Allocution du pape François lors de sa visite au centre de détention pour femmes de Santiago, Chili

Vous trouverez ci-dessous le texte de l’allocution du pape François lors de la visite au Centre de détention pour femmes de Santiago, Chili:

Chers sœurs et frères,
Merci pour l’occasion que vous m’offrez de pouvoir vous rendre visite; il est important pour moi de partager ce temps avec vous et de pouvoir être plus proche de beaucoup de nos frères qui aujourd’hui sont privés de liberté. Merci, Sœur Nelly, de vos paroles et surtout de témoigner que la vie triomphe toujours de la mort. Merci Janeth de vouloir partager, avec nous tous, tes douleurs et cette courageuse demande de pardon. Que de choses devons-nous apprendre de ton attitude de courage et d’humilité ! Je te cite : « Nous demandons pardon à tous ceux que nous avons blessés par nos délits ». Merci de nous rappeler cette attitude sans laquelle nous nous déshumanisons, nous perdons conscience du fait que nous nous trompons et que chaque jour nous sommes invités à prendre un nouveau départ.

À l’instant même me vient aussi à l’esprit la phrase de Jésus: «Celui […] qui est sans péché, qu’il soit le premier à jeter une pierre » (Jn 8, 7). Il nous invite à abandonner la logique simpliste de diviser la réalité entre bons et mauvais, pour entrer dans cette autre dynamique à même d’assumer la fragilité, les limites et y compris le péché, pour nous aider à aller de l’avant.

Quand j’entrais, deux mères m’attendaient avec leurs enfants et des fleurs. Ce sont elles qui m’ont souhaité la bienvenue, qu’on peut bien exprimer en trois mots : mères, enfants et fleurs.

Mère: beaucoup d’entre vous sont des mères et savent ce que signifie donner la vie. Vous avez su ‘‘porter’’ dans votre sein une vie et engendrer. La maternité n’est jamais ni ne sera jamais un problème, c’est un don, l’un des présents les plus merveilleux que vous puissiez faire. Aujourd’hui, vous vous trouvez devant un défi très semblable: il s’agit aussi de donner la vie. Aujourd’hui, on vous demande d’engendrer l’avenir. De le faire grandir, de l’aider à se développer. Non seulement pour vous, mais aussi pour vos enfants et pour la société tout entière. Vous, les femmes, vous avez une capacité incroyable de pouvoir vous adapter aux situations et d’aller de l’avant. Je voudrais en ce jour faire appel à cette capacité de faire naître l’avenir qui vit en chacune d’entre vous. Cette capacité qui vous permet de lutter contre les nombreux déterminismes ‘‘chosifiants’’ qui finissent par tuer l’espérance.

Être privé de liberté, comme tu le disais si bien Janet, n’est pas synonyme de perdre les rêves et l’espérance. Être privé de liberté, ce n’est pas la même chose que d’être privé de dignité. D’où la nécessité de lutter contre tout type de carcan, d’étiquette selon lesquels on ne peut pas changer, ou que cela ne vaut pas la peine, ou que tout revient au même. Chères sœurs, non! Tout ne revient pas au même. Chaque effort qui se fait pour lutter en vue d’un lendemain meilleur – même si bien des fois il semble tomber dans un sac troué – portera toujours des fruits et sera récompensé.

Le deuxième mot, c’est enfants: ils sont force, ils sont espérance, ils sont encouragement. Ils sont le souvenir vivant du fait que la vie se construit vers l’avenir et non vers le passé. Aujourd’hui tu es privée de liberté, mais cela ne signifie pas que cette situation marque la fin. D’aucune manière! Il faut toujours regarder l’horizon, vers l’avenir, vers la réinsertion dans la vie courante de la société. C’est pourquoi, je loue et invite à intensifier tous les efforts possibles pour que les projets comme l’Espace Mandela et la Fondation Femme, lève-toi puissent gagner en importance et se renforcer.

Le nom de la Fondation semble me rappeler cette scène de l’Évangile où beaucoup se moquaient de Jésus parce qu’il a dit que la fille du chef de la synagogue n’était pas morte, mais qu’elle dormait. Face aux moqueries, l’attitude de Jésus est pragmatique: en entrant là où elle était, il la prit par la main et lui dit: «Jeune fille, je te le dis, lève-toi» (Mc 5, 21). Ce genre d’initiatives constitue un signe vivant de ce Jésus qui entre dans la vie de chacun d’entre nous, qui va au-delà de toute moquerie, qui ne considère aucune bataille comme perdue, au point de nous prendre par la main et de nous inviter à nous lever. Qu’il est bon qu’il y ait des chrétiens et des personnes de bonne volonté qui suivent les traces de Jésus et qui sont déterminés à entrer et à être signe cette main tendue qui relève!

Nous savons tous que souvent, malheureusement, la peine de prison se réduit surtout à une punition, sans offrir des moyens adéquats afin de créer des processus. Et c’est mauvais. En revanche, ces espaces qui promeuvent des programmes de formation au travail et un accompagnement pour recoudre les liens sont un signe d’espérance et d’avenir. Aidons à ce qu’ils grandissent. Il ne faut pas réduire la sécurité publique à des mesures de contrôle accentué, mais et surtout, il faut l’édifier sur des mesures de prévention, sur le travail, sur l’éducation et en faisant grandir la communauté.

Et enfin, fleurs: je crois que c’est ainsi que la vie fleurit, que la vie parvient à nous offrir sa plus grande beauté ; quand nous arrivons à travailler de concert les uns avec les autres de sorte que la vie gagne, qu’elle dispose toujours davantage de possibilités. Avec ce sentiment, je voudrais bénir et saluer tous les agents pastoraux, volontaires, professionnels et, de manière spéciale, les fonctionnaires de la Gendarmerie ainsi que leurs familles. Je prie pour vous. Vous avez une tâche délicate et complexe, et pour cela j’invite les Autorités à ce qu’ils puissent vous offrir également les conditions nécessaires pour accomplir votre travail dans la dignité. Dignité qui engendre dignité.

À Marie, qui est Mère et dont nous sommes les enfants, dont vous êtes les filles, nous demandons d’intercéder pour vous, pour chacun de ses enfants, pour les personnes que vous portez dans vos cœurs, et de vous couvrir de son manteau. Et s’il vous plaît, je vous demande de ne pas oublier de prier pour moi.

Et ces fleurs que vous m’avez offertes, je les porterai à la Vierge au nom de vous toutes. De nouveau, merci!

[00054-FR.01] [Texte original: Espagnol]

Une conférence pour la dignité des enfants dans le monde numérique

Le mardi 3 octobre, avait lieu, à l’université pontificale Grégorienne de Rome, l’ouverture officielle de la conférence sur la « Dignité des enfants dans le monde digital ». Pour l’occasion, dignitaires, politiciens, spécialistes et membres d’ONG et religieux sont réunis afin non seulement de manifester leur soutien à la cause de la protection des enfants mais également pour en apprendre un peu plus sur tous les dangers potentiels qui se trouvent au bout de leurs doigts lorsqu’ils surfent sur le net. Parmi les prises de parole, trois interventions ont particulièrement retenu l’attention.

Une approche multidisciplinaire et tournée vers l’action

S’est d’abord exprimé le père Hans Zollner s.j. Président du Centre pour la protection des mineurs de l’Université Grégorienne. Dans son allocution, l’organisateur principal de la conférence a démontré comment ce problème inédit de l’immense vulnérabilité des jeunes face aux médias sociaux nécessite une approche multidisciplinaire et multisectoriel : « Au-delà des disciplines et malgré la diversité des points de vue, nous sommes réunis par l’un des plus puissants principes qui tient l’humanité ensemble : la dignité des enfants » a-t-il affirmé.

Ainsi, ces deux jours d’écoute, de réflexion et de dialogue permettront aux participants de réaliser l’ampleur du problème et attireront l’attention du monde entier sur cette problématique : « Protéger les enfants est notre engagement ». Le problème est si grand qu’une action internationale et concertée s’avère incontournable. Tous doivent mettre la main à la pâte qu’ils soient gouvernements, industries du sport, de l’informatique, systèmes d’éducation et câblodistributeurs. C’est pourquoi une déclaration commune sera élaborée durant la conférence afin d’orienter et d’aider à la conscientisation aux dangers qui guettent de plus en plus d’enfants.

Un appui de taille

Le Cardinal secrétaire d’État du Vatican Pietro Parolin était également présent à l’ouverture de la conférence. Dans son allocution, il a tout d’abord manifesté l’appui du Saint-Siège à cette initiative : « L’Église doit travailler sur plusieurs fronts […] nous devons répandre et consolider une nouvelle culture de protection des enfants –une réelle protection- qui leur garantisse efficacement qu’ils peuvent grandir en santé et dans un environnement sécuritaire ».

Faisant écho aux mots choisis par le pape François pour décrire l’abus de mineurs, le Cardinal Parolin a terminé son intervention en montrant l’engagement de l’Église contre cette plaie sociale, en affirmant : « dénigrer l’enfant ou abuser d’enfants est pour le chrétien, non seulement un crime, mais aussi un sacrilège, une profanation de ce qui est sacré, à la présence de Dieu en chaque être humain.

Des solutions multisectorielles

L’une des interventions parmi les plus intéressantes fut, selon moi, celle de la baronne Joanna Shields qui a bien su démontrer l’urgence de la situation. Citant de nombreuses recherches, elle a souligné à quel point l’omniprésence des médias sociaux et leurs supports technologiques influencent les comportements, les relations, l’humeur, ayant même des conséquences biologiques sur le développement du cerveau. Elle affirme que « celle qu’on appelle la « iGeneration » dort moins, sort moins, se rencontre moins. Remettant à plus tard des comportements qui, pendant des décennies, marquaient la transition vers l’âge adulte […] des recherches montrent qu’une augmentation de temps passé devant les écrans est directement reliée au malheur ».

Ajoutant à cela le contenu souvent dégradant que l’on trouve sur internet tel que la pornographie, la présence de pédophiles et de prédateurs, le phénomène des bulles culturelles, les fausses nouvelles, il y a de quoi s’inquiéter. D’où, selon elle, l’importance d’une action globale et concertée. En ce sens, plusieurs solutions technologiques, politiques et judiciaires seront étudiées lors de cette semaine à l’Université grégorienne. Parmi ces initiatives, on retrouvera, bien sûr, au centre des conversations, l’organisation « Weprotect » fondée par Joanna Shields à la demande du gouvernement du Royaume-Unis et devenue un leader dans la lutte pour la protection des enfants dans le monde numérique.

Comme vous pouvez le constater, cette semaine dédiée à la protection des enfants dans le monde numérique n’est que le début d’une gigantesque entreprise. Devant l’immensité de la tâche, nous ne devons pas nous décourager mais y trouver une impulsion nouvelle vers l’engagement : « Si nous ne le faisons pas qui le fera ? » affirmait le père Zollner s.j. devant l’audience. Se joignant de tout cœur à cette cause, nous vous présenterons tout au long de la semaine des entrevues et des résumés des discutions de cette conférence internationale qui saura certainement influencer le monde dans la bonne direction.

Unis pour la protection des enfants

CNS photo/David Maung, EPA

Du 3 au 6 octobre prochain, se tiendra à l’Université pontificale grégorienne de Rome le Congrès mondial sur « La dignité des enfants dans le monde digital ». Organisée par le « Centre pour la protection des enfants » de cette Université des Jésuites qui n’a plus besoin de présentation, cette conférence internationale permettra auxacteurs universitaires, gouvernementaux, ecclésiastiques et représentants de diverses ONG de faire le point sur l’état actuel du respect de la dignité des mineurs sur internet.

Des défis inédits

Ce congrès aura d’abord pour but de dresser un portrait de la situation actuelle. Dans une entrevue accordée à nos collègues de Rome Reports, le père Hans Zollner s.j., organisateur de la conférence, explique comment la place de plus en plus importante d’internet dans notre monde n’est pas sans danger. En effet, bien que les nombreux avantages de ce moyen de communication soient indéniables, plusieurs problématiques nouvelles ou déjà existantes y trouvent un lieu de prolifération qui doit nous inquiéter.

En effet, on trouve d’une part, plusieurs phénomènes nouveaux comme celui des « sexting » ou de la « sextortion » découlant d’un mauvais usage des médias sociaux, spécialement chez les adolescents. D’autre part, par l’immense portée d’internet, des « images et vidéos d’abus sexuels peuvent trouver acheteurs partout sur la planète »[5], d’où la croissance de la criminalité.

Une nécessaire convergence

Devant l’ampleur que prennent de tels phénomènes, il est primordial d’enclencher une réflexion globale sur le sujet. Pour lutter efficacement pour la défense de la dignité des enfant sur le continent digital, une « convergence » doit avoir lieu entre spécialistes et les différents acteurs. D’où l’importance des rencontre internationales telle que celle qui se tiendra à l’Université grégorienne.

C’est pourquoi « compagnies de logiciels, médias sociaux, avocats, enquêteurs, policiers, psychologues, psychiatres, sociologues, ONG, Église, législateur, etc. pourront travailler ensemble et discuter de ce qui peut être mis de l’avant en termes de moyens et mesures afin que les jeunes soient mieux protégés… »[6].

De plus, considérant les statistiques alarmantes des images et différents forums de pédophiles qui se retrouvent sur internet (« quelque 200 000 clics par mois pour une site de nouvelles pour pédophiles »), la situation nécessite une approche holistique.

En ce sens, plusieurs panels seront organisés pour approfondir certaines questions fondamentales sur le sens de la vie privée aujourd’hui, du droit à l’intégrité, sur les différentes atteintes à la réputation et les différentes dépendances liées à l’usage d’internet, etc. Des jeunes seront également présents pour témoigner de leur réalité de jeunes dans le monde virtuel.

Une approche multisectorielle

Selon le père Zollner s.j, l’urgence et l’étendue de la problématique demandent une approche globale mettant à contribution tous les secteurs d’activités dont trois sont particulièrement soulignés. En effet, des éléments de solution doivent venir du monde technologique par le « développement de logiciels qui empêchent les abus sur les jeunes »[8]. Deuxièmement, il est impératif de miser sur l’éducation auprès des enfants, familles et des parents. En ce sens, mettre en place des programmes d’information « pour aider les jeunes ni à vendre leur âme ni leur corps; afin qu’ils ne nuisent ni à eux-mêmes ni aux autres »[9].

De plus, on ne peut faire l’économie d’une approche gouvernementale et législative. Sera donc discutée la possibilité d’instaurer « un système de lois supranational qui n’existe pas à l’heure actuelle »[10] tout en soulignant la nécessité d’approche à court terme telle que l’amélioration de la collaboration entre les gouvernements, instances policières et internationale comme Interpol ou l’ONU afin de protéger les victimes à l’heure actuelle.

Devant l’ampleur des défis qui s’imposent, la conférence émettra donc au nom des participants une « Déclaration sur la Dignité de l’enfant dans le monde digital » qui pourra servir de ligne directrice pour les instances du monde. Ce qui permettra une plus grande conscientisation ainsi qu’une éventuelle uniformisation des règles de protections des enfants. Fait important à noter, cette Déclaration sera remise au pape François à la fin de la Conférence lors d’une audience où le Saint-Père pourra également s’exprimer sur la question devant les participants rassemblés.

Sel et Lumière au premier rang

Au côté du pape François et de tous les acteurs sociaux engagés dans cette lutte pour la protection des enfants dans le monde digital, Sel et Lumière est fier de s’associer au Centre pour la protection de l’enfance (CCP) de l’Université grégorienne dans sa mission « de fournir des ressources pédagogiques aux personnes travaillant dans le domaine de la protection des mineurs ». À la demande du Vatican et de l’Université grégorienne, Sel et Lumière sera donc sur place à Rome pour couvrir cette conférence incontournable. Ainsi, du 3 au 6 octobre, le père Thomas Rosica c.s.b. et moi-même nous vous présenterons des entrevues exclusives avec les spécialistes, les autorités et les personnalités politiques présents. Un rendez-vous à ne pas manquer.

Vidéo-promotionnelle: Rencontre Mondiale des Familles 2018 à Dublin, Irlande

Tous les trois ans, l’Eglise convoque la plus grande rencontre internationale des familles. En 2018, elle se tiendra à Dublin, en Irlande. Suivez Sel et Lumière pour les plus récentes nouvelles sur cet événement incontournable de la vie de l’Église aujourd’hui.

La famille, lieu de diffusion de l’amour de Dieu: la lettre du Pape pour Dublin 2018″, un article de Radio Vatican:

(RV) La Lettre du Pape pour la Rencontre mondiale des familles, qui se tiendra à Dublin, en Irlande du 21 au 26 août 2018, a été présentée ce jeudi matin en Salle de presse du Saint-Siège.

Dans la lignée des Synodes sur le famille, de son exhortation apostolique Amoris Laetitia et de la Rencontre mondiale des familles de 2015 à Philadelphie, le Pape réaffirme son attachement à une vie familiale ancrée dans une dynamique de pardon et d’amour.

«L’Évangile continue-t-il d’être une joie pour le monde ? Est-ce que la famille continue d’être une Bonne Nouvelle pour le monde d’aujourd’hui ?». À ces deux questions qui ouvrent cette lettre adressée au cardinal Kevin Farrell, préfet du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie, le Pape invite chacun à répondre par un « »oui » fermement basé sur le plan de Dieu».

L’amour de Dieu s’exprime à travers «l’union entre l’homme et la femme, dans l’ouverture et le service de la vie dans toutes ses phases», et Son engagement pour «une humanité qui est souvent blessé, maltraitée et dominée par un manque d’amour». Alors ce n’est qu’en partant de l’amour que «la famille manifeste, diffuse et régénère l’amour de Dieu dans le monde».

Le Pape rappelle une nouvelle fois l’importance du pardon et de la patience, face à la fragilité et à la faiblesse de chacun des membres de la famille. Dans ce sens, le Pape rappelle que «beaucoup de familles chrétiennes sont un lieu de miséricorde», que les parents, les frères et sœurs sont «des témoins de la miséricorde», et il espère que le rassemblement de Dublin en donnera des signes concrets, deux ans après le Jubilé.

Le Pape conclut sa lettre en remerciant la nation irlandaise et l’archidiocèse de Dublin pour leur «généreux accueil», et place l’organisation de cette rencontre sous la protection de la Sainte Famille de Nazareth.

(CV)

(Tratto dall’archivio della Radio Vaticana)

Saint Jean-Paul II: pape de la famille

« Dans ce service du Peuple de Dieu, saint Jean Paul II a été le Pape de la famille. Lui-même a dit un jour qu’il aurait voulu qu’on se souvienne de lui comme du Pape de la famille. Cela me plaît de le souligner alors que nous vivons un chemin synodal sur la famille et avec les familles, un chemin que, du Ciel, certainement, il accompagne et soutient. » -Pape François. Visionnez ce magnifique vidéo qui présente le profond attachement du saint pape Jean-Paul II pour la famille. Pour Jean-Paul II, la famille était le reflet de la Trinité Sainte. Par l’exercice des vertus théologales de foi, d’espérance et de charité, chacun des membres de la famille peut être le reflet de l’amour de Dieu pour l’humanité et ainsi, rendre présent le bonheur du ciel sur la terre.

L’avenir de l’humanité passe par la famille


Réflexion pour la fête de la Sainte Famille C
Les lectures de la fête de la Sainte Famille sont Sirach 3, 2-6, 12-14 ou 1 Samuel 1, 20-22, 24-28; Colossiens 3, 12-21 ou 3,12-17 ou 1 Jean 3, 1-2, 21-24 et Luc 2, 41-52

Dans la foulée de la fête de Noël, l’Église célèbre la fête de la Sainte Famille en invitant les fidèles à réfléchir sur le don et le mystère de la vie, et en particulier sur la bénédiction qu’est la famille.

Le récit de l’évangile pour cette fête (Luc 2, 41-52) rapporte un incident de la jeunesse de Jésus qui est unique dans le Nouveau Testament. Le récit de l’enfance, tout en donnant peu de détails concernant la première partie de la vie de Jésus, mentionne que «les parents de Jésus allaient chaque année à Jérusalem à la fête de la Pâque (2, 41), » une indication de leur piété, leur fidélité à la loi et à la tradition d’Israël.

Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume. Comme ils s’en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s’en aperçoivent. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions (2, 42-43.46)

Les paroles mystérieuses de Jésus à ses parents semblent maîtriser leur joie de le trouver: «Comment se fait-il que vous me cherchiez? Ne saviez-vous pas que je dois être chez mon Père? (2, 49). Cette phrase peut aussi être traduite: «Je dois être immergé dans le travail de mon Père. » Dans les deux traductions, Jésus réfère à Dieu comme son Père. Sa filiation divine et son obéissance à la volonté de son Père céleste prennent le pas sur ses liens avec sa famille. [Read more…]