Vidéo-promotionnelle: Rencontre Mondiale des Familles 2018 à Dublin, Irlande

Tous les trois ans, l’Eglise convoque la plus grande rencontre internationale des familles. En 2018, elle se tiendra à Dublin, en Irlande. Suivez Sel et Lumière pour les plus récentes nouvelles sur cet événement incontournable de la vie de l’Église aujourd’hui.

La famille, lieu de diffusion de l’amour de Dieu: la lettre du Pape pour Dublin 2018″, un article de Radio Vatican:

(RV) La Lettre du Pape pour la Rencontre mondiale des familles, qui se tiendra à Dublin, en Irlande du 21 au 26 août 2018, a été présentée ce jeudi matin en Salle de presse du Saint-Siège.

Dans la lignée des Synodes sur le famille, de son exhortation apostolique Amoris Laetitia et de la Rencontre mondiale des familles de 2015 à Philadelphie, le Pape réaffirme son attachement à une vie familiale ancrée dans une dynamique de pardon et d’amour.

«L’Évangile continue-t-il d’être une joie pour le monde ? Est-ce que la famille continue d’être une Bonne Nouvelle pour le monde d’aujourd’hui ?». À ces deux questions qui ouvrent cette lettre adressée au cardinal Kevin Farrell, préfet du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie, le Pape invite chacun à répondre par un « »oui » fermement basé sur le plan de Dieu».

L’amour de Dieu s’exprime à travers «l’union entre l’homme et la femme, dans l’ouverture et le service de la vie dans toutes ses phases», et Son engagement pour «une humanité qui est souvent blessé, maltraitée et dominée par un manque d’amour». Alors ce n’est qu’en partant de l’amour que «la famille manifeste, diffuse et régénère l’amour de Dieu dans le monde».

Le Pape rappelle une nouvelle fois l’importance du pardon et de la patience, face à la fragilité et à la faiblesse de chacun des membres de la famille. Dans ce sens, le Pape rappelle que «beaucoup de familles chrétiennes sont un lieu de miséricorde», que les parents, les frères et sœurs sont «des témoins de la miséricorde», et il espère que le rassemblement de Dublin en donnera des signes concrets, deux ans après le Jubilé.

Le Pape conclut sa lettre en remerciant la nation irlandaise et l’archidiocèse de Dublin pour leur «généreux accueil», et place l’organisation de cette rencontre sous la protection de la Sainte Famille de Nazareth.

(CV)

(Tratto dall’archivio della Radio Vaticana)

Vers une encyclique sur l’écologie

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Image: Courtoisie de CNS

Le 5 mars 2015, le cardinal Peter Turkson, président du Conseil Pontifical Justice et Paix, prononçait un discours au Trócaire 2015 (l’Agence irlandaise catholique d’aide pour le développement international) à l’Université pontificale Saint-Patrick à Maynooth en Irlande. Ce discours était d’une importance capitale puisqu’il est considéré par plusieurs comme étant un prélude à la prochaine encyclique du pape François qui portera sur l’écologie. Dans ce discours prononcé en langue anglaise, le cardinal Turkson explique ce que l’Église entend lorsqu’elle parle d’écologie. La formule à retenir est celle « d’écologie globale ». En fait, cette expression vise à mettre sous un même toit certaines problématiques qui sont parfois considérées séparément, ce qui nuit à leur résolution. En effet, l’originalité de l’Église est qu’elle voit la racine commune des problèmes liés au soin de l’environnement, au développement des pays et à « l’écologie humaine ». Pour le cardinal Turkson, le pape François cherche avant tout à apporter la « chaleur de l’espoir ». Sa prochaine encyclique montrera donc le rôle bénéfique de la foi catholique dans la résolution de problèmes dont « les régulations, les politiques et les orientations sont nécessaires pour faire face à la pauvreté et aux changements climatiques mais peuvent rester sans effet si elles ne sont pas accompagnées d’une conversion morale et d’un changement du cœur »[2]. Tout cela en plus d’apporter des principes clairs qui peuvent orienter les décideurs politiques et ceux du monde des affaires. Pour ce faire, le Cardinal guinéen a voulu expliciter 4 principes fondamentaux à prendre en compte et à respecter pour un juste
souci de la création.

Un appel universel

Reprenant les grandes orientations formulé par Benoît XVI, c’est-à-dire de celui que l’on a appelé le « pape vert », le cardinal Turkson a mentionné que le souci pour l’environnement n’est pas réservé à une catégorie de personnes ou de pays mais nous concerne tous. Ce qui implique qu’aucun organisme et aucune personnalité ne peut monopoliser le discours et le souci de l’environnement. Prendre soin de la création est une responsabilité qui incombe à tous. De plus, s’il veut prendre soin de la nature qui est hors de lui, il doit prendre soin de sa propre nature. En d’autres termes, protéger la nature implique de protéger la nature humaine contre ce qui la rend malade. Comme le disait Benoît XVI :

« L’Église ne peut pas et ne doit pas se limiter à transmettre à ses fidèles uniquement le message du salut. Elle a une responsabilité à l’égard de la création et doit faire valoir cette responsabilité également en public. Et en le faisant, elle ne doit pas seulement défendre la terre, l’eau et l’air comme des dons de la création appartenant à tous. Elle doit également protéger l’homme contre la destruction de lui-même. Il est nécessaire qu’il existe quelque chose comme une écologie de l’homme, entendue d’une juste manière. »[4].

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Au sujet de la lettre pastorale de Benoît XVI aux catholiques d’Irlande

Message du père Thomas Rosica, csb – Directeur gén. de Télévision Sel + Lumière

Le père Thomas RosicaLe pape Benoît XVI a écrit une lettre pastorale à tous les catholiques d’Irlande. Cette lettre a été rendue publique ce matin, le 20 mars, à Rome. Dans ce message d’une grande profondeur, le Saint-Père exprime son désarroi face aux abus sexuels commis par des représentants de l’Église et la manière dont plusieurs évêques et supérieurs religieux ont abordé ces problèmes. Il demande de lire la lettre attentivement et jusqu’au bout. Le Saint-Père parle de sa proximité de cœur avec l’ensemble de la communauté catholique irlandaise en cette période douloureuse et propose une voie de guérison, de renouveau et de réparation.

En s’adressant d’abord aux victimes d’abus, il reconnaît la grande trahison dont elles ont souffert. Il leur dit à quel point il est désolé de ce qu’elles ont dû endurer. Il reconnaît que, dans bien des cas, personnes ne voulaient les écouter lorsqu’elles trouvaient le courage de parler de ce qui leur était arrivé. Le Pape presse les victimes de chercher en Église l’opportunité de rencontrer Jésus-Christ et trouver la guérison et la réconciliation en redécouvrant l’amour infini du Christ pour chacune d’elle.

Aux prêtres et aux religieux qui ont abusé d’enfants et de jeunes, le Pape affirme qu’ils devront répondre de leurs actes devant Dieu et devant les tribunaux proprement constitués pour les gestes criminels et les graves péchés qu’ils ont commis. Ils ont trahi une confiance sacrée et ont déshonoré leurs confrères. Un tort énorme a été causé, non seulement aux victimes, mais aussi à la perception du sacerdoce et de la vie religieuse en Irlande.

Le Pape encourage les parents à persévérer pour élever leurs enfants afin qu’ils sachent qu’ils sont aimés, et développent ainsi une saine estime d’eux-mêmes. Les parents ont la responsabilité première d’éduquer les nouvelles générations aux principes moraux qui sont essentiels à une société civilisée. Le Pape invite les enfants et les jeunes à trouver l’opportunité d’une rencontre avec le Christ au sein de l’Église. Il compte sur la nouvelle génération pour contribuer au renouveau de l’Église.

S’adressant aux évêques d’Irlande, Benoît XVI note les graves erreurs de jugement et le manque de leadership de plusieurs, parce qu’ils n’ont pas correctement mis en œuvre les normes canoniques en réponse aux allégations d’abus. Bien qu’il était souvent difficile de savoir comment faire face à de telles situations, il demeure que de sérieuses erreurs ont été commises, et que, comme résultat, ces évêques ont perdu toute crédibilité. Le Pape les empresse de poursuivre leurs efforts déterminés pour remédier aux erreurs passées et éviter qu’elles se répètent, en mettant en application le droit canonique et en coopérant pleinement avec les autorités civiles dans le domaine de leur compétence.

Le péché et le stigmate des abus sexuels ne sont pas uniques à l’Irlande, ni à l’Église catholique. Ce péché est présent dans toutes les sociétés et nations. Prions ensemble afin que la guérison et la réconciliation de l’Église en Irlande, de l’Église au Canada et aux Etats-Unis, et pour l’Église en Allemagne, en Autriche, au Pays-Bas, en Italie et à tous ces endroits où le Corps du Christ a été profondément blessé et bafoué par le péché de l’abus sexuel. Ensemble, pansons ces blessures et soyons des agents de guérison, de réconciliation et de paix.