Église en sortie 23 juin 2017

Cette semaine à Église en sortie, nous recevons M. Denis Lapointe, Député d’État des Chevaliers de Colomb du Québec qui nous parle de la mission et de l’implication de cet ordre comptant quelque 80 000 membres dans la province. On vous présente un reportage sur le 118e Congrès annuel des Chevaliers de Colomb du Québec. Puis en troisième partie, Francis Denis s’entretient avec Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal, sur la plus récente visite ad limita des évêques du Québec.

« Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu »

Réflexion biblique du père Thomas Rosica c.s.b. pour le 12e dimanche du temps ordinaire, Année A (25 juin 2017)

Le tragique portrait de la première lecture d’aujourd’hui, tiré du livre de Jérémie, nous présente une histoire de déception, de désolation et de terreur qui a amené le prophète à la limite du désespoir. Malgré tout ce qui a pu mal se passer pour lui, il n’a jamais perdu sa confiance en Dieu. « La terreur provenant de tous les sens ! » se moquaient les critiques de Jérémie, riant ainsi du caractère sombre de ses prédictions et de ses prophéties. Le risque d’être dénoncé aux autorités planait sur lui constamment. Même ceux qu’il croyait être ses amis l’abandonnèrent : « Peut-être sera-t-il attrapé et, à ce moment-là, nous triompherons et obtiendrons vengeance ». Jésus fut traité pareillement alors que les pharisiens et les scribes essayaient constamment de le prendre en défaut pour violation de la Loi. Ils allèrent jusqu’à mettre des personnes malades sur son chemin le jour du Sabbat pour vérifier s’Il allait les guérir quand même. Ils lui demandèrent s’il était légitime de payer le tribut à César sachant qu’un oui ou un non serait tout aussi incriminant.

Mais la confiance évidente de Jérémie envers son Dieu manifeste que ses détracteurs ne prévaudraient pas. « Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas. Leur défaite les couvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable. » (no Jérémie 20, 11). Ultimement, Jérémie sait que la vérité et la justice prévaudront toujours peu importe ce que certaines personnes essaient de faire croire. C’est une vérité que nous devons nous rappeler à nous-mêmes.

N’ayez pas peur

À combien de reprises entendons-nous, dans les Évangiles, Jésus interpeller les gens en leur disant « N’ayez pas peur! ». Le passage de Mathieu 10, 26-32 suit le récit de l’envoi des douze apôtres pour prêcher au monde entier. Ses premières paroles sont frappantes : « Ne craignez donc pas ces gens-là ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. » (Mt 10, 26). Jésus continue en les mettant en garde concernant leur mission qui allait inévitablement leur apporter des persécutions et des souffrances. Il existe certaines peurs inappropriées pour les disciples de Jésus, tandis que d’autres sont de mise.

Qu’est-ce que qui justifie la peur ? Jésus met en garde ses disciples contre ceux qui peuvent nuire à l’âme. À quoi cela fait-il référence aujourd’hui ? Jésus parle des personnes ou des situations qui peuvent assécher l’Esprit, l’écrasant en tuant la vie, l’espoir et les rêves, détruisant la foi et la joie. Doivent également être craintes les conséquences à renier Jésus. La plupart du temps, ces personnes ne sont pas de « mauvaises personnes » ! En effet, ce sont souvent de très bonnes personnes, et oui, des « personnes d’Église » ! Peut-être nous-mêmes, avons-nous blessé l’âme des autres par notre manque de foi, d’espérance et de joie. Combien de fois avons-nous renié Jésus par nos propres réticences à parler de Lui ou de Lui rendre témoignage, par peur de déranger les autres.

La peur peut être une partie essentielle de la foi même si la foi exclut l’anxiété. C’est seulement par l’entremise des souffrances que nous arrivons à vivre dans la lumière et dans une paix mature qui dure. Ne laissons personne nous intimider ! Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus dit à ses disciples d’être ouverts et honnêtes. À la fin, tout sera mis en lumière, même ces choses qui sont encore cachées. Ainsi, nous avons la certitude que l’on ne gagne jamais rien à cacher des choses.

La signification de la divine providence

Lorsque nous parlons de « divine providence », nous faisons référence à Dieu, plus particulièrement en tant que Père et Créateur. La Providence signifie souvent le dessein de l’Univers dans lequel tout est ordonné et formé, ce qui prend soin des lys et des moineaux. Le problème apparaît lorsque nous faisons l’expérience de l’imprédictible, alors que le désordre domine, ou semble dominer dans l’univers.

Lorsque ces moments surviennent, nous nous posons cette profonde question : Y a-t-il véritablement un Dieu ? Est-ce que ce Dieu se soucie de nous ? Comment un Dieu providence peut-il exister alors qu’il y a tant de mal et de souffrances inutiles ? Les enseignements sur la « providence » sont constamment présents dans l’Ancien et le Nouveau Testament. La Volonté de Dieu gouverne toutes choses. Dieu aime toutes personnes. Il désire le salut de tous et sa paternelle providence s’étend à toutes les nations.

Cela ne signifie pas que les croyants peuvent rester assis comme des paresseux. Au contraire, qu’ils réalisent plutôt que la confiance en Dieu mène à une réponse éclairée aux défis de la vie en ce monde. « Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.» (Mt, 6, 32-33).

À côté des enseignements sur le portement de la croix et l’obéissance à la volonté de son Père, Jésus parle du souci de Dieu pour ses enfants et par conséquent de ne pas être anxieux pour le futur : « Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? » (Mt, 6, 27). Jésus, chez Mathieu, se réfère à une disposition de confiance que les enfants de Dieu doivent avoir.

Les personnes que l’on reconnaît comme imprégnées de la providence de Dieu deviennent graduellement reconnues et aimées parce que ce sont des personnes sages. Contrairement aux gens mondains qui sont consumés par l’acquisition de nourriture et de vêtements, les disciples et amis de Dieu recherchent d’abord une relation avec Dieu, connaissant la volonté de Dieu et donnant des preuves de la volonté de Dieu dans leur vie. Si nous commençons à croire que Dieu pourvoira pour nous généreusement, en retour, nous pouvons être détachés et généreux dans le partage de nos ressources avec les autres.

Dans nos relations, nous tendons à cacher qui nous sommes véritablement et ce que nous faisons, par crainte. Grâce à la miséricorde du Christ et au pardon que nous recevons des autres par son entremise, nous pouvons être honnêtes entre nous. Nous savons tous que la connaissance donne du pouvoir. Nous nous méfions des personnes qui en savent beaucoup sur nous puisque nous avons tous vécu des expériences où on a abusé de ce pouvoir. D’un autre côté, une autorité qui désire vraiment notre bien et qui agit en conséquence nous sécurise. Le pouvoir de Dieu en Jésus est une réalité qui, pour notre bien, se modère si humblement et complètement, que nous faisons l’expérience d’une sainte liberté, d’une liberté qui dissipe la peur. En même temps, il s’agit d’un pouvoir de vie, qui embrasse même les personnes apathiques ou méprisantes, et qui a un tendre souci pour eux et qui fait en sorte qu’aucun cheveu de leur tête ne soit perdu.

Le jugement sera fait par Dieu, Celui qui connaît le nombre de cheveux que nous avons sur la tête et qui sait combien il y a de moineaux sur la terre. Et puis Jésus ajoute calmement : « Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux » (Mt 10, 31). C’est agréable de savoir que toutes nos tribulations, nos souffrances et nos anxiétés ne sont pas vaines. La prochaine fois que nous aurons le sentiment que notre vie ne vaut pas la peine d’être vécue, prenons courage et ayons confiance dans le soin que Dieu nous porte.

Église en sortie 2 juin 2017

Cette semaine à Église en sortie, nous recevons le Dr. Patrick Vinay à propos de son expérience de soignant-accompagnant en soins palliatifs et du sens profond de la mort aujourd’hui. L’abbé Claude Paradis nous offre sa dernière chronique des actualités de la rue de la saison. Et en troisième partie, Francis Denis s’entretient avec Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal sur l’enseignement de l’Église relativement à la mort et sur la nouvelle réalité qu’est l’euthanasie au Québec.

Allocution du pape François lors de la rencontre avec le Patriarche orthodoxe-copte Tawadros II

Vous trouverez ci-dessous le texte de l’allocution du pape François lors de la rencontre oecuménique avec le patriarche orthodoxe copte Sa Sainteté Tawadros II:

Le Seigneur est ressuscité, il est vraiment ressuscité [Al Massih kam, bihakika kam !]

Sainteté, très cher Frère,

C’est depuis peu qu’a eu lieu la grande Solennité de Pâques, centre de la vie chrétienne, que

nous avons eu la grâce de célébrer cette année le même jour. Nous avons ainsi proclamé à l’unisson l’annonce de la Résurrection, en revivant, en un certain sens, l’expérience des premiers disciples, qui ce jour-là, ensemble, « furent remplis de joie en voyant le Seigneur » (Jn 20, 20). Cette joie pascale est aujourd’hui enrichie par le don d’adorer ensemble le Ressuscité dans la prière et d’échanger de nouveau, en son nom, le saint baiser et l’accolade de la paix. J’en suis très reconnaissant : en arrivant ici comme pèlerin, j’étais certain de recevoir la bénédiction d’un Frère qui m’attendait. Grande était l’attente de nous retrouver : en effet, je garde bien vivant le souvenir de la visite de Votre Sainteté à Rome, peu après mon élection, le 10 mai 2013, une date qui est heureusement devenue l’occasion de célébrer chaque année la Journée d’amitié copte-catholique.

Dans la joie de poursuivre fraternellement notre route œcuménique, je voudrais rappeler avant tout ce jalon dans les relations entre le siège de Pierre et celui de Marc qu’est la Déclaration commune signée par nos prédécesseurs il y a plus de quarante ans, le 10 mai 1973. Ce jour-là, après des « siècles d’histoire difficiles », au cours desquels « ont surgi des divergences théologiques qui ont été entretenues et aggravées par des facteurs de caractère non théologique » et par une méfiance toujours plus généralisée dans les relations, grâce à Dieu on est arrivé à reconnaître ensemble que le Christ est « Dieu parfait pour ce qui est de sa divinité, et homme parfait pour ce qui est de son humanité » (Déclaration commune signée par le Saint-Père Paul VI et par Sa Sainteté Amba Shenouda III, 10 mai 1973). Mais non moins importants et non moins actuels sont les mots qui précèdent immédiatement, par lesquels nous avons reconnu « notre Seigneur et Dieu et Sauveur et Roi de nous tous, Jésus Christ ». Par ces expressions, le siège de Marc et celui de Pierre ont proclamé la seigneurie de Jésus : ensemble, nous avons confessé que nous appartenons à Jésus et qu’il est notre tout.

De plus, nous avons compris qu’étant siens, nous ne pouvons plus penser aller chacun son chemin, car nous trahirions sa volonté : que les siens soient « tous […] un […] pour que le monde croie » (Jn 17, 21). Devant le Seigneur, qui nous veut « parfaitement un » (v. 23), il ne nous est plus possible de nous cacher derrière les prétextes des divergences d’interprétation ni non plus derrière des siècles d’histoire et de traditions qui nous ont rendus étrangers. Comme l’a dit ici Sa Sainteté Jean-Paul II : « Il n’y a pas de temps à perdre à ce sujet. Notre communion dans l’unique Seigneur Jésus Christ, dans l’unique Esprit Saint et dans l’unique Baptême constitue déjà une réalité profonde et fondamentale » (Discours lors de la rencontre œcuménique, 25 février 2000). Il y a, en ce sens, non seulement un œcuménisme fait de gestes, de paroles et d’engagement, mais une communion déjà effective, qui grandit chaque jour dans la relation vivante avec le Seigneur Jésus, qui s’enracine dans la foi professée et se fonde réellement sur notre baptême, sur le fait d’être des ‘‘créatures nouvelles’’ (cf. 2 Co 5, 17) en lui : en somme, « un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Ep 4, 5). D’ici, nous repartons toujours, pour préparer le jour si désiré où nous serons en pleine et visible communion à l’autel du Seigneur.

Sur ce chemin passionnant qui, – comme la vie- n’est pas toujours facile et linéaire, mais sur lequel le Seigneur nous exhorte à aller de l’avant, nous ne sommes pas seuls. Nous accompagne une foule immense de saints et de martyrs, qui déjà pleinement unis, nous poussent à être ici-bas une image vivante de la « Jérusalem céleste » (Ga 4, 26). Parmi eux, se réjouissent certainement aujourd’hui de notre rencontre, à titre particulier, les saints Pierre et Marc. Le lien qui les unit est grand. Qu’il suffise de penser au fait que saint Marc a placé au cœur de son Évangile la profession de foi de Pierre : « Tu es le Christ ». Ce fut la réponse à la question, toujours actuelle, de Jésus : « Mais vous, qui dites-vous que je suis ? » (Mc 8, 29). Aujourd’hui également beaucoup de gens ne savent pas répondre à cette interrogation ; il manque même quelqu’un pour la susciter et surtout pour offrir en réponse la joie de connaître Jésus, cette même joie avec laquelle nous avons la grâce de le confesser ensemble.

Ensemble, nous sommes donc appelés à témoigner de lui, à porter au monde notre foi, avant tout de la manière propre à la foi : en la vivant, car la présence de Jésus se transmet avec la vie et parle le langage de l’amour gratuit et concret. Coptes orthodoxes et Catholiques, nous pouvons toujours plus parler ensemble cette langue commune de la charité : avant d’entreprendre une initiative pour le bien, il serait beau de nous demander si nous pouvons la faire avec nos frères et sœurs qui partagent la foi en Jésus. Ainsi, en édifiant la communion dans le concret quotidien du témoignage vécu, l’Esprit ne manquera pas d’ouvrir des voies providentielles et imprévues d’unité. C’est avec cet esprit apostolique constructif que Votre Sainteté continue de réserver une attention authentique et fraternelle à l’Église copte catholique : une proximité dont je suis très reconnaissant et qui a trouvé une admirable expression dans le Conseil National des Églises Chrétiennes, auquel elle a donné naissance pour que ceux qui croient en Jésus puissent œuvrer toujours davantage ensemble, au bénéfice de la société égyptienne tout entière. J’ai beaucoup apprécié également la généreuse hospitalité offerte à la 13ème rencontre de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et les Églises orthodoxes orientales, qui s’est tenue ici l’année dernière à votre invitation. C’est un beau signe que la rencontre suivante se soit déroulée cette année à Rome, presque pour exprimer une continuité particulière entre les sièges de Marc et de Pierre.

Dans les Saintes Écritures, Pierre semble de quelque manière répondre à l’affection de Marc en l’appelant « mon fils » ( 1P 5, 13). Mais les liens fraternels de l’Évangéliste et son activité apostolique concernent aussi saint Paul qui, avant de mourir martyr à Rome, parle de l’utilité prévenante de Marc dans son ministère (cf. 2 Tm 4, 11) et le cite plus d’une fois (cf. Phm 24 ; Col 4, 10). Charité fraternelle et communion de mission : voici les messages que la Parole divine et nos origines nous livrent. Ce sont les semences évangéliques que nous avons la joie de continuer à irriguer et, par la grâce de Dieu, à faire croître ensemble (cf. 1 Co 3, 6-7).

La maturation de notre chemin œcuménique est soutenue, de manière mystérieuse et plus que jamais actuelle, également par un vrai et authentique œcuménisme du sang. Saint Jean écrit que Jésus est venu « par l’eau et par le sang » (1 Jn 5, 6) ; qui croit en lui, ainsi « est vainqueur du monde » (1 Jn 5, 5). Par l’eau et le sang : en vivant une vie nouvelle dans notre Baptême commun, une vie d’amour toujours et pour tous, y compris au prix du sacrifice du sang. Que de martyrs dans ce pays, depuis les premiers siècles du christianisme, ont vécu la foi héroïquement et jusqu’au fond, en versant leur sang plutôt que de renier le Seigneur et de céder aux illusions du mal ou seulement à la tentation de répondre au mal par le mal. Le vénérable Martyrologue de l’Église copte en témoigne bien. Encore récemment, malheureusement, le sang innocent de fidèles sans défense a été cruellement versé : leur sang innocent nous unit. Très cher Frère, tout comme la Jérusalem céleste est unique, unique est notre martyrologe, et vos souffrances sont aussi nos souffrances. Fortifiés par votre témoignage, œuvrons pour nous opposer à la violence en prêchant et en semant le bien, en faisant grandir la concorde et en maintenant l’unité, en priant afin que tant de sacrifices ouvrent la voie à un avenir de pleine communion entre nous et de paix pour tous.

La merveilleuse histoire de sainteté de cette terre n’est pas particulière uniquement à cause du sacrifice des martyrs. À peine terminées les persécutions antiques, a émergé une forme nouvelle de vie qui, donnée au Seigneur, ne retenait rien pour elle: dans le désert a commencé le monachisme. Ainsi, aux grands signes que Dieu, par le passé, avait accomplis en Égypte et dans la Mer rouge (cf. Ps 106, 21-22), a fait suite le prodige d’une vie nouvelle, qui a fait fleurir de sainteté le désert. Avec vénération pour ce patrimoine commun, je suis venu en pèlerin sur cette terre, où le Seigneur lui-même aime se rendre: ici, glorieux, il est descendu sur le mont Sinaï (cf. Ex 24, 16) ; ici, humble, il a trouvé refuge en tant qu’enfant (cf. Mt 2, 14).

Sainteté, très cher Frère, que le même Seigneur nous accorde de repartir aujourd’hui, ensemble, en pèlerins de communion et en messagers de paix. Sur ce chemin, que nous prenne par la main Celle qui a accompagné ici Jésus et que la grande tradition théologique égyptienne a déclarée depuis l’antiquité Theotokos, Mère de Dieu. À ce titre, s’unissent admirablement l’humanité et la divinité, car dans la Mère, Dieu s’est fait pour toujours homme. Que la Vierge Sainte, qui nous conduit toujours à Jésus, symphonie parfaite du divin avec l’humain, apporte encore un peu du Ciel sur notre terre!

[00620-FR.01] [Texte original: Italien]

Les Sept dernières paroles du Christ: 5e réflexion de carême

Cinquième parole
« J’ai soif. »
Jean 18, 28

    1. Cette semaine, méditez votre propre « soif » de Dieu. Êtes-vous en contact avec ce désir de tout être humain qui est si central pour notre foi ?
    2. En quoi la rencontre avec la Samaritaine était-elle convenable ? Cette semaine, lisez le quatrième chapitre de l’Évangile de Jean.
    3. Mère Teresa affectionnait particulièrement les paroles « J’ai soif », qu’elle plaçait sur les mûrs de chaque chapelle des sœurs Missionnaires de la Charité. Pourquoi ?
    4. « Que puis-je faire pour « désaltérer la soif de Jésus » ?
    5. « Nous nous attachons à nos propres plans ». Faisons-nous vraiment con ance à Dieu, à ce qu’Il prévoit pour nous ? Comment pouvons-nous lui faire plus pleinement con ance en nous détachant de nos propres plans ?
    6. Cette semaine, quelle étape puis-je franchir a n de désaltérer davantage cette soif de Jésus pour nous ? Comment puis-je prendre part à la croix de Jésus en agissant comme un disciple authentique envers ceux qui sont dans le besoin ?
Vous pouvez vous procurer le livre « Les Sept dernières paroles du Christ » du père Thomas Rosica c.s.b. en ligne:
Vous pouvez également consulter le guide d’étude du carême 2017 au lien suivant:

Les Sept dernières paroles du Christ: 4e réflexion de carême

Quatrième parole
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
Matthieu 27, 45-46

1. Nous nous concentrons sur les trois dernières heures de Jésus sur la croix. Marc met l’accent sur le fait qu’Il fut cloué à la croix à 9 heures du matin. Il y a beaucoup de différences dans les récits des Évangiles de Mathieu, Marc, Luc et Jean même en ce qui a trait aux dernières paroles de Jésus. Cette semaine, prenez le temps de lire ces différents récits. Lequel de ces récits vous touche davantage ?

2. Dans l’Évangile de Mathieu, Jésus prononce la « quatrième parole » tirée du Psaume 22. Lisez le Psaume 22 cette semaine. Comment vous adressez-vous à Dieu ?

3. Dans ce cheminement de carême, êtes-vous conscient de la Présence de Dieu à tout moment? Qu’est-ce qui vous aide à garder cette Présence constante à votre conscience ?

4. Une question brûlante nous hante toujours : comment le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob peut-il être au milieu d’une telle destruction, d’une telle perte et d’une telle horreur ?

5. « Jésus ne nous apporte pas la délivrance de la mort mais la délivrance à travers elle. » Qu’est- ce que cela signi e pour vous ?

6. « Nous sommes-nous sentis abandonnés dans nos souffrances, ou avons-nous abandonné nos proches à leurs douleurs et à leurs souffrances ? Est-ce que je fais parfois mienne cette prière du psalmiste et de Jésus : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné » ?

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Les Sept dernières paroles du Christ: 3e réflexion de carême

Troisième parole
« Femme, voici ton ls. » […] « Voici ta mère. »
Jean 19, 25-27

1. Marie, la Mère de Dieu, est parmi les cinq personnes qui se trouvent au pied de la croix, avec le « disciple bien-aimé ». Qui est ce disciple bien-aimé ?

2. À l’Annonciation, Marie répond à l’Ange, messager de Dieu, :« Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole » (Luc 1, 26-38). Comment ce « oui » de Marie fut-il pleinement accompli au pied de la croix ?

3. De quelle manière cette parole du Christ à sa mère et au disciple bien-aimé a-t-elle contribué à donner naissance à l’Église, au Peuple de Dieu ?

4. La Communion des Saints est décrite de nombreuses manières à travers l’Écriture. Comment faites-vous l’expérience de cette communion avec les autres croyants d’aujourd’hui ?

5. Lorsque des personnes participent à la Semaine Sainte, plus particulièrement les différents services du Triduum pascal dans votre paroisse, celles-ci se sentent-elles accueillies par une communauté chaleureuse et pleine de bonté ?

6. Le Jeudi Saint 2016, le pape François, qui a lavé les pieds de réfugiés à Rome, a été décrit ainsi : « L’évêque de Rome a parlé du pouvoir communicatif des actions concrètes, disant que ces gestes de fraternité, de tendresse, de concorde et de paix […] sont un puissant témoignage dans un monde qui a besoin désespérément de tels signes et gestes ». Identi ez une action concrète que vous pouvez faire cette semaine pour être un signe de paix et de tendresse en ce monde ?

 

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Vous pouvez également consulter le guide d’étude du carême 2017 au lien suivant:

http://saltandlighttv.org/seven-last-words/pdf/seven_last_words_studyguide_fr.pdf

Église en sortie 10 février 2017

Cette semaine à Église en sortie, Francis Denis reçoit Marie-Claude Lalonde, Directrice nationale de l’Aide à l’Église en Détresse Canada, pour un épisode complet consacré au dernier rapport 2016 sur la liberté religieuse dans le monde. On vous présente également un reportage sur la prière œcuménique au Monastère et à la paroisse Saint-Antoine le Grand de Montréal tourné lors de la semaine de prière pour l’Unité des chrétiens.

Église en sortie 9 décembre 2016

Cette semaine à Église en sortie, on s’entretient avec Suzanne Desrochers, adjointe au directeur de l’Office de catéchèse du Québec. On vous présente les moments forts de la cérémonie de fermeture de la Porte de la miséricorde de l’archidiocèse de Montréal à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde. Dans la troisième partie de l’émission, Francis Denis reçoit Francine Beaulieu-Roy qui nous parle de son livre intitulé « Projet de mariage, projet de vie ».

Montréal, une histoire à redécouvrir

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Le 11 décembre prochain, aura lieu le lancement du 375e anniversaire de la ville de Montréal. Cette année sera donc l’occasion de connaître davantage cette Ville-Marie qui allait naître il y a bientôt 375e ans. Outre les nombreuses activités organisées par la ville de Montréal pour célébrer cette riche histoire, tous sont invités à faire mémoire de ce passé pas si loin de nous afin de réfléchir aux grandes orientations qui détermineront les années à venir. En ce sens, la lettre pastorale de Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal, intitulée « Au nom de Jésus » nous offre une profonde réflexion qui peut nous aider à mieux comprendre la métropole du Québec.

Ville-Marie, une aventure mystique

Lorsqu’on côtoie trop souvent une réalité, nous avons tendance à nous y habituer, à ne plus y porter attention et même à la prendre pour acquise. Une ville ne fait pas exception à ce phénomène. Parlez-en à tous ces Parisiens qui ne sont jamais montés dans la tour Eiffel ou à tous ces Torontois qui ne sont jamais montés dans la Tour du CN ! De la même manière, trop peu souvent les Montréalais s’arrêtent et s’interrogent sur l’histoire de leur ville, spécialement son passé religieux, bien que sa fondation soit indissociablement « animée par un souffle d’évangélisation ».

Selon Mgr Lépine, Montréal est d’abord et avant tout un « projet inspiré par Dieu » fondé par des hommes et des femmes qui « au Nom de Jésus […] ont fondé la ville de Montréal le 17 mai 1642 ». Faire abstraction de cette dimension religieuse de la fondation de celle que l’on nommait à l’époque « Ville-Marie » participe, selon moi, de cette « mémoire blessée » selon les mots de l’historien Éric Bédard (19 :45min). Comment surmonter cette amnésie volontaire d’« un monde qui veut souvent se construire sans Dieu » ?

Pour une guérison de la mémoire

Ce monde « sans Dieu » correspond-t-il vraiment aux promesses telles que formulées par certains courants influents lors de la Révolution Tranquille ? Une « juste conception de la laïcité » est bien évidemment louable. Je ne connais aucun évêque ou prêtre désireux de gérer le boulevard Métropolitain. Cependant, faire comme si la forme la plus haute de l’expérience humaine s’exprimait dans la culture du divertissement m’apparaît être une des sources de la crise actuelle telle que décrite dans le document de l’AECQ « Des solidarités à reconstituer et à reconstruire ». Esquiver la tentation de réduire les citoyens à de simples « homo economicus » est l’une des tâches importantes des institutions aujourd’hui, et c’est à ce rendez-vous que nous convie Mgr Christian Lépine lors de ce 375e.

En ce sens, retrouver l’accès à l’inspiration de nos pères fondateurs « par le pardon et la confiance, le dialogue et la réconciliation » dépend d’un nouveau souffle évangélisateur selon les deux conseils du pape François lors de la Messe d’action de grâce pour la canonisation équipollente des saints François de Laval et Marie de l’Incarnation, à Rome, le 12 octobre 2014 :

Le premier est celui-ci : « Souvenez-vous de ceux qui vous ont dirigés : ils vous ont annoncé la parole de Dieu. La mémoire des missionnaires nous soutient au moment où nous faisons l’expérience de la rareté des ouvriers de l’Évangile.

Le second est celui-ci : Rendre hommage à qui a souffert pour nous apporter l’Évangile signifie livrer nous aussi la bonne bataille de la foi, avec humilité, douceur et miséricorde, dans la vie de chaque jour. Et cela porte du fruit.

 Mémoire de ceux qui nous ont précédés, de ceux qui ont fondé notre Église. Église féconde que celle du Québec ! Féconde de nombreux missionnaires qui sont allés partout. []

Maintenant un conseil : que cette mémoire ne nous conduise pas à abandonner la franchise et le courage. Le diable est jaloux et il ne tolère pas qu’une terre soit ainsi féconde de missionnaires. Prions le Seigneur pour que le Québec revienne sur ce chemin de la fécondité, pour donner au monde de nombreux missionnaires. [] Que le Québec redevienne cette source de bons et de saints missionnaires.