Le sens de la Sagesse chrétienne

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Réflexion biblique pour le vingt-cinquième dimanche du temps ordinaire B (20 septembre 2015)

Dans  la première lecture d’aujourd’hui, l’image du juste du Livre de la Sagesse est  fondée sur  le quatrième chant du Serviteur  (Isaïe 52,13-52,12) ainsi qu’Isaïe 42,1 et le psaume 22,8. Bien que les rabbins de Palestine n’aient pas intégré le Livre de la Sagesse dans le canon,  ces Écrits auraient néanmoins influencé  les auteurs du Nouveau Testament qui dressent une  image précise  de Jésus, c’est-à-dire celle du juste qui fut injustement condamné.

La première lecture d’aujourd’hui (Sg 2 ,12 et 17-20) peint un portrait des méchants qui veulent tendre un piège au juste. Une image qui risque de choquer les auditeurs.  D’autant plus que les actes et les pensées des méchants sont froides et délibérées: « Voyons si ses paroles sont vraies, regardons où il aboutira. Si ce juste est fils de Dieu, Dieu l’assistera, et le délivrera de ses adversaires. Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience. Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu’un veillera sur lui.» (2, 17-20)

On attaque le juste puisque  son mode de vie réprouve celui des méchants : «il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu» (2,12).  On reconnaît  la fidélité du juste. Ainsi, la communauté qu’il partage avec Dieu n’est pas la cause de sa mort. Le juste, caractérisé par sa douceur et patience, est mis à l’épreuve, persécuté et même tué par les méchants, pleins d’assurance. Ils veulent à tout prix persécuter le juste, car sa vie et ses paroles mettent leurs faiblesses en évidence (2,12-16) et ils sont déterminés à éprouver les affirmations du juste (vv. 17-20). Par ses méfaits, les méchants suscitent la mort.

Qui est sage parmi nous?

Au début de la Lettre de St-Jacques (ch.3), la question suivante suscite la discussion: « Y a-t-il parmi vous un homme de sagesse et d’expérience? » Autrement dit, comment perçoit-on la sagesse? Le passage de Jacques 3,13-4,3 présente  les signes de sagesse, celle de Dieu et également, les autres types de la sagesse qui sont « terrestre, purement humaine, diabolique» (3,17). Dans 4,14, St-Jacques énonce une dichotomie prononcée entre le sage et son contraire, il décrit le sage comme étant ennemi du monde terrestre et l’autre comme étant «ennemi de Dieu» (4,4). «Au contraire, la sagesse qui vient de Dieu est d’abord droiture, et par la suite elle est paix, tolérance, compréhension ; elle est pleine de miséricorde et féconde en bienfaits, sans partialité et sans hypocrisie.» (3,17)

L’association des divers  vices et vertus  aux différentes sagesses s’accentue dans  4,1-3 lorsque l’auteur aborde la problématique des conflits internes.  Quand les motifs et les comportements  s’opposent, il est évident que la sagesse est absente. L’auteur de la Lettre de St-Jacques définit la Sagesse comme étant docile, clémente et pacifique. Ce sont toutes des qualités attribuables aux enfants, pourtant Jacques et les écrits du Livre de la Sagesse les reconnaissent comme étant également des qualités d’un adulte mature. À l’opposé, une personne dépourvue de telles qualités risque de se transformer en un monstre coupable de conflits, de disputes, de guerres, de meurtres, de  jalousie, de querelles et de bagarres. De telles personnes gaspillent, pour leurs propres plaisirs, tout ce qu’ils ont reçu. La vraie sagesse chrétienne se dévoue aux autres alors que la jalousie et les conflits sont égocentriques. Ce passage nous indique clairement que nous devrions copier ce modèle de sagesse chrétienne plutôt que celui de la gloire et de la fortune. [Read more…]

Le sens de la Sagesse chrétienne

Réflexion biblique pour le vingt-cinquième dimanche du temps ordinaire B

Dans  la première lecture d’aujourd’hui, l’image du juste du Livre de la Sagesse est  fondée sur  le quatrième chant du Serviteur  (Isaïe 52,13-52,12) ainsi qu’Isaïe 42,1 et le psaume 22,8. Bien que les rabbins de Palestine n’aient pas intégré le Livre de la Sagesse dans le canon,  ces Écrits auraient néanmoins influencé  les auteurs du Nouveau Testament qui dressent une  image précise  de Jésus, c’est-à-dire celle du juste qui fut injustement condamné.

La première lecture d’aujourd’hui (Sg 2 ,12 et 17-20) peint un portrait des méchants qui veulent tendre un piège au juste. Une image qui risque de choquer les auditeurs.  D’autant plus que les actes et les pensées des méchants sont froides et délibérées: « Voyons si ses paroles sont vraies, regardons où il aboutira. Si ce juste est fils de Dieu, Dieu l’assistera, et le délivrera de ses adversaires. Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience. Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu’un veillera sur lui.» (2, 17-20)

On attaque le juste puisque  son mode de vie réprouve celui des méchants : «il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu» (2,12).  On reconnaît  la fidélité du juste. Ainsi, la communauté qu’il partage avec Dieu n’est pas la cause de sa mort. Le juste, caractérisé par sa douceur et patience, est mis à l’épreuve, persécuté et même tué par les méchants, pleins d’assurance. Ils veulent à tout prix persécuter le juste, car sa vie et ses paroles mettent leurs faiblesses en évidence (2,12-16) et ils sont déterminés à éprouver les affirmations du juste (vv. 17-20). Par ses méfaits, les méchants suscitent la mort. [Read more…]