Allocution de Mgr Gérald Cyprien Lacroix, Archevêque de Québec, aux Chevaliers de Colomb

Le 129e congrès suprême des Chevaliers de Colomb s’est tenu à Denver, Colorado, la semaine dernière. Plus de 2 500 membres étaient rassemblés dont de nombreux évêques.

Le 2 août 2011 au soir durant le dîner des États, Mgr Gérald Cyprien Lacroix, Archevêque de Québec, Primat du Canada s’est adressé aux membres des Chevaliers de Colomb.
Voici l’intégrale de son allocution :

« Afin que le monde puisse connaître une nouvelle espérance. »

Éminences, Excellences,
M. Carl Anderson, Chevalier suprême,
Frères chevaliers et épouses,
Bonsoir ! Salutations chaleureuses de Québec et du Canada !

Je dois vous dire que je suis très ému d’être ici, avec vous, pour la première fois.

Dans quelques jours, le 6 août prochain, l’Église fêtera la Transfiguration du Seigneur. L’Évangile nous rappelle que « Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et les em-mène à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux » (Mt 17, 1).

Cette année, le Seigneur nous a emmenés sur une haute montagne, la « Mile High City », Denver, Colorado, pour y vivre une expérience très spéciale et, je l’espère, transfigurante. Dans la Bible, plusieurs rencontres particulières avec le Seigneur ont lieu sur des collines ou sur des mon-tagnes. Je prie et je souhaite que ce 129e Congrès suprême soit une vraie rencontre avec le Dieu de la Vie et une expérience inspirante qui développent en nous une relation profonde et durable afin que nous devenions de réels disciples et des témoins efficaces dans le monde d’aujourd’hui. [Read more…]

Messe de l’Immaculée Conception EN DIRECT de Québec

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Télévision Sel et Lumière diffusera en direct la messe de la solennité de l’Immaculée Conception à Québec.

Le cardinal Marc Ouellet présidera la fête patronale de l’église mère du Canada en la basilique Notre-Dame de Québec.

Au cours de cette célébration, le cardinal remettra la médaille Pro Ecclesia et Pontifice à Madame Anne Sigier, éditrice bien connue au Québec et en Europe. Il s’agit de l’une des plus grandes distinctions conférées par le Pape aux personnes qui se distinguent par leurs œuvres en faveur de l’Église.

Mardi 8 décembre 19h30 (90 min)
Rediffusion mercredi 9 décembre 8h (90 min)

À la télé et sur le web.

Cette émission spéciale est possible grâce à la collaboration d’ECDQ.tv, qui diffusera également cette célébration sur son site web.

Sur l’éducation de la foi: le cardinal Turcotte

Le cardinal Jean-Claude Turcotte estime que le passage de l’éducation de la foi du milieu scolaire au milieu paroissial est l’une des plus grandes grâces qui soit arrivée à l’Église du Québec. Dans un entretien avec le père Thomas Rosica diffusé ce mercredi dans le cadre de l’émission Témoin, l’archevêque de Montréal croit difficile un retour en arrière sur cette question.

Celui qui est pasteur de l’Église catholique de Montréal depuis 1990 fait un retour sur son expérience en tant que prêtre et évêque en évoquant certaines figures qui ont marqué sa vie, dont le pape Jean-Paul II. Le cardinal se penche également sur le rôle des médias aujourd’hui et les défis qu’ils représentent pour l’Église.

L’émission de 30 minutes sera diffusée mercredi 18 et samedi 21 novembre à 19h30 et 23h30 et disponible sur le site de la chaîne dès jeudi.

La famille franciscaine en fête

Le 4 octobre 2009, la famille franciscaine du Québec s’est réunie au Sanctuaire de la Réparation du Sacré-Coeur et de saint Padre Pio, dans l’Est de Montréal, pour célébrer la fête du fondateur de cette grande famille spirituelle et le 800e anniversaire de l’approbation de la règle de l’Ordre. Huit siècles plus tard, le charisme de François d’Assise demeure toujours vivant.

25 ans plus tard, les gens de Québec se souviennent

Ce reportage relate l’expérience de deux femmes qui ont été au coeur de l’organisation de la visite de Jean-Paul II dans la ville de Québec les 9 et 10 septembre 1984.

Merci à ECDQ pour sa contribution.

« Célébrons notre foi »

Cette semaine marque le 25e anniversaire de la première visite d’un pape en terre canadienne. Jean-Paul II arrivait à Québec le 9 septembre 1984 pour un voyage de 11 jours, le plus long de son pontificat, qui l’a mené d’un bout à l’autre de notre grand pays. Si la plupart des diocèses et communautés font peu état de cet anniversaire, des Canadiens de partout se sont retrouvés cette semaine-là pour célébrer – d’où le thème simple mais évocateur de cette visite: « Célébrons notre foi. » Car c’est d’abord en tant que frère et pasteur que Jean-Paul II était venu à notre rencontre.

Pour souligner cet anniversaire, Télévision Sel + Lumière présente une émission spéciale avec des gens qui ont contribué à faire de ce voyage un moment fort de notre histoire.

Pape, Pasteur et Pèlerin relatera des moments forts, ainsi que quelques anecdotes, de la visite de Jean-Paul II au Canada en 1984.

Ce soir 19h30 et 23h30

En rappel mardi 8 septembre 12h30 et samedi 12 septembre 19h30 et 23h30.

Vous avez des souvenirs à partager? Commentez ce blogue ou écrivez-nous à info@seletlumieretv.org jusqu’au 20 septembre.

Ils ont perdu la manche…

Plusieurs parents catholiques (et bien d’autres aussi) prendront note ce soir du jugement défavorable de la Cour supérieure du Québec à leur endroit. D’après le jugement, le programme d’éthique et culture religieuse en vigueur depuis un an ne brime pas la liberté de conscience et de religion des parents demandeurs. Ces derniers devraient donc rentrer dans les rangs avec leurs enfants qui suivront le cours dicté par le Ministère de l’Éducation.

Tout cela nous révèle un peu plus le type de rapport qu’entretient l’État laïc avec les religions et les croyances des personnes. La foi étant reléguée au privé, le citoyen catholique est en bout de ligne sommé de se taire lorsque sa foi et son Église sont présentées de manière insipide et dénaturée à ses enfants. C’est du moins ce que pensent des milliers de parents québécois.  Après des mois de travail et de mobilisation, le jugement de la Cour supérieure est un soufflet pour ces parents et pour la Coalition pour la liberté en éducation qui milite en leur nom.

Après l’instauration du programme d’ECR en 2008, le jugement est la deuxième manche perdue par les opposants au cours d’ECR. Il est cependant trop tôt pour déclarer ces parents K.O. Lorsque des citoyens se sentent brimés dans leurs droits les plus fondamentaux, rien ne peut les empêcher de se battre. Il y a donc fort à parier que le jugement sera porté en appel.

En ce pays…

Aujourd’hui 24 juin, fête de Saint-Jean Baptiste, fête de la Saint-Jean, Fête Nationale… notre manière de vivre cette journée dépend de l’endroit où nous nous trouvons et de notre regard sur l’histoire. Québécois expatrié, Franco-Ontarien d’adoption, cette fête revêt désormais  pour moi une nouvelle signification. La langue et la culture qui m’ont façonné, m’ont permis d’entrer en relation avec les autres, de découvrir un univers riche en mots, en paroles et en humanité.

Cette richesse apparaît d’autant plus belle à la lumière de la foi. Lorsque l’on connaît l’histoire de notre peuple, sa résistance, sa résilience mais aussi sa joie et sa fierté, il est difficile de cacher les fondations chrétiennes qui ont été le ciment de cette société. Je n’oserais ici me prendre pour un père Lacroix, que j’aime beaucoup d’ailleurs, mais si nous sommes d’accord que l’appel à la mémoire d’un groupe, d’un peuple, est important, on ne peut commencer la ligne du temps aux années soixante-dix, ni choisir les facettes de notre histoire qui nous plaisent le plus. Comment autrement pouvons-nous devenir ce que nous devons être? Comment imaginer l’avenir? Comment espérer?

Il aura fallu que je quitte mon pays, à l’image d’Abraham, pour découvrir la richesse d’une terre qui va plus loin que le Saint-Laurent ou la Baie James, plus loin même que l’Atlantique ou le Pacifique. Une terre où foi, langue et culture se conjuguent au présent, au passé et au futur.

Il m’arrive parfois d’avoir l’impression de prêcher dans le désert. Mais le Baptiste l’a fait. C’est vrai, il a perdu la tête… mais la mienne est bien ancrée, remplie d’histoires de ces ancêtres qui ont travaillé dur, qui marchaient pieds nus pour aller à la messe pour ne pas briser leurs chaussures, qui savaient danser et se réjouir avec simplicité.   J’aspire à avoir du cœur comme eux et elles. Un cœur à l’ouvrage, mais surtout un cœur qui espère pour les siens, pour son peuple et pour son Église.

Romantique, oui! Bonne Saint-Jean!

Un chant pour aujourd’hui: En ce pays – Robert Lebel