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	<title>Télévision Sel + Lumière</title>
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	<description>Pensées et réflexions de votre chaîne catholique</description>
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		<title>Messe des cendres à Rome</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 20:52:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sr Marie-Noëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême et Pâques]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqué]]></category>
		<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[fête liturgique]]></category>
		<category><![CDATA[Église catholique]]></category>
		<category><![CDATA[Benoît XVI]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour entrer en Carême, temps de conversion,  la tradition à Rome veut que le Pape commence le Carême par une prière  dans la basilique Saint-Anselme, puis qu&#8217;il se rende en procession à la Basilique Sainte-Sabine pour la messe, la bénédiction et l&#8217;imposition des Cendres. Diffusion de la Statio et Procession Pénitentielle à la Basilique Saint-Anselme, Messe, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour entrer en Carême, temps de conversion,  la tradition à Rome veut que le Pape commence le Carême par une prière  dans la basilique Saint-Anselme, puis qu&#8217;il se rende en procession à la Basilique Sainte-Sabine pour la messe, la bénédiction et l&#8217;imposition des Cendres.</p>
<p>Diffusion de la Statio et Procession Pénitentielle à la Basilique Saint-Anselme,<br />
Messe, bénédiction et imposition des Cendres à la Basilique Sainte-Sabine de Rome<br />
<strong>Mercredi 22 février 16h</strong></p>
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		<title>Les voies du désert&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 19:42:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>P. Thomas Rosica</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême et Pâques]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion biblique]]></category>

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		<description><![CDATA[Premier dimanche de carême 26 février 2012 Genèse 9,8-15; 1 Pierre 3,18-22; Marc 1,12-15 Est-ce qu’il y a vraiment quelqu’un qui attend le Carême avec impatience? Qu’est-ce qui nous attire dans le Carême? Quels aspects de cette démarche nous mettent à l’épreuve? Pour nous aider, les textes de l’Écriture de ce temps liturgique ont été [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/reflexion-biblique/les-voies-du-desert"><img class="aligncenter size-full wp-image-6948" title="Le Christ" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Le-Christ2.jpg" alt="" width="610" height="300" /></a><br />
<strong>Premier dimanche de carême</strong><br />
<strong>26 février 2012</strong></p>
<p><strong>Genèse 9,8-15; 1 Pierre 3,18-22; Marc 1,12-15</strong></p>
<p>Est-ce qu’il y a vraiment quelqu’un qui attend le Carême avec impatience? Qu’est-ce qui nous attire dans le Carême? Quels aspects de cette démarche nous mettent à l’épreuve? Pour nous aider, les textes de l’Écriture de ce temps liturgique ont été soigneusement choisis pour rejouer l’histoire du salut sous nos yeux.</p>
<p>Nous commençons avec Jésus au désert&#8230; Le désert, le soleil et les affres de la faim et de la soif conjurent le démon. Marc présente Jésus aux prises avec Satan, seul et silencieux dans le désert. Dans la « tentation de Jésus au désert », Marc ne parle pas des trois tentations ni du fait que Jésus aurait jeûné. Pour Marc, la tentation de Jésus s’inscrit dans la lutte entre le bien et le mal, entre Dieu et Satan.<span id="more-6947"></span></p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Le-Christ-et-le-d%C3%A9mon1.png"><img class="alignright size-medium wp-image-6951" title="Jésus et le démon" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Le-Christ-et-le-d%C3%A9mon1-207x300.png" alt="" width="207" height="300" /></a>L’expérience de Jésus au désert soulève pour nous d’importantes questions. Quelles ont été les expériences de « désert » dans ma vie? Quel désert suis-je en train de traverser en ce moment? Quand et comment trouver des moments de réflexion et de contemplation au cœur d’une vie qui va trop vite? Ai-je été courageux et persévérant dans ma lutte contre les démons? Comment ai-je transformé mes déserts en zones de vie et de joie?</p>
<p>Dans Matthieu et Luc, le prince du mal tente de détourner Jésus de la foi et de l’intégrité de sa mission messianique. Mais si Israël a échoué au désert, Jésus n’échouera pas. Son lien au Père est trop fort pour que les démons puissent le briser.</p>
<p>Dans la première tentation au désert, Jésus résiste au mal, non pas en niant la dépendance de l’homme à l’égard de la nourriture, mais plutôt en mettant en perspective la vie humaine et sa finalité. Ceux qui suivent Jésus ne peuvent pas devenir dépendants des choses de ce monde. Quand nous dépendons davantage des choses matérielles que de Dieu, nous cédons à la tentation et au péché.</p>
<p><strong>Dieu aux commandes</strong></p>
<p>La deuxième tentation porte sur l’adoration du diable. Jésus rappelle une fois encore que Dieu est plus fort que le mal. C’est important pour nous, surtout lorsque nos tentations semblent nous dominer et que tout autour de nous suggère l’échec, l’obscurité et le mal. En fin de compte, c’est Dieu qui est aux commandes de notre destinée.  Dans la troisième tentation, le diable demande une révélation ou une manifestation de l’amour de Dieu pour Jésus. Jésus lui répond qu’il n’a besoin de prouver à personne que Dieu l’aime.</p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/La-tentation.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-6952" title="La tentation" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/La-tentation.jpg" alt="" width="300" height="252" /></a>La tentation est tout ce qui nous rend petit, laid et méchant. Elle utilise les stratégies les plus rusées que le mal puisse imaginer. Plus le diable nous contrôle, moins nous voulons reconnaître qu’il se bat pour dominer chaque millimètre de cette Terre. Jésus ne l’a pas laissé s’en tirer comme ça. Au tout début de sa campagne pour ce monde et pour chacun de nous,</p>
<p>Jésus s’est ouvertement confronté à l’ennemi. Il a commencé sa lutte en utilisant le pouvoir des Écritures pendant une nuit de doute, de confusion et de tentation. Nous ne devons jamais oublier l’exemple de Jésus. Ainsi, nous ne serons jamais séduits pas les tromperies du diable.</p>
<p>Nous rencontrons Dieu au milieu du désert de nos péchés d’égoïsme, de jalousie, d’efficacité, d’isolement, de cynisme et de désespoir. Et au milieu du désert, nous entendons ce que Dieu fera si nous lui ouvrons nos cœurs et laissons fleurir notre désert. Les voies du désert étaient profondément ancrées dans le cœur de Jésus, et il doit en être de même pour tous ceux et celles qui le suivent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour commander votre exemplaire de « Paroles faites chair, volume 2, année B », qui contient toutes les réflexions pour l’année B, visitez le site web du <a href="http://www.cccbpublications.ca/site/index.php?page=shop.product_details&amp;flypage=flypage.tpl&amp;product_id=1772&amp;category_id=16&amp;option=com_virtuemart&amp;Itemid=116&amp;lang=frc" target="_blank">Service des éditions de la Conférence des évêques catholiques du Canada</a>.</strong></p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Paroles-faites-chair3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6953" title="Paroles faites chair" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Paroles-faites-chair3.jpg" alt="" width="640" height="480" /></a></p>
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		<title>Il a fallu quarante jours</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 19:57:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>P. Thomas Rosica</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême et Pâques]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion biblique]]></category>

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		<description><![CDATA[Mercredi des Cendres 22 février 2012 Joël 2,12-18; 2 Corinthiens 5,20 &#8211; 6,2; Matthieu 6,1-6.16-18 L’Église entreprend aujourd’hui sa grande aventure du Carême avec Jésus, sur la route vers Jérusalem. Pendant des siècles, le Carême a été un parcours spirituel intense pour ceux qui suivent Jésus le Christ. Pourquoi le Carême compte-t-il quarante jours? Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/lent_610x300.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6919" title="Jésus et Satan" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/lent_610x300.jpg" alt="" width="610" height="300" /></a></p>
<p><strong>Mercredi des Cendres</strong><br />
<strong>22 février 2012</strong></p>
<p><strong>Joël 2,12-18; 2 Corinthiens 5,20 &#8211; 6,2; Matthieu 6,1-6.16-18</strong></p>
<p>L’Église entreprend aujourd’hui sa grande aventure du Carême avec Jésus, sur la route vers Jérusalem. Pendant des siècles, le Carême a été un parcours spirituel intense pour ceux qui suivent Jésus le Christ.</p>
<p>Pourquoi le Carême compte-t-il quarante jours? Il a fallu quarante jours pour que le péché soit noyé dans le déluge et qu’une nouvelle création puisse hériter de la terre. Il a fallu quarante ans pour que meure la génération des esclaves et qu’une autre, née en liberté, puisse entrer dans la Terre promise. Moïse, Élie et Jésus ont jeûné et prié pendant quarante jours pour se préparer à l’œuvre de leur vie.</p>
<p>Le Carême nous invite à nous détourner de nous-mêmes et de nos péchés et à former une communauté. Nous exprimons notre repentance par l’abnégation, qui comprend trois volets selon l’évangéliste Matthieu.<span id="more-6918"></span></p>
<p>Nous prions : « Retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père. »  Nous jeûnons : « Que ton jeûne ne soit pas connu des hommes, mais seulement de ton Père. »  Nous faisons l’aumône : « Que ton aumône reste dans le secret; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. »</p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/lent_ash_cross-300x200.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-6921" title="Les cendres" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/lent_ash_cross-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Par la prière, le jeûne et l’aumône, nous faisons le grand ménage du printemps dans nos vies, nous aiguisons nos sens, nous remettons le lendemain à sa place et nous profitons des instants présents.</p>
<p>L’une des pratiques du Carême les plus sujettes à malentendu est le jeûne. Jeûner est devenu une pratique ambiguë de nos jours. Dans l’Antiquité, on ne connaissait que le jeûne religieux; aujourd’hui, il y a le jeûne politique et social (la grève de la faim), le jeûne prophylactique ou idéologique (le végé- talisme), le jeûne pathologique (l’anorexie) et le jeûne esthétique (le culte du corps). Mais il y a surtout le jeûne imposé par la nécessité : celui de millions d’êtres humains qui n’ont pas accès au minimum indispensable et qui meurent de faim.</p>
<p>Ces jeûnes en eux-mêmes n’ont aucune dimension religieuse. Dans le jeûne esthétique, on en arrive même parfois à « mortifier » le vice de la gloutonnerie pour mieux céder à un autre péché capital, celui de l’orgueil ou de la vanité. Jeûner est en soi une chose bonne et recommandable; ce geste traduit quelques attitudes religieuses fondamentales : la révérence devant Dieu, la reconnaissance de ses péchés, la résistance aux désirs de la chair, le souci des pauvres et la solidarité à leur égard&#8230; Cependant, comme en toutes choses humaines, le jeûne peut entraîner la « présomption de la chair ». Souvenez-vous des paroles du pharisien au Temple : « Je jeûne deux fois par semaine » (Luc 18,12).</p>
<p>Le Carême nous fait découvrir les fondements de nos pratiques pieuses, de l’ascèse et des dévotions de notre tradition chrétienne catholique. Qu’avons-nous fait de la pratique fon- damentale du jeûne du Carême? Si Jésus était ici aujourd’hui pour parler à ses disciples, sur quoi mettrait-il l’accent? Nous considérons plus important de « partager le pain avec les affamés et vêtir ceux qui sont nus »; en fait, nous avons honte de qualifier nos privations de « jeûne » quand ce qui serait pour nous le sommet de l’austérité – se contenter de pain et d’eau – est pour des millions de gens un luxe extraordinaire, surtout s’il s’agit de pain frais et d’eau pure.</p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/desert-300x199.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-6922" title="Le désert" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/desert-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>Dans son message pour le Carême 2009, le pape Benoît XVI écrit :</p>
<p>« En même temps, le jeûne nous aide à prendre conscience de la situation dans laquelle vivent tant de nos frères. Dans sa Première Lettre, saint Jean met en garde : « Si quelqu’un possède des richesses de ce monde et, voyant son frère dans la nécessité, lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeurerait-il en lui? » (1 Jean 3,17). Jeûner volontairement nous aide à suivre l’exemple du Bon Samaritain, qui se penche et va au secours du frère qui souffre (cf. Deus caritas est, no 15). En choisissant librement de se priver de quelque chose pour aider les autres, nous montrons de manière concrète que le prochain en difficulté ne nous est pas étran- ger. C’est précisément pour maintenir vivante cette attitude d’accueil et d’attention à l’égard de nos frères que j’encourage les paroisses et toutes les communautés à intensifier pendant le Carême la pratique du jeûne personnel et communautaire, en cultivant aussi l’écoute de la Parole de Dieu, la prière et l’aumône. Ceci a été, dès le début, une caractéristique de la vie des communautés chrétiennes où se faisaient des collectes spéciales (cf. 2 Corinthiens 8-9; Romains 15,25-27), tandis que les fidèles étaient invités à donner aux pauvres ce qui, grâce au jeûne, avait été mis à part (cf. Didascalie Ap., V, 20, 18). Même aujourd’hui, une telle pratique doit être redécouverte et encouragée, surtout pendant le temps liturgique du Carême.»</p>
<p>Le jeûne nous aide à n’être pas que de simples « consommateurs »; il nous aide à acquérir le précieux « fruit de l’Esprit » qu’est la maîtrise de soi; il nous prédispose à la rencontre avec Dieu. Nous devons nous vider de nous-mêmes afin d’être emplis de Dieu. Jeûner crée une authentique solidarité avec les millions de personnes affamées à travers le monde. Mais il ne faut pas oublier qu’il y a des formes alternatives de jeûne et d’abstinence. Nous pouvons jeûner de fumer et de boire. Ce qui tonifie l’âme et le corps. Jeûner aussi d’images de violence et de sexualité dont la télévision, les films, les magazines et Internet nous bombardent quotidiennement au mépris de la dignité humaine. Jeûner également de la condamnation et du rejet des autres – pratiques fort répandues dans l’Église aujourd’hui.</p>
<p>« C’est maintenant le moment favorable! C’est maintenant le jour du salut! » (2 Corinthiens 6,2). Nous avons besoin du Carême pour reconnaître que notre identité et notre mission sont enracinées dans la mort et la résurrection de Jésus. La prière, le jeûne et l’aumône sont les piliers du Carême pour les chrétiens.</p>
<p>Le Carême permet de jeûner de certaines choses, mais aussi d’en célébrer d’autres. Jeûnez du mécontentement, de la colère, de l’amertume, du souci de soi, du découragement, de la paresse, de la suspicion, de la culpabilité. Célébrez la reconnaissance, la patience, le pardon, la compassion envers autrui, l’espoir, l’engagement, la vérité et la miséricorde de Dieu. Le Carême est un temps pour jeûner et pour célébrer!</p>
<p><strong>Pour commander votre exemplaire de « Paroles faites chair, volume 2, année B », qui contient toutes les réflexions pour l’année B, visitez le site web du <a onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.cccbpublications.ca/site/index.php?page=shop.product_details&amp;flypage=flypage.tpl&amp;product_id=1772&amp;category_id=16&amp;option=com_virtuemart&amp;Itemid=116&amp;lang=frc');" href="http://www.cccbpublications.ca/site/index.php?page=shop.product_details&amp;flypage=flypage.tpl&amp;product_id=1772&amp;category_id=16&amp;option=com_virtuemart&amp;Itemid=116&amp;lang=frc" target="_blank">Service des éditions de la Conférence des évêques catholiques du Canada</a>.</strong></p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Paroles-faites-chair2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6924" title="Paroles-faites-chair" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Paroles-faites-chair2.jpg" alt="" width="640" height="480" /></a></p>
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		<title>Solennité de la Chaire St Pierre Apôtre</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 15:35:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sr Marie-Noëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Benoît XVI]]></category>
		<category><![CDATA[homélie]]></category>
		<category><![CDATA[Église catholique]]></category>

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		<description><![CDATA[En cette solennité de la Chaire de Saint Pierre Apôtre, le Pape a présidé l&#8217;eucharistie en la basilique St Pierre à Rome ce matin en présence des nouveaux cardinaux dont le cardinal Thomas Collins, archevêque de Toronto. Voici l&#8217;homélie: &#171;&#160;Messieurs les Cardinaux, Vénérés frères dans l’Épiscopat et dans le Sacerdoce, Chers frères et sœurs ! [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En cette solennité de la Chaire de Saint Pierre Apôtre, le Pape a présidé l&#8217;eucharistie en la basilique St Pierre à Rome ce matin en présence des nouveaux cardinaux dont le cardinal Thomas Collins, archevêque de Toronto. Voici l&#8217;homélie:</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Messieurs les Cardinaux,<br />
Vénérés frères dans l’Épiscopat et dans le Sacerdoce,<br />
Chers frères et sœurs !</p>
<p>En la solennité de la Chaire de Saint Pierre Apôtre, nous avons la joie de nous rassembler autour de l’Autel du Seigneur avec les nouveaux Cardinaux, qu’hier j’ai agrégés au Collège cardinalice. C’est à eux avant tout que j’adresse mon cordial salut, remerciant le Cardinal Fernando Filoni pour les paroles courtoises qu’il m’a adressées au nom de tous. J’étends ma salutation aux autres Cardinaux et à tous les Prélats présents, ainsi qu’aux Autorités, à Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, aux prêtres, aux religieux et à tous les fidèles, venus des différentes parties du monde pour cette heureuse circonstance, qui revêt un caractère particulier d’universalité.<br />
Dans la seconde lecture proclamée il y a quelques instants, l’Apôtre Pierre exhorte les « Anciens» de l’Église à être des pasteurs zélés et prévenants du troupeau du Christ (cf. 1 Pt 5, 1-2). Ces paroles sont avant tout adressées à vous, chers et vénérés Frères, qui avez déjà de nombreux mérites auprès du Peuple de Dieu pour l’œuvre généreuse et sage menée dans le Ministère pastoral dans des Diocèses importants, dans la direction des Dicastères de la Curie Romaine, ou encore dans le service ecclésial de l’étude et de l’enseignement. La nouvelle dignité qui vous a été conférée veut manifester l’estime pour votre fidèle travail dans la vigne du Seigneur, rendre honneur aux Communautés et aux Nations d’où vous venez et dont vous êtes de dignes représentants dans l’Église, vous investir de nouvelles et plus importantes responsabilités ecclésiales, et enfin vous demander un supplément de disponibilité pour le Christ et pour la Communauté chrétienne tout entière. Cette disponibilité au service de l’Évangile est solidement fondée sur la certitude de la foi. Nous savons en effet que Dieu est fidèle à ses promesses et nous attendons dans l’espérance la réalisation de ces paroles de l’apôtre Pierre : « Et quand se manifestera le berger suprême, vous remporterez la couronne de gloire qui ne se flétrit pas » (1 Pt 5, 4).<span id="more-6912"></span><br />
Le passage évangélique d’aujourd’hui présente Pierre qui, mû par une inspiration divine, exprime sa foi solide en Jésus, le Fils de Dieu et le Messie promis. En réponse à cette profession de foi limpide, faite par Pierre mais aussi au nom des autres Apôtres, le Christ lui révèle la mission qu’il entend lui confier, autrement dit celle d’être la « pierre », le « rocher », le fondement visible sur lequel est construit tout l’édifice spirituel de l’Église. (cf. Mt 16,16-19). Cette dénomination de « rocher-pierre » ne fait pas référence au caractère de la personne, mais doit être comprise seulement à partir d’un aspect plus profond, du mystère : à travers la charge que Jésus lui confère, Simon-Pierre deviendra ce qu’il n’est pas par « la chair et le sang ». L’exégète Joachim Jeremias a montré qu’en arrière-plan se trouve le langage symbolique du « rocher saint ». A cet égard peut nous venir en aide un texte rabbinique dans lequel on affirme : « Le Seigneur dit ‘ Comment puis-je créer le monde, quand surgiront ces sans-Dieu et qu’ils se révolteront contre moi ?’. Mais quand Dieu vit qu’Abraham devait naître, il dit : ‘Regarde, j’ai trouvé un roc, sur lequel je peux construire et fonder le monde’. C’est pourquoi il appela Abraham un rocher ». Le prophète Isaïe y fait référence quand il rappelle au peuple « regardez le rocher d’où l’on vous a taillés… Abraham votre père » (51, 1-2). Abraham, le père des croyants, avec sa foi est vu comme le roc qui soutient la création. Simon, qui le premier a confessé Jésus en tant que Christ et a été le premier témoin de la résurrection, devient maintenant avec sa foi renouvelée, le roc qui s’oppose aux forces destructrices du mal.<br />
Chers frères et sœurs ! Cet épisode évangélique que vous avons écouté trouve une explication autre et plus éloquente encore dans un élément artistique très connu qui orne cette Basilique Vaticane : l’autel de la Cathèdre. Quand on parcourt la grandiose nef centrale et, dépassant le transept, on arrive à l’abside, on se trouve devant un énorme trône de bronze, qui semble élevé dans les airs, mais qui en réalité est soutenu par les quatre statues des illustres Pères de l’Église d’Orient et d’Occident. Et au-dessus du trône, entourée par un triomphe d’anges suspendus dans les airs, resplendit dans la fenêtre ovale la gloire de l’Esprit-Saint. Que nous dit cet ensemble sculpté, dû au génie du Bernin ? Il représente une vision de l’essence de l’Église et, à l’intérieur de celle-ci, du magistère pétrinien.<br />
La fenêtre de l’abside ouvre l’Église sur l’extérieur, vers la création tout entière, tandis que l’image de la colombe de l’Esprit-Saint montre Dieu comme la source de la lumière. Mais il y a encore un autre aspect à mettre en valeur : l’Église elle-même est en effet, comme une fenêtre, le lieu dans lequel Dieu se fait proche et va à la rencontre de notre monde. L’Église n’existe pas pour elle-même, elle n’est pas un point d’arrivée, mais elle doit renvoyer au-delà d’elle-même, vers le haut, au-dessus de nous. L’Église est vraiment elle-même dans la mesure où elle laisse transparaître l’Autre – avec un « A » majuscule – de qui elle provient et à qui elle conduit. L’Église est le lieu où Dieu « arrive » à nous, et où nous, nous « partons » vers Lui ; elle a le devoir d’ouvrir au-delà d’elle-même ce monde qui tend à se fermer sur lui-même et de lui porter la lumière qui vient d’en-haut, sans laquelle il deviendrait inhabitable.<br />
La grande chaire de bronze renferme un siège en bois du IXè siècle, qui fut longtemps considéré comme la cathèdre de l’apôtre Pierre et fut justement placé sur cet autel monumental en raison de sa grande valeur symbolique. Il exprime en effet la présence permanente de l’Apôtre dans le magistère de ses successeurs. Le siège de saint Pierre, peut-on dire, est le trône de la Vérité, qui tire ses origines du mandat du Christ après la confession à Césarée de Philippe. Le siège magistériel renouvelle aussi en nous la mémoire des paroles adressées par le Seigneur à Pierre au Cénacle : « Moi j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères » (Lc 22, 32).<br />
La chaire de Pierre évoque un autre souvenir : la célèbre expression de saint Ignace d’Antioche, qui dans sa lettre aux Romains appelle l’Église de Rome « celle qui préside à la charité » (Inscr. : PG 5, 801). En effet le fait de présider dans la foi est inséparablement lié au fait de présider dans l’amour. Une foi sans amour ne serait plus une authentique foi chrétienne. Mais les paroles de saint Ignace ont encore une autre résonnance beaucoup plus concrète : le mot « charité » était aussi utilisé par l’Église des origines pour parler de l’Eucharistie. En effet, l’Eucharistie est Sacramentum caritatis Christi, par lequel Celui-ci continue à nous attirer tous à Lui, comme Il le fit du haut de la croix (cf. Jn 12, 32). Par conséquent, « présider à la charité » signifie attirer les hommes dans une étreinte eucharistique &#8211; l’étreinte du Christ -, qui vainc toute barrière et tout manque de relation, et crée la communion à partir des différences multiples. Le ministère pétrinien est donc primauté dans l’amour au sens eucharistique, autrement dit sollicitude pour la communion universelle de l’Église dans le Christ. L’Eucharistie est la forme et la mesure de cette communion et la garantie qu’elle demeure fidèle au critère de la tradition de la foi.<br />
La grande chaire est soutenue par les Pères de l’Église. Les deux maîtres de l’Orient, saint Jean Chrysostome et saint Athanase, avec les latins, saint Ambroise et saint Augustin, représentent l’ensemble de la tradition et donc la richesse de l’expression de la vraie foi de l’unique Église. Cet élément de l’autel nous dit que l’amour s’appuie sur la foi. Il s’effrite si l’homme ne compte plus sur Dieu ni ne Lui obéit plus. Tout dans l’Église repose sur la foi : les sacrements, la liturgie, l’évangélisation, la charité. Même le droit, même l’autorité dans l’Église reposent sur la foi. L’Église ne s’auto-régule pas, elle ne se donne pas à elle-même son ordre propre, mais elle le reçoit de la Parole de Dieu, qu’elle écoute dans la foi et qu’elle cherche à comprendre et à vivre. Les Pères de l’Église ont dans la communauté ecclésiale la fonction de garants de la fidélité à la Sainte Écriture. Ceux-ci assurent une exégèse fiable, solide, capable de former avec la chaire de Pierre un ensemble stable et homogène. Les Saintes Écritures, interprétées avec autorité par le Magistère à la lumière des Pères, éclairent le chemin de l’Église dans le temps, lui assurant un fondement stable au milieu des mutations historiques.<br />
Après avoir considéré les divers éléments de l’autel de la Chaire, jetons vers lui un regard d’ensemble. Nous voyons qu’il est traversé par un double mouvement : ascendant et descendant. C’est la réciprocité entre la foi et l’amour. La chaire est bien mise en relief en ce lieu, puisqu’ici se trouve la tombe de l’Apôtre Pierre, mais elle aussi tend vers l’amour. En effet, la foi est orientée vers l’amour. Une foi égoïste ne serait pas une foi vraie. Qui croit en Jésus-Christ et entre dans le dynamisme d’amour qui trouve sa source dans l’Eucharistie, découvre la vraie joie et devient à son tour capable de vivre selon la logique du don. La vraie foi est éclairée par l’amour et conduit à l’amour, vers le haut, comme l’autel de la Cathèdre élève vers la fenêtre lumineuse, la gloire de l’Esprit-Saint, qui constitue le vrai point focal pour le regard du pèlerin quand il franchit le seuil de la Basilique Vaticane. A cette fenêtre, le triomphe des anges et les grands rayons dorés donne le plus grand relief avec un sens de plénitude débordante qui exprime la richesse de la communion de Dieu. Dieu n’est pas solitude, mais amour glorieux et joyeux, rayonnant et lumineux.<br />
Chers frères et sœurs, à nous, à chaque chrétien est confié le don de cet amour : un don à répandre par le témoignage de notre vie. Ceci est particulièrement votre devoir vénérés Frères Cardinaux : témoigner la joie de l’amour du Christ. A la Vierge Marie, présente dans la Communauté apostolique réunie en prière dans l’attente du Saint Esprit (cf. Ac 1, 14), nous confions à présent votre nouveau service ecclésial. Que la Mère du Verbe Incarné protège la marche de l’Église, soutienne l’œuvre des Pasteurs par son intercession et accueille sous son manteau tout le Collège cardinalice. Amen !&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
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		<title>Homélie de Benoit XVI durant le Consistoire pour la création des cardinaux</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Feb 2012 17:02:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sr Marie-Noëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Église au Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Benoît XVI]]></category>
		<category><![CDATA[Église catholique]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis ce matin, l&#8217;Eglise au Canada compte trois cardinaux. Le cardinal Thomas Collins vient de devenir aujourd&#8217;hui le 16e cardinal dans l&#8217;histoire du Canada avec 21 autres cardinaux du monde entier. Au cours de ce consistoire, Benoit XVI lui a remis la barrette, l&#8217;anneau ainsi que le titre cardinalice. Voici l&#8217;homélie du Pape: « Tu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis ce matin, l&#8217;Eglise au Canada compte trois cardinaux. Le cardinal Thomas Collins vient de devenir aujourd&#8217;hui le 16e cardinal dans l&#8217;histoire du Canada avec 21 autres cardinaux du monde entier. Au cours de ce consistoire, Benoit XVI lui a remis la barrette, l&#8217;anneau ainsi que le titre cardinalice.</p>
<p>Voici l&#8217;homélie du Pape:</p>
<blockquote><p>« Tu es Petrus, et super hanc petram aedificabo Ecclesiam meam ».</p>
<p>Vénérés Frères,<br />
Chers Frères et Sœurs,</p>
<p>C’est en ces termes que le chant d’entrée nous a introduits dans le rite solennel et suggestif du Consistoire ordinaire public pour la création des nouveaux Cardinaux, l’imposition de la barrette, la remise de l’anneau et l’attribution du titre. C’est par ces paroles efficaces que Jésus a constitué Pierre comme fondement solide de l’Église. De ce fondement, la foi représente le facteur qualificatif : en effet, Simon devient Pierre – roc – car il a professé sa foi en Jésus Messie et Fils de Dieu. En annonçant le Christ, l’Église est liée à Pierre et Pierre est établi dans l’Église comme roc ; cependant celui qui édifie l’Église, c’est le Christ lui-même, Pierre doit être un élément particulier de la construction. Il doit l’être à travers sa fidélité à la confession faite à Césarée de Philippe, en vertu de l’affirmation : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ».</p>
<p>Les paroles que Jésus adresse à Pierre mettent bien en évidence le caractère ecclésial de l’événement d’aujourd’hui. Les nouveaux Cardinaux, en effet, par l’attribution du titre d’une église de cette ville ou d’un diocèse suburbicaire, sont insérés à tous les effets dans l’Église de Rome, guidée par le Successeur de Pierre, pour coopérer étroitement avec lui au gouvernement de l’Église universelle. Ces chers confrères qui dans quelques instants feront partie du Collège cardinalice, s’uniront par des liens nouveaux et plus forts non seulement au Pontife Romain, mais aussi à la communauté des fidèles tout entière, disséminée dans le monde entier. En accomplissent leur service propre comme soutien au ministère pétrinien, les nouveaux cardinaux seront en effet appelés à considérer et à apprécier les situations, les problèmes et les critères pastoraux qui touchent la mission de toute l’Église. Dans cette tâche délicate, le témoignage de foi donné à travers sa vie et sa mort par le Prince des Apôtres, qui, par amour du Christ, s’est donné totalement lui-même jusqu’au sacrifice ultime, sera pour eux un exemple et une aide.<span id="more-6909"></span></p>
<p>C’est en ce sens qu’il faut comprendre aussi l’imposition de la barrette rouge. Aux nouveaux Cardinaux est confiée le service de l’amour : amour pour Dieu, amour pour son Église, amour pour le prochain avec un dévouement absolu et sans condition, jusqu’à l’effusion du sang, si nécessaire, comme le dit la formule de l’imposition de la barrette et comme l’indique la couleur rouge des habits revêtus. En outre, il leur est demandé de servir l’Église avec amour et vigueur, avec la clarté et la sagesse des maîtres, avec l’énergie et la force morale des pasteurs, avec la fidélité et le courage des martyrs. Il s’agit d’être d’éminents serviteurs de l’Église qui trouve en Pierre le fondement visible de l’unité.</p>
<p>Dans le passage de l’Évangile proclamé il y a quelques minutes, Jésus se présente comme serviteur, s’offrant comme modèle à imiter et à suivre. Sur le fond de la troisième annonce de la passion, mort et résurrection du Fils de l’homme, se détache avec un contraste criant la scène des deux fils de Zébédée, Jacques et Jean, qui poursuivent encore des rêves de gloire auprès de Jésus. Ils lui demandèrent : « Accorde-nous […] de siéger, l&#8217;un à ta droite et l&#8217;autre à ta gauche, dans ta gloire. » (Mc 10, 37). La réponse de Jésus est immédiate et sa question inattendue : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » (v. 38). L’allusion est très claire : le calice est celui de la passion, que Jésus accepte pour réaliser la volonté du Père. Le service de Dieu et des frères, le don de soi : c’est là la logique que la foi authentique imprime et développe dans notre vécu quotidien et qui, par contre, n’est pas le style mondain du pouvoir et de la gloire.</p>
<p>Par leur requête, Jacques et Jean montrent qu’ils ne comprennent pas la logique de vie dont Jésus témoigne, logique, qui – selon le Maître – doit caractériser le disciple, dans son esprit et dans ses actes. Cette logique erronée n’habite pas seulement les deux fils de Zébédée car, selon l’évangéliste, elle contamine aussi « les dix autres » apôtres qui « se mirent à s&#8217;indigner contre Jacques et Jean » (v. 41). Ils s’indignent parce qu’il n’est pas facile d’entrer dans la logique de l’Évangile et de laisser celle du pouvoir et de la gloire. Saint Jean Chrysostome affirme que tous les apôtres étaient encore imparfaits, aussi bien les deux qui veulent s’élever au-dessus des dix, que les autres qui sont jaloux d’eux (cf. Commentaire sur Matthieu, 65, 4 : PG 58). Et, en commentant les passages parallèles dans l’Évangile selon Luc, saint Cyrille d’Alexandrie ajoute : « Les disciples étaient tombés dans la faiblesse humaine et discutaient entre eux sur qui était le chef et supérieur aux autres […]. Cela est arrivé et nous a été raconté à notre profit […]. Ce qui est arrivé aux saints Apôtres peut nous servir d’encouragement à l’humilité » (Commentaire sur Luc, 12, 5, 24 : PG 72, 912). Cet épisode permet à Jésus de s’adresser à tous les disciples et de « les appeler à lui », presque pour les serrer contre lui, pour former comme un corps unique et indivisible avec Lui et indiquer quelle est la voie pour parvenir à la vraie gloire, celle de Dieu : « Vous savez que ceux qu&#8217;on regarde comme les chefs des nations dominent sur elles en maîtres et que les grands leur font sentir leur pouvoir. Il ne doit pas en être ainsi parmi vous : au contraire, celui qui voudra devenir grand parmi vous, sera votre serviteur, et celui qui voudra être le premier parmi vous, sera l&#8217;esclave de tous. » (Mc 10, 42-44).</p>
<p>Domination et service, égoïsme et altruisme, possession et don, intérêt et gratuité : ces logiques profondément opposées se confrontent à toute époque et en tout lieu. Il n’y a aucun doute sur la voie choisie par Jésus : il ne se limite pas à l’indiquer par ses paroles aux disciples de l’époque et d’aujourd’hui, il la vit aussi dans sa propre chair. Il explique en effet : « Aussi bien, le Fils de l&#8217;homme lui-même n&#8217;est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude » (v. 45). Ces paroles éclairent d’une intensité particulière le Consistoire public d’aujourd’hui. Elles résonnent au plus profond de l’âme et sont une invitation et un appel, une consigne et un encouragement spécialement pour vous, chers et vénérés Frères, qui allez devenir membres du Collège cardinalice.</p>
<p>Selon la tradition biblique, le Fils de l’homme est celui qui reçoit le pouvoir et la souveraineté de Dieu (cf. Dn 7, 13s). Jésus interprète sa mission sur la terre en superposant à la figure du Fils de l’homme celle du Serviteur souffrant, décrit par Isaïe (cf. Is 53, 1-12). Il reçoit le pouvoir et la gloire uniquement en tant que « serviteur » ; mais il est serviteur dans la mesure où il prend sur lui le destin de souffrance et de péché de toute l’humanité. Son service s’accomplit dans la totale fidélité et dans la pleine responsabilité envers les hommes. C’est pourquoi la libre acceptation de sa mort violente devient le prix de la libération pour la multitude, devient le commencement et le fondement de la rédemption de chaque homme et du genre humain tout entier.</p>
<p>Chers Frères qui allez être devenir membres du Collège cardinalice ! Que le don total de soi, offert par le Christ sur la croix, soit pour vous la norme, le stimulant et la force d’une foi qui opère dans la charité. Que votre mission dans l’Église et dans le monde soit toujours et uniquement « dans le Christ », qu’elle réponde à sa logique et non à celle du monde, qu’elle soit éclairée par la foi et animée par la charité qui nous viennent de la Croix glorieuse du Seigneur. Sur l’anneau que je vais vous remettre dans quelques instants, sont représentés les saints Pierre et Paul, avec au centre une étoile qui évoque la Vierge Marie. En portant cet anneau, vous êtes appelés chaque jour à vous souvenir du témoignage que les deux Apôtres ont donné au Christ jusqu’à la mort par le martyre, ici, à Rome, fécondant ainsi l’Église de leur sang. Tandis que le rappel de la Vierge Marie sera toujours pour vous une invitation à suivre celle qui fut solide dans sa foi et humble servante du Seigneur.</p>
<p>En concluant cette brève réflexion, je voudrais adresser mon cordial salut et mes remerciements à vous tous qui êtes présents, en particulier aux Délégations officielles des différents pays et aux représentants de nombreux diocèses. Dans leur service, les nouveaux Cardinaux sont appelés à rester toujours fidèles au Christ, en se laissant guider uniquement par son Évangile. Chers frères et sœurs, priez pour qu’en eux puisse se refléter sur le vif notre unique Pasteur et Maître, le Seigneur Jésus, source de toute sagesse, qui indique la route à tous. Priez aussi pour moi, afin que je puisse toujours offrir au Peuple de Dieu le témoignage de la doctrine sûre et tenir avec une humble fermeté la barre de la sainte Église.&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
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		<title>Communiqués des évêques concernant la décision de la Cour Suprême</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 21:48:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sr Marie-Noëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[cours d'éthique et de culture religieuse]]></category>
		<category><![CDATA[évêques du Québec]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Assemblée des évêques catholiques du Québec vient de publier un communiqué à la suite du jugement de la cour suprême du Canada concernant la demande des parents de Drummondville pour que leurs enfants soient exemptés du cours d’Ethique et de Culture religieuse. Le voici dans son intégralité: &#171;&#160;La Cour suprême vient de déclarer que le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’Assemblée des évêques catholiques du Québec vient de publier un communiqué à la suite du jugement de la cour suprême du Canada concernant la demande des parents de Drummondville pour que leurs enfants soient exemptés du cours d’Ethique et de Culture religieuse. Le voici dans son intégralité:</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;La Cour suprême vient de déclarer que le cours d’Éthique et Culture religieuse ne porte pas atteinte à la Charte des droits et libertés.</p>
<p>En 2008, après avoir plusieurs fois exprimé notre préférence pour un régime d’option entre un enseignement confessionnel et un enseignement moral sans dimension religieuse, nous avions pris acte de la décision du gouvernement du Québec d’implanter un cours unique pour tous — le cours d’Éthique et Culture religieuse — et nous avions reconnu la valeur de ses grandes finalités: la reconnaissance de l’autre et la poursuite du bien commun.</p>
<p>Nous croyons que tous les jeunes ont besoin d’une formation appropriée pour être en mesure d’apprécier la place de la religion — et en particulier du catholicisme — dans l’histoire et la culture actuelle du Québec. Ce cours peut y contribuer dans la mesure où il respecte la liberté de conscience des jeunes et de leurs parents et où il présente bien les différentes traditions religieuses. C’est dans cette perspective que l’Assemblée des évêques catholiques du Québec continuera à maintenir une attitude d’ouverture et de prudence, critique et vigilante.</p>
<p>Nous croyons que tous les jeunes ont besoin d’une formation appropriée pour être en mesure d’apprécier la place de la religion — et en particulier du catholicisme — dans l’histoire et la culture actuelle du Québec. Ce cours peut y contribuer dans la mesure où il respecte la liberté de conscience des jeunes et de leurs parents et où il présente bien les différentes traditions religieuses. C’est dans cette perspective que l’Assemblée des évêques catholiques du Québec continuera à maintenir une attitude d’ouverture et de prudence, critique et vigilante.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Voir le site <a href="eveques.qc.ca">eveques.qc.ca</a></p></blockquote>
<p>La Conférence des Evêques catholiques du Canada (CECC) vient de publier un commentaire concernant la décision de la Cour Suprême.</p>
<p>Le voici dans son intégralité:</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Considérant que le système de l’éducation au Canada est sous la responsabilité des provinces et des territoires, il revient donc aux évêques catholiques de chaque province ou territoire de répondre aux questions concernant leur système d’éducation respectif.   Tous les évêques à travers le pays étudieront attentivement la décision rendue par la Cour suprême du Canada dans le dossier des parents de Drummondville. Si les évêques jugent que la décision de la Cour pourrait soulever des questions qui débordent des cadres des responsabilités provinciales, ils discuteront de leurs préoccupations auprès de leur assemblée épiscopale régionale et éventuellement aux réunions de leur assemblée épiscopale nationale, c’est-à-dire la Conférence des évêques catholiques du Canada.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Voir le site <a href="cecc.ca">cecc.ca</a></p></blockquote>
]]></content:encoded>
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		<title>Jusqu’où aller pour rencontrer Jésus?</title>
		<link>http://seletlumieretv.org/blogue/reflexion-biblique/jusqu%e2%80%99ou-aller-pour-rencontrer-jesus</link>
		<comments>http://seletlumieretv.org/blogue/reflexion-biblique/jusqu%e2%80%99ou-aller-pour-rencontrer-jesus#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 14 Feb 2012 15:19:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>P. Thomas Rosica</dc:creator>
				<category><![CDATA[Réflexion biblique]]></category>

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		<description><![CDATA[Septième dimanche du temps ordinaire Isaïe 43,18-19.21-22.24c-25; 2 Corinthiens 1,18-22; Marc 2,1-12 Les récits de guérison dans les Évangiles ne sont jamais le simple renversement d’une infortune physiologique. C’est à travers les miracles que Dieu travaille, à travers les forces politiques, l’action sociale, l’intrigue, le chaos personnel et sociétal et à travers la vie quotidienne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Gu%C3%A9rison-du-paralytique.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6896" title="Guérison du paralytique" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Gu%C3%A9rison-du-paralytique.jpg" alt="" width="610" height="300" /></a></p>
<p><strong>Septième dimanche du temps ordinaire</strong><br />
<strong> Isaïe 43,18-19.21-22.24c-25; 2 Corinthiens 1,18-22; Marc 2,1-12</strong></p>
<p>Les récits de guérison dans les Évangiles ne sont jamais le simple renversement d’une infortune physiologique. C’est à travers les miracles que Dieu travaille, à travers les forces politiques, l’action sociale, l’intrigue, le chaos personnel et sociétal et à travers la vie quotidienne ordinaire, pour nous relever là où nous avons chuté et nous rediriger vers le droit chemin.</p>
<p>L’histoire présentée aujourd’hui, celle de la guérison du paralytique, réunit plusieurs aspects du début du ministère de Jésus dans l’Évangile de Marc. L’histoire clôt une série de guérisons miraculeuses qui ont commencé et se terminent à Capharnaüm (Marc 1,21; 2,12). Pour des raisons inconnues, Marc nous dit que Jésus a relocalisé son ministère dans ce village de pêche sur la rive nord-ouest de la mer de Galilée. C’est de là que Jésus a appelé cinq de ses disciples.</p>
<p>Le récit d’aujourd’hui (Marc 2,1-12) rend explicite ce qui était implicite dans les semaines précédentes : en guérissant les malades et en chassant les démons, Jésus manifeste le pardon de Dieu pour les péchés de son peuple. Dans les Écritures, le péché est souvent assimilé à la maladie (voir Psaume 103,3). Le psaume d’aujourd’hui (Psaume 41) annonce cette scène de l’Évangile : Dieu vient en aide à l’homme sur son lit de malade, le guérit de ses péchés et le rend capable de se tenir debout devant le Seigneur pour toujours.<span id="more-6887"></span></p>
<p><strong>L’emplacement stratégique de Capharnaüm</strong></p>
<p>La Via Maris était une « autoroute » importante qui partait du littoral et traversait Capharnaüm pour rejoindre Damas et continuer vers l’est. Mais elle passait assez loin de Tibériade, la nouvelle ville à prédominance païenne où, en 25 av. J.-C., Hérode Antipas avait établi sa capitale. Capharnaüm comportait aussi une population mixte composée de pêcheurs, de fermiers, de maîtres artisans, de marchands, de collecteurs d’impôts, etc. Il est important de se rappeler que Jésus a établi la base de son ministère non pas dans une région boisée reculée et inexploitée, ni dans la ville tranquille de Nazareth, mais ici, dans une ville très « cosmopolite » située à un important carrefour géographique, culturel et religieux. Cet emplacement stratégique donnait également à Jésus accès aux villages avoisinants et aux collines au nord et à l’ouest, où il pouvait poursuivre son ministère parmi des auditeurs réceptifs, sans trop d’ingérence des autorités politiques et religieuses. Cet endroit nous donne un indice important pour décoder l’identité et la mission de Jésus.</p>
<p><strong>Du culot et de la créativité</strong></p>
<p>J’imagine Jésus assis dans cette petite maison de Capharnaüm. La foule assemblée autour de lui, si dense que personne ne peut l’approcher. Deux hommes, d’un groupe de quatre, ne manquent pas de culot! Entêtés, audacieux et ingénieux, ils ont décidé qu’il y a d’autres façons de rejoindre Jésus. Ils grimpent sur le toit et retirent les tuiles. Un autre, au sol, reçoit les tuiles qu’on a enlevées. Il s’assure qu’elles ne seront ni brisées ni volées! Après l’événement, il aura probablement veillé à ce qu’elles soient remises en place, histoire de calmer la colère du propriétaire et des voisins après tout cet émoi! Le quatrième homme reste auprès de leur ami paralysé et abasourdi, étendu sur son grabat. Le pauvre type, accoutumé à l’immobilité, est maintenant plein d’appréhension et de frustration, encore que, profondément à l’intérieur de lui-même, il goûte enfin l’espoir.</p>
<p>Lorsque Jésus est interrompu dans son enseignement par l’intrusion abrupte du paralytique qu’on descend du toit, il voit tout de suite la foi des quatre lascars.</p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/paralytic.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-6897" title="Jésus et le paralytique" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/paralytic.jpg" alt="" width="393" height="307" /></a>Le verset 10 de l’histoire de Marc va droit au cœur du récit : « Eh bien! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre&#8230; » Lorsque l’homme s’en va, guéri de sa maladie, tout le monde est surpris. Avec les yeux de la foi, le paralytique et ses amis avaient vu ce que les scribes ne pouvaient voir : l’identité divine de Jésus. Experts de la loi juive, les scribes sont consternés devant ce qu’ils tiennent pour un pur blasphème. Dieu seul peut pardonner les péchés. Jésus semble affirmer qu’il est l’égal de Dieu. L’histoire présentée aujourd’hui enclenche cette reconnaissance. La scène marque la première fois dans les Évangiles où Jésus souligne la foi d’une personne ou d’un groupe de personnes qui viennent à lui (voir Matthieu 9,2; Luc 5,20). Marc relate l’incident présenté aujourd’hui afin de continuer à développer son thème selon lequel Jésus n’a révélé que très graduellement qui il était : le Messie ou le Christ, le Fils de Dieu.</p>
<p><strong>Le débat sur les soins de santé</strong></p>
<p>Essayons d’appliquer les récits évangéliques de guérison des dernières semaines à la situation présente des soins de santé dans plusieurs régions du monde. Je pense en particulier au rôle que peut jouer l’Église pour l’universalité des soins de santé. Certains disent que l’Église et ses ministres n’ont rien à dire à ce sujet! Tout dirigeant ecclésial qui ose parler franchement est tout simplement discrédité et déconsidéré sous prétexte qu’il aurait « revêtu l’armure de l’orthodoxie religieuse » ou qu’il « condamnerait le capitalisme au nom du socialisme ». Dans une économie de libre marché et dans une société riche comme la nôtre au Canada, il y a des gens pour ramener la crise du système des soins de santé à une simple querelle opposant le socialisme au capitalisme.</p>
<p>Les Églises ont quelque chose à dire dans ce débat. L’Église catholique a fourni des soins de santé dès ses origines; elle en connaît long sur les soins à prodiguer aux foules de personnes malades et mourantes. C’est une bonne part de sa raison d’être.</p>
<p>L’un des risques des systèmes privés de soins de santé, c’est que s’ils ne sont pas gérés et supervisés minutieusement, ils pourraient offrir une qualité supérieure de soins médicaux à ceux qui peuvent payer et une qualité inférieure de soins à ceux qui ne sont tout simplement pas capables de les payer. Bien que l’attitude du « premier arrivé, premier servi » puisse s’avérer avantageuse dans certaines circonstances, lorsqu’il s’agit de soins de santé, cela peut causer de graves injustices dans les sociétés partout dans le monde.</p>
<p>Rappelons-nous les paroles du bienheureux Jean-Paul II dans Centesimus Annus, lettre encyclique écrite en 1991 à l’occasion du 100e anniversaire de Rerum Novarum (important document ecclésial sur le capital et le travail publié par le pape Léon XIII) : « Malgré les changements importants survenus dans les sociétés les plus avancées, les déficiences humaines du capitalisme sont loin d’avoir disparu, et la conséquence en est que les choses matérielles l’emportent sur les hommes. » N’est-ce pas là le nœud de l’actuelle crise économique dans le monde aujourd’hui?</p>
<p>Les soins de santé authentiques naissent d’une vision communautaire qui se préoccupe de la santé et du bien-être des individus, des sociétés et des populations entières. Un tel modèle respecte la dignité humaine de l’individu tout en favorisant le sens de la communauté et la confiance. Ce modèle découle d’une vision chrétienne, biblique et universelle qui reconnaît pleinement la dignité sacrée de la vie humaine, de ses premiers instants jusqu’aux derniers moments. L’Église doit continuer d’être une voix forte et claire en faveur de la guérison, de la santé et de la vie dans le monde contemporain. C’est notre mission et notre vocation, qui trouve ses racines dans le ministère de guérison de Jésus.</p>
<p>Partageons-nous la foi du paralytique dans l’Évangile d’aujourd’hui? Avons-nous le culot, la créativité, la persévérance et la persistance de ses amis pour amener quelqu’un au Christ? Jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour rencontrer Jésus? Que sommes-nous prêts à sacrifier pour que nos amis, eux aussi, puissent entendre la parole salvatrice, ressentir le toucher curatif et la présence du Seigneur?</p>
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<p><strong>Pour commander votre exemplaire de « Paroles faites chair, volume 2, année B », qui contient toutes les réflexions pour l’année B, visitez le site web du <a href="http://www.cccbpublications.ca/site/index.php?page=shop.product_details&amp;flypage=flypage.tpl&amp;product_id=1772&amp;category_id=16&amp;option=com_virtuemart&amp;Itemid=116&amp;lang=frc" target="_blank">Service des éditions de la Conférence des évêques catholiques du Canada</a>.</strong></p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Paroles-faites-chair1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6895" title="Paroles faites chair" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Paroles-faites-chair1.jpg" alt="" width="640" height="480" /></a></p>
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		<title>Messe pour les malades</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Feb 2012 15:05:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sel et Lumiere</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programmation]]></category>

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		<description><![CDATA[Chaque année dans l’Église, une journée est consacrée à la prière pour les personnes malades. Pendant cette journée, les chrétiens manifestent leur proximité envers ceux et celles qui portent la souffrance et qui se sentent isolés. Les besoins des personnes malades interpellent les chrétiens à accueillir leur souffrance dans un esprit de service et de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Sick_man_610x300.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6882" title="Un prêtre bénit une personne malade" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Sick_man_610x300.jpg" alt="" width="610" height="300" /></a></p>
<p>Chaque année dans l’Église, une journée est consacrée à la prière pour les personnes malades. Pendant cette journée, les chrétiens manifestent leur proximité envers ceux et celles qui portent la souffrance et qui se sentent isolés. Les besoins des personnes malades interpellent les chrétiens à accueillir leur souffrance dans un esprit de service et de charité.</p>
<p>Pour souligner la journée mondiale des malades et pour aider nos téléspectateurs à entrer en communion avec ceux et celles qui souffrent dû à une maladie, Sel et Lumière diffusera une messe pour les malades en provenance de l’Oratoire Saint-Joseph. Cette messe sera diffusée samedi le 11 février à 17h00.</p>
<p><em>Photo courtoisie de CNS</em></p>
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		<title>«Seule la foi peut garantir une œuvre authentique de renouveau dans l’Église»</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 14:43:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sel et Lumiere</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[abus sexuels]]></category>

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		<description><![CDATA[Lors d’une veillée pénitentielle à Rome mardi dernier, plusieurs évêques et supérieurs d’ordres religieux ont demandé pardon à Dieu pour le scandale des abus sexuels sur mineurs perpétrés par des membres de l’Église. Voici l’homélie du Cardinal Marc Ouellet prononcée lors de la veillée pénitentielle : Homélie pour la Veillée pénitentielle à l’occasion du Symposium [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/ouellet_610x300.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6872" title="Le Cardinal Marc Ouellet s'incline devant le crucifix en signe de pénitence" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/ouellet_610x300.jpg" alt="" width="610" height="300" /></a></p>
<p>Lors d’une veillée pénitentielle à Rome mardi dernier, plusieurs évêques et supérieurs d’ordres religieux ont demandé pardon à Dieu pour le scandale des abus sexuels sur mineurs perpétrés par des membres de l’Église. Voici l’homélie du Cardinal Marc Ouellet prononcée lors de la veillée pénitentielle :</p>
<blockquote><p>Homélie pour la Veillée pénitentielle<br />
à l’occasion du Symposium « Vers la guérison et le renouvellement »<br />
Église Saint-Ignace</p>
<p>Chers frères Évêques et prêtres, chers frères et sœurs dans le Christ,<br />
Dans le contexte de la réflexion que nous effectuons au cours de ce Symposium « Vers la guérison et le renouvellement », nous nous rappelons que nous sommes ici ce soir non seulement comme croyants, mais aussi comme pénitents.</p>
<p>La tragédie de l’abus sexuel de mineurs perpétré par des chrétiens, spécialement lorsque commis par des membres du clergé, est une source de grande honte et un énorme scandale. C’est un péché contre lequel Jésus lui-même s’est prononcé : « Si on lui attachait au cou une meule de moulin et qu&#8217;on le précipite à la mer, ce serait mieux pour lui que d&#8217;entraîner au péché un seul de ces petits » (Lc 17, 2). L’abus est un crime qui en fait provoque une authentique expérience de mort pour des victimes innocentes, que Dieu seul peut réellement ressusciter à une vie nouvelle par la puissance de l’Esprit-Saint. Ainsi, avec une profonde conviction et conscience de ce que nous faisons présentement, nous nous tournons vers le Seigneur et nous l’implorons.<span id="more-6867"></span></p>
<p>Ce geste de purification engage l’Église tout entière, et chacun de nous &#8211; Evêques, Supérieurs religieux, éducateurs, tous les chrétiens – souffre de ce qui est arrivé. Nous demandons que l’Esprit de Dieu, qui guérit et renouvelle radicalement toutes choses, descende sur nous.</p>
<p>Comme membres de l’Église, nous devons avoir le courage de demander humblement le pardon de Dieu, et aussi le pardon de ses « petits » qui ont été blessés ; nous devons demeurer près d’eux sur leur chemin de souffrance, en cherchant de toutes les manières possibles à guérir et soigner leurs blessures selon l’exemple du Bon Samaritain. Le premier pas sur cette route est de les écouter attentivement et de croire leurs histoires douloureuses.</p>
<p>Le chemin de renouveau pour l’Église, qui continuera à éduquer les gens et à établir ses propres structures pour aider à prévenir des crimes semblables, doit inclure le sentiment de « plus jamais ». Comme le disait le Bienheureux Jean-Paul II, « il n&#8217;y a pas de place dans le sacerdoce et dans la vie religieuse pour quiconque pourrait faire du mal aux jeunes » (Allocution aux Cardinaux des États-Unis, 23 avril 2002, n. 3). C’est intolérable que l’abus d’enfants puisse survenir à l’intérieur de l’Église ! Plus jamais !</p>
<p>Avec tristesse, nous voyons tous trop bien que l’abus sexuel des enfants se retrouve partout dans la société moderne. C’est notre profonde espérance que l’engagement de l’Église à affronter ce grand fléau encouragera le renouveau en d’autres communautés et instances de la société affectées par cette tragédie.</p>
<p>Dans ce chemin nouveau, nous, Chrétiens, devons être conscients que seule la foi peut garantir une œuvre authentique de renouveau dans l’Église : la foi comprise comme personnelle, comme une relation d’amour réelle et vivifiante avec Jésus-Christ. Soucieux de nos propres lacunes de foi vivante, nous demandons au Seigneur Jésus de nous renouveler tous et chacun et de nous conduire par son agonie sur la Croix jusqu’à la joie de la Résurrection.</p>
<p>Quelquefois la violence a été commise par des personnes profondément dérangées ou par d’autres qui ont été elles-mêmes abusées. Il était nécessaire de prendre des mesures à leur endroit et de les empêcher de poursuivre toute forme de ministère dont elles n’étaient évidemment pas dignes. Cela ne s’est pas toujours fait correctement et, une fois encore, nous nous excusons auprès des victimes.</p>
<p>Ayant appris de cette terrible et humiliante expérience, les Pasteurs de l’Église ont le grave devoir d’être responsables du discernement et de l’acceptation des candidats qui veulent servir dans l’Église, en particulier de ceux qui aspirent au ministère ordonné.</p>
<p>Encore choqués par ces tristes événements, nous espérons que cette Veillée liturgique nous aidera à voir ces péchés horribles qui se sont produits dans le Peuple de Dieu à la lumière de l’histoire du salut, une histoire que nous avons retracée ensemble ce soir. C’est une histoire qui parle de notre misère, de nos fautes répétées, mais surtout de la miséricorde infinie de Dieu, dont nous avons toujours besoin.</p>
<p>Aussi nous confions-nous entièrement à la puissante intercession du Fils de Dieu qui s’est « dépouillé lui-même » (Ph 2, 7) dans le mystère de l’Incarnation et de la Rédemption, et qui a pris sur lui toute forme de mal, même ce mal, en détruisant son pouvoir de sorte que celui-ci n’ait pas le dernier mot.</p>
<p>Le Christ ressuscité, en fait, est la garantie et la promesse que la vie triomphe de la mort. Il est capable d’apporter le salut à toute personne.</p>
<p>En poursuivant notre veillée de prière, prions, avec les mots du Pape Benoît XVI, pour une appréciation plus profonde de nos vocations respectives, de manière à redécouvrir les racines de notre foi en Jésus-Christ et à nous abreuver profondément à l’eau vive qu’il nous offre par son Église (cfr. Lettre pastorale aux Catholiques d’Irlande).</p>
<p>Puisse l’Esprit Saint, lui qui est Seigneur et qui donne la vie, lui toujours à l’œuvre dans le monde, descendre sur nous et nous aider par les prières de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église, dont la puissante intercession nous soutient et nous accompagne pour être dociles et réceptifs à l’amour divin. Amen.</p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<p><em>Photo courtoisie de CNS</em></p>
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		<title>Ne craignons pas les sépulcres de cette terre</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 15:04:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>P. Thomas Rosica</dc:creator>
				<category><![CDATA[Réflexion biblique]]></category>

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		<description><![CDATA[Sixième Dimanche du Temps Ordinaire Lévitique 13,1-2.44-46; I Corinthiens 10,3-11,1; Marc 1,40-45 La première lecture pour ce dimanche esquisse les lois sévères qui s’appliquaient aux personnes atteintes d’une maladie de la peau qu’on appelle habituellement, à tort ou à raison, la lèpre (Lévitique 13,1-2.44-46).  À travers l’histoire, peu de maladies ont suscité autant de crainte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/jesus_leper_600.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6860" title="Jésus et le lépreux" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/jesus_leper_600.jpg" alt="" width="610" height="300" /></a></p>
<p>Sixième Dimanche du Temps Ordinaire<br />
Lévitique 13,1-2.44-46; I Corinthiens 10,3-11,1; Marc 1,40-45</p>
<p>La première lecture pour ce dimanche esquisse les lois sévères qui s’appliquaient aux personnes atteintes d’une maladie de la peau qu’on appelle habituellement, à tort ou à raison, la lèpre (Lévitique 13,1-2.44-46).  À travers l’histoire, peu de maladies ont suscité autant de crainte que cette horrible affection. Elle était jadis si grave et si répandue que Dieu donna à Moïse des instructions détaillées pour y faire face, comme le démontrent les chapitres 13 et 14 du Lévitique. La croyance voulant que Dieu seul puisse guérir la lèpre est un élément clé pour comprendre le miracle présenté aujourd’hui, miracle qui prouve l’identité de Jésus.</p>
<p>Dans la Bible, la lèpre apparaît sous deux formes principales. Les deux commencent par la décoloration d’une plaque de peau. La maladie devient ensuite systémique et touche les organes internes. La déformation des mains et des pieds se produit lorsque les tissus entre les os se détériorent et disparaissent.<span id="more-6853"></span></p>
<p>À l’époque de Jésus, les lépreux sont forcés de vivre à l’extérieur de la communauté, séparés de leur famille et de leurs amis; ils sont donc privés de toute forme d’interaction humaine. Nous lisons dans le Lévitique 13,45-46 que les lépreux doivent porter des vêtements déchirés, laisser leurs cheveux en désordre et vivre à l’extérieur du camp. Ces sans-abris doivent crier «Impur! Impur!» dès que s’approche une personne qui n’est pas atteinte de la lèpre. Les lépreux souffrent autant de la maladie que de l’ostracisme de la société. Finalement, ces deux réalités détruisent la vie des victimes. On pourrait effectivement se demander lequel des deux maux est le pire : l’ostracisme social vécu ou les lésions épidermiques dévastatrices.</p>
<p>Le passage dans Marc 1,40 nous informe que le lépreux surgit abruptement devant Jésus : « il tombe à genoux et le supplie ». La nouvelle des pouvoirs miraculeux de Jésus s’est répandue, elle a rejoint jusqu’aux lépreux vilipendés et proscrits. « Si tu le veux, tu peux me purifier », dit à Jésus le malade. En s’approchant de Jésus, le lépreux a déjà violé le code lévitique. En disant, « Si tu le veux, tu peux me purifier », le lépreux non seulement exprime la conviction que Jésus peut le purifier de sa maladie, mais en plus, il met Jésus au défi d’agir. Dans le monde méditerranéen ancien, toucher un lépreux est un geste radical. En touchant le proscrit vilipendé, Jésus défie ouvertement la loi lévitique. Seul un prêtre pouvait déclarer qu’une personne était guérie de cette maladie de la peau. Comme le requiert la loi ancienne, Jésus envoie l’homme à un prêtre pour vérification. Même si Jésus lui demande de ne parler à personne de ce grand miracle, l’homme part l’annoncer à tout le monde.</p>
<p><strong>Ma rencontre avec des lépreux</strong></p>
<p>Je n’avais jamais rencontré de lépreux avant d’entreprendre des études supérieures en Écriture sainte à Jérusalem. En 1992, j’ai été invité par les Sœurs du Sacré-Cœur à quitter Jérusalem pour les accompagner en Égypte où j’ai enseigné et prêché pendant quelques semaines,  d’abord au Caire puis, en remontant le Nil, jusqu’en Haute-Égypte. Nous avons visité plusieurs villages chrétiens très pauvres où les sœurs et d’autres religieuses travaillent parmi les plus démunis. Ce voyage reste gravé dans ma mémoire à cause des religieuses remarquables que j’ai rencontrées en chemin et de l’horrible situation de souffrance humaine dont nous avons été témoins.</p>
<p>Lorsque nous sommes arrivés dans un des villages égyptiens le long du Nil, une des religieuses m’a conduite loin du centre de la ville à un endroit où des lépreux et des personnes lourdement handicapées étaient gardées enchaînées dans des souterrains, cachées de la civilisation. C’était comme entrer dans un tombeau de morts-vivants. Ces gens étaient moins bien traités que des animaux. La puanteur était insupportable, la misère choquante, la souffrance incroyable.</p>
<p>Je suis descendu dans quelques taudis, j’ai béni quelques personnes avec le peu d’arabe que je connais et j’ai récité des prières pour chaque personne. La sœur qui m’accompagnait m’a dit : « Touchez-les simplement. Vous n’avez pas idée de ce que le toucher signifie pour des gens qu’on garde comme des animaux et des monstres. »</p>
<p>J’ai posé les mains sur plusieurs de ces femmes et de ces hommes et j’ai touché leurs visages et leurs corps défigurés. Ces femmes et ces hommes et plusieurs enfants hurlèrent au début, puis se mirent à pleurer ouvertement. Les larmes coulaient sur mon visage. Ils cherchaient à m’étreindre et à m’embrasser. Puis nous avons tous partagé un peu de Coca-Cola!</p>
<p>Ces journées inoubliables, au plus profond de l’Égypte, m’ont appris ce que devait être la condition sociale et physique des lépreux au temps de Jésus. Les choses n’ont pas beaucoup changé.</p>
<p>En lisant l’histoire de Jésus parmi les bannis, rappelons-nous avec reconnaissance les vies de trois témoins remarquables de notre tradition catholique, trois personnes qui ont travaillé avec les lépreux et qui ont osé toucher et embrasser ceux qui étaient affligés de cette maladie débilitante.</p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/St.-Damien-of-Molokai-12-f%C3%A9vrier-2012.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-6854" title="Saint Damien de Molokaï (12 février 2012)" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/St.-Damien-of-Molokai-12-f%C3%A9vrier-2012.jpg" alt="" width="195" height="258" /></a>Premièrement, saint Joseph de Veuster (connu sous le nom de Père Damien de Molokaï), né en Belgique en 1840. Joseph entre dans la Congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie à l’âge de 20 ans et est envoyé en mission dans les îles Hawaï. Il prend le nom de Damien. Après neuf années de travail sacerdotal, il obtient la permission, en 1873, d’œuvrer parmi les lépreux abandonnés sur Molokaï. Devenu lui-même lépreux en 1885, il meurt en avril 1889, victime de sa charité envers autrui. En 1994, le père Damien a été béatifié par le bienheureux Jean-Paul II et canonisé par Benoît XVI le 11 octobre 2009.</p>
<p>Avec le saint père Damien, prions pour ne pas craindre les sépulcres de cette terre. Il descend dans la colonie de lépreux de Molokaï (considérée alors comme « le cimetière et l’enfer des vivants ») et, dès son premier sermon, embrasse toutes ces personnes infortunées, leur disant simplement : « Nous autres lépreux ». À la première personne malade qui lui dit : « Prenez garde, père, vous pourriez contracter la maladie », il répond : « Je m’appartiens; si la maladie m’enlève mon corps, Dieu m’en donnera un autre. »</p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Mother_Marianne_Cope-12-f%C3%A9vrier-2012.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-6855" title="Mère Marianne Cope (12 février 2012)" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Mother_Marianne_Cope-12-f%C3%A9vrier-2012-201x300.jpg" alt="" width="201" height="300" /></a>Deuxièmement, la bienheureuse Sœur Marianne Cope (1838-1918) est surnommée la « Mère des lépreux » de Molokaï. Dans les années 1880, sœur Marianne, à titre de supérieure de la congrégation des Sœurs de Saint-François à Syracuse, N.Y., répond à un appel à l’aide pour soigner les lépreux sur l’île de Molokaï. Elle travaille avec le père Damien et avec les proscrits de la société, puisqu’ils ont été abandonnés sur les rives de l’île, condamnés à ne jamais revoir leurs familles.</p>
<p>À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, environ 10 pour cent des hansenites (nom donné aux personnes diagnostiquées avec la maladie de Hansen, également connue sous le nom de « lèpre ») habitant sur l’île Molokaï et la péninsule de Kalaupapa étaient bouddhistes. Plusieurs pratiquaient la religion autochtone indigène des îles polynésiennes. Quelques-uns étaient protestants et d’autres étaient catholiques. Sœur Marianne les aimait tous et témoignait une compassion altruiste à tous ceux qui souffraient de la maladie de Hansen. Les insulaires de toutes les religions honorent et vénèrent encore le Père Damien et la Mère Marianne qui leur ont apporté la guérison du corps et de l’âme.</p>
<p><strong>N’ayez pas peur</strong></p>
<p>Enfin, rappelons-nous avec reconnaissance la bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997) qui n’a jamais craint de regarder ni de toucher la face de Jésus dans le pénible déguisement des plus pauvres d’entre les pauvres. Mère Teresa a écrit :</p>
<p>« Le trop-plein de notre cœur entre dans nos actes : ma façon de traiter ce lépreux, de traiter cette personne assoiffée, de traiter ce sans abri. Quelquefois c’est plus difficile de travailler avec les gens de la rue qu’avec les gens de nos foyers pour mourants, car ceux-ci sont en paix et en attente; ils sont prêts à aller à Dieu. »</p>
<p>« Vous pouvez toucher les malades, les lépreux et croire que c’est le corps du Christ que vous touchez, mais c’est beaucoup plus difficile quand ces gens sont ivres ou en train de hurler de penser que c’est Jésus dans Son déguisement désolant. Comme vos mains doivent être pures et aimantes pour pouvoir leur apporter cette compassion !</p>
<p>« Nous avons besoin d’être purs de cœur pour voir Jésus dans la personne des plus pauvres spirituellement. Par conséquent, plus l’image de Dieu est défigurée dans cette personne, plus grandes seront notre foi et notre dévotion à rechercher le visage de Jésus et à nous mettre à Son service avec amour. »</p>
<p>La plupart des gens ne rencontreront jamais de lépreux et ne comprendront pas ce que c’est qu’être totalement ostracisé par la société. Mais il y a d’autres formes de lèpre de nos jours, qui détruisent les êtres humains, tuent leur espérance et leur esprit et les isolent de la société. Qui sont les lépreux modernes de nos vies, ceux qui souffrent de maladies physiques qui les stigmatisent et les isolent, qui font fuir les autres et coupent les malades de la terre des vivants? Quelles sont les conditions sociales d’aujourd’hui qui forcent les gens à devenir des morts-vivants, les reléguant à des cimetières et à des cachots souterrains, à une profonde indignité, à la pauvreté, au désespoir, à l’isolement, à la violence, à la tristesse, à la dépression, à l’itinérance, à la dépendance et à la maladie mentale?</p>
<p>Ne craignons pas les sépulcres de cette terre. Entrons dans ces taudis et apportons une parole de consolation et un geste de guérison. Comme le dit Teresa de Calcutta : « Plus répugnant est le travail, plus grande devra être notre foi et joyeux notre dévouement. Que nous ressentions de la répugnance est naturel, mais quand nous la surmontons par l’amour pour Lui, nous pouvons devenir héroïques. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour commander votre exemplaire de « Paroles faites chair, volume 2, année B », qui contient toutes les réflexions pour l’année B, visitez le site web du <a href="http://www.cccbpublications.ca/site/index.php?page=shop.product_details&amp;flypage=flypage.tpl&amp;product_id=1772&amp;category_id=16&amp;option=com_virtuemart&amp;Itemid=116&amp;lang=frc" target="_blank">Service des éditions de la Conférence des évêques catholiques du Canada</a>.</strong></p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Paroles-faites-chair.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6863" title="Paroles faites chair" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Paroles-faites-chair.jpg" alt="" width="640" height="480" /></a></p>
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