès personnel des évènements marquants de l’actualité de l’Église durant l’année. Quel bilan tirer des faits saillants de cette année qui se termine ? Une année en dents de scie, un peu comme la Bourse, l’Église semble avoir eu des très hauts et des très bas. De quoi donner le vertige! Une petite précision avant de commencer, les événements suivants ne sont pas présenter par ordre d’importance mais chronologique (autant que possible).

  1. Victoire des évêques contre le gouvernement fédéral

C’est un euphémisme de dire que l’année 2018 a commencé du mauvais pied en ce qui a trait aux relations entre l’Église et l’État fédéral. On s’en rappelle, Ottawa avait décidé arbitrairement de « modifier les règles d’admissibilité aux subventions pour les emplois d’été au gouvernement fédéral ». La consternation généralisée autant du côté des leaders religieux que des défenseurs des libertés civiles fondamentales ne semblait pas ébranler le gouvernement, convaincu de sa supériorité morale et de la légitimé de sa politique. Devant une telle arrogance, les évêques de partout au Canada se sont levés pour dénoncer la mesure unilatérale.

Notre propre télévision catholique nationale S+L a dû avoir recours à une « demande d’urgence » pour faire face à la crise. Un grand merci à tous les généreux donateurs qui nous ont soutenu durant cette période difficile. En effet, suite à cette mesure, le gouvernement « a refusé douze fois plus de demandes » que les années précédentes. Cette augmentation de 1200 % est révélateur de l’énorme travail des organisations religieuses dans l’emploi des jeunes durant la période estivale!

Finalement, il semble que cette atteinte évidente aux droits fondamentaux des Canadiens fut l’objet d’un examen de conscience de la part du gouvernement Trudeau, qui semble finalement reconnaître qu’il est allé trop loin.  Ce « recul » du Fédéral, qui n’exigera plus aux organismes d’être officiellement pro-avortement, peut donc être considéré comme une victoire pour les évêques du Canada. Reste encore à savoir si les organismes qui furent injustement exclus pourront récupérer rétroactivement les sommes perdues.

  1. Publication de l’exhortation « Gaudete et exultate »

Le 9 avril était publié l’exhortation apostolique « Gaudete et exultate » sur « L’appel à la sainteté dans le monde actuel ». D’une trentaine de pages, ce texte du pape François a suscité un très grand intérêt dans les communautés chrétiennes partout au Canada. Ici et là, des groupes de réflexion et d’approfondissement de la foi ont vu le jour afin de mieux comprendre cet appel universel à la sainteté tel que prononcé lors du Concile Vatican II. J’invite évidemment tous ceux qui ne l’ont pas fait à lire ce document. J’attire cependant votre attention sur les passages concernant « les petits détails de la vie quotidienne » (no 144-145). Il est intéressant de constater comment, pour l’évêque de Rome, « par un don de l’amour du Seigneur, au milieu de ces petits détails, s’offrent à nous des expériences consolantes de Dieu » (no144) Cherchons donc, dans notre vie de tous les jours, cette touche divine qui se présente à nous sous cette forme trop « habituelle » pour que nous y portions attention et cherchons à faire de même par un travail bien fait jusque dans les petits détails.

  1. 15 ans de télévision catholique au Canada

Il ne fait aucun doute que se déroule devant nos yeux une révolution médiatique et numérique qui risque d’avoir autant, sinon plus, de conséquences sur l’histoire de l’humanité que l’invention de l’imprimerie. En effet, sur une décennie, nous avons assisté à une véritable révolution des communications. L’Église, qui accompagne l’humanité sur son chemin de l’histoire des hommes doit donc être présente sur ce nouveau continent numérique. Comment ne pas voir dans l’intuition de Télévision Sel et Lumière, il y a 15 ans, l’héritage pastoral le plus important de saint Jean-Paul II pour le Canada. J’ai déjà fait une énumération des raisons d’aimer et de soutenir votre télévision catholique canadienne mais il me semble que, vu les récents développements mondiaux et l’omniprésence des écrans dans nos vies, Télévision Sel et Lumière est vraiment une lueur d’espérance pour l’ensemble de notre monde médiatique. D’où l’aspect incontournable d’un tel anniversaire dans la vie de l’Église et cette présence dans ce présent palmarès…. Longue vie à Sel et Lumière!

  1. 50 ans pour l’encyclique Humanae vitae et canonisation de Paul VI

Le 25 juillet dernier, était célébré le 50e anniversaire de la publication de la célèbre encyclique de saint Paul VI « Humanae vitae » sur « le mariage et la régulation des naissances ». Quelques mois plus tard, le 14 octobre, celui qui en avait tenu la plume était canonisé par le pape François en la place Saint-Pierre de Rome. Cela fait déjà quelques années, et les plus jeunes n’étaient pas encore nés, mais les années de pontificat de Paul VI ne furent pas une partie de plaisir. En effet, l’ancien patriarche de Venise devenu successeur de Pierre devait prendre le relais et poursuivre le Concile Vatican II. Les documents écrits n’étaient pas encore signés que différents groupes étaient déjà engagés dans des querelles sur l’interprétation du texte. Ajoutez à cela les contestations universitaires de mai 68 en Europe, la désaffection massive du clergé, des religieux et religieuses, et des bouleversements politiques, particulièrement violents en Italie et vous aurez une bonne idée des difficultés que le saint Pape a dû affronter. Devant cette canonisation et ce 50e anniversaire, nous ne pouvons qu’être admiratifs devant la stature extraordinaire de cet homme d’Église et de son profond zèle apostolique en tant qu’écrivain d’ « Evangelii Nuntiandi ». Comment ne pas voir le traitement similaire subi cette année par le pape François de part et d’autre.  À l’image de ce Pape nouvellement canonisé, gardons l’espérance et la joie de l’évangélisation qui, avec la Grâce de Dieu, nous rendent capables de surmonter toutes les épreuves.

  1. Crise mondiale des abus sexuels

Parlant d’épreuve, l’une des périodes les plus troublantes de cette année 2018 fut sans aucun doute l’explosion de la crise des abus sexuels aux États-Unis et dans le monde. Suivant les révélations sur l’ancien cardinal américain McCarrick qui ont suivi la publication d’un rapport du Grand Jury de Pennsylvanie dans lequel se trouvent des récits plus accablants les uns que les autres. Ont suivi une consternation généralisée et des débats au sein de l’Église sur la manière la plus appropriée de faire face à la situation. L’extrême gravité des gestes commis et la complexité de la problématique montrent que nous devrons traiter cette question en profondeur et, donc, que nous en entendrons encore parler dans les années à venir. Toutefois, à ce chapitre, la Conférence des évêques catholiques du Canada a publié cette année un document important sur le sujet. Intitulé « Protection des personnes mineures contre les abus sexuels » , ce texte historique ne se complait cependant pas dans la repentance inactive mais tente plutôt d’offrir des directives claires pour que les réformes attendues se mettent en place tant dans les consciences du Peuple de Dieu que dans les structures institutionnelles. Riche d’une prise de conscience et de propositions d’applications concrètes dans les diocèses, nul doute que ce document aura une influence considérable sur le traitement des abus sexuels dans l’Église.

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Église en Sortie 14 décembre 2018 https://seletlumieretv.org/blogue/vie-consacree/eglise-en-sortie-14-decembre-2018 https://seletlumieretv.org/blogue/vie-consacree/eglise-en-sortie-14-decembre-2018#respond Sat, 15 Dec 2018 03:03:59 +0000 https://seletlumieretv.org/blogue/?p=22531

Cette semaine à Église en Sortie, Francis Denis reçoit sœur Marise, de la communauté des sœurs missionnaires de la charité de mère Térésa, avec qui il s’entretient de spiritualité et du soin à donner aux plus pauvres d’entre les pauvres. On vous présente un reportage sur la célébration eucharistique en la cathédrale Saint-François-Xavier soulignant le 140e anniversaire de fondation du Diocèse de Chicoutimi. Dans la troisième partie de l’émission, on vous présente une entrevue avec l’historien Charles-Philippe Courtois sur son récent livre Lionel Groulx : Le penseur le plus influent de l’histoire du Québec.

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Réjouis-toi, fille de Sion ! https://seletlumieretv.org/blogue/reflexion-biblique/rejouis-toi-fille-de-sion-3 https://seletlumieretv.org/blogue/reflexion-biblique/rejouis-toi-fille-de-sion-3#respond Tue, 11 Dec 2018 15:21:25 +0000 https://seletlumieretv.org/blogue/?p=22518

Troisième dimanche de l’Avent, Année C – 16 décembre 2018

Sophonie 3,14-18a
Philippiens 4,4-7
Luc 3,10-18

L’Avent, loin d’être un temps de pénitence est un temps de réjouissance. Les chrétiens proclament que le Messie va vraiment venir et que le règne de Dieu est à notre portée. Pendant ces semaines nous sommes invités à préparer tranquillement nos cœurs et nos vies à la venue du Fils de Dieu dans notre chair. En ce 3e dimanche de l’Avent connu sous le nom du « Dimanche de la Joie », portons notre attention sur deux thèmes importants qui se trouvent dans les lectures des Écritures: l’expression biblique « fille de Sion » et la signification de « se réjouir ».

Le texte riche de la première lecture du prophète Sophonie (3,14-18a-20) parle de la « fille de Sion », la personnification de la ville de Jérusalem. Prenons le temps de réfléchir sur le sens de ce titre de la ville sainte et voyons comment et pourquoi l’Eglise attribue ce titre à Marie, Mère du Seigneur.

« Fille de Sion » est la personnification de la ville de Jérusalem. « Sion » était le nom de la citadelle Jébuséenne qui devint plus tard la Cité de David. Dans les nombreux textes de l’Ancien Testament qui parle de la « fille de Sion », il n’y a pas de distinction réelle entre une fille de Sion et la ville de Jérusalem elle-même. Dans l’Ancien Testament, le titre « Vierge d’Israël » est le même que celui de « Fille de Sion ». L’image de l’épouse du Seigneur se trouve dans Osée aux chapitres 1-3: elle symbolise l’infidélité du peuple à son Dieu. Jérémie 3,3-4 parle de la prostitution et de l’infidélité de l’épouse. « Virginité » dans l’Ancien Testament renvoie à la fidélité de l’Alliance. Dans la 2e lettre aux Corinthiens 11,2, Paul parle de l’Eglise comme d’une vierge pure. La virginité représente ici la pureté de la foi.

Tout au long de l’Ancien Testament, il est dit que c’est dans Sion-Jérusalem que Dieu rassemblera tout son peuple. Dans Isaïe 35,10 les tribus d’Israël se rassembleront à Sion. Dans Ezéchiel 22,17-22, le prophète décrit la purification de son peuple par Dieu qui passera dans l’enceinte des murs de la ville, au milieu de Jérusalem. Le mot hébreu utilisé pour décrire cette partie interne de la ville est « beqervah » un mot formé de la racine « qerev » signifiant quelque chose de profond, d’intime, situé à l’intérieur de la personne. Cela signifie aussi l’utérus maternel, les entrailles, les intestins, la poitrine, d’une personne, la partie la plus secrète de l’âme, là où résident la sagesse, l’esprit, la malice et la Loi du Seigneur. Par conséquent, la ville de Jérusalem a une fonction maternelle bien définie dans l’histoire du salut.

« Fille de Sion » dans la Tradition Chrétienne 

Le Concile Vatican II a officiellement nommé Marie « fille de Sion » dans la constitution dogmatique sur l’Eglise Lumen Gentium no 52. L’appropriation de ce titre par l’Eglise pour la mère du Seigneur a un riche fondement scripturaire. Marie illustre les prophéties de l’Ancien Testament qui affirment toute la valeur du rôle eschatologique d’une femme en tant que mère à la fois du Messie et du nouveau peuple de Dieu. Le titre « fille de Sion » évoque le grand symbole biblique du Sion Messianique.

Marie illustre les prophéties des Écritures hébraïques qui lui attribuent toute la valeur du rôle eschatologique d’une femme en tant que mère à la fois du Messie et du nouveau peuple de Dieu : dans la culture d’Israël, la personne individuelle et le peuple entier étant profondément liés.

Pour les prophètes, la « fille de Sion » était l’épouse du Seigneur lorsqu’elle a observé l’Alliance. Le rôle de Marie comme « fille de Sion », de même que pour chacun de ses rôles au sein du peuple de Dieu, ne peut jamais être compris indépendamment du Christ et de l’Esprit donné à l’humanité en mourant sur la croix. Lumen Gentium dit que toute théologie et piété mariale appartiennent au mystère du Christ et au mystère de l’Eglise.

Marie « fille de Sion » est l’archétype de l’Eglise en tant que épouse, vierge et mère. Ce n’est pas seulement une virginité biologique, mais une virginité spirituelle qui signifie la fidélité aux Ecritures, l’ouverture envers les autres et la pureté de la foi. Les paroles de Marie aux serviteurs du banquet de noce à Cana (Jn 2,1-12) sont une invitation à tous les peuples à devenir une partie du nouveau peuple de Dieu. Marie est la nouvelle « fille de Sion » parce qu’elle a invité les serviteurs à obéir parfaitement au Seigneur Jésus. À Cana, cette nouvelle « fille de Sion » a parlé au nom de tous. À ces deux moments, à Cana et au Calvaire, (dans l’évangile de Jean) Marie représente non seulement sa maternité et sa relation physique avec son fils, mais aussi son rôle hautement symbolique de « Femme » et « Mère » du peuple de Dieu.

Au Calvaire plus qu’à toute autre place dans le quatrième évangile, Marie est « Mère de Sion » : sa maternité spirituelle commence au pied de la croix.

Comme « Mère de Sion », elle n’accueille et ne représente pas seulement Israël, mais l’Eglise, le Peuple de Dieu de la Nouvelle Alliance. Au pied de la croix, Marie est la Mère du nouveau peuple messianique, de tous ceux qui sont un dans le Christ. Celle qui porta en son sein Jésus, prend place maintenant dans l’assemblée du peuple saint de Dieu. Elle est la nouvelle Jérusalem : dans son propre sein était le Temple, et tous les peuples seront rassemblés dans le Temple qui est son Fils. La Mère de Jésus est en vérité la Mère de tous les enfants de Dieu. Elle est la Mère de l’Eglise. Marie est la première « fille de Sion », menant tout le peuple de Dieu dans sa marche vers le Royaume.

Je ne peux que rappeler les paroles du Cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec, dans son discours d’ouverture au Synode des Evêques sur « La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Eglise » en octobre 2008: « Une femme, Marie, accomplit parfaitement la vocation divine de l’humanité par son Oui à la parole d’Alliance et à sa mission. A travers sa maternité divine et spirituelle, Marie apparaît comme le modèle et la forme permanents pour l’Eglise, en tant que première Eglise. »

Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur ! 

Dans la seconde lecture de ce dimanche, saint Paul nous dit de nous réjouir sans cesse dans le Seigneur (Phil 4,4-7; voir aussi Phil 2,18; 3,1; 4,4). La joie à laquelle nous invite Paul forme le cœur du temps de l’Avent. Nous devons toutefois nous demander : de quoi les chrétiens persécutés devaient-ils se réjouir ? Ils devraient se réjouir de leur relation avec le Seigneur, qui peut même devenir plus forte et plus intime dans les périodes de persécutions. Leur joie n’est pas liée aux circonstances; en vérité, elle est souvent en dépit des circonstances. Elle est plutôt dans le Seigneur. La joie jaillit d’une profonde et confiante relation avec Dieu qui porte le croyant à travers toutes sortes d’épreuves et tribulations. Se réjouir dans le Seigneur est une sorte d’adoration, adoration qui prend la forme de prière. Se réjouir mène constamment à la prière et à la louange répétée. Puisque Paul réfère à l’action de grâce après avoir mentionné la prière, il est probable que le terme « prière » renvoie aux demandes à Dieu sous toutes ces formes, peut-être en intercédant pour soi-même et pour les autres.

Le contraire de se réjouir     

Le contraire de la réjouissance et du bonheur n’est pas la douleur, mais l’engourdissement qui souvent se manifeste à travers le cynisme et l’étroitesse d’esprit et de cœur. Beaucoup d’entre nous connaissons ce sentiment : la mort et l’insatisfaction induites par une culture de consommation qui stimule nos sens et nous bombarde de choix sans signification, pendant que nous restons affamés pour quelque chose de profond. Ensuite il y a la jalousie, l’envie et ce sentiment d’accomplir si peu parce que nous avons été si peu motivés et avons fait de mauvais choix. Et lorsque nous réalisons que les autres ont été capables de faire beaucoup parce qu’ils ont été enracinés en Dieu, nous devenons jaloux et envieux. Ce ne sont pas des phénomènes nouveaux ! Le désir d’échapper à cette mort et cette insatisfaction fut l’un des motifs des pères et mères du Désert. Ils rejetèrent un monde dont la vision était la poursuite du pouvoir, de l’avoir et du plaisir. Ils allèrent au désert pour s’abreuver à la source de vie et de joie et découvrir leur propre vérité à travers la prière constante. Ayant trouvé le vide de ce que leur culture définit comme bonheur, ils cherchèrent une autre voie.

Pour conclure voici les paroles du pape Paul VI dans sa prodigieuse exhortation apostolique sur la joie chrétienne Gaudete in Domino :

[Marie] a saisi, plus que toutes autres créatures, ce que Dieu accomplit de plus merveilleux : Son nom est saint, il montre sa miséricorde, il élève les humbles, il est fidèle à ses promesses. Ce n’est pas que sa vie sorte de l’ordinaire mais elle médite le moindre signe de Dieu, les gardant dans son cœur (Luc 2,19; 51). Ce n’est pas qu’elle fut épargnée par les souffrances mais elle se tient debout, la mère des douleurs, au pied de la croix, associée d’une manière éminente au sacrifice de la résurrection ; et elle est aussi ouverte à la joie sans limite de la résurrection ; elle est élevée, corps et âme, dans la gloire du ciel. La première des rachetés, immaculée dès sa conception, l’incomparable demeure de l’Esprit, le pur support du rédempteur de l’humanité, elle est en même temps la Fille bien-aimée de Dieu et, en Christ, la Mère de tous. Elle est le modèle parfait de l’Eglise à la fois sur terre et dans la gloire.

En cet Avent, que l’exemple de Jean le Baptiste nous donne la force et le courage nécessaires pour transformer nos déserts en jardins et notre vide en expérience chrétienne signifiante. Que l’audace de saint Paul et l’exemple de Marie, la « Vierge Fille de Sion » nous apprennent comment nous réjouir dans le Seigneur dont la venue est proche.

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Paroles Faites Chair: Réflexions Bibliques pour l’Année C

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Message du pape François pour la béatification des martyrs d’Algérie https://seletlumieretv.org/blogue/divers/message-du-pape-francois-pour-la-beatification-des-martyrs-dalgerie https://seletlumieretv.org/blogue/divers/message-du-pape-francois-pour-la-beatification-des-martyrs-dalgerie#respond Sat, 08 Dec 2018 18:04:05 +0000 https://seletlumieretv.org/blogue/?p=22511

Vous trouverez ci-dessous le Message du pape François pour la béatification des martyrs Mgr Pierre Claverie, O.P., Évêque d’Oran et de ses 18 compagnons (religieux et religieuse) en Algérie:

Chers frères et sœurs,
ce samedi 8 décembre, l’Église en Algérie célèbre dans la joie la béatification de dix-neuf religieux et religieuses martyrs. Je m’associe à votre action de grâce pour ces vies totalement données par amour de Dieu, du pays et de tous ses habitants dont vous partagez l’humble quotidien dans un esprit de fraternité, d’amitié, de service. Recevez ici mes encouragements fraternels pour que cette célébration aide à panser les blessures du passé et crée une dynamique nouvelle de la rencontre et du vivre ensemble à la suite de nos bienheureux.

Je suis très reconnaissant à Monsieur le Président de la République Algérienne Démocratique et Populaire, Monsieur Abdelaziz Bouteflika, et à ses collaborateurs, d’avoir facilité la célébration en terre algérienne de la béatification de Mgr Pierre Claverie et de ses dix-huit compagnons et compagnes, martyrs du plus grand amour. Je veux ainsi exprimer toute mon affection pour le peuple algérien qui a connu de grandes souffrances durant la crise de société dont il a été victime dans les dernières années du siècle passé.

En faisant mémoire de la mort en Algérie de ces dix-neuf victimes chrétiennes, les catholiques d’Algérie et du monde veulent célébrer la fidélité de ces martyrs au projet de Paix que Dieu inspire à tous les hommes. Ils veulent, en même temps, prendre dans leur prière tous les fils et filles de l‘Algérie qui ont été, comme eux, victimes de la même violence pour avoir vécu, avec fidélité et respect de l’autre, leurs devoirs de croyants et de citoyens sur cette terre bénie. C’est pour eux aussi que nous adressons notre prière et exprimons notre hommage reconnaissant.

L’Eglise catholique en Algérie se sait l’héritière, avec toute la nation algérienne, du grand message d’amour proposé par l’un des nombreux maîtres spirituels de votre terre, Saint Augustin d’Hippone. Elle désire servir ce même message, en ces temps où tous les peuples cherchent à faire progresser leur aspiration à « Vivre ensemble dans la paix ».

Par la béatification de nos dix-neuf frères et sœurs, l’Eglise veut témoigner de son désir de continuer d’œuvrer pour le dialogue, la concorde et l’amitié. Nous croyons que cet événement inédit dans votre pays dessinera un grand signe de fraternité dans le ciel algérien à destination du monde entier.

Nous sommes heureux que cette célébration puisse se vivre dans un sanctuaire dédié à la Vierge Marie qui est particulièrement présente dans nos deux traditions religieuses. Que le regard maternel de la Bienheureuse Vierge Marie, pleine de grâce, toute belle et toute pure, vous protège et vous garde.

Au Vatican, le 2 décembre 2018.

[01994-FR.01] [Texte original: Français] [B0915-XX.01]

FRANÇOIS

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Homélie de béatification des 19 martyrs d’Algérie https://seletlumieretv.org/blogue/divers/homelie-de-canonisation-des-19-martyrs-dalgerie https://seletlumieretv.org/blogue/divers/homelie-de-canonisation-des-19-martyrs-dalgerie#respond Sat, 08 Dec 2018 17:48:36 +0000 https://seletlumieretv.org/blogue/?p=22506

Vous trouverez ci-dessous le texte complet de l’homélie du Cardinal Giovanni Angelo Becciu, Préfet de la Congrégation de la Cause des Saints et envoyé spécial du Saint-Père, tel que prononcée lors de la célébration de la béatification des 19 martyrs d’Algérie au Sanctuaire Notre-Dame de Santa Cruz d’Oran:

Chers frères et sœurs !
Le passage de l’Apocalypse (Ap 7, 9-17), proclamé dans la deuxième lecture, nous présente

la « foule immense » (v.9) de ceux qui ont déjà atteint le but du salut éternel vers lequel nous sommes tous en route : le royaume de l’espérance, le royaume de ceux qui voient Dieu comme il est. L’Apôtre Jean dans sa vision riche en symboles les voit debout, devant le trône de Dieu, « vêtus de robes blanches », couleur de la lumière divine et de la gloire pascale. Mais la blancheur des robes est obtenue en les plongeant dans le sang rouge du Christ : ces élus ont fait l’expérience de la « grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau » (v.14). La splendeur est atteinte à travers le creuset de la souffrance, du don de soi, de la croix. En participant à la passion et à la mort de Jésus, le roi des martyrs, on atteint la lumière : per crucem ad lucem (par la croix jusqu’à la lumière) dit l’antique adage chrétien. De cette façon « ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ dans ma propre chair, je l’accomplis pour son corps qui est l’Eglise » (Col 1, 24) souligne saint Paul.

Ces sauvés serrent dans leurs mains une palme, qui dans l’Ancien Testament est le signe du triomphe et de l’acclamation ; la souffrance, l’engagement rigoureux du témoignage, le renoncement à soi-même ne conduisent pas à la mort mais introduisent dans la gloire ; ils ne produisent pas l’échec mais la vie et le bonheur. La scène de l’Apocalypse montre ensuite le chœur puissant des saints qui chantent d’une voix forte : « Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le trône et à l’Agneau » (Ap 7, 10).

Le texte de l’Apocalypse nous a ainsi retracé le portrait du bienheureux et du saint : il appartient seulement à Dieu, il paraît en tout point de la terre et à toute époque de l’histoire, il vit avec fidélité même dans l’épreuve en parcourant le chemin de la croix, il atteint le but glorieux de l’éternité où il vivra pour toujours dans la joie, dans les chants, dans la gloire, dans cet infini tourbillon de lumière et de paix qu’est Dieu.

Dans la foule immense de ceux qui ont atteint un destin de gloire, l’Eglise désire appeler aujourd’hui par leur nom 19 nouveaux Bienheureux, tués entre 1994 et 1996 dans des lieux et des temps différents mais dans le même contexte agité. Sur cette terre, ici en Algérie, ils ont annoncé l’amour inconditionnel du Seigneur envers les pauvres et les exclus, en témoignant de leur appartenance au Christ et à l’Eglise jusqu’au martyre. Il est beau de penser maintenant qu’ils se trouvent parmi ceux qui sont passés à travers « la grande épreuve et qui ont lavé leurs robes et les ont blanchies par le sang de l’Agneau » (v. 14). Provenant de huit Instituts différents, nos frères et nos sœurs vivaient dans ce pays où ils accomplissaient diverses missions ; ils furent forts et persévérants dans leur service de l’Evangile et de la population, malgré le climat menaçant de violence et d’oppression qui les entourait. En lisant leurs biographies on demeure frappés d’apprendre comment tous, bien conscients du risque qu’ils courraient, décidèrent courageusement de rester sur place jusqu’au bout ; en eux s’est développée une forte spiritualité du martyre enracinée dans la perspective de se sacrifier eux-mêmes et d’offrir leur vie pour une société de réconciliation et de paix.

Les Bienheureux Pierre Claverie et ses 18 compagnons et compagnes martyrs portent sur eux le sceau salvifique de la Rédemption du Christ. En inscrivant leurs noms dans le livre des sauvés et des Bienheureux, l’Eglise désire reconnaître l’exemplarité de leur vie vertueuse, l’héroïsme de la mort de ces extraordinaires artisans de paix et de ces témoins de la fraternité, et en même temps, rendre le suprême hommage à Jésus, Rédempteur de l’homme. Dans le Christ, l’Eglise désire adorer le Dieu vivant : puisque la gloire de Dieu est l’homme qui reçoit de lui la plénitude de vie.

Cette plénitude de vie, la Vierge Marie – dont nous célébrons aujourd’hui l’Immaculée Conception – en a fait l’expérience de façon incomparable, quand l’Archange Gabriel lui a annoncé qu’elle avait trouvé grâce auprès de Dieu et que par l’action de l’Esprit Saint elle concevrait Jésus, le Fils du Très-Haut. « Réjouis-toi, comblée de grâce : le Seigneur est avec toi » (Lc 1, 28). Nous aussi aujourd’hui, en contemplant ces nouveaux Bienheureux, nous sommes invités à dépasser toute étroitesse d’esprit et à nous réjouir, parce qu’en eux nous voyons resplendir le mystère de l’éternelle sainteté de Dieu ; sainteté qui nous est proposée à travers une nouvelle actualisation de l’Evangile par nos martyrs qui en ont témoigné jusqu’à l’effusion du sang. Nous nous souvenons d’eux comme de fidèles disciples du Christ qui ont aimé la pauvreté, qui ont été sensibles à la souffrance et attentionnés aux personnes abandonnées, qui ont pris part à l’angoisse et à l’affliction de leurs frères. Ces témoins héroïques de l’amour de Jésus sont allés jusqu’à la racine même de l’expérience que l’homme fait de ses propres limites : l’humiliation, les larmes, la persécution.

Ils se sont conformés pleinement au sacrifice du Christ qui, selon le prophète Isaïe, s’est identifié avec le Serviteur souffrant du Seigneur ; lui qui, comme nous l’avons entendu dans la première lecture, s’offrant « en sacrifice de réparation, […] par suite de ses tourments, verra la lumière et justifiera les multitudes » (cf. Is 53, 10b.11). Cela arrive justement par la Croix, puisque dans la mort de Jésus, Dieu s’est définitivement fait proche de l’humanité et l’homme a acquis pleine conscience de sa dignité et de son élévation. Par leur mort en martyrs, les nouveaux Bienheureux eux aussi sont entrés dans la lumière de Dieu, et d’en-haut ils veillent sur les personnes qu’ils ont servies et aimées, priant sans cesse pour tous, même pour ceux qui les ont frappés. Ils continuent ainsi cette mission prophétique de la miséricorde et du pardon, dont ils ont été des témoins au cours de leur vie terrestre. Que leur exemple suscite en tous le désir de promouvoir ce que le Saint-Père François a défini comme « la culture de la miséricorde qui donne naissance à une véritable révolution » (cf. Lettre apostolique Misericordia et misera, n. 20). En accueillant la dynamique du pardon, admirablement vécue par les nouveaux Bienheureux, nous souhaitons que l’Algérie puisse dépasser définitivement cette terrible période de violence et de malheur et nous prions pour cela !

La mort tragique des Bienheureux Pierre Claverie et de ses 18 compagnons et compagnes martyrs est une semence tombée en terre dans des moments difficiles, fécondée par la souffrance qui portera des fruits de réconciliation et de justice. C’est cela notre mission de chrétiens : semer chaque jour les germes de la paix évangélique, pour jouir des fruits de la justice. Par cette Béatification nous voudrions dire à l’Algérie tout entière seulement ceci : l’Eglise ne désire rien d’autre que servir le peuple algérien, témoignant de son amour envers tous.

En tout point de la terre, les chrétiens sont animés du désir de contribuer concrètement à construire un avenir lumineux d’espérance par la sagesse de la paix, pour édifier une société fondée sur le respect réciproque, sur la collaboration, sur l’amour. Une telle société pourra pleinement se réaliser si chacun s’efforce de développer la pédagogie du pardon, si nécessaire aussi dans ce pays.

La communauté chrétienne dans ce pays répand de petites mais significatives semences de paix. Par cette Béatification, elle peut se sentir confortée dans sa présence en Algérie ; par ces 19 martyrs, que s’affermisse en elle la conviction que sa précieuse présence près de ce peuple est justifiée par le désir d’être lumière et signe de l’amour de Dieu pour la population tout entière.

Le témoignage lumineux de ces Bienheureux constitue un exemple vivant et proche pour tous. Leur vie et leur mort est un appel direct à nous tous chrétiens et en particulier à vous, frères ou sœurs dans la vie religieuse, à être fidèles à tout prix à votre vocation propre, en servant l’Evangile et l’Eglise dans une vie de vraie fraternité, dans la persévérance et dans le témoignage du choix radical de Dieu.

Je ne peux pas terminer sans exprimer une vive gratitude aux Congrégations religieuses auxquelles nos frères appartenaient comme aussi à leurs familles naturelles qui ont tant souffert de leur perte, mais qui maintenant peuvent se réjouir avec toute l’Eglise de les savoir Bienheureux dans le ciel. Nous sommes tous réconfortés par la certitude que nos frères et nos sœurs martyrs, par leur sacrifice, par leur intercession constante et par leur protection, feront produire sur cette terre des fruits abondants de bonté et de partage fraternel.

Pour cela nous nous adressons à eux et nous disons : Bienheureux Pierre Claverie et ses 18 compagnons et compagnes martyrs, priez pour nous !

[01995-FR.01] [Texte original: Français]

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Église en Sortie 7 décembre 2018 https://seletlumieretv.org/blogue/eglise-en-sortie/eglise-en-sortie-7-decembre-2018 https://seletlumieretv.org/blogue/eglise-en-sortie/eglise-en-sortie-7-decembre-2018#respond Sat, 08 Dec 2018 05:50:10 +0000 https://seletlumieretv.org/blogue/?p=22502

Cette semaine à Église en Sortie, on vous présente un épisode spécial dans lequel Francis Denis reçoit le chanteur Mario Pelchat avec qui il parle de l’aventure musicale « Les prêtres » depuis le lancement du premier album en 2017 et on vous présente un reportage sur la tournée de concerts 2018 du groupe québécois « Les prêtres » avec Mario Pelchat.

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Sur la route du diocèse de Mont-Laurier https://seletlumieretv.org/blogue/vie-consacree/sur-la-route-du-diocese-de-mont-laurier https://seletlumieretv.org/blogue/vie-consacree/sur-la-route-du-diocese-de-mont-laurier#respond Wed, 05 Dec 2018 02:29:28 +0000 https://seletlumieretv.org/blogue/?p=22497

Fondé en 1913, le diocèse de Mont-Laurier s’étend sur près de 20 000 km englobant les régions aussi variées que la Haute Gatineau, La Lièvre et les Laurentides. Établie entre forêts, lac et montagnes, de Sainte-Agathes-des-Monts à Maniwaki en passant par Mont-Tremblant et Nominingue, l’Église à Mont-Laurier fêtait récemment son 100e anniversaire. Nommé par le pape Benoît XVI le 2 février 2012, Mgr Paul Lortie se dépense depuis corps et âme au service des 97 000 âmes qui lui sont confiées. Conscient des nombreux défis auxquels fait face son Église particulière, il n’en demeure pas moins confiant de la présence indéfectible de Dieu et de la protection de Marie où il est assuré de toujours pouvoir trouver refuge. Dans cet épisode de « Sur la Route des diocèses », nous partons à la découverte de cette communauté pleinement consciente de l’urgence missionnaire telle présentée par le pape François.

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Jean le Baptiste, le paradoxe de l’Avent https://seletlumieretv.org/blogue/reflexion-biblique/jean-le-baptiste-le-paradoxe-de-lavent-3 https://seletlumieretv.org/blogue/reflexion-biblique/jean-le-baptiste-le-paradoxe-de-lavent-3#respond Tue, 04 Dec 2018 02:00:00 +0000 https://seletlumieretv.org/blogue/?p=22488

Deuxième dimanche de l’Avent, Année C – 9 décembre 2018

Baruch 5,1-9
Philippiens 1,3-6.8-11
Luc 3,1-6

Dans le texte de l’Evangile d’aujourd’hui (Luc 3,1-6), l’évangéliste, celui que Dante Alighieri appelle le scriba manuetidinis Christi (« scribe de la douceur du Christ »), lance l’appel de Jean le Baptiste sous la forme d’un appel prophétique de l’Ancien Testament (Luc 3:2) et prolonge la citation d’Isaïe trouvée dans Marc 1,3 (Isaïe 40,3) par l’ajout d’Isaïe 40,4-5 dans Luc 3,5-6. En faisant cela, Luc présente son thème de l’universalité du salut, qu’il annonçait plus tôt à travers les paroles de Siméon (Luc 2,30-32). Je vous propose que nous examinions ensemble plusieurs détails historiques offerts par Luc dans ce récit de l’appel prophétique.

Tibère César succéda à Auguste comme empereur en l’an 14 et régna jusqu’en 37 ap. J.-C. La quinzième année de son règne serait entre 27 et 29 ap. J.-C. Ponce Pilate fut préfet de la Judée de l’an 26 jusqu’en 36. L’historien juif Flavius Josèphe le décrit comme un préfet cupide et sans scrupule, qui avait peu d’égard pour la population juive locale et ses pratiques religieuses (Luc 13,1). L’Hérode en question est Hérode Antipas, le fils d’Hérode le Grand qui régnait sur la Galilée et Pérée de 4 ap. J.-C. à 39 ap. J.-C.

Luc ne situe pas seulement l’appel de Jean le Baptiste en termes de dirigeants civils de cette période, mais il mentionne également le haut sacerdoce d’Annas et de Caïphe, les dirigeants religieux de la Palestine. Anne avait été prêtre entre 6 et 15 ap. J.-C. Après avoir été déposé par les Romains en l’an 15, il fut remplacé par divers membres de sa famille et, éventuellement, par son gendre, Caïphe, qui fut prêtre de 18 à 36.

Dans le contexte de cette histoire, la parole de Dieu fut adressée à Jean dans le désert de Judée. Luc est le seul parmi les écrivains du Nouveau Testament qui associe la prédication de Jean avec un appel de Dieu. L’évangéliste place ainsi Jean avec les prophètes dont les ministères ont commencé avec des appels similaires. Plus tard, Luc sépare le ministère de Jean le Baptiste de celui de Jésus en signalant l’emprisonnement de Jean avant le baptême de Jésus (Luc 3,21-22). Luc utilise ce procédé littéraire pour faire état de sa compréhension de l’histoire du salut. Avec Jean le Baptiste, le temps de la promesse, la période d’Israël, se termine. Avec le baptême de Jésus et la descente de l’Esprit sur lui, l’accomplissement de la promesse, la période de Jésus, commence.

Dans son second volume, les Actes des Apôtres, Luc va présenter la troisième époque de l’histoire du salut, la période de l’église. Dans Luc 7,26 Jean sera décrit comme « plus qu’un prophète », il est aussi le précurseur de Jésus (Luc 7,27), une figure de transition inaugurant la période de l’accomplissement de la prophétie et une promesse.

En décrivant l’attente du peuple (Luc 3,15), Luc caractérise le moment de la prédication de Jean de la même manière qu’il avait déjà qualifié la situation d’autres Israélites pieux dans le récit de l’enfance (Luc 2,25-26; 37-38). Au chapitre 3,7-18, Luc présente la prédication de Jean le Baptiste exhortant les foules à la conversion en vue de la colère à venir (Luc 3,7.9), leur donnant certaines normes pour réformer leur conduite sociale (Luc 3,10-14), et leur annonçant la venue de quelqu’un de plus grand que lui (Luc 3,15-18).

Jean : le paradoxe de l’Avent

Les vrais prophètes d’Israël nous aident dans notre lutte contre toutes les formes de duplicité. Jean le Baptiste est le saint patron par excellence de l’authenticité. Combien de fois nos paroles, nos pensées et nos actions sont-elles incohérentes ! En Jean le Baptiste se trouve le paradoxe de l’Avent: le triomphe de Dieu qui se manifeste précisément dans l’obscurité du monde actuel. Jean le Baptiste a entendu, expérimenté et vécu la parole libératrice de Dieu au désert et a donc été en mesure de le prêcher aux autres de façon efficace parce que sa vie et son message ne faisaient qu’un. Il est certain qu’il ne mâchait pas ses mots. Jean le Baptiste brise le silence du désert avec son cri: « Repentez-vous car le royaume des cieux est proche. » Pas seulement « repentez-vous », changer la façon dont nous vivons, mais se repentir et se préparer à la venue du royaume des cieux qui va bouleverser notre confort et notre petite sécurité en renversant tout ce que nous essayons de garder en place. La joie et le défi de l’Avent c’est qu’en Jésus-Christ, Dieu vient parmi nous, nos douleurs et notre désir de Dieu seront alors apaisés. Mais ce Dieu qui vient est préoccupant.

Il n’y avait rien de politiquement correct dans le message du Baptiste. Il est allé droit au but et a dit ce qui devait être dit. Il a dit aux premières personnes qui venaient à lui de partager. Il a dit aux percepteurs de taxe d’être justes. Il a dit aux soldats de faire la paix.

Le Baptiste a enseigné aux gens de son temps et à ceux de notre temps que le Messie vient nous sauver des puissances de la duplicité, du désespoir, des ténèbres et de la mort, pour nous remettre sur le chemin de la paix et de la réconciliation afin que nous puissions trouver notre chemin du retour vers Dieu. La vie et la mission de Jean le Baptiste nous rappellent à quel point nous avons besoin d’un Sauveur pour nous sauver, afin que nous puissions devenir tout ce que nous sommes appelés à être et faire tout ce que nous avons à faire pour vivre dans la Lumière. Trop souvent nous ne parvenons pas à reconnaître celui parmi nous qui est notre Chemin, notre Vérité et notre Vie. C’est là le cœur de l’Avent: trouver le chemin du retour vers Dieu.

La transformation de nos déserts

L’Avent est un mystère qui ne fait pas que nous informer, il nous transforme. L’Avent reste avec son paradoxe d’attente et d’empressement, de souffrance et de joie, du jugement et de délivrance, du malheur apocalyptique et d’espérance eschatologique. Malheureusement pour notre culture de gratification instantanée, l’espérance exige l’incomplétude. Espérer, dans le véritable sens de l’Avent, c’est vivre avec la certitude du désir inassouvi.

Le Dieu qui était un ingénieur des ponts et chaussées, traçant de nouvelles routes à travers le désert, un jardinier qui transforme des déserts en parterres de fleurs, est désormais l’artiste qui peint un nouveau point de vue de la promesse messianique de l’espérance. Espérer en Dieu ne peut se faire de manière immobile, parce que, comme Isaïe nous le rappelle, nous espérons en un Dieu qui est constamment en train de réaliser du nouveau. Est-ce que notre espérance en Dieu est ferme, même dans la situation de chaos et de confusion de notre vie ? Comment pouvons-nous vivre avec la Parole de Dieu ? Comment pouvons-nous vivre avec le silence de Dieu ?

L’Avent nous enseigne que nos cœurs sont en silence depuis trop longtemps, nous allons découvrir le Dieu qui sculpte encore des autoroutes et transforme les lieux déserts de nos vies en oasis d’émerveillement, de vie, de beauté, même si rien ne sera semblable à ce que nous nous attendions. La nature à l’état sauvage ne peut être transformée qu’avec de l’eau. Tout au long de l’Ancien Testament, Dieu est présenté comme celui qui accorde ou refuse l’eau – une image facilement comprise par les gens pour qui l’eau est une denrée précieuse et contrôlée. Peu d’entre nous en Occident avons une idée de ce qu’est la sécheresse. L’eau courante de nos maisons nous prive d’une image de Dieu: celui sur lequel notre existence même dépend, comme l’électricité nous trompe en pensant que nous contrôlons l’obscurité. Ensemble, ils nous volent des expériences quotidiennes qui pourraient donner vitalité à l’invitation de l’Avent à revisiter notre dépendance à Dieu, notre désir de Dieu et découvrir à travers la nuit d’attente que Dieu vient vraiment.

Le message de l’Avent n’est pas que tout tombe en morceaux ni que Dieu est dans les cieux et donc tout est bien comme dans le meilleur des mondes. Le message de l’Avent est que lorsque toutes les vérités morales sont désarçonnées, quand tout va mal sur terre, nous entendons à nouveau le message réconfortant de Jean-Baptiste: « Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées; les passages tortueux deviendront droits, les routes déformées seront aplanies; et tout homme verra le salut de Dieu. »

Pourtant, même avec la naissance de Jésus, nous apprenons que Jérusalem et Israël attendent toujours leur rachat. Le monde attend toujours sa liberté de la faim, de la guerre, de l’oppression, de la violence, de la persécution et de la souffrance. Nous attendons tous notre rédemption. L’Avent nous invite à examiner nos manières d’attendre, nos manières de désirer Dieu, et nos manières de l’espérer. Quelle est la source de notre espérance de l’Avent ?

La vie de Jean le Baptiste peut se résumer à l’image d’un doigt pointé vers celui qui venait: Jésus-Christ. Si nous voulons assumer le rôle de Jean de préparer le chemin dans le monde d’aujourd’hui, nos vies deviendront aussi les doigts des témoins vivants qui démontrent que Jésus peut être trouvé et qu’il est proche. Jésus est l’accomplissement de nos désirs, notre espérance et notre attente. Jésus seul peut transformer les déserts de nos vies en jardins remplis de beauté et de nourriture pour le monde. Viens Seigneur Jésus ! Nous avons besoin de Toi maintenant plus que jamais !

 

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Paroles Faites Chair: Réflexions Bibliques pour l’Année C

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Cette semaine à Église en Sortie, Francis Denis reçoit la théologienne et auteur Line Desmarais-Letendre sur son tout dernier livre intitulé De la blessure au pardon. On vous présente un reportage sur la Célébration d’accueil par les Chevaliers de Colomb de l’icône de Notre-Dame du Secours aux Chrétiens persécutés et Messe mariale en la cathédrale de Saint-Hyacinthe. Dans la troisième partie d’émission, on parle de la pastorale vocationnelle avec l’abbé Normand Bergeron, président de l’Association des responsables diocésains de la pastorale des vocations du Québec.

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Se préparer à la fête en cultivant son désir https://seletlumieretv.org/blogue/divers/cultiver-son-desir-pour-se-preparer-a-la-fete https://seletlumieretv.org/blogue/divers/cultiver-son-desir-pour-se-preparer-a-la-fete#respond Fri, 30 Nov 2018 03:59:03 +0000 https://seletlumieretv.org/blogue/?p=22482

Dimanche prochain le 2 décembre 2018, l’Église francophone du Canada vivra deux changements importants. Dans un premier temps, nous entrerons, comme l’ensemble de l’Église universelle, dans le temps de l’Avent. Un deuxième changement nous concerne aussi tout particulièrement. En effet, ce dimanche et ce pour la première fois, nous utiliserons une nouvelle traduction de la prière dominicale, le Notre-Père.

Pour conserver les plaisirs de la vie

Dans la liturgie latine, le temps de l’Avent (qui signifie avènement) met l’accent sur la dimension eschatologique de la foi ou, en d’autres termes, sur l’espérance du but ultime de notre vie et du monde qu’est le retour glorieux du Christ et la récapitulation de toutes choses en Lui. Bien évidemment tout cela est certes mystérieux et semble bien loin de notre expérience quotidienne. C’est pourquoi à chaque année, la liturgie nous invite à prendre le temps de souligner et méditer cette attente constitutive de notre foi.

On dit également de l’Avent qu’il s’agit d’un temps de préparation à Noël, ce temps de l’année où nous célébrons le Mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu parmi nous. Cette emphase est particulièrement bien adaptée à notre nature humaine. En effet, nous faisons tous l’expérience d’une tension entre le plaisir et le désir. Plus nous désirons quelque chose, plus notre plaisir sera intense. Au contraire, lorsque nous ne désirons pas vraiment, nous n’avons pas beaucoup de plaisir, a fortiori lorsque nous ne désirons pas du tout ! Notre société de consommation nous a trop souvent convaincus que nous devons  tout avoir tout de suite, sans effort ni… désir. Cela est contradictoire et explique pourquoi les gens qui ont tout ce qu’ils désirent sont souvent blasés et à la recherche de toujours plus d’émotions fortes.

Si nous voulons conserver le plaisir, il nous faut donc apprendre à cultiver le désir. C’est ce que permet le temps liturgique de l’Avent. En nous recentrant sur l’essentiel de la venue du Christ à Noël, nous sommes invités à cultiver notre désir intérieur de pouvoir enfin le contempler dans la crèche. Ainsi, parce que nous aurons, à la fois, appris à attendre et à la fois compris ce qui est véritablement essentiel, toute notre vie se transformera et nous pourrons apprécier dans leur plénitude les plaisirs célestes et terrestres.

Un « Notre-Père » clarifié

Ce dimanche, les fidèles francophones du Canada vivront un autre changement majeur. En effet, pour la première fois, nous devrons réciter différemment la prière du Notre Père. Alors que nous étions habitués à dire : « Ne nous soumets pas à la tentation », nous dirons dorénavant : « Et ne nous laisse pas entrer en tentation ». La raison n’en est pas que la précédente formulation était absolument erronée, l’Église n’aurait pu tolérer que les fidèles invoquent Dieu d’une manière théologiquement fausse. C’est plutôt pour éviter toutes les éventuelles mauvaises interprétations qui pouvaient en émerger.

En effet, la version précédente pouvait faire penser que Dieu désirait directement que nous soyons tentés. Or, puisque Dieu ne peut vouloir directement le péché, il ne pouvait désirer la tentation. Dans le livre de Job, nous voyons clairement que le tentateur n’est pas Dieu mais Satan. Il est donc plus approprié de demander à Dieu de ne pas nous laisser « entrer en tentation » c’est-à-dire de ne pas laisser Satan s’approcher de nous et nous laisser être séduits par les mensonges de cet ange déchu.

En ce sens, il est très opportun que cette nouvelle formulation du Notre-père advienne durant le temps de l’Avent. En effet, comme nous l’avons dit plus haut, cette période de l’année nous invite à l’attente persévérante de l’Avènement du Christ. Cette attente ne doit non pas nous porter vers l’immobilisme du « divan » mais plutôt nous revigorer dans la dimension combattante de la vie spirituelle. Comme le dit le pape François : « La lutte contre les projets habiles de destruction et de déshumanisation menés par le démon est une réalité quotidienne ». L’Avent, ce « petit carême », nous invite à cette purification de notre propre vie intérieure en cultivant ce désir des joies de Noël par des privations et des actes d’amour de toutes sortes. En ce sens, le changement de formulation du Notre-Père est donc plus que bienvenu.

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Échos du Vatican https://seletlumieretv.org/blogue/divers/echos-du-vatican-142 https://seletlumieretv.org/blogue/divers/echos-du-vatican-142#respond Wed, 28 Nov 2018 14:32:57 +0000 https://seletlumieretv.org/blogue/?p=22476

Retour dans cette émission sur la rencontre, sans précédent, convoquée par le pape François en février au Vatican pour la protection des mineurs dans l’Église

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Ceux qui veillent dans l’attente du Christ https://seletlumieretv.org/blogue/reflexion-biblique/ceux-qui-veillent-dans-lattente-du-christ-2 https://seletlumieretv.org/blogue/reflexion-biblique/ceux-qui-veillent-dans-lattente-du-christ-2#respond Tue, 27 Nov 2018 04:59:58 +0000 https://seletlumieretv.org/blogue/?p=22472

Premier dimanche de l’Avent, Année C – 2 décembre 2018

Jérémie 33,14-16
1 Thessaloniciens 3,12-4,2
Luc 21,25-28.34-36

Nous avons parfois l’impression que le monde s’écroule autour de nous. Nos problèmes nous paraissent insurmontables. Lorsque je me trouve dans cet était, je me remémore avec gratitude des paroles des héros de la Révolution de velours qui ont contribué à la chute du communisme, à la fin des années quatre-vingts. Je chéris les paroles d’espérance de l’ancien président tchèque Vaclav Havel durant son emprisonnement.

Ces paroles ont capté l’imaginaire de tant de gens alors qu’ils étaient enfin témoins de la dissolution du régime communiste :

L’Espoir est totalement distinct de l’optimisme. Ce n’est pas la conviction qu’une chose aura une issue favorable, mais la certitude que cette chose a un sens, quoi qu’il advienne. En somme, je pense que l’espoir, dans son sens fort profond, est la seule chose qui puisse nous garder la tête hors de l’eau et nous inciter à accomplir de bonnes œuvres. Puis elle est la seule véritable source de cette dimension étonnante de l’esprit humain et ses efforts surgissent comme s’ils étaient « d’ailleurs ».

Je m’intéresse également aux sections des vertus théologales du Catéchisme de l’Église Catholique particulièrement les paragraphes sur l’espérance. J’ai été particulièrement touché par les pensées énoncées au nº 1818 du Catéchisme :

La vertu d’espérance répond à l’aspiration au bonheur placée par Dieu dans le cœur de tout homme ; elle assume les espoirs qui inspirent les activités des hommes; elle les purifie pour les ordonner au Royaume des cieux; elle protège du découragement; elle soutient en tout délaissement ; elle dilate le cœur dans l’attente de la béatitude éternelle. L’élan de l’espérance préserve de l’égoïsme et conduit au bonheur de la charité.

Les adeptes au quotidien de Jésus

De telles réflexions sont importantes pour nous cette année alors que nous entamons la saison de l’Avent avec grand éclat par l’extrait de Luc sur la fin des temps. Dans l’Évangile d’aujourd’hui (21,25-28; 34-36) nous pouvons voir, entendre et ressentir le discours eschatologique de Marc 13. La véritable destruction de Jérusalem par les Romains en 70 av. J.-C. vers laquelle se retourne Luc et sa communauté (Lc 21,20-24) leur offre un certain confort, car l’annonce de la rédemption finale sera réalisée tout comme la prédiction de Jésus de la destruction de Jérusalem (21,27 -28).

Luc l’évangéliste a apporté des changements importants aux descriptions de la fin des temps de Marc. Luc maintient les premières prédictions de la fin des temps, mais se faisant avec une attention particulière à travers l’Évangile sur l’adhésion quotidienne à Jésus et la réinterprétation du sens attribué à certains signes de la fin des temps dans Marc 13, il se réconcilie avec la situation qui semblait être le retard de la Parousia (deuxième avènement) à la communauté chrétienne des origines. En ce qui concerne la persécution des disciples (21,12-19) et la destruction de Jérusalem (21,20-24), Luc souligne les signes eschatologiques déjà accomplis.

L’essentiel du message du Christianisme ne réside pas dans la connaissance de tous les détails de la fin du monde. En fait, il y a très peu de détails précis sur l’avenir dans les prédications de Jésus sauf le fait que Dieu atteindra son but ultime et il le fera par Jésus. Lorsque mes étudiants me posaient des questions au sujet du deuxième avènement, je leur disais toujours que je m’attendais à une grande surprise comme l’était le premier. Mais cela se trouve entre les mains de Dieu. Il fera advenir son Royaume et c’est bien ce qui importe.

Irréprochable dans la sainteté

Dans la deuxième lecture de la première lettre de Saint-Paul aux Thessaloniciens (3,12-4,2), nous observons Paul, quelque 20 ans après la mort et la résurrection de Jésus, qui tente de renforcer les convictions de ses convertis Thessaloniciens envers leur nouvelle foi. Pour Paul, la Parousia ou le second avènement est essentiel au message chrétien. Sans cette venue, le récit du salut demeurerait incomplet. Paul croyait que la Parousie était imminente, mais elle nécessitait une préparation. Paul a demandé deux choses : (1) une augmentation de l’amour mutuel et universel et (2) l’accomplissement de l’objectif chrétien. Ce but étant la sainteté par l’expression d’un intérêt par amour l’un pour l’autre. Cette sainteté peut-être atteinte par des gestes ordinaires de bonté, de gentillesse, de charité et d’espérance posés au quotidien.

Les œuvres de l’Avent

L’Avent nous secoue et nous tire de notre torpeur. Quels sont les œuvres que chacun de nous devons accomplir cette année ? Nous sommes invités à préparer nos cœurs et nos vies à l’avènement dans sa grandeur sublime dans la chair. Qu’attendons-nous de la vie ? Pour quelles vertus ou quels dons prions-nous cette année ? Quels biens matériels tentons-nous d’obtenir ? Les personnes, les qualités, les choses espérées nous offrent un bon aperçu de notre personne. L’Avent, à l’opposé d’un temps de pénitence ou d’un temps de désespoir, est plutôt un temps pour se réjouir dans l’espérance, dans une attente patiente. Dieu sait que nous sommes un peuple et des individus impatients. Néanmoins, la patience est une sainte vertu pour laquelle nous devons prier durant l’Avent.

Il y a très longtemps St-Cyrille de Jérusalem soutenait que tout au sujet de Jésus était présenté sous deux dimensions.

Il y a en lui deux naissances, l’une par laquelle il naît de Dieu avant tous les siècles, et l’autre par laquelle il naît d’une vierge au centre des siècles. Il y a deux avènements, l’un obscur, par lesquels il descend comme la rosée sur une toison, l’autre éclatant, celui de la fin des temps. Dans le premier il apparaît revêtu de langes, dans une crèche, dans l’autre il apparaît vêtu de splendeur. Dans le premier, il s’est laissé juger, et quand on le condamnait, qu’on le condamnait à mourir sur la croix, il se taisait : et dans le second il viendra pour juger. Ainsi, ne nous arrêtons pas à son premier avènement, mais réjouissons-nous du second. Nous l’avons acclamé à son premier avènement en disant : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. » Et nous devrons l’acclamer de façon similaire à son second avènement pour que nous puissions nous prosterner devant lui en nous exclamant : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. »

En tant que chrétiens, nous proclamons l’avènement du Christ, non seulement le premier avènement, mais également le second qui sera encore plus glorieux. Le premier a eu lieu sous la symbolique d’une patiente souffrance contrairement au second où le Christ sera couronné du royaume de Dieu. L’Avent nous enseigne qu’il y a deux façons d’aborder l’histoire: la première est sociologique et la deuxième est religieuse. La première, chronos, est à la fois damnée et cyclique. La deuxième, kairos, est racheté de Dieu en Jésus-Christ et devient ainsi l’anticipation de la providence et du sacrement.

Permettez-moi de conclure avec quelques réflexions sur l’espérance alors que nous entamons ce temps de l’Avent avec ce patient désir et cette joyeuse attente de Jésus notre Seigneur. Premièrement, ce remarquable extrait tiré des sermons paroissiaux du bienheureux Cardinal John Henry Newman :

Il veille dans l’attente du Christ, celui qui a un cœur sensible, ouvert et accueillant, qui est éveillé, prompt, intuitif, qui se tient aux aguets, ardent à le chercher et à l’honorer. Il veille dans l’attente du Christ celui qui l’attend dans tout ce qui arrive, et qui ne serait ni surpris, ni décontenancé, ni bouleversé s’il était mis tout à coup devant le fait soudain de sa venue […] Et il veille avec le Christ celui qui, en regardant vers l’avenir, ne néglige pas le passé et ne se borne pas à contempler ce que son Sauveur lui a acquis, au point d’oublier ce qu’il a souffert pour lui. Il veille dans le désir de son second avènement et dans les souvenirs affectueux et reconnaissants de sa première venue.

Enfin, je vous fais part de cette émouvante réflexion sur l’espérance du regretté père américain James Keller, fondateur des « Christophers » :

L’espérance recherche la part de bien qui est en chaque individu plutôt que de s’acharner sur le mauvais.
L’espérance dévoile ce qui peut être fait plutôt que de s’attarder à ce qui ne peut l’être.
L’espérance puise sa force d’une profonde confiance en Dieu et la bonté humaine.
L’espérance « allume une bougie » au lieu de « maudire l’obscurité ».
L’espérance considère les problèmes, qu’ils soient grands ou petits, comme de grandes occasions.
L’espérance ne cultive aucune illusion, et ne se soumet pas au cynisme.
L’espérance fixe d’importants objectifs, mais ne se mécontente point face aux multiples difficultés ou déboires.
L’espérance fonce dans les moments où l’abandon semble être la seule issue.
L’espérance supporte les victoires modestes puisque « toute longue épreuve débute par la première étape ».
L’espérance subit les malentendus au service du bien de tous.
L’espérance est bonne perdante, car elle a la certitude divine d’une victoire finale.

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Participez au mouvement mondial du don le mardi 27 novembre 2018 https://seletlumieretv.org/blogue/divers/participez-au-mouvement-mondial-du-don-le-mardi-27-novembre-2018 https://seletlumieretv.org/blogue/divers/participez-au-mouvement-mondial-du-don-le-mardi-27-novembre-2018#respond Mon, 26 Nov 2018 17:00:24 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=22442
« Mardi je donne » – la journée mondiale du don.
Ce 27 novembre 2018

« Mardi je donne » est un mouvement mondial de dons et de bénévolat qui nous encourage à se rallier aux causes qui nous tiennent à cœur. « Mardi je donne » profite ainsi du potentiel des médias sociaux et stimule la générosité des gens du monde entier.

En cette journée de célébration, consacrée à la générosité, je voudrais vous inviter à effectuer un don pour soutenir notre ministère d’évangélisation par les médias ; qui, s’efforce de rencontrer les catholiques là où ils se trouvent, invite les croyants à approfondir leurs connaissances de la foi, et fait appel à tous, en particulier à ceux et celles en périphérie de la foi, de se rapprocher du Seigneur et d’expérimenter la communauté de l’Église.

Veuillez consulter le message du P. Thomas Rosica, c.s.b., sur cette journée de « Mardi je donne »

FAITES UN DON MAINTENANT

Nous ne pouvons pas réaliser cela sans vous. Merci de votre soutien !
Télévision – Presse écrite – Ressources en ligne – Radio

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Église en Sortie 23 novembre 2018 https://seletlumieretv.org/blogue/saints-et-bienheureux/eglise-en-sortie-23-novembre-2018 https://seletlumieretv.org/blogue/saints-et-bienheureux/eglise-en-sortie-23-novembre-2018#respond Sat, 24 Nov 2018 00:45:32 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=22440

Cette semaine à Église en Sortie, on vous présente un épisode spécial d’Église en sortie dans lequel Francis Denis reçoit la chanteuse Natasha St-Pier pour parler de son tout dernier album « Aimer c’est tout donner » où elle interprète en chansons différents textes de sainte Thérèse de Lisieux. On vous présente le vidéo-clip de la chanson « Le Cantique des Cantiques » interprétée en collaboration avec le groupe Glorious.

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La liberté religieuse est de plus en plus menacée https://seletlumieretv.org/blogue/divers/la-liberte-religieuse-est-de-plus-en-plus-menacee https://seletlumieretv.org/blogue/divers/la-liberte-religieuse-est-de-plus-en-plus-menacee#respond Fri, 23 Nov 2018 21:41:49 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=22436

La liberté religieuse est de plus en plus menacée à travers le monde. C’est ce qui ressort du nouveau rapport publiée ce jeudi 22 novembre 2018 par l’Aide à l’Église en Détresse (AED). Sur 196 pays étudiés par l’organisation, le rapport fait état de 38 pays où les croyants sont discriminés ou persécutés à cause de leur foi, et cela dans l’indifférence générale.

Près de la moitié de ces pays ont vu leur situation s’aggravée, notamment en Chine et en Inde (les deux pays les plus peuplés du monde), alors qu’elle s’est améliorée seulement dans 2 pays, en Tanzanie et au Kenya.

Dans des régions du Proche-Orient, autrefois occupées par l’Etat Islamique, la plupart des gouvernements n’a pas fourni d’aide d’urgence aux communautés déplacées qui souhaitaient rentrer chez elle. Ces minorités souffrantes sont victimes de l’indifférence, et leur sort est ignoré par une société pour qui la liberté religieuse n’est pas une priorité.

En Occident les attaques motivées par la haine religieuse se multiplient, et la menace semble être universelle, imminente et omniprésente. Elle est appelée « terrorisme de voisinage. »

Le rapport de l’AED s’alarme d’une banalisation de ces atteintes à la liberté religieuse « sous l’action conjuguées d’un ultranationalisme agressif et d’un fondamentalisme qui tend à s’universaliser. »Tout cela, déplore-t-il, dans une indifférence générale.

Face à cette situation préoccupante, pour réveiller les consciences, l’Aide à l’Église en Détresse appelle les pouvoirs publics à respecter les droits des communautés religieuses, à n’y apporter que des limites indispensables, réellement justifiées et proportionnées. Elle invite également les responsables religieux à reconnaitre la liberté de l’« homo religiosus » et à faire preuve d’une ouverture au dialogue. Enfin, les communautés religieuses et les familles sont appelées à transmettre aux jeunes générations, dès leur plus jeune âge, le souci du respect réciproque.

Au total dans le monde la liberté religiseuse est menacée dans un pays sur cinq. Une réalité accablante que dénonce l’AED, à quelques jours du 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, dont l’article 18 garantit justement la liberté religieuse.

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Échos du Vatican https://seletlumieretv.org/blogue/divers/echos-du-vatican-141 https://seletlumieretv.org/blogue/divers/echos-du-vatican-141#respond Wed, 21 Nov 2018 01:14:48 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=22432

Retour dans cette émission sur la journée mondiale des pauvres célébrée par le Pape François au Vatican avec des milliers d’hommes et femmes défavorisés.

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21 novembre: Fête de la Présentation de la Vierge Marie dans le Temple de Jérusalem https://seletlumieretv.org/blogue/divers/21-novembre-fete-de-la-presentation-de-la-vierge-marie-dans-le-temple-de-jerusalem-2 https://seletlumieretv.org/blogue/divers/21-novembre-fete-de-la-presentation-de-la-vierge-marie-dans-le-temple-de-jerusalem-2#respond Wed, 21 Nov 2018 00:37:36 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=22424

Cette fête repose sur une pieuse tradition qui tire son origine de deux évangiles apocryphes dans lesquels il est rapporté que la Sainte Vierge, fut présentée au Temple de Jérusalem à l’âge de trois ans et qu’elle y vécut avec d’autres jeunes filles et les saintes femmes qui les dirigeaient.

C’est l’auteur du Protévangile de Jacques, 2e siècle, qui raconte “Un prêtre la reçut et, l’ayant embrassée, il la bénit et dit : Le Seigneur Dieu a exalté ton nom dans toutes les générations. En toi, aux derniers jours, le Seigneur manifestera la rédemption aux fils d’Israël. Et il la plaça sur le troisième degré de l’autel. Et le Seigneur fit descendre sa grâce sur elle. Et ses pieds se mirent à danser et toute la maison d’Israël l’aima.”

Marie de Nazareth n’avait encore que trois ans, mais son âme était déjà la merveille de la sainteté. Où mieux que loin du monde, dans l’enceinte du Temple, Marie se fût-elle préparée à sa mission ? Ce sacrifice de Marie enfant renferme toutes les conditions du plus parfait sacrifice : il a été prompt, généreux, joyeux, sans retour, sans réserve.
Au jour de sa Présentation, Marie nous apparaît comme le porte-étendard de la virginité chrétienne. Après elle viendront des légions innombrables de vierges consacrées au Seigneur, dans le monde ou à l’ombre des autels ; Marie sera leur éternel modèle, leur patronne dévouée, leur guide sûr dans les voies de la perfection.

Le 21 novembre est la date à laquelle nous célébrons le jour « pro orantibus » marquant la fête liturgique de la Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie au Temple. Ce jour est dédié aux personnes consacrées à la vie religieuse contemplative. C’est une bonne opportunité pour remercier le Seigneur du don que représentent toutes ces personnes qui, dans les monastères et les ermitages, consacrent leur vie à Dieu dans la prière et le travail silencieux. Plusieurs communautés contemplatives à travers le monde prient pour la Télévision Sel et Lumière.

Pour notre part, nous rappelons avec gratitude ces religieuses qui, comme Sainte Thérèse de Lisieux, ont choisi de demeurer au cœur de l’Église. La dévotion mariale a toujours été importante dans ma propre famille religieuse, la Congrégation des Prêtres de Saint Basile (Pères basiliens). Leur support à la Fondation Catholique Sel et Lumière Média et à la chaîne de télévision qui porte son nom a toujours été constant dans les 15 dernières années. Dans l’histoire des pères basiliens, le père Charles Roume, CSB, rappelle que c’était le 21 novembre 1822, en la fête de la Présentation de Marie, que tous les confrères français on finalement accepté de se réunir pour leur premier chapitre où ils ont élu le père Joseph LaPierre comme premier supérieur général de la Communauté basilienne. Pour cette raison, les basiliens ont choisi le 21 novembre comme jour de fondation.

Voici un lien vers le documentaire sur la fondation en France après la révolution française : http://saltandlighttv.org/whenithinkofannonay/

Rappelant aujourd’hui la Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie au Temple à Jérusalem nous honorons ses enfants qui, par leurs vies cachés, ont apportés la lumière et la chaleur de l’Église en tout lieu. Puisse leur exemple donner à toutes personnes consacrées dans la vie religieuse, spécialement ceux et celles avec qui nous vivons et travaillons, le courage de rechercher la vérité, la force pour rayonner et porter la lumière et la chaleur de l’Église et l’habilité pour devenir des demeures de la Présence consolante et compatissante de Dieu sur la terre.

Prière de St-Alphonse-Marie de Ligouri:

O Marie, enfant chérie de Dieu,
que ne puis-je vous offrir et vous consacrer
les premières années de ma vie,
comme vous vous êtes offerte et consacrée au Seigneur dans le Temple !
mais, hélas ! ces premières années sont déjà bien loin de moi !
J’ai employé un temps si précieux à servir le monde
et vous ai oubliée en écoutant la voix de mes passions.
Toutefois il vaut mieux commencer tard à vous servir
que de rester toujours rebelle.
Je viens donc aujourd’hui m’offrir tout entier à votre service,
et consacrer à mon Créateur, par votre entremise bénie,
le peu de jours qu’il me reste encore à passer sur la terre.
Je vous donne mon esprit, pour qu’il s’occupe de vous sans cesse,
et mon cœur, pour vous aimer à jamais.
Accueillez, ô Vierge Sainte, l’offrande d’un pauvre pécheur ;
je vous en conjure par le souvenir des ineffables consolations
que vous avez ressenties en vous offrant à Dieu dans le Temple.
Soutenez ma faiblesse, et par votre intercession puissante
obtenez-moi de Jésus la grâce de lui être fidèle
ainsi qu’à vous, jusqu’à la mort,
afin qu’après vous avoir servie de tout mon cœur pendant la vie,
je participe à la gloire et au bonheur éternel des élus.

Amen

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Le roi qui ne s’est pas incliné… https://seletlumieretv.org/blogue/reflexion-biblique/le-roi-qui-ne-sest-pas-incline-3 https://seletlumieretv.org/blogue/reflexion-biblique/le-roi-qui-ne-sest-pas-incline-3#respond Tue, 20 Nov 2018 02:00:08 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=22418

Solennité du Christ-Roi, Année B – dimanche 25 novembre 2018

L’année liturgique se termine aujourd’hui avec la fête du Christ-Roi. Dans la scène poignante du procès de Jésus devant Pilate (Jean18, 33-37), nous voyons un grand contraste entre la puissance et l’impuissance. En se tournant vers les Romains pour s’assurer que  Jésus soit crucifié, les autorités juives accomplissent la prophétie qu’il soit exalté (Jn 3, 14; 12, 32-33). Pilate demande à Jésus: «Es-tu le roi des Juifs?» (v 33) L’accusé prépare sa réponse à une question précédente, qui provoque le fonctionnaire romain: « Dis-tu cela de toi-même, ou bien parce que d’autres te l’ont dit ?» (v 34)

L’arrogance de Pilate n’intimide pas Jésus, qui donne alors sa propre réponse dans les mots bien connus: « Mon royaume n’est pas de ce monde » (v 36). À la fois, Jésus donne la raison: « Mon royaume n’est pas de recourir à la coercition, il n’est pas imposé». Jésus réitère son point de vue: «Mon royaume n’est pas de ce monde. »

Pilate est très astucieux. Pour lui, la réponse de Jésus n’est pas un déni de sa royauté. En effet, Pilate laisse entendre et insiste: « Alors, tu es roi? » (v 37). Jésus accepte sa demande sans hésitation: «Vous dites que je suis roi. Pour cela, je suis venu dans le monde». Pour quoi faire? Pour inaugurer un monde de paix et de fraternité, de justice et le respect des droits d’autrui, de l’amour pour Dieu et pour son prochain. C’est le royaume qui pénètre dans notre histoire humaine, éclairant et menant au-delà de lui-même, un royaume qui n’aura pas de fin. Quand nous prions le Notre Père, nous prions entre autres pour que ce royaume vienne dans sa plénitude.

Dans cette scène évangélique, Pilate se révèle comme un leader profondément perplexe, alors qu’il est face à la Vérité. Qu’y a-t-il de Pilate à l’intérieur de chacun de nous? Ce qui nous empêche d’être libre? Quelles sont nos peurs? Quelles sont nos étiquettes? Quels costumes, quels masques sommes-nous en train de porter en public et voulons-nous conserver à tout prix? Jusqu’à quel point sommes-nous capables de négliger et piétiner les autres pour sauver les apparences, le maintien d’une façade, d’un emploi ou de la bonne opinion que les gens ont de nous à l’égard de notre respectabilité ou de notre réputation ?

Le Royaume de Jésus

Le quatrième évangile met l’accent sur la royauté du Christ. Le cœur du message de Jésus est le Royaume de Dieu et le Dieu de Jésus-Christ est le Dieu du Royaume, celui qui a un mot et une implication dans l’histoire de l’humanité à partir de laquelle l’image du royaume s’inspire. Dans le royaume de Jésus, il n’y a pas de distance entre ce qui est religieux et temporel, mais plutôt entre la domination et le service. Le royaume de Jésus est différent de celui que Pilate connaît et dont il fait volontairement ou non partie. Le royaume de Pilate, et d’ailleurs celui de l’Empire romain, en a été un de l’arbitraire, des privilèges, de domination et d’occupation. Le royaume de Jésus est fondé sur l’amour, la justice et la paix.

Jésus annonce le Royaume de Dieu, le royaume de sainteté et de grâce, de justice, d’amour et de paix. Ce royaume est le but final de Dieu et le but de tout ce qu’il a fait depuis le début. C’est son dernier acte de libération et de salut. Jésus parle de ce royaume comme une réalité future, mais une réalité qui est déjà mystérieusement présente dans son être, ses actions et ses paroles et dans son destin personnel.

Si la fête du Christ-Roi bouleverse certains d’entre nous, n’est-ce pas à cause de notre propre désillusion face aux rois de la terre et aux dirigeants de ce monde, plutôt qu’en la royauté de Jésus? La royauté et le leadership du Fils de Dieu refusent rang et privilège, et toute tentative d’être maître du monde. En lui il n’y a pas de luxure, de cupidité et d’ambition pour le pouvoir. Lui, le roi innocent qui n’exécute personne, est lui-même exécuté. Son règne renverse complètement notre conception de la royauté terrestre. Sa royauté en est une de service optimal, même au point de donner sa vie pour les autres.

Dans l’évangile de Jean, Jésus va à sa mort comme un roi. La crucifixion est l’intronisation de Jésus, l’expression ultime du service royal. A cause du Christ, le couronnement de la souffrance n’est plus la mort, mais plutôt la vie éternelle. Très peu de gens peuvent se mesurer à la stature royale de Jésus, en demeurant impuissants face à des puissants. Plusieurs d’entre nous résistent avec énergie, même si nous avons recours à des formes très raffinées de pression et de manipulation. Jésus n’a jamais répondu à la violence par la violence.

Les deux couronnes de cette fête

La fête du Christ-Roi a eu une signification particulière pour moi depuis que j’ai vécu au couvent Ecce Homo, des sœurs de Sion au Centre sur la Via Dolorosa, dans la vieille ville de Jérusalem pendant les années de mes études supérieures en Écritures Saintes. L’ensemble du complexe fut construit sur ce que l’on croit être le prétoire de Ponce Pilate, le décor de cette scène évangélique entre Jésus et Pilate. Les lieux saints à Jérusalem, qui commémorent des événements de la vie, la passion et la mort de Jésus ont souvent deux fêtes tout au long de l’année, les fêtes qui se souviennent de l’aspect joyeux et douloureux de la vie de Jésus. Les fêtes « patronales » du Centre Ecce Homo Centre sont la joyeuse fête du Christ-Roi à la fin de l’année liturgique et la fête douloureuse de Jésus couronné d’épines au premier vendredi de carême.

Deux fêtes, deux couronnes, deux images du Seigneur Jésus placées devant la communauté chrétienne pour méditer et imiter. La fête du Christ Roi nous présente l’image du Christ couronné d’abord d’épines, puis d’une couronne de laurier, celle du vainqueur, la couronne de gloire toujours verdoyante. Le jour de notre baptême, la couronne de notre tête a été enduite de l’huile sainte du saint chrême, cette huile royale qui fait de nous un autre Christos, un autre Oint. Nous avons le pouvoir de vivre fidèlement et d’aimer farouchement comme Jésus. La couronne de gloire du Christ est promise à chacun de nous. Quelle couronne se trouve au centre de notre foi et de notre annonce?

Qui, sinon le Sauveur condamné?

Jésus a répondu aux questions du gouverneur romain, en déclarant qu’il était un roi, mais pas de ce monde (cf. Jn 18, 36). Il n’est pas venu pour régner sur les peuples et les territoires, mais pour libérer les gens de l’esclavage du péché et les réconcilier avec Dieu. Il déclare: « Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Tout homme qui appartient à la vérité écoute ma voix. » (Jn 18, 37)

Quelle est cette «vérité» pour que le Christ soit venu dans le monde entier pour y rendre témoignage? L’ensemble de son existence révèle que Dieu est amour: c’est donc la vérité dont il témoigne jusqu’au sacrifice de sa propre vie sur le Calvaire. Jésus a établi le Royaume de Dieu une fois pour toutes sur la croix. Le chemin pour atteindre ce but est long et n’admet pas de raccourci: en effet, chaque personne doit accepter librement la vérité de l’amour de Dieu. Dieu est Amour et Vérité, et ni l’amour ni la vérité ne sont jamais imposés. Ils se tiennent debout et frappent doucement à la porte de nos esprits et de nos cœurs, attendant que nous ouvrions la porte et que nous leur souhaitions la bienvenue. Pourtant, nous avons si souvent peur d’ouvrir la voie à de tels hôtes dans nos vies et nos royaumes terrestres en raison des implications graves associées à de tels cadeaux. Beaucoup d’entre nous résistent à la vérité avec le pouvoir, tandis que d’autres auront recours à des formes très raffinées de pression et de manipulation pour cacher la vérité.

Alors que nous contemplons le Christ crucifié, nous comprenons un peu pourquoi le Christ est resté un roi, même jusqu’à notre époque: il ne s’est jamais incliné. Celui qui était la vérité incarnée ne s’est jamais imposé à d’autres. Il se leva, attendit et frappa à la porte. Il n’a jamais répondu à la violence par la violence.

À la fin du Chemin de Croix au Colisée de Rome le Vendredi saint de l’année jubilaire 2000, le pape Jean-Paul II a prononcé ces paroles émouvantes:

Qui, sinon le Sauveur condamné, peut pleinement comprendre la douleur de ceux et celles qui sont injustement condamnés?

Qui, sinon le Roi bafoué et humilié, peut répondre aux attentes de nombreux hommes et des femmes qui vivent sans espérance et sans dignité?

Qui, sinon le Fils de Dieu crucifié, peut connaître la douleur et la solitude de tant de vies brisées et sans avenir?

Jésus a pris ses blessures au ciel, et il y a un endroit au ciel pour nos blessures, parce que notre roi porte les siennes dans la gloire. En ce dernier dimanche de l’année liturgique, notre Roi crucifié se tient au milieu de nous, les bras tendus par la miséricorde et l’accueil. Puissions-nous avoir le courage de lui demander de se souvenir de nous dans son royaume, la grâce de l’imiter dans nos propres royaumes terrestres, et la sagesse pour lui souhaiter la bienvenue quand il se tient, frappant à la porte de nos vies et de nos cœurs.

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Homélie du pape François pour la 2e Journée Mondiale des Pauvres https://seletlumieretv.org/blogue/divers/homelie-du-pape-francois-pour-la-2e-journee-mondiale-des-pauvres https://seletlumieretv.org/blogue/divers/homelie-du-pape-francois-pour-la-2e-journee-mondiale-des-pauvres#respond Sun, 18 Nov 2018 17:41:39 +0000 http://seletlumieretv.org/blogue/?p=22406

Vous trouverez ci-dessous le texte complet de l’homélie du pape François telle que prononcée lors de la Messe pour la 2e Journée Mondiale des Pauvres en la basilique Saint-Pierre-de-Rome. :

Regardons trois actions que Jésus accomplit dans l’Evangile.

La première. En plein jour, il laisse : il laisse la foule au moment du succès, quand il est acclamé pour avoir multiplié les pains. Tandis que les disciples voulaient se réjouir de la gloire, il les oblige immédiatement à s’en aller et il renvoie la foule (cf. Mt 14,22-23). Recherché par les gens, il s’en va seul : lorsque tout était “en descente”, il monte sur la montagne pour prier. Puis, au cœur de la nuit, il descend de la montagne et rejoint les siens en marchant sur les eaux agitées par le vent. En tout, Jésus va à contre-courant : d’abord, il laisse le succès, puis la tranquillité. Il nous enseigne le courage de laisser : laisser le succès qui enfle le cœur et la tranquillité qui endort l’âme.

Pour aller où ? Vers Dieu, en priant, et vers celui qui a besoin, en aimant. Ce sont les vrais trésors de la vie : Dieu et le prochain. Monter vers Dieu et descendre vers les frères, voilà la route indiquée par Jésus. Il nous détourne de pâturer, sans être dérangés dans les plaines faciles de la vie, de vivoter oisivement au milieu des petites satisfactions quotidiennes. Les disciples de Jésus ne sont pas faits pour la tranquillité banale d’une vie normale. Comme leur Seigneur, ils vivent en chemin, légers, prêts à laisser les gloires du moment, attentifs à ne pas s’attacher aux biens qui passent. Le chrétien sait que sa patrie est ailleurs, il sait qu’il y est déjà – comme le rappelle l’apôtre Paul dans la seconde lecture – « concitoyens des saints, membres de la famille de Dieu » (cf. Ep 2,19). Il est un voyageur agile de l’existence. Nous ne vivons pas, nous, pour accumuler, notre gloire se trouve dans le fait de laisser ce qui passe pour retenir ce qui demeure. Demandons à Dieu de ressembler à l’Eglise décrite dans la première Lecture : toujours en mouvement, experte dans le détachement et fidèle dans le service (cf. Ac 28,11-14). Réveille-nous, Seigneur de l’oisiveté tranquille, du calme paisible de nos ports sûrs où nous sommes en sécurité. Détache-nous des amarres de l’autoréférentialité qui leste la vie, libère-nous de la recherche de nos succès. Enseigne-nous à savoir laisser pour fonder la route de notre vie sur la tienne : vers Dieu et vers le prochain.

La seconde action : en pleine nuit, Jésus encourage. Il va vers les siens, plongés dans l’obscurité, en marchant « sur la mer » (v. 25). En réalité, il s’agissait d’un lac, mais la mer, avec la profondeur de ses obscurités souterraines, évoquait à cette époque les forces du mal. Jésus, en d’autres paroles, va à la rencontre des siens en piétinant les ennemis mauvais de l’homme. Voilà la signification de ce signe : ce n’est pas une manifestation célébrant la puissance, mais la révélation pour nous de la rassurante certitude que Jésus, Jésus seul, vainc nos grands ennemis : le diable, le péché, la mort, la peur. A nous aussi aujourd’hui, il dit : « Confiance ! c’est moi, n’ayez plus peur » (v.27).

La barque de notre vie est souvent ballottée par les flots et secouée par les vents, et lorsque les eaux sont calmes elles recommencent vite à s’agiter. Alors nous nous en prenons aux tempêtes du moment, qui semblent nos uniques problèmes. Mais le problème n’est pas la tempête du moment, c’est la manière de naviguer dans la vie. Le secret pour bien naviguer est d’inviter Jésus à bord. Le gouvernail de la vie lui est donné, afin que ce soit Lui qui conduise la route. Lui seul en effet donne vie dans la mort et espérance dans la douleur ; Lui seul guérit le cœur par le pardon et libère de la peur par la confiance. Aujourd’hui, invitons Jésus dans la barque de notre vie. Comme les disciples, nous ferons l’expérience qu’avec Lui à bord, les vents se calment (cf. v.31) et on ne fait jamais naufrage. Et c’est seulement avec Jésus que nous devenons capables nous aussi d’encourager. Il y a un grand besoin de gens qui sachent consoler, non pas avec des paroles vides, mais bien avec des paroles de vie. Au nom de Jésus on donne une consolation véritable. Ce ne sont pas des encouragements formels et limités, mais c’est la présence de Jésus qui redonne des forces. Encourage-nous, Seigneur : consolés par toi, nous serons de vrais consolateurs pour les autres.

Troisième action : Jésus, au milieu de la tempête, tend la main (cf. v.31). Il saisit Pierre qui, apeuré, doutait et, en s’enfonçant, criait : « Seigneur, sauve-moi ! ». Nous pouvons nous mettre à la place de Pierre : nous sommes des gens de peu de foi et nous sommes ici pour mendier le salut. Nous sommes des pauvres de vraie vie et nous avons besoin de la main tendue du Seigneur, qui nous tire hors du mal. C’est le début de la foi : se vider de l’orgueilleuse conviction de nous croire en ordre, capables, autonomes, et reconnaître que nous avons besoin de salut. La foi croît dans ce climat, un climat auquel on s’habitue en se tenant avec tous ceux qui ne se mettent pas sur un piédestal, mais qui ont besoin et demandent de l’aide. Pour cela, vivre la foi au contact de ceux qui ont besoin est important pour nous tous. Ce n’est pas une option sociologique, c’est une exigence théologique. C’est nous reconnaître mendiants de salut, frères et sœurs de tous, mais spécialement des pauvres, les préférés du Seigneur. Ainsi nous atteignons l’esprit de l’Evangile : « l’esprit de pauvreté et de charité – dit le Concile – est, en effet, la gloire et le témoignage de l’Eglise du Christ » (Const. Gaudium et spes, n.88).

Jésus a entendu le cri de Pierre. Demandons la grâce d’entendre le cri de celui qui vit dans des eaux tumultueuses. Le cri des pauvres : c’est le cri étranglé des enfants qui ne peuvent naître, des petits qui souffrent de la faim, des enfants habitués au fracas des bombes au lieu des cris joyeux des jeux. C’est le cri des personnes âgées mises de côté et laissées seules. C’est le cri de celui qui se trouve à affronter les tempêtes de la vie sans une présence amie. C’est le cri de celui qui doit fuir, laissant sa maison et sa terre sans la certitude d’un but. C’est le cri de populations entières, privées même des ressources naturelles considérables dont ils disposent. C’est le cri des nombreux Lazare qui pleurent, tandis qu’une poignée de riches fait des banquets avec ce qui, en justice, revient à tous. L’injustice est la racine perverse de la pauvreté. Le cri des pauvres devient chaque jour plus fort, mais chaque jour moins écouté, dominé par le vacarme de quelques riches, qui sont toujours moins nombreux et toujours plus riches.

Devant la dignité humaine piétinée, souvent on reste les bras croisés ou on ouvre les bras, impuissants face à la force obscure du mal. Mais le chrétien ne peut rester les bras croisés, indifférent, ou les bras ouverts, fataliste, non. Le croyant tend la main, comme fait Jésus avec lui. Auprès de Dieu le cri des pauvres trouve une écoute, mais en nous ? Avons-nous des yeux pour voir, des oreilles pour entendre, des mains tendues pour aider ? « Le Christ lui-même, dans la personne des pauvres, en appelle comme à haute voix à la charité de ses disciples » (ibid.). Il nous demande de le reconnaître dans celui qui a faim et soif, qui est étranger et dépouillé de sa dignité, malade et en prison (cf. Mt 25,35-36).

Le Seigneur tend la main : c’est un geste gratuit, ce n’est pas un dû. C’est ainsi qu’on fait. Nous ne sommes pas appelés à faire le bien seulement à celui qui nous aime. Echanger est normal, mais Jésus nous demande d’aller au-delà (cf. Mt 5,46) : de donner à celui qui ne peut pas rendre, c’est-à-dire d’aimer gratuitement (cf. Lc 6,32-36). Regardons nos journées : parmi les nombreuses choses, faisons-nous quelque chose de gratuit, quelque chose pour celui qui n’a rien à donner en échange ? Ce sera notre main tendue, notre véritable richesse au ciel.

Tend-nous la main, Seigneur, et saisis-nous. Aide-nous à aimer comme tu aimes, toi. Enseigne-nous à laisser ce qui passe, à encourager celui qui se trouve à côté de nous, à donner gratuitement à celui qui est dans le besoin. Amen.

[01851-FR.01] [Texte original: Italien]

Le pape François a également convient des centaines de personnes pour un repas festif en l’honneur des personnes en difficulté  et qui fut donné en la Salle Paul VI du Vatican. En voici quelques photos:

CNS: Paul Haring

CNS: Paul Haring

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