Sur la route du diocèse de Rimouski

À première vue, l’Église du Québec souffre d’une grande pauvreté. Parallèlement, la société québécoise vit difficilement les conséquences de la désertification spirituelle et du vacuum religieux. Toutefois, si on y regarde de plus près, on perçoit une panoplie de raisons d’espérer. Comme l’ont affirmé les évêques du Québec au pape François (Rapport ad limina 2017, AECQ) : « C’est sur le terrain, auprès des gens que nous voyons émerger cette nouvelle Église, fragile mais combien enracinée dans la foi, l’espérance et l’amour ».

Au cours de cette émission, Francis Denis nous invite Sur la route du diocèse de Rimouski, à la rencontre des différents visages de cette Église qui, de par sa pauvreté même, fait resplendir sur le monde le « visage miséricordieux du Père » (Misericordiae Vultus, no 17). Production originale de S+L, Sur la route des diocèses est diffusée les derniers vendredis du mois à 19h30 et en rediffusion les lundis suivants à 20h30.

Église en sortie 31 mars 2017

Cette semaine à Église en sortie, nous vous présentons une entrevue avec Norman Lévesques, Directeur du Réseau des Églises vertes qui nous parle de la dimension écologique de l’enseignement chrétien. On vous présente un reportage sur la Journée de réflexion sur la pastorale sociale à Notre-Dame du Cap organisée par l’Assemblée des évêques catholiques du Québec. Dans la troisième partie de l’émission, Francis Denis s’entretient avec Mgr Jean-Pierre Blais sur la réalité pastorale de son église particulière.

Les oeuvres de miséricorde

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Depuis bientôt deux semaines les différents diocèses du monde entier ont procédé à l’ouverture de leur Porte de la miséricorde soulignant ainsi officiellement au niveau des églises locales l’ouverture du Jubilé extraordinaire de la miséricorde. Parmi les chrétiens, cette initiative du pape François suscite beaucoup l’espoir de voir ressurgir dans l’Église une force missionnaire comme on n’en a pas vue depuis longtemps. En ce sens, dans la bulle d’indiction Misericordiae Vultus décrétant l’Année sainte, le pape François a mentionné qu’il désirait que « le peuple chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles » (no 15). Qu’est-ce donc que ces « œuvres de la miséricorde » ?

Les œuvres de miséricorde corporelles sont au nombre de 7 :

1.Donner à manger à ceux qui ont faim

2.Donner à boire à ceux qui ont soif

3.Vêtir ceux qui sont nus

4.Loger les pèlerins

5.Visiter les malades

6.Visiter les prisonniers

7.Ensevelir les morts

Pour le Pape, il est important d’amorcer, en cette année jubilaire, une réflexion sur la « façon de réveiller notre conscience souvent endormie face au drame de la pauvreté, et de pénétrer toujours davantage le cœur de l’Évangile, où les pauvres sont les destinataires privilégiés de la miséricorde divine ». Pour nous qui sommes nés dans une société moderne, dans un pays qui a des institutions qui prennent en charge la majorité de ces œuvres, il est parfois tentant de nous dire que cela n’est plus de notre responsabilité. Or, après réflexion, on se rend compte que l’État suffit de moins en moins à la tâche. Il est donc impératif que tous les citoyens en fassent un peu plus pour soulager les personnes dans le besoin. Les chrétiens peuvent, à plus forte raison, faire leur part. Et cette année de la miséricorde peut être l’occasion, pour nous, de reconsidérer les implications concrètes de notre foi en nous engageant personnellement dans une œuvre caritative ou, tout simplement, en étant davantage présent auprès d’une personne de notre entourage qui est dans le besoin.

Les œuvres de miséricorde spirituelles sont un peu moins connues dans notre société et, parfois, même, chez les chrétiens eux-mêmes. Elles sont également au nombre de 7 :

1.Conseiller ceux qui doutent;

2.Enseigner ceux qui sont ignorants;

3.Réprimander les pécheurs;

4.Consoler les affligés;

5.Pardonner les offenses;

6.Supporter patiemment les personnes importunes;

7.Prier Dieu pour les vivants et
 pour les morts.

La réflexion demandée par le pape François est clairement une invitation à approfondir notre connaissance et notre mise en pratique de ces œuvres spirituelles. En effet, contrairement aux œuvres de miséricorde corporelles dont la responsabilité incombe à toute la société, la miséricorde spirituelle incombe plus particulièrement aux chrétiens puisqu’ils ont reçu la grâce de la foi. Nous devrons donc prendre plusieurs initiatives en ce sens. Une chose est certaine, nous devons de plus en plus contempler la complémentarité des œuvres de miséricorde spirituelles et corporelles et voir comment les unes perfectionnent les autres et vice-versa.

L’année de la miséricorde a débuté d’une manière forte par des gestes symboliques et des rassemblements spectaculaires. Cependant, si nous voulons que la miséricorde ait des racines profondes en nos cœurs, nous devons suivre l’invitation du pape François à redécouvrir ces deux façons complémentaires d’œuvrer à la vigne du Seigneur afin que Son Visage d’Amour infini soit reconnu par tous.

(Image: Les œuvres de miséricorde,Frans Franck (1581-1642))

Un nouveau pasteur pour Antigonish

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Mgr Brian J. Dunn

Samedi matin, le Pape a nommé Mgr Brian J. Dunn évêque du diocèse d’Antigonish en Nouvelle-Écosse. Il était jusqu’à présent évêque du diocèse de Sault-Sainte-Marie en Ontario.

Le siège d’Antigonish était vacant depuis la démission surprise de Mgr Raymond Lahey en septembre. Quelques jours après, Mgr Lahey était accusé de possession et importation de pornographie juvénile. La cause qui devait être entendue le 4 novembre dernier fut reporté en début décembre pour permettre la recherche de preuves.

Natif de Saint-John à Terre-Neuve, Mgr Dunn est évêque depuis l’été 2008. Avec Mgr Noël Simard, il était l’un des deux évêques auxiliaires de Sault-Sainte-Marie, un vaste diocèse du Nord de l’Ontario, dirigé par Mgr Jean-Louis Plouffe.

Un an de ministère épiscopal ne prépare certes pas un homme à relever les défis qui se trouvent à Antigonish. Mais qu’est-ce qui a préparé Mgr Anthony Mancini, archevêque de Halifax, a faire face à la tempête sinon la foi au Christ? Rien n’aurait de sens sans cette foi en Celui qui est mort en croix.

Souhaitons bon courage à Mgr Dunn. Qu’il puisse regagner la confiance de ceux et celles qui ont été blessés et marqués par les égarements d’un homme visiblement malade et souffrant.