Il a fallu quarante jours

Réflexion biblique pour le Mercredi des cendres – 14 février 2018

L’Église entreprend aujourd’hui sa grande aventure du Carême avec Jésus sur la route vers Jérusalem. Pendant des siècles, le Carême a été un parcours spirituel intense pour ceux qui suivaient Jésus le Christ. Pourquoi le Carême comporte-t-il quarante jours? Il a fallu quarante jours pour que le péché soit noyé dans le déluge avant qu’une nouvelle création puisse hériter de la terre. Il a fallu quarante années pour que meure la génération d’esclaves avant que celle, née dans la liberté, puisse entrer en terre promise. Moïse, Éli et Jésus ont jeûné et prié pendant quarante jours pour se préparer à l’œuvre de leur vie.

Le Carême nous invite à nous détourner de nous-mêmes et de notre péché et à former communauté. Nous exprimons notre repentance par l’abnégation, qui est triple selon l’évangéliste Matthieu. Nous prions : « Retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père. » Nous jeûnons : « Que ton jeûne ne soit pas connu des hommes, mais seulement de ton Père. » Nous faisons l’aumône : « Que ton aumône reste dans le secret; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. » À travers l’exercice de prière, de jeûne et d’aumône du Carême, nous faisons le grand ménage du printemps dans nos vies, nous aiguisons nos sens, nous remettons le lendemain à sa place et nous chérissons l’aujourd’hui.

L’une des pratiques du Carême la plus sujette à la mésinterprétation est celle du jeûne. Jeûner est devenu une pratique ambiguë de nos jours. Dans l’Antiquité, on ne connaissait que le jeûne religieux; aujourd’hui, il existe un jeûne politique et social (les grèves de la faim), un jeûne pour des raisons de santé ou d’idéologie (le végétarisme), un jeûne pathologique (l’anorexie), un jeûne esthétique (le culte du corps – croire que la minceur vaut mieux). Par-dessus tout, il y a un jeûne imposé par la nécessité : celui de millions d’êtres humains qui n’ont pas l’indispensable minimum et meurent de faim.

Ces jeûnes en eux-mêmes ne portent aucune considération religieuse et esthétique. Dans le jeûne pour raisons esthétiques, on peut même parfois « mortifier » le vice de gloutonnerie pour mieux s’adonner à un autre vice capital, celui de l’orgueil ou de la vanité. Jeûner est en soi une chose bonne et recommandable; cela traduit quelques attitudes religieuses fondamentales : la révérence devant Dieu, la reconnaissance de ses péchés, la résistance aux désirs de la chair, le souci des pauvres et la solidarité à leur égard… Cependant, comme en toutes choses humaines, le jeûne peut verser dans la « présomption de la chair ». Souvenez-vous les paroles du pharisien au Temple : « Je jeûne deux fois par semaine » (Luc 18, 12).

Le Carême est un temps pour découvrir les justifications derrière les pratiques pieuses, l’ascèse et les dévotions de notre tradition chrétienne catholique. Qu’avons-nous fait de la pratique fondamentale du jeûne du Carême? Si Jésus était ici pour parler à ses disciples d’aujourd’hui, sur quoi mettrait-il l’accent? Nous considérons comme plus important le besoin de « partager le pain avec les affamés et vêtir ceux qui sont nus »; en fait, nous avons honte de qualifier de « jeûne » ce qui serait pour nous le sommet de l’austérité – se contenter de pain et d’eau – et qui est pour des millions de gens un luxe extraordinaire, spécialement si c’est du pain frais et de l’eau pure.

Dans son message pour le Carême en 2009, le pape Benoît XVI a écrit :

« En même temps, le jeûne nous aide à prendre conscience de la situation dans laquelle vivent tant de nos frères. Dans sa Première Lettre, saint Jean met en garde : « Si quelqu’un possède des richesses de ce monde et, voyant son frère dans la nécessité, lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeurerait-il en lui? » (1 Jean 3,17). Jeûner volontairement nous aide à suivre l’exemple du Bon Samaritain, qui se penche et va au secours du frère qui souffre (cf. Deus caritas est, 15). En choisissant librement de se priver de quelque chose pour aider les autres, nous montrons de manière concrète que le prochain en difficulté ne nous est pas étranger. C’est précisément pour maintenir vivante cette attitude d’accueil et d’attention à l’égard de nos frères que j’encourage les paroisses et toutes les communautés à intensifier pendant le Carême la pratique du jeûne personnel et communautaire, en cultivant aussi l’écoute de la Parole de Dieu, la prière et l’aumône. Ceci a été, dès le début, une caractéristique de la vie des communautés chrétiennes où se faisaient des collectes spéciales (cf. 2 Cor 8-9; Rm 15, 25-27), tandis que les fidèles étaient invités à donner aux pauvres ce qui, grâce au jeûne, avait été mis à part (cf. Didascalie Ap., V, 20,18). Même aujourd’hui, une telle pratique doit être redécouverte et encouragée, surtout pendant le temps liturgique du Carême. »

Jeûner nous aide à ne pas être réduits à l’état de simples « consommateurs »; cela nous aide à acquérir le précieux « fruit de l’Esprit qu’est la maîtrise de soi; cela nous prédispose à la rencontre avec Dieu. Nous devons nous vider de nous-mêmes afin d’être empli de Dieu. Jeûner crée une authentique solidarité avec les millions de personnes affamées à travers le monde. Cependant, nous ne devons pas oublier qu’il y a des formes alternatives de jeûne et d’abstinence de nourriture. Nous pouvons jeûner de fumer et de boire. Cela bénéficie non seulement à l’âme, mais aussi au corps. Il y a le jeûne d’images de violence et de sexualité avec lesquelles la télévision, les films, les magazines et l’Internet nous bombardent quotidiennement et distordent la dignité humaine. Il y a le jeûne de la condamnation et du rejet des autres – une pratique si répandue dans l’Église aujourd’hui.

« C’est maintenant le moment favorable! C’est maintenant le jour du salut! » (2 Corinthiens 6, 2). Nous avons besoin du Carême pour reconnaître que notre identité et notre mission sont enracinées dans la mort et la résurrection de Jésus. La prière, le jeûne et l’aumône sont les piliers de l’aventure du Carême pour les chrétiens.

Le Carême est un temps pour jeûner de certaines choses, mais aussi un temps pour en célébrer d’autres. Jeûnez du mécontentement, de la colère, de l’amertume, du souci de soi, du découragement, de la paresse, de la suspicion, de la culpabilité. Célébrez la reconnaissance, la patience, le pardon, la compassion envers autrui, l’espoir, l’engagement, la vérité et la miséricorde de Dieu. Le Carême est pour cela: pour jeûner et pour célébrer!

Messe des Cendres (vidéo intégrale + texte de l’homélie)

Vénérés frères,

Chers frères et sœurs !

Aujourd’hui, Mercredi des Cendres, nous commençons un nouveau chemin de Carême, un chemin qui se déroule pendant quarante jours et qui nous conduit à la joie de la Pâque du Seigneur, à la victoire de la Vie sur la mort. Suivant l’antique tradition romaine des stations de Carême, nous nous sommes réunis aujourd’hui pour la Célébration de l’Eucharistie. Cette tradition prévoit que la première statio ait lieu dans la Basilique Sainte Sabine sur la colline de l’Aventin. Les circonstances ont suggéré de se rassembler dans la Basilique vaticane. Ce soir, nous sommes nombreux autour de la Tombe de l’apôtre Pierre, pour demander aussi son intercession pour la marche de l’Église en ce moment particulier, renouvelant notre foi dans le Pasteur Suprême, le Christ Seigneur. Pour moi, c’est une occasion propice pour vous remercier tous, spécialement les fidèles du Diocèse de Rome, tandis que je m’apprête à conclure mon ministère pétrinien, et pour demander un souvenir particulier dans la prière. [Read more…]

Audience Générale du mercredi 13 février 2013 (texte de la catéchèse en français)

Chers frères et sœurs,

Comme vous le savez, j’ai décidé – merci pour votre sympathie –, j’ai décidé de renoncer au ministère que le Seigneur m’a confié le 19 avril 2005. Je l’ai fait en pleine liberté pour le bien de l’Église, après avoir longuement prié et avoir examiné ma conscience devant Dieu, bien conscient de la gravité de cet acte, mais en même temps conscient de n’être plus en mesure d’accomplir le ministère pétrinien avec la force qu’il demande. La certitude que l’Église est du Christ me soutient et m’éclaire. Celui-ci ne cessera jamais de la guider et d’en prendre soin. Je vous remercie tous pour l’amour et la prière avec lesquels vous m’avez accompagné. Merci, j’ai senti presque physiquement au cours de ces jours qui ne sont pas faciles pour moi, la force de la prière que me donne l’amour de l’Église, votre prière. Continuez à prier pour moi, pour l’Église, pour le futur Pape. Le Seigneur nous guidera.


Chers frères et sœurs, nous commençons aujourd’hui le Carême, quarante jours de préparation à Pâques. Le nombre quarante revient plusieurs fois dans la Bible. Dans cette catéchèse, je voudrais m’arrêter sur les quarante jours que Jésus a passés au désert, tenté par le démon. Ses tentations invitent chacun de nous à répondre à cette demande fondamentale : qu’est-ce qui compte vraiment dans notre vie ? Sans une réponse à la faim de vérité et de Dieu, l’homme ne peut pas se sauver. Ce n’est pas le pouvoir mondain qui sauve le monde, mais le pouvoir de la croix, de l’humilité et de l’amour. Dieu est le Seigneur de toute chose. Il ne peut pas être instrumentalisé, utilisé pour nos propres intérêts, autrement nous nous substituons à lui. La société actuelle soumet le chrétien à plusieurs épreuves qui touchent sa vie personnelle et sociale. La tentation est toujours présente ; le sacré s’éclipse. Toutefois, la grâce de Dieu continue d’opérer des merveilles dans la vie de beaucoup de personnes qui se convertissent ou qui reviennent à Dieu. Se convertir, c’est faire de telle sorte que la vérité, la foi en Dieu et l’amour deviennent chaque jour la chose la plus importante pour nous.

* * *

Je salue avec joie les francophones, en particulier les nombreux lycéens présents ! En ce Carême, je vous invite à renouveler vos engagements pris pour votre conversion. Pour y arriver, ne vous laissez pas envahir par l’égoïsme, la recherche exclusive du succès personnel, l’illusion, l’apparence et les choses matérielles. Donnez plutôt la primauté à Dieu, confiez-vous à lui et regardez les réalités quotidiennes avec ses yeux. Saint temps de Carême !

Benoît XVI

Message de Benoît XVI pour le Carême 2013

ash_wednesday_610x300Croire dans la charité suscite la charité
« Nous avons reconnu et nous avons cru que l’amour de Dieu est parmi nous » (1 Jn 4, 16)

Chers frères et sœurs,

la célébration du Carême, dans le contexte de l’Année de la foi, nous offre une occasion précieuse pour méditer sur le rapport entre foi et charité: entre le fait de croire en Dieu, dans le Dieu de Jésus Christ, et l’amour qui est le fruit de l’action de l’Esprit Saint et qui nous guide sur un chemin de consécration à Dieu et aux autres.

1. La foi comme réponse à l’amour de Dieu.

Dans ma première encyclique, j’ai déjà offert certains éléments pour saisir le lien étroit entre ces deux vertus théologales, la foi et la charité. En partant de l’affirmation fondamentale de l’apôtre Jean: « Nous avons reconnu et nous avons cru que l’amour de Dieu est parmi nous » (1 Jn 4, 16), je rappelais qu’« à l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive… Comme Dieu nous a aimés le premier (cf. 1 Jn 4, 10), l’amour n’est plus seulement « un commandement », mais il est la réponse au don de l’amour par lequel Dieu vient à notre rencontre » (Deus caritas est, n. 1). La foi constitue l’adhésion personnelle – qui inclut toutes nos facultés – à la révélation de l’amour gratuit et « passionné » que Dieu a pour nous et qui se manifeste pleinement en Jésus Christ ; la rencontre avec Dieu Amour qui interpelle non seulement le cœur, mais également l’esprit: « La reconnaissance du Dieu vivant est une route vers l’amour, et le oui de notre volonté à la sienne unit intelligence, volonté et sentiment dans l’acte totalisant de l’amour. Ce processus demeure cependant constamment en mouvement: l’amour n’est jamais « achevé » ni complet » (ibid., n. 17). De là découle pour tous les chrétiens, et en particulier, pour les « personnes engagées dans les services de charité », la nécessité de la foi, de la « rencontre avec Dieu dans le Christ, qui suscite en eux l’amour et qui ouvre leur esprit à l’autre, en sorte que leur amour du prochain ne soit plus imposé pour ainsi dire de l’extérieur, mais qu’il soit une conséquence découlant de leur foi qui devient agissante dans l’amour » (ibid. n. 31a). Le chrétien est une personne conquise par l’amour du Christ et donc, mû par cette amour – « caritas Christi urget nos » (2 Co 5, 14) –, il est ouvert de façon concrète et profonde à l’amour pour le prochain (cf. ibid., n. 33). Cette attitude naît avant tout de la conscience d’être aimés, pardonnés, et même servis par le Seigneur, qui se penche pour laver les pieds des Apôtres et s’offre lui-même sur la croix pour attirer l’humanité dans l’amour de Dieu.
« La foi nous montre le Dieu qui a donné son Fils pour nous et suscite ainsi en nous la certitude victorieuse qu’est bien vraie l’affirmation: Dieu est Amour… La foi, qui prend conscience de l’amour de Dieu qui s’est révélé dans le cœur transpercé de Jésus sur la croix, suscite à son tour l’amour. Il est la lumière – en réalité l’unique – qui illumine sans cesse à nouveau un monde dans l’obscurité et qui nous donne le courage de vivre et d’agir » (ibid., n. 39). Tout cela nous fait comprendre que l’attitude principale qui distingue les chrétiens est précisément «  l’amour fondé sur la foi et modelé par elle » (ibid., n. 7). [Read more…]

Il a fallu quarante jours…

Réflexion biblique pour le Mercredi des cendres

L’Église entreprend aujourd’hui sa grande aventure du Carême avec Jésus sur la route vers Jérusalem. Pendant des siècles, le Carême a été un parcours spirituel intense pour ceux qui suivaient Jésus le Christ.  Le Carême nous invite à nous détourner de nous-mêmes et de notre péché et à former communauté. Nous exprimons notre repentance par l’abnégation, qui est triple selon l’évangéliste Matthieu. Nous prions : « Retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père. » Nous jeûnons : « Que ton jeûne ne soit pas connu des hommes, mais seulement de ton Père. » Nous faisons l’aumône : « Que ton aumône reste dans le secret; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. » À travers l’exercice de prière, de jeûne et d’aumône du Carême, nous faisons le grand ménage du printemps dans nos vies, nous aiguisons nos sens, nous remettons le lendemain à sa place et nous chérissons l’aujourd’hui.

Le Carême est un temps pour découvrir les justifications derrière les pratiques pieuses, l’ascèse et les dévotions de notre tradition chrétienne catholique. Qu’avons-nous fait de la pratique fondamentale du jeûne du Carême? Si Jésus était ici pour parler à ses disciples d’aujourd’hui, sur quoi mettrait-il l’accent? Nous considérons comme plus important le besoin de « partager le pain avec les affamés et vêtir ceux qui sont nus »; en fait, nous avons honte de qualifier de « jeûne » ce qui serait pour nous le sommet de l’austérité – se contenter de pain et d’eau – et qui est pour des millions de gens un luxe extraordinaire, spécialement si c’est du pain frais et de l’eau pure.

Le Carême est un temps pour jeûner de certaines choses, mais aussi un temps pour en célébrer d’autres. Jeûnez du mécontentement, de la colère, de l’amertume, du souci de soi, du découragement, de la paresse, de la suspicion, de la culpabilité. Célébrez la reconnaissance, la patience, le pardon, la compassion envers autrui, l’espoir, l’engagement, la vérité et la miséricorde de Dieu. Le Carême est pour cela: pour jeûner et pour célébrer!

Dans son message pour le Carême 2011, le pape Benoît XVI écrit au paragraphe 3:

« Par la pratique traditionnelle du jeûne, de l’aumône et de la prière, signes de notre volonté de conversion, le Carême nous apprend à vivre de façon toujours plus radicale l’amour du Christ. Le jeûne, qui peut avoir des motivations diverses, a pour le chrétien une signification profondément religieuse: en appauvrissant notre table, nous apprenons à vaincre notre égoïsme pour vivre la logique du don et de l’amour; en acceptant la privation de quelque chose – qui ne soit pas seulement du superflu -, nous apprenons à détourner notre regard de notre «moi» pour découvrir quelqu’un à côté de nous et reconnaître Dieu sur le visage de tant de nos frères. Pour le chrétien, la pratique du jeûne n’a rien d’intimiste, mais ouvre tellement à Dieu et à la détresse des hommes; elle fait en sorte que l’amour pour Dieu devienne aussi amour pour le prochain (cf. Mc 12,31).

Sur notre chemin, nous nous heurtons également à la tentation de la possession, de l’amour de l’argent, qui s’oppose à la primauté de Dieu dans notre vie. L’avidité de la possession engendre la violence, la prévarication et la mort; c’est pour cela que l’Église, spécialement en temps de Carême, appelle à la pratique de l’aumône, c’est à dire au partage. L’idolâtrie des biens, au contraire, non seulement nous sépare des autres mais vide la personne humaine en la laissant malheureuse, en lui mentant et en la trompant sans réaliser ce qu’elle lui promet, puisqu’elle substitue les biens matériels à Dieu, l’unique source de vie. Comment pourrions-nous donc comprendre la bonté paternelle de Dieu si notre cœur est plein de lui-même et de nos projets qui donnent l’illusion de pouvoir assurer notre avenir? La tentation consiste à penser comme le riche de la parabole: «Mon âme, tu as quantité de biens en réserve pour de nombreuses années…». Nous savons ce que répond le Seigneur: «Insensé, cette nuit même, on va te redemander ton âme…» (Lc 19,19-20). La pratique de l’aumône nous ramène à la primauté de Dieu et à l’attention envers l’autre, elle nous fait découvrir à nouveau la bonté du Père et recevoir sa miséricorde.

…En résumé, le parcours du Carême, où nous sommes invités à contempler le mystère de la Croix, consiste à nous rendre «conformes au Christ dans sa mort» (Ph 3,10), pour opérer une profonde conversion de notre vie: nous laisser transformer par l’action de l’Esprit Saint, comme saint Paul sur le chemin de Damas; mener fermement notre existence selon la volonté de Dieu; nous libérer de notre égoïsme en dépassant l’instinct de domination des autres et en nous ouvrant à la charité du Christ. La période du Carême est un temps favorable pour reconnaître notre fragilité, pour accueillir, à travers une sincère révision de vie, la Grâce rénovatrice du Sacrement de Pénitence et marcher résolument vers le Christ.”

Je vous souhaite à toutes et à tous un saint Carême cette année, un temps fort pour jeûner et pour célébrer!

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