Le saint patron du Canada: un héritage caché

Saint Joseph avec l’Enfant Jésus de Guido Reni (1640). Source : le Musée des beaux-arts de Houston, la Collection Renzi, cadeau de M. et Mme Harris Masterson III.

Le Canada célèbre ses 150 ans ! Mais qu’est-ce que nous célébrons au juste pour ce 150e anniversaire ? Quelles histoires devrions-nous raviver ? Le pape François nous dirait : « L’absence de mémoire historique est un sérieux défaut de notre société. Il s’agit de la mentalité immature du « c’est du passé ». Connaître et pouvoir prendre position face aux événements passés est l’unique possibilité de construire un avenir qui a un sens. On ne peut éduquer sans mémoire » (Amoris Laetitia, 193).

En tant qu’organisation catholique canadienne, nous nous rappelons le jour heureux où nous sommes devenus la première télévision catholique au Canada en 2002, née du souffle des  Journées mondiales de la jeunesse, à Toronto avec la bénédiction du pape Jean Paul II. Nous nous tenions sur les épaules d’un géant, Gaetano Gagliano, canadien d’origine italienne et,  père fondateur de l’une des plus grandes entreprises au Canada, St. Joseph Communications, qui porte le nom du saint patron de notre pays.

Mais qu’est-ce que tout cela a à voir avec le 150e du Canada ? Pour TV Sel + Lumière, voilà où se trouve la clé pour comprendre une partie de notre histoire. Au cœur de nos bureaux se dresse une chapelle consacrée à la mémoire de Gaetano et de son épouse Giuseppina. Et à l’intérieur de cette même chapelle, une statue de saint Joseph, cadeau de Gaetano… qui était un homme d’affaires dévoué, un mari et un père fidèle. Homme d’une grande vision, il s’est consacré à trouver un moyen de communiquer sa foi de manière efficace.

En se rappelant Gaetano, on se souvient de ce qui lui tenait le plus à cœur : la transmission de la foi catholique, la famille, l’aide aux personnes dans le besoin et, un regard tourné vers l’avenir avec espoir. Certes, plusieurs choses peuvent être attribuées aux principes de base de la vie de Gaetano, mais il semble qu’ils pourraient trouver leur racine dans sa profonde dévotion pour saint Joseph.

Saint Joseph, en tant que saint patron du Canada, est connu comme le gardien de Jésus, de Marie et de la Sainte Famille. Il est aussi connu comme un homme qui craignait Dieu, un homme passionné par son travail, un époux et père de toute tendresse. En 1984, quand le pape Jean Paul II a visité l’Oratoire St-Joseph, il s’est adressé aux membres du clergé. À la fin de son discours, il leur a dit: « Tous ici, dans cet Oratoire où tant de grâces ont été obtenues, nous demandons l’intercession de saint Joseph. Il a eu aux côtés de Jésus et de Marie un rôle humble de serviteur, vivant continuellement dans l’intimité avec le Fils de Dieu. Nous sommes avant tout des serviteurs du Fils de Dieu ».  

Cet Oratoire, aujourd’hui le plus grand sanctuaire dédié au père terrestre de Jésus dans le monde, a été construit grâce à l’inspiration et aux prières de saint frère André Bessette. Sa dévotion de toute une vie au charpentier pourrait se résumer à ce qu’il a dit, un jour, concernant les miracles et les guérisons qui se manifestaient à cause de son intercession : « Je ne suis rien… qu’un simple instrument entre les mains de la Providence, un humble instrument au service de saint Joseph ».

La piété populaire entourant saint Joseph s’est accrue au fil des années et ce n’est pas surprenant de voir des hommes et des femmes, à l’image de Gaetano, lui confier leur travail et leur famille. Mais si nous retrouvons saint Joseph au sein de la piété catholique au Canada, cela remonte aux premiers missionnaires qui se sont établis en Nouvelle-France.

En 1624, le père Joseph Le Caron, un Récollet, est l’un des premiers à y mettre les pieds. Son premier réflexe est de confier la Nouvelle-France à la protection de saint Joseph. Dans une lettre adressée à son supérieur en France, il explique : « Nous avons fait une grande solennité où tous les habitants se sont trouvés… par un voeu que nous avons fait à saint Joseph, que nous avons choisi pour notre patron du pays et protecteur de cette église naissante ».

Cette fête a été soulignée le 19 mars 1624. À cette époque la dévotion à saint Joseph était encore à ses débuts. En confiant ce nouveau pays à saint Joseph, les missionnaires n’avaient qu’un seul espoir : faire connaître Jésus et rendre la foi catholique accessible à tous.  

Nous nous appuyons sur les épaules de ses grands de notre histoire ! Ainsi, Sel + Lumière veut répondre à l’appel du Pape Jean Paul II de devenir des « servants du Fils de Dieu », d’être gardiens de notre foi catholique et, faire en sorte qu’elle soit partagée de manière efficace partout au Canada.

Prière à Saint Joseph, protecteur de l’Église 

Brave Joseph, associé au projet de Dieu sur notre humanité, votre tendresse entoure la nouvelle Église naissante. Tout comme Marie et Jésus reconnaissent en vous la protection du Père, ainsi la communauté de foi se place sous votre garde.

Soutenez-nous par l’Esprit qui anime le foyer de Nazareth et conduisez nos pas sur la route vers le Royaume. Accompagnez-nous dans notre mission. Faites que nous soyons lumière du monde afin que, de l’humanité transfigurée dans le Christ, jaillisse la famille de Dieu.

Communiquez-nous la force de poursuivre l’option de Dieu en faveur des pauvres et des faibles. Guidez-nous dans nos actions pastorales afin que nos gestes s’ajustent à la Bonne Nouvelle.

Amen.

Source: L’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal

Laisser un commentaire

*