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	<title>Télévision Sel + Lumière<title></title>
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	<description>Pensées et réflexions de votre chaîne catholique</description>
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		<title>Catéchèses du mois de mai par Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 13:50:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sel et Lumiere</dc:creator>
				<category><![CDATA[Église au Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Tous les lundis du mois de mai, à 19h30, en la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, Mgr Christian Lépine nous invite à venir prier le chapelet. Il anime ensuite une catéchèse sur Jésus-Christ. Télévision Sel + Lumière est fière d&#8217;être partenaire de l&#8217;Eglise catholique de Montréal pour la captation vidéo. Les vidéos sont mises en ligne sur le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tous les lundis du mois de mai, à 19h30, en la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, Mgr Christian Lépine nous invite à venir prier le chapelet. Il anime ensuite une catéchèse sur Jésus-Christ. Télévision Sel + Lumière est fière d&#8217;être partenaire de l&#8217;Eglise catholique de Montréal pour la captation vidéo. Les vidéos sont mises en ligne sur le compte Youtube du diocèse de Montréal et mises à jour sur ce blogue.</p>
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		<title>Réaliser le rêve de l’Évangile</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 19:22:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>P. Thomas Rosica</dc:creator>
				<category><![CDATA[Réflexion biblique]]></category>

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		<description><![CDATA[Fête de l’ascension Actes 1,1-11; Éphésiens 4,1-13; Marc 16,15-20 Les paroles de l’ange aux « hommes de Galilée » dans la première lecture des Actes des Apôtres en la fête de l’Ascension du Seigneur (1,1-11) nous frappent de plein fouet et laissent peu de place au malentendu. « Pourquoi restez-vous là à regarder vers le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Garofalo-The-Ascension-of-Christ-Galleria-Nazionale-dArte-Antica-Rome-1510-20.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-7545" title="L'ascension du Christ" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Garofalo-The-Ascension-of-Christ-Galleria-Nazionale-dArte-Antica-Rome-1510-20.jpg" alt="" width="607" height="299" /></a>Fête de l’ascension</strong><br />
<strong>Actes 1,1-11; Éphésiens 4,1-13; Marc 16,15-20</strong></p>
<p>Les paroles de l’ange aux « hommes de Galilée » dans la première lecture des Actes des Apôtres en la fête de l’Ascension du Seigneur (1,1-11) nous frappent de plein fouet et laissent peu de place au malentendu. « Pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel? Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel ».</p>
<p>Les disciples de Jésus reçoivent un dernier enseignement. « Ne restez pas à regarder fixement le futur. Ne vous souciez pas trop de l’heure de son retour. » Nous ne devons pas rester à contempler le ciel et à ruminer le passé, pour lequel il n’y a rien à faire que de l’enfouir profondément dans les mains et le cœur de Dieu! Le Seigneur sera glorifié et il s’ensuit que ses disciples partageront aussi sa gloire.</p>
<p>Lorsque Jésus disparut, il ne s’est pas simplement dissous dans l’air. On pourrait penser que, le jour de son Ascension, Jésus s’est retiré dans une nouvelle forme d’exclusion divine. C’est exactement le contraire. En Dieu, Jésus est « ici » d’une nouvelle manière très particulière. C’est seulement en se séparant physiquement du théâtre de l’histoire qu’il peut accomplir son union spirituelle avec le monde entier, à jamais. Jésus a quitté le monde, à un moment donné, pour être disponible à tous, pour toujours. Il a dû dissoudre les liens noués avec ses amis, pour être disponible à tous. En Jésus, l’avenir est déjà commencé!</p>
<p><strong>L’Ascension selon Marc</strong></p>
<p>Il existe des similitudes entre les récits de l’Ascension de Jésus dans les Évangiles synoptiques – Marc, Matthieu et Luc. Dans chaque cas, Jésus donne à ses disciples la tâche de proclamer le message de l’Évangile au monde entier.</p>
<p>Chez Marc et Matthieu, les disciples sont envoyés par Jésus baptiser et prêcher. Mais chez Luc, l’engagement de baptiser n’est pas mentionné. Jésus ordonne plutôt aux disciples de retourner à Jérusalem pour y attendre l’accomplissement de sa promesse d’envoyer l’Esprit Saint. Seuls les Évangiles de Marc et de Luc rapportent l’Ascension de Jésus au ciel. L’Évangile de Matthieu se conclut avec la promesse de Jésus de rester avec ses disciples pour toujours.</p>
<p>Cette année, l’Évangile de l’Ascension (Marc 16,15-20) est tiré de la conclusion de l’Évangile de Marc. Le dernier chapitre de Marc contient plusieurs irrégularités évidentes pour de nombreux lecteurs. Le matin de Pâques de l’Année B, nous entendons proclamer l’histoire de la découverte du tombeau vide par les femmes et la frayeur qui accompagne ces premiers témoins de la résurrection. Le verset 8 conclut abruptement : les femmes, saisies de frayeur, ne disent rien à personne. Cela peut très bien être la fin originale de l’Évangile de Marc, mais il est aussi possible que la fin plus complète ait été perdue.<span id="more-7541"></span></p>
<p>Quelques manuscrits de l’Évangile de Marc incluent ce que des exégètes ont appelé la « finale courte ». Cet épilogue indique que les femmes ont confié leur récit aux compagnons de Pierre. Un nombre important d’exégètes estiment que cette fin n’est pas de Marc. Ils pensent qu’elle a été ajoutée par des copistes qui cherchaient à résoudre la fin abrupte au verset 8.</p>
<p>D’autres manuscrits anciens portent une « finale plus longue » que les exégètes croient aussi avoir été écrite par quelqu’un d’autre que l’évangéliste. Cependant on a retrouvé des citations de cette « finale plus longue » dans les écrits des premiers Pères de l’Église, et elle a été acceptée au sein de l’Évangile canonique de Marc par le concile de Trente. L’Évangile que nous lisons cette année pour la fête de l’Ascension est tiré de cette « finale plus longue ».</p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Les-apôtres.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-7551" title="Les apôtres" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Les-apôtres-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a>Même si cette conclusion de l’Évangile de Marc a été écrite par quelqu’un d’autre que l’évangéliste, on y découvre plusieurs éléments typiques de l’Évangile de Marc, entre autres dans la mission que Jésus confie à ses disciples. Les signes qui accompagneront la foi en Jésus seront aussi remarquables que l’action de Jésus lui-même pendant son ministère. Ceux qui croient en Jésus auront le pouvoir de faire ce que Jésus lui-même a fait.</p>
<p>Au cours de son ministère, Jésus a envoyé ses disciples prêcher, guérir et chasser les esprits impurs. On les envoie de nouveau faire cela, et plus encore. De sa place au ciel avec son Père, Jésus a aidé ses disciples et il continue de nous aider lorsque nous essayons de vivre comme ceux qui le suivaient.</p>
<p>Seul l’Évangile de Marc relève que Jésus siège à la droite de Dieu. En le soulignant, Marc enseigne que l’Ascension de Jésus démontre la gloire que Jésus a reçue de Dieu après sa mort et sa résurrection.</p>
<p><strong>Le désir des réalités célestes&#8230;</strong></p>
<p>Le Seigneur ressuscité a fait confiance aux personnes pathétiques et vulnérables qui l’accompagnaient et il fait de même avec nous. Notre faiblesse et nos péchés sont si tenaces que nous oublions que cet envoi en mission est possible, même pour les pauvres, les faibles, les gens ordinaires comme nous! Nous émerveillons-nous de ce que le Christ puisse vraiment habiter en nous et se servir de notre corps, de notre esprit, de notre cœur&#8230; et, oui, même de l’Église!</p>
<p>Nous savons que nous allons vers le ciel dans la mesure où nous nous approchons de Jésus. Nous sommes assurés qu’il n’a jamais cessé d’être présent avec nous au fil du temps. La fête mystérieuse de l’Ascension nous rappelle que le Christ accepte notre manque de confiance en nous-mêmes. Il accepte les zones d’ombre et d’obscurité de notre humanité. Il sait que nous sommes capables de fausseté, de trahison, de convoitise et de soif de pouvoir. Il nous accepte pour ce que nous sommes et il nous appelle, il nous donne la mission éternelle d’être son peuple et nous envoie le servir et l’aimer, en dépit de ce que nous sommes et à cause de ce que nous <a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/newman1.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-7549" title="John Henry Newman" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/newman1.jpg" alt="" width="170" height="250" /></a>sommes. Le bienheureux cardinal John Henry Newman l’a bien dit :</p>
<p>« Il nous appelle encore et encore, pour nous justifier encore et encore,<br />
encore et encore, et de plus en plus, pour nous sanctifier et nous glorifier.<br />
Ce serait bien si nous comprenions; mais nous sommes lents à assimiler cette vérité<br />
extraordinaire, si bien que le Christ, pour ainsi dire, marche au milieu de nous<br />
et nous appelle, de la main, du regard ou de la voix, à marcher à sa suite. »</p>
<p>Allons porter au monde un morceau de ciel. C’est le sens de la Résurrection et de l’Ascension de notre Seigneur : pas un morceau de résignation divine face à l’attitude de l’humanité, mais un peu d’énergie divine au service du rêve de l’Évangile! Puisse le Christ mort et ressuscité nous activer en vue de faire habiter sur terre la gloire de Dieu. Puisse notre espoir en l’avenir nous inspirer le respect du moment présent. Puisse le désir des réalités célestes ne pas nous faire négliger notre travail sur terre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Paroles-faites-chair31-150x15012.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-7542" title="Paroles-faites-chair" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Paroles-faites-chair31-150x15012.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><strong>Pour commander votre exemplaire de « Paroles faites chair, volume 2, année B », qui contient toutes les réflexions pour l’année B, visitez le site web du <a href="http://www.cccbpublications.ca/site/index.php?page=shop.product_details&amp;flypage=flypage.tpl&amp;product_id=1772&amp;category_id=16&amp;option=com_virtuemart&amp;Itemid=116&amp;lang=frc" target="_blank">Service des éditions de la Conférence des évêques catholiques du Canada</a>.</strong></p>
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		<title>Le mariage mérite d&#8217;être protégé, affirmé et respecté</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 15:27:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>P. Thomas Rosica</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[mariage]]></category>

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		<description><![CDATA[Le débat sur le mariage continue en nos jours.  Tout le monde en parle.  Barak Obama, le président américain sortant s’est déclaré favorable au « mariage » gay.  Pour le cardinal Timothy Dolan, président de la Conférence américaine des évêques catholiques, les propos de M. Obama sont «attristants» mais «pas surprenants car ils suivent une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/family_church_610x300.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7534" title="Une famille à l'église" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/family_church_610x300.jpg" alt="" width="610" height="300" /></a><br />
Le débat sur le mariage continue en nos jours.  Tout le monde en parle.  Barak Obama, le président américain sortant s’est déclaré favorable au « mariage » gay.  Pour le cardinal Timothy Dolan, président de la Conférence américaine des évêques catholiques, les propos de M. Obama sont «attristants» mais «pas surprenants car ils suivent une série de décisions prises par son administration qui érodent ou ignorent le caractère particulier du mariage». «Je prie pour le président chaque jour et continuerai pour que lui et son administration agissent pour conserver et protéger le mariage comme l&#8217;union d&#8217;un homme et d&#8217;une femme», écrit le cardinal.</p>
<p>Le débat sur la redéfinition du mariage met en cause une institution dont l’histoire est longue.  Les question qui se posent à nos sociétés canadienne et américaine sont les suivantes: Voulons-nous écarter la définition universelle du mariage qui reflète la nature des choses, le sens commun de la population, la tradition judéo-chrétienne et la sagesse des grandes religions ?  Le choix à faire peut entraîner des conséquences amères et regrettables sur les plans démographiques, sociaux, culturels et religieux.</p>
<p>Au risque d&#8217;être jugé &laquo;&nbsp;politiquement incorrect&nbsp;&raquo;, il faut dire qu’un tel propos heurte le sens moral et la sensibilité religieuse d&#8217;un grand nombre de citoyennes et de citoyens américains et canadiens, catholiques ou non catholiques.  En effet, beaucoup de chrétiens, ainsi que des personnes d&#8217;autres traditions religieuses, jugent moralement inacceptable l&#8217;union de personnes de même sexe, même s&#8217;ils s&#8217;abstiennent de les juger.<span id="more-7533"></span></p>
<p>Les évêques du Canada et des Etats-Unis demeurent opposés à tout projet de loi qui redéfinirait le mariage de manière telle qu&#8217;il ne serait plus reconnu comme l&#8217;unique et la fondamentale union entre un homme et une femme.  La relation conjugale, dans le mariage entre un homme et une femme est un bien unique pour la société, fournissant un environnement stable et positif pour les enfants et les générations futures.  Le Bienheureux Jean Paul II a exprimé plusieurs fois pendant son pontificat: &laquo;&nbsp;L&#8217;avenir de l&#8217;humanité passe par la famille&nbsp;&raquo;.</p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/wedding-family-300x225.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-7535" title="Mariage" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/wedding-family-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Il ne faut jamais oublier qu’il existe dans la société d’autres liens d’amour et d’interdépendance, d’engagement et de responsabilité mutuelle. Ils peuvent être bons, ils peuvent même être reconnus par la loi. Ils ne sont clairement pas la même chose que le mariage; ils sont quelque chose d’autre. Aucune extension de la terminologie à des fins juridiques ne changera la réalité observable que seule l’union engagée d’un homme et d’une femme comporte non seulement le lien d’interdépendance entre deux adultes mais aussi la capacité de donner vie à des enfants.</p>
<p>Réengageons-nous à construire la famille humaine, à renforcer le mariage, à bénir et à élever les enfants et à faire de nos maisons, de nos familles et de nos communautés paroissiales des lieux sacrés et accueillants pour les femmes et les hommes de toutes races, langues, orientations et modes de vie.</p>
<p>Dans notre prédication, nos stratégies et nos programmes pastoraux, comment accueillons-nous le rôle sanctifiant de Jésus Christ dans le mariage d’un homme et d’une femme? Sommes-nous prêts à offrir l’enseignement de Jésus sur le mariage avec l’ouverture à la vie? Quelles sont les fragilités et les situations souffrantes qui affligent les mariages de nos jours? Ces mariages peuvent-ils être sauvés et la fracture dans la relation entre mari et femme peut-elle être guérie? Quel est le rôle de la foi dans tout cela?  Prions aujourd’hui pour les personnes mariées, afin qu’elles puissent mieux comprendre la sacramentalité du mariage et son aptitude à refléter l’amour de Dieu pour notre monde.</p>
<p>Prions tous pour le président des USA pour que lui et son administration agissent pour conserver et protéger le mariage comme l&#8217;union d&#8217;un homme et d&#8217;une femme.</p>
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		<title>Marche pour la vie</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 20:20:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sr Marie-Noëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Église au Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[avortement]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, comme chaque année à Ottawa des milliers de personnes ont participé à la Marche pour la Vie sur la colline Parlementaire pour faire réviser la loi canadienne en vigueur sur l’avortement. Pour vous éclairer sur cette question de la conception de la vie,  voici la vidéo « Reconnaissance du fœtus humain» réalisée par ECDQ.TV. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, comme chaque année à Ottawa des milliers de personnes ont participé à la Marche pour la Vie sur la colline Parlementaire pour faire réviser la loi canadienne en vigueur sur l’avortement.<br />
Pour vous éclairer sur cette question de la conception de la vie,  voici la vidéo « <em>Reconnaissance du fœtus</em> <em>humain</em>» réalisée par ECDQ.TV. <a href="http://www.ecdq.tv/fr/videos/d757719ed7c2b66dd17dcee2a3cb29f4" target="_blank">Cliquez ici </a>pour voir cette vidéo.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>La bonté et l’amitié à travers les âges</title>
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		<pubDate>Mon, 07 May 2012 19:08:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>P. Thomas Rosica</dc:creator>
				<category><![CDATA[Réflexion biblique]]></category>

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		<description><![CDATA[Sixième dimanche de Pâques Actes 10,25-26.34-35.44-48; 1 Jean 4,7-10; Jean 15,9-17 En ce sixième dimanche de Pâques, je voudrais proposer quelques réflexions sur la première lecture des Actes des Apôtres (10,25-26.34-35.44-48) puis des pensées sur l’amitié à partir de l’Évangile de Jean (15,9-17) et de l’enseignement du pape Benoît XVI. Le christianisme exige que le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Le-Christ4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7512" title="Le Christ" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Le-Christ4.jpg" alt="" width="610" height="300" /></a></p>
<p><strong>Sixième dimanche de Pâques</strong><br />
<strong>Actes 10,25-26.34-35.44-48; 1 Jean 4,7-10; Jean 15,9-17</strong></p>
<p>En ce sixième dimanche de Pâques, je voudrais proposer quelques réflexions sur la première lecture des Actes des Apôtres (10,25-26.34-35.44-48) puis des pensées sur l’amitié à partir de l’Évangile de Jean (15,9-17) et de l’enseignement du pape Benoît XVI.</p>
<p>Le christianisme exige que le croyant ne saisisse pas seulement les principaux dogmes de la foi avec sa tête mais qu’il les mette en œuvre dans sa vie quotidienne. L’extraordinaire histoire de la conversion de Corneille, dans la première lecture, illustre bien ce message. Il s’agit du plus long récit individuel des Actes des Apôtres. Le thème de ce récit est la compulsion divine : Pierre n’est pas du tout préparé à accepter Corneille dans la communauté chrétienne et il refuse même par deux fois de l’y admettre. Pierre doit se convertir avant de pouvoir convertir Corneille. Il finit par comprendre que les dons de Dieu sont pour ceux qui suivent la Parole de Dieu. Sa question : « Quelqu’un peut-il empêcher de baptiser par l’eau ces gens qui tout comme nous, ont reçu l’Esprit Saint? » (10,47) fait écho à la question de l’Éthiopien et à la réponse de Philippe dans un récit précédent : « Qu’est-ce qui empêche que je reçoive le baptême?» (8,36)</p>
<p>Le geste de Pierre avec Corneille aura des répercussions. D’abord frappé par la sincérité exceptionnelle, l’hospitalité et la profonde bonté de Corneille et de sa maisonnée, Pierre s’exclame spontanément : « Mais, à moi, Dieu vient de me faire comprendre qu’il ne fallait déclarer immonde ou impur aucun homme&#8230; Dieu n’est pas partial. »</p>
<p>Cette déclaration vient briser des siècles de coutumes et de théologie au sujet d’Israël, seul peuple choisi par Dieu, séparé des autres nations comme sa part personnelle (cf. Deutéronome 7,6-8; Exode 19,5-6). Pierre doit baptiser la maisonnée de Corneille et il sera critiqué pour son approche « œcuménique » mais il répondra : « Qui suis-je pour empêcher Dieu d’agir? À ces mots ils se sont tus et commencèrent à glorifier Dieu. » (11,17-18).</p>
<p>Paul aussi a trouvé la même manifestation spontanée de la foi au milieu des gentils, ce qui lui a fait dire : « Maintenant, nous nous tournons vers les Gentils. » La controverse sur la loi allait persister pour un long moment si bien que Paul consacra à cette question son travail théologique le plus complet : la lettre aux Romains.<span id="more-7506"></span></p>
<p><strong><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Le-Christ-lave-les-pieds-de-ses-disciples.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-7513" title="Le Christ lave les pieds de ses disciples" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Le-Christ-lave-les-pieds-de-ses-disciples.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Je vous appelle amis&#8230;</strong></p>
<p>Dans le texte de l’Évangile de saint Jean (15,15), nous entendons proclamer : « Je ne vous appelle plus serviteurs &#8230; je vous appelle amis. » Nous ne sommes plus des serviteurs inutiles mais des amis! Le Seigneur nous appelle amis, il fait de nous ses amis; il nous donne son amitié.</p>
<p>Jésus définit l’amitié de deux façons. Il n’y a pas de secrets entre amis. Le Christ nous transmet ce qu’il entend du Père; il nous donne sa pleine confiance et, avec la confiance, la connaissance. Il nous révèle son visage, son cœur. Il montre sa tendresse pour nous, son amour passionné qui mène à la folie de la Croix.</p>
<p>Si nous avions à nommer un des thèmes les plus fréquents et les plus importants dans l’enseignement et la prédication de Benoît XVI pendant les quatre dernières années, ce serait certainement son invitation à être un ami de Jésus. Ce thème était clairement annoncé durant la messe « pour l’élection du Pontife Romain » dans la basilique Saint-Pierre, avant le conclave. « une foi adulte et mûre est une foi profondément enracinée dans l’amitié avec le Christ. C’est cette amitié qui nous ouvre à tout ce qui est bon et qui nous donne le critère permettant de discerner entre le vrai et le faux, entre imposture et vérité. »</p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Le-pape-et-un-enfant.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-7514" title="Le pape et un enfant" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Le-pape-et-un-enfant.jpg" alt="" width="235" height="300" /></a>Je me souviens de mon émotion en entendant l’homélie du Saint Père au début de son ministère d’évêque de Rome, le 24 avril 2005. À trois reprises durant cette homélie mémorable, le pape Benoît XVI a parlé de l’importance de l’« amitié » avec Jésus : « L’Église dans son ensemble, et les Pasteurs en son sein, doivent, comme le Christ, se mettre en route, pour conduire les hommes hors du désert, vers le lieu de la vie, vers l’amitié avec le Fils de Dieu, vers Celui qui nous donne la vie, la vie en plénitude. » À plusieurs reprises il a évoqué l’image de l’amitié : « Il n’y a rien de plus beau que de le connaître et de communiquer aux autres l’amitié avec lui. » Et il a conclu : « Dans cette amitié seulement s’ouvrent tout grand les portes de la vie. Dans cette amitié seulement se dévoilent réellement les grandes potentialités de la condition humaine. Dans cette amitié seulement nous faisons l’expérience de ce qui est beau et de ce qui libère. »</p>
<p>Huit mois plus tard, lors de l’Angélus du 15 janvier 2006, Benoît XVI disait :</p>
<blockquote><p>« L’amitié avec le Maître assure à l’âme une paix profonde et la sérénité, même dans les moments sombres et dans les épreuves les plus difficiles. Lorsque la foi connaît des nuits obscures, dans lesquelles on ne « sent » plus et on ne « voit » plus la présence de Dieu, l’amitié de Jésus est l’assurance qu’en réalité rien ne pourra jamais nous séparer de son amour (cf. Romains 8, 39). »</p></blockquote>
<p>De nouveau, le dimanche 26 août 2007, le thème de l’amitié était central :</p>
<blockquote><p>«La véritable amitié avec Jésus s’exprime dans la façon de vivre : elle s’exprime à travers la bonté du cœur, l’humilité, la douceur et la miséricorde, l’amour pour la justice et la vérité, l’engagement sincère et honnête pour la paix et la réconciliation. »</p></blockquote>
<p>Telle est, pourrions-nous dire, la « carte d’identité » qui nous qualifie comme ses « amis » authentiques; tel est le « passeport » qui nous permettra d’entrer dans la vie éternelle. Comment comprenons-nous l’extraordinaire don de l’amitié dans nos vies?</p>
<p><strong>Une affaire de cœur</strong></p>
<p>Pendant de nombreuses années, j’ai considéré la vie et les écrits du cardinal John Henry Newman (1801-1890) comme un brillant modèle d’amitié. Newman parle vraiment cœur à cœur – cor ad cor loquitur, formule dont il a fait sa devise. Il n’y avait rien de superficiel dans sa manière d’entrer en relation avec des gens très différents. Il les regardait et les aimait pour ce qu’ils étaient.</p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/John-Henry-Newman.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-7515" title="John Henry Newman" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/John-Henry-Newman.jpg" alt="" width="300" height="202" /></a>Avec la béatification de ce cardinal anglais très aimé le 19 septembre 2010, examinons un instant comment Newman concevait l’amitié. Newman estimait grandement la noblesse des vertus humaines qui transparaissent dans la littérature et l’histoire de la Grèce et de la Rome anciennes. Par ailleurs, les saints qu’il a le plus admirés, saint Paul, les Pères de l’Église, son père spirituel Philippe de Néri, et saint François de Sales, pourraient tous être décrits comme humainement attirants.</p>
<p>Newman avait une capacité et un don extraordinaire pour l’amitié, qui ont souvent inspiré son leadership. Personne ne l’aurait qualifié d’extraverti ou de superficiel. Il suffit de consulter les nombreux volumes de sa correspondance et de son journal, ou la table onomastique de ses œuvres autobiographiques, pour voir qu’il a partagé, sa vie durant, de profondes amitiés avec des centaines de personnes. Son influence personnelle s’est étendue à des millions de personnes qui ont lu ses œuvres et découvert la signification de l’amitié.</p>
<p><strong>L’amitié authentique</strong></p>
<p>Je ne saurais écrire sur l’amitié sans faire une mise en garde à tant d’hommes et de femmes qui la cherchent tous les jours. Le grand succès des sites de réseau d’amitié en ligne comme MySpace et Facebook mérite une attention particulière, une réflexion et un examen minutieux. On a dit que si Facebook était un pays, il serait le troisième pays le plus populeux!</p>
<p>Voilà qui suscite quelques questions, et d’abord : « À quoi cela nous sert-il? » Ces outils nous aident à réunir les gens et à améliorer les réseaux sociaux. Par exemple, les personnes coincées à la maison, les infirmes, les malades chroniques et les gens âgés peuvent entrer en contact avec d’autres personnes dans la même situation, ce qui fait naître de nombreux liens de solidarité.</p>
<p>Mais il y a aussi d’autres questions. Qu’est-ce que cela nous fait? Qu’est-ce que cela change à notre sens des limites sociales? À notre sens de la vie personnelle? À nos amitiés?</p>
<p>L’amitié dans ces espaces virtuels est bien différente de la « vraie » amitié. L’amitié est une relation qui implique le partage d’intérêts communs, de réciprocité, de confiance et la révélation de détails intimes dans des contextes précis. L’amitié authentique dépend des révélations mutuelles et ne peut s’épanouir que dans les limites de la vie privée et de la modestie.</p>
<p>Cependant, sur les sites de ces réseaux de socialisation, on trouve un concept d’amitié publique qui n’est pas l’amitié dont parle Jésus dans l’Évangile, ou le pape Benoît XVI dans ses merveilleux écrits, ou le cardinal Newman dans ses lettres. La distance et l’abstraction de nos amitiés et de nos relations en ligne peuvent mener à une sorte de désensibilisation systémique de la culture si nous n’y faisons pas attention et si nous n’usons pas de sagesse et de prudence.</p>
<p>Nous divulguons tout, mais ressentons-nous quelque chose? Les amitiés, ou plutôt les connaissances de ce genre sont très différentes du cor ad cor loquitur si ardemment désiré et vécu par Jésus avec ses disciples, par un Pierre impétueux, par un officier romain nommé Corneille, par un cardinal britannique appelé John Henry et par un pape allemand, Benoît, qui ont modelé leurs vies sur le Bon Pasteur, l’Ami fidèle de chaque être humain.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Paroles-faites-chair31-150x15011.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-7510" title="Paroles-faites-chair" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Paroles-faites-chair31-150x15011.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><strong>Pour commander votre exemplaire de « Paroles faites chair, volume 2, année B », qui contient toutes les réflexions pour l’année B, visitez le site web du <a href="http://www.cccbpublications.ca/site/index.php?page=shop.product_details&amp;flypage=flypage.tpl&amp;product_id=1772&amp;category_id=16&amp;option=com_virtuemart&amp;Itemid=116&amp;lang=frc" target="_blank">Service des éditions de la Conférence des évêques catholiques du Canada</a>.</strong></p>
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		<title>Réflexion à la veille de la Marche nationale pour la vie</title>
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		<pubDate>Mon, 07 May 2012 16:39:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>P. Thomas Rosica</dc:creator>
				<category><![CDATA[Église au Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[avortement]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Caritas in Veritate]]></category>
		<category><![CDATA[euthanasie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 10 mai de cette année, des milliers de Canadiens se rencontreront de nouveau sur la colline du Parlement et dans nombres de villes canadiennes, pour défendre les êtres humains qui ne sont pas encore nés. Être « pro-vie » de manière active c’est contribuer au renouvellement de la société à travers la promotion du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Benoît-XVI-avec-un-enfant.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7500" title="Benoît XVI avec un enfant" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Benoît-XVI-avec-un-enfant.jpg" alt="" width="610" height="300" /></a><br />
Le 10 mai de cette année, des milliers de Canadiens se rencontreront de nouveau sur la colline du Parlement et dans nombres de villes canadiennes, pour défendre les êtres humains qui ne sont pas encore nés. Être « pro-vie » de manière active c’est contribuer au renouvellement de la société à travers la promotion du bien. Il est impossible de répandre le bien commun sans toutefois affirmer et défendre le droit à la vie, droit sur lequel reposent et se fondent tous les droits inaliénables des individus et à partir duquel ils se développent. La vraie paix ne peut exister que lorsque la vie est défendue et promue. Rappelons-nous les paroles prophétiques de Paul VI:</p>
<blockquote><p>« Chaque crime contre la vie est une attaque contre la paix, spécialement si elle s’attaque à la conduite morale des personnes…Cependant, là où les droits des êtres humains sont vraiment professés et publiquement reconnus et défendus, la paix devient le climat jovial et opératif de la vie au sein de la société .»</p></blockquote>
<p>L’avortement est, sans aucun doute, la blessure la plus grave infligée, non seulement sur les individus et leurs familles – qui sont censées fournir le sanctuaire de la vie, mais aussi sur les sociétés et leur culture, par les mêmes personnes qui devraient être les agents promoteurs et les défenseurs de la société. Nous ne devrons jamais perdre de vue les atrocités commises contre les êtres pas encore nés de même que ce qui n’est pas dit et qui est très rarement avoué de la souffrance et de l’agonie persistantes vécues par les personnes qui ont enduré des avortements.</p>
<p>L’Église catholique offre un enseignement consistant sur l’inviolabilité, la sacralité et la dignité de la personne humaine : une vision parfaite de 20/20 pour laquelle nous devons lutter chaque jour si nous nous déclarons pro-vie. L’opposition à l’avortement et à l’euthanasie ne justifie pas l’indifférence à ceux qui souffrent de pauvreté, de violence et d’injustice. Nous devons lutter pour avoir une vue intégrale, et non pas bornée.</p>
<p>Ce qui est encore plus troublant, c’est ceux qui se disent de la gauche, toujours champions des droits humains et civils, qui respectent et soutiennent la dignité et la liberté d’autrui. Ceci inclue sans doute la protection des droits des individus, ainsi que les efforts du gouvernement pour prendre soin des personnes faibles, malades et démunies. Pourquoi donc l’extension aux êtres humains à naître du droit humain à la vie, ainsi que l’opposition à la culture de la mort, ne sont-elles pas des thèmes principaux de la gauche ? Il est impératif qu’elles le soient, car elles constituent indubitablement une affaire de justice et de droit des êtres humains.<span id="more-7496"></span></p>
<p>Il y a quelques années, le cardinal Séan O’Malley, archevêque de Boston aux USA a adressé une lettre aux citoyens de son grand diocèse en disant :</p>
<blockquote><p>« Si une cause, quelle qu’elle soit, est motivée par le jugement, la fureur, et la vengeance, elle serait maudite à la marginalisation et l’échec. Les paroles que Jésus nous a adressés nous enseignent que nous devons nous aimer les uns les autres comme Il nous aime… Notre capacité à transformer le cœur des gens et de les aider à comprendre la dignité de chaque vie, à partir du moment de sa conception jusqu’au dernier moment de sa mort naturelle, est intrinsèquement liée à notre capacité d’accroitre l’amour et l’unité au sein de l’Église, car, notre proclamation de la Vérité est entravée lorsque nous sommes divisés et lorsque nous nous disputons.»</p></blockquote>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Enfant-au-cimétière.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-7502" title="Enfant au cimétière" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Enfant-au-cimétière-300x213.jpg" alt="" width="300" height="213" /></a>Quelque soit l’opposition à la vie en soi, tel que n’importe quel genre de meurtre, génocide, avortement, euthanasie, ou autodestruction délibérée ; quelque soit la chose qui viole la dignité de la personne humaine, tel que la malnutrition, les tourments infligés sur le corps humain ou sur l’esprit, qui tente de contraindre la volonté dans son essence ; tout ce qui insulte la dignité humaine tel que les conditions sous-humaines de la vie, l’emprisonnement arbitraire, la déportation, l’esclavage, la prostitution, le trafic de femmes et d’enfants, les conditions ignobles de travail où les gens sont traités comme des instruments de gain, plutôt que des personnes libres et responsables…Toutes ces choses et bien d’autres, empoisonnent la société humaine.</p>
<p>Il est impossible de promouvoir le bien commun sans pour autant reconnaître et défendre le droit à la vie, sur lequel se fondent et à partir desquels se développent tous les autres droits inaliénables des individus. La vraie paix ne pourrait exister que si la vie est défendue et promue.<br />
Dans son encyclique, Caritas in Veritate (La vérité dans la charité), le pape Benoît XVI vise clairement la dignité et le respect pour la vie humaine :</p>
<blockquote><p>« L’ouverture à la vie est au centre du vrai développement. Lorsqu’une société tend vers le déni ou la suppression de la vie, elle finit par ne plus retrouver la motivation et l’énergie nécessaires pour lutter pour le vrai bien de l’être humain. Si l’on perd la sensibilité personnelle et sociale envers l’acceptation d’une nouvelle vie, alors d’autres formes d’acceptation valeureuses pour la société se flétrissent aussi. »</p></blockquote>
<p>Être pro-vie ne nous donne pas le droit et l’autorisation de dire et faire ce que bon nous semble, ni de diffamer, condamner et détruire d’autres êtres humains qui ne partagent pas nos points de vue. Nous ne devons jamais oublier les principes de la civilité, de la charité évangélique, de l’éthique, et de la justice. Nous devons éviter la détérioration de notre vision, voire, la myopie qui afflige souvent les personnes de bonne volonté qui sont aveuglées par leur propre zèle et sont incapables d’avoir une vision complète de la situation. Être pro-vie n’est pas une activité désignée pour un parti politique ou pour une partie spécifique du spectre. C’est une obligation pour tout le monde : gauche, droite et centre ! Donc, nous sommes pro-vie, nous devons interpeller la culture qui nous entoure, et non pas la maudire. Être pro-vie de nos jours est véritablement prophétique et engendrera un développement authentique et une paix durable.</p>
<p>Pour ceux et celles qui disent que l&#8217;avortement est un gage de progrès pour la femme, un acquis ou un droit inaliénable : rien n&#8217;est plus faux. L&#8217;avortement tue un être humain innocent et souvent il blesse la femme psychologiquement, physiquement et spirituellement. Les pères aussi souffrent beaucoup. Un vrai progrès serait de trouver les moyens de faire baisser à zéro le taux d&#8217;avortement. Si seulement les femmes en détresse à cause d’une grossesse inattendue étaient accueillies, informées et accompagnées avec compassion et solidarité dans leur choix…</p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Benoît-XVI-à-Auschwitz.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-7501" title="Benoît XVI à Auschwitz" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Benoît-XVI-à-Auschwitz-300x198.jpg" alt="" width="300" height="198" /></a>Nous ne pouvons ignorer l’autre grand défi auquel est confrontée l’humanité aujourd’hui — la question sérieuse de la mort par compassion, que d’aucuns appellent parfois euthanasie, qui n’est plus présente dans des cas abstraits et des théories. Cette question concerne les gens ordinaires et est débattue, non seulement au Parlement, mais aussi autour des tables à dîners et dans les milieux scolaires. Les populations vieillissantes, notamment en Occident et les forces actives qui en résultent, sont désormais en train de créer une force qui propulse le marché vers l’euthanasie. Le Bienheureux Jean Paul II écrivait : « Le droit de mourir cèdera inévitablement au devoir de mourir. » La question touche l’essence de ce que l’on est et ce que l’on croit. L’euthanasie doit être appelée compassion erronée et mal-conseillée. La vraie compassion mène au partage de la souffrance de l’autre, et non pas à tuer la personne dont la souffrance nous est insupportable.</p>
<blockquote><p><strong>Prions ensemble cette prière pour la Marche pour la vie:</strong></p>
<p>Père Eternel, Source de Vie,<br />
Fortifie-nous de ton Esprit Saint<br />
afin de recevoir l’abondance de la vie que tu nous as promise.<br />
Ouvre nos cœurs afin de voir et désirer<br />
la beauté de ton dessein pour la vie et l’amour.<br />
Transforme notre amour en un amour généreux, qui donne de soi<br />
pour que nous puissions être bénis avec la joie.<br />
Donne-nous une confiance absolue en ta miséricorde.<br />
Pardonne-nous de ne pas avoir accueilli ton don de la vie<br />
et guéris-nous des effets de la culture de la mort.<br />
Instille en nous et en tous les gens la révérence pour chaque vie humaine.<br />
Inspire-nous et protège nos efforts au nom des êtres les plus vulnérables,<br />
ceux qui ne sont pas encore nés,<br />
des malades et des personnes âgées.<br />
Nous te le demandons au nom de Jésus,<br />
Qui, par Sa Croix, renouvelle toute chose. Amen.</p></blockquote>
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		<title>Bienheureuse Marie-Léonie Paradis</title>
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		<pubDate>Fri, 04 May 2012 16:06:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sel et Lumiere</dc:creator>
				<category><![CDATA[Église au Canada]]></category>
		<category><![CDATA[fête liturgique]]></category>
		<category><![CDATA[Saints et bienheureux]]></category>

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		<description><![CDATA[La contribution de l’Église à l’éducation des membres de la société est bien documentée. L’éducation fut, pendant de nombreuses années, un des principaux champs de travail des religieuses et des religieux au Canada. C’est de l’importance de l’éducation dans la mission de l’Église que témoigne la vie de mère Marie-Léonie Paradis, fondatrice de l’Institut des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Marie-Léonie-Paradis1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7492" title="Marie-Léonie Paradis" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Marie-Léonie-Paradis1.jpg" alt="" width="610" height="300" /></a>La contribution de l’Église à l’éducation des membres de la société est bien documentée. L’éducation fut, pendant de nombreuses années, un des principaux champs de travail des religieuses et des religieux au Canada. C’est de l’importance de l’éducation dans la mission de l’Église que témoigne la vie de mère Marie-Léonie Paradis, fondatrice de l’Institut des Petites Sœurs de la Sainte-Famille, dont l’Église célèbre la fête aujourd’hui.</p>
<p>Née le 12 mai 1840, à l’Acadie, au Bas-Canada, on la nomma Élodie, et elle fut fille unique d’une famille de six enfants. Avant même d’avoir atteint l’âge de 14 ans, Élodie entre au noviciat des sœurs marianites de Sainte-Croix, prenant le nom de sœur Marie-de-Sainte-Léonie. Elle prononça ses vœux le 22 août 1857.</p>
<p>Toute la vie de Marie-Léonie sera vouée à l’éducation. Après quelques années d’enseignement à Varennes, elle est envoyée à New York pour travailler dans un orphelinat et dans une école dirigée par les marianites pour les enfants pauvres. Huit ans plus tard, elle se déplace en Indiana pour enseigner le français et les travaux à l’aiguille aux sœurs en formation en enseignement.</p>
<p>Après avoir déjà travaillé plusieurs années dans l’enseignement, Marie-Léonie est appelée en 1874 à diriger un groupe de novices et de postulantes au Collège Saint-Joseph de Memramcook, au Nouveau-Brunswick, une expérience qui lui fait découvrir la vocation qu’elle estime être la sienne à ce moment. Reconnaissant le manque de personnel au collège, ainsi que le faible niveau d’instruction des acadiens, elle voit dans ce nouveau projet la mission d’être collaboratrice des pères de Sainte-Croix dans le travail de l’éducation des jeunes acadiens. Marie-Léonie fera partie de la fondation d’une nouvelle communauté. <span id="more-7485"></span></p>
<p>En 1880, le chapitre général des Pères de Sainte-Croix accepte cette nouvelle fondation sous le nom de l’Institut des Petites Sœurs de la Sainte-Famille. Marie-Léonie est nommée supérieure de la nouvelle communauté et elle trouve dans la personne de Mgr Paul Larocque, évêque de Sherbrooke, le soutien qu’elle aura besoin pour assurer la réalisation de la fondation. Mgr Larocque accueille les sœurs dans son diocèse et, le 26 janvier 1896, il accorde l’approbation canonique reconnaissant, au nom de l’Église, la nouvelle communauté.</p>
<p>Au cours de son histoire, la contribution de l’Institut dans le domaine de l’éducation a été considérable. Ayant comme but la mission d’assister les prêtres dans l’œuvre de l’éducation, les Petites Sœurs de la Sainte-Famille ont rendu des services essentiels à plusieurs collèges n’ayant pas les moyens d’engager du personnel laïc rémunéré.<br />
Pendant sa vie, mère Marie-Léonie a présidé à 38 fondations au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Ontario et aux États-Unis, la plupart dans des collèges. Elle est décédée le 3 mai 1912. Elle a été béatifiée par Jean-Paul II le 11 septembre 1984.</p>
<p>Une femme de foi, de courage et de charité; mère Marie-Léonie Paradis a montré tout au long de sa vie les valeurs de l’Évangile, en ayant le souci de travailler pour l’éducation des pauvres et en fondant une communauté qui assiste l’Église dans son ministère de l’éducation.</p>
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		<title>Faire notre demeure en Jésus</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 13:57:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>P. Thomas Rosica</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême et Pâques]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion biblique]]></category>

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		<description><![CDATA[Cinquième dimanche de Pâques Actes 9,26-31; 1 Jean 3,18-24; Jean 15,1-8 Dans l’Évangile de Jean (15,1-8) que nous lisons pour ce cinquième dimanche de Pâques, on nous présente l’image de la vigne et des sarments pour exprimer la relation entre le Christ et ses disciples. De prime abord, cela nous paraît bien simple, mais en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Le-Christ3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7479" title="Le Christ" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Le-Christ3.jpg" alt="" width="610" height="300" /></a></p>
<p><strong>Cinquième dimanche de Pâques</strong><br />
<strong>Actes 9,26-31; 1 Jean 3,18-24; Jean 15,1-8</strong></p>
<p>Dans l’Évangile de Jean (15,1-8) que nous lisons pour ce cinquième dimanche de Pâques, on nous présente l’image de la vigne et des sarments pour exprimer la relation entre le Christ et ses disciples. De prime abord, cela nous paraît bien simple, mais en y regardant de plus près, nous sommes soudainement remplis d’un sentiment de mystère, d’émerveillement et de beauté, qui nous invite à en vouloir toujours plus.</p>
<p>Les sarments d’une vigne ont une relation intime avec le cep : ils dépendent de lui à tout moment et ne forment qu’un seul organisme avec lui. La vigne, moins familière dans nos climats du Nord, est bien connue au Moyen-Orient, où beaucoup de familles ont dans leur jardin une vigne, un figuier ou des oliviers.</p>
<p>Jésus raconte aux personnes qui le suivent qu’il est la vigne véritable et qu’elles sont les sarments dont le devoir est de porter du fruit en partageant sa vie : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Demeurez en moi, comme moi en vous. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l’obtiendrez. En dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. » (Jean 15,1.4-5.7).</p>
<p>Bien que les images du Christ comme roi et seigneur, enseignant, berger et juge ont leur propre importance car elles nous montrent comment nous sommes reliés au Christ, elles doivent être équilibrées par d’autres images comme celle de la vigne, qui intègre le disciple à la vie du Christ et le Christ à la vie du disciple, dans une unité intime et une proximité que les autres images n’arrivent pas toujours à suggérer.</p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Arbre.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-7480" title="Porter du fruit" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Arbre-300x222.jpg" alt="" width="300" height="222" /></a>Le passage d’aujourd’hui est une des descriptions classiques de la spiritualité chrétienne authentique. L’image de la vigne, en nous invitant à approfondir notre vie spirituelle, situe cette quête personnelle dans le contexte plus ample de la famille de Dieu, qui traverse le temps, d’Abraham à l’époque actuelle et au-delà, et qui s’étend de l’aire du Moyen-Orient du premier siècle aux quatre coins de la terre aujourd’hui.</p>
<p>Si Jésus est la vigne, nous sommes appelés à « demeurer », à « vivre », à établir notre maison « en lui ». Le texte de l’Évangile nous interpelle : comment maintenir l’intimité avec le Dieu Vivant alors que nous essayons d’obéir à notre vocation de porter du fruit pour le monde? Que signifie « demeurer », « habiter » dans la vigne, être attaché intimement à Jésus?</p>
<p>Demeurer en Jésus suppose qu’on fasse partie intégrante de la vie de l’Église, qu’on s’engage chaque jour et chaque semaine dans une relation de fraternité avec son peuple, par le soutien mutuel, la prière, le culte, la vie sacramentelle, les études et, naturellement, par le travail pour l’Évangile dans le monde. Dans chaque célébration eucharistique, nous sommes attirés dans cette relation intime avec Jésus lui-même et les uns avec les autres autour de la table.<span id="more-7475"></span></p>
<p>La spiritualité chrétienne authentique est la connaissance personnelle de Jésus Christ, qui s’est livré pour nous comme la vigne donne sa sève aux sarments afin que nous puissions diffuser son amour et porter du fruit pour la gloire du Père. C’est le cœur du mystère de l’Eucharistie. Et dès que Jésus introduit le thème de la vigne et des sarments dans l’Évangile, il parle de son père, le vigneron. Or le Père fait deux choses qui exigent un couteau. Chaque sarment qui ne porte pas de fruit, il l’enlève, le coupe; chaque sarment qui porte du fruit, il l’émonde afin qu’il porte plus de fruit.</p>
<p>La spiritualité à laquelle nous invite ce passage de l’Évangile n’est pas une affaire de croissance personnelle effrénée, qui viserait à développer tous les talents et tout le potentiel que nous pourrions découvrir en nous-mêmes. En suivant Jésus et en le connaissant mieux, nous voyons qu’il nous demande de nous soumettre au sécateur : de couper certaines choses de notre vie, des branches bonnes en elles-mêmes, pleines de sève et qui auraient le potentiel de donner du fruit, pour que puisse se développer quelque chose d’autre. L’émondage est toujours un processus difficile. C’est une sorte de perte, de mort même. C’est en maniant le sécateur que le vigneron est le plus proche de sa vigne.</p>
<p>L’appel à rester attaché au cep est un appel à connaître Jésus d’une manière plus intime. Jésus n’est pas une idée, mais une personne. Les vrais disciples de Jésus dépendent de la présence et de l’activité du Christ en eux pour le renouvellement de leur propre vie en une vie de foi et d’amour. Les vrais disciples ne peuvent renouveler la vie des autres que lorsqu’ils sont branchés à Jésus, « greffés » à sa vie, laissant Sa présence couler dans leur cœur et dans leur esprit.</p>
<p>Les images de la vigne et du vignoble sont magnifiquement juxtaposées dans ce passage très connu de Lumen Gentium 6, la Constitution dogmatique sur l’Église du Concile Vatican II :</p>
<p>« L’Église est la terre que Dieu cultive, ou encore son champ. Dans ce champ grandit l’antique olivier dont la racine sainte fut constituée par les Patriarches et dans lequel s’est faite et se fera la réconciliation des Juifs et des Gentils. L’Église a été plantée par le céleste Cultivateur comme la vigne choisie. Le Christ est la vraie vigne qui donne la vie et la fécondité aux sarments, c’est-à-dire à nous qui par l’Église demeurons en lui; et sans lui nous ne pouvons rien faire. »</p>
<p>Pour illustrer cette dépendance, cette greffe au Seigneur, permettez-moi de vous partager quelques paroles d’une grande femme de l’Église, sainte Thérèse Bénédicte de la Croix (Édith Stein) (1891-1942), carmélite, martyre, co-patronne de l’Europe, une femme qui savait ce que c’est que d’être intimement liée au Seigneur. Ces propos sont tirés de son essai sur la femme (traduction libre).</p>
<blockquote><p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/LÉglise.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-7481" title="L'Église des premiers siècles" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/LÉglise-300x195.jpg" alt="" width="300" height="195" /></a>« L’idée de l’Église comme communauté de fidèles est le concept le plus accessible à la raison humaine. Quiconque croit au Christ et à son Évangile, espère en l’accomplissement de sa promesse, se tourne vers Lui avec amour et garde ses commandements, se doit de s’unir à tous ses semblables dans la plus profonde communion de cœur et d’esprit. Ceux qui ont suivi le Seigneur lors de son séjour sur Terre ont été les premières semences de la grande communauté chrétienne; ils ont diffusé cette communauté et cette foi qui les gardaient unis, jusqu’à ce que nous en héritions aujourd’hui.</p>
<p>« Mais si même une communauté humaine naturelle est plus qu’un simple regroupement d’individus, si même ici nous observons une évolution vers une unité organique, la chose doit être encore plus vraie de la communauté surnaturelle qu’est l’Église. L’union de l’âme au Christ diffère de l’union des personnes dans le monde : c’est un enracinement et une croissance en lui (ce que nous dit la parabole de la vigne et des sarments) qui commence au baptême et qui est constamment renforcée et façonnée de diverses manières par les sacrements. Toutefois, cette union réelle au Christ implique la croissance d’une véritable communauté parmi les chrétiens. Ainsi l’Église forme-t-elle le Corps mystique du Christ. Ce Corps est un Corps vivant, et l’esprit qui anime ce Corps est l’esprit du Christ, diffusé de sa tête vers tous ses membres (Éphésiens 5, 23.30). Cet esprit du Christ est l’Esprit Saint; c’est pourquoi l’Église est le temple de l’Esprit Saint (Éphésiens 2, 21-22). »</p></blockquote>
<p>Cette semaine, prions pour que notre appartenance au Christ soit réelle et profonde, pour qu’elle dépasse la turbulence à la surface de l’existence. Puisse la vie même du Christ passer par nous pour ainsi construire son Corps, qui est l’Église.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Paroles-faites-chair31-150x15010.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-7476" title="Paroles-faites-chair" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Paroles-faites-chair31-150x15010.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><strong>Pour commander votre exemplaire de « Paroles faites chair, volume 2, année B », qui contient toutes les réflexions pour l’année B, visitez le site web du <a href="http://www.cccbpublications.ca/site/index.php?page=shop.product_details&amp;flypage=flypage.tpl&amp;product_id=1772&amp;category_id=16&amp;option=com_virtuemart&amp;Itemid=116&amp;lang=frc" target="_blank">Service des éditions de la Conférence des évêques catholiques du Canada</a>.</strong></p>
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		<title>En route vers le Congrès eucharistique de Dublin</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Apr 2012 20:48:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sr Marie-Noëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Eglises du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Congres Eucharistique]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette année le Congrès eucharistique international a lieu à Dublin en Irlande du 10 au 17 juin 2012. Le thème est « l&#8217;Eucharistie : Communion avec le Christ et entre nous ». Comme il est organisé au moment du cinquantenaire de l’ouverture du concile Vatican II. Ce thème est en lien avec ce 50e ; la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette année le Congrès eucharistique international a lieu à Dublin en Irlande du 10 au 17 juin 2012.</p>
<p>Le thème est « l&#8217;Eucharistie : Communion avec le Christ et entre nous ». Comme il est organisé au moment du cinquantenaire de l’ouverture du concile Vatican II.<br />
Ce thème est en lien avec ce 50e ; la réflexion porte sur un texte du Concile Vatican II <em>Lumen Gentium, Lumiere des Nations</em>,  sur le paragraphe 7 :</p>
<blockquote><p>« Dans la fraction du pain eucharistique nous avons réellement part au corps du Seigneur et nous sommes élevés à la communion avec lui et entre nous. &laquo;&nbsp;Parce qu&#8217;il y a un seul pain, nous ne sommes qu&#8217;un corps malgré notre grand nombre, attendu que tous nous recevons notre part de ce pain unique&nbsp;&raquo; (I Co 10, 17). Ainsi tous nous devenons membres de ce corps (cf. I Co 12, 27) &laquo;&nbsp;et respectivement, membres 1es uns des autres&nbsp;&raquo; (Rm 12, 5) ».</p></blockquote>
<p>Durant toute une semaine, des catéchèses, des célébrations, des temps d’adoration, des événements culturels, des rencontres et des ateliers sont offertes aux participants qui viennent du monde entier.</p>
<p>A quelques semaines de ce congrès nous avons eu la joie d’accueillir dans nos studios le Père Kevin Doran, secrétaire général de ce 50e Congrès eucharistique  pour nous en parler.</p>
<p>Perspectives hebdo</p>
<p>Samedi 28 avril 19h30</p>
<p>Lundi 30 avril 19h35</p>
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		<title>« Les vocations, don de l’Amour de Dieu »</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 01:40:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sr Marie-Noëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Benoît XVI]]></category>
		<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Vie consacrée]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est le thème du message du pape pour la 49e Journée mondiale de prière pour les vocations, dimanche prochain comme chaque année en ce quatrième dimanche de Pâques. Le Pape rappelle dans son message que toute vocation est une réponse à l’amour inconditionnel de Dieu pour chaque personne. Cet amour se concrétise par le service [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est le thème du message du pape pour la 49e Journée mondiale de prière pour les vocations, dimanche prochain comme chaque année en ce quatrième dimanche de Pâques.</p>
<p>Le Pape rappelle dans son <a href="http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/messages/vocations/documents/hf_ben-xvi_mes_20111018_xlix-vocations_fr.html">message </a>que toute vocation est une réponse à l’amour inconditionnel de Dieu pour chaque personne. Cet amour se concrétise par le service des plus démunis. Benoît XVI souhaite que les Églises locales, dans leurs diversités, deviennent les “lieux” d’un discernement attentif et offrent aux jeunes un accompagnement spirituel. La communauté chrétienne devient elle-même manifestation de l’Amour de Dieu qui prend soin de tout appel.</p>
<p>Voici le message dans son intégralité:</p>
<blockquote><p><em>&laquo;&nbsp;Chers frères et sœurs,</em></p>
<p>La 49<sup>ème </sup>Journée Mondiale de Prière pour les Vocations, qui sera célébrée le 29 avril 2012, quatrième dimanche de Pâques, nous invite à réfléchir sur le thème : <em>Les vocations, don de l’Amour de Dieu.</em></p>
<p>La source de tout don parfait est Dieu Amour – <em>Deus caritas est – </em>: «<em> celui qui</em> demeure dans l’amour, demeure en Dieu et Dieu en lui » (<em>1 Jn </em>4, 16). L’Écriture Sainte raconte l’histoire de ce lien originel entre Dieu et l’humanité, qui précède la création elle-même. Saint Paul, écrivant aux chrétiens de la ville d’Éphèse, fait monter un hymne de reconnaissance et de louange au Père, Lui qui, avec une infinie bienveillance, met en œuvre, au cours des siècles, son dessein universel de salut, qui est un dessein d’amour. Dans son Fils Jésus – affirme l’Apôtre – Il « nous a choisis avant la création du monde, pour que nous soyons, dans l’amour, saints et irréprochables, sous son regard » <em>(Ep </em>1, 4). Nous sommes aimés par Dieu “avant” même de venir à l’existence ! Mû exclusivement par son amour inconditionnel, Il nous a “créés de rien” (cf. <em>2M </em>7, 28) pour nous conduire à la pleine communion avec Lui.<span id="more-7462"></span></p>
<p>Saisi d’émerveillement devant l’œuvre de la Providence divine, le psalmiste s’exclame : « A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, pour que tu en prennes souci ? » (<em>Ps </em>8, 4-5). La vérité profonde de notre existence est ainsi contenue dans cet étonnant mystère: chaque créature, en particulier chaque personne humaine, est fruit d’une pensée et d’un acte de l’amour de Dieu, amour immense, fidèle, éternel (cf. <em>Jr </em>31, 3). Découvrir cette réalité change véritablement notre vie en profondeur. Dans une page célèbre des <em>Confessions, </em>saint Augustin exprime avec une grande intensité sa découverte de Dieu, suprême beauté et suprême amour, un Dieu qui lui avait été toujours proche, auquel il ouvrait enfin son esprit et son cœur pour être transformé : « Bien tard je t&#8217;ai aimée, ô beauté si ancienne et si nouvelle, bien tard je t&#8217;ai aimée! Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors. C’est là que je te cherchais. Tout disgracieux, je me ruais sur tes gracieuses créatures. Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi. Loin de toi, elles me retenaient, elles qui ne seraient, si elles n’étaient en toi. Tu m’appelas, crias, rompis ma surdité. Tu brillas, et ta splendeur a ôté ma cécité ; tu répandis ton parfum, je respirai, je soupirai, je t’ai goûté, et j’eus faim et soif; tu m’as touché, et je brûlai du désir de ta paix » (X, 27.38). Par ces images, le saint Évêque d’Hippone cherche à décrire le mystère ineffable de la rencontre avec Dieu, avec son amour qui transforme toute l’existence.</p>
<p>Il s’agit d’un amour sans réserve qui nous précède, nous soutient et nous appelle tout au long du chemin de la vie et qui s’enracine dans l’absolue gratuité de Dieu. Se référant en particulier au ministère sacerdotal, mon prédécesseur, le Bienheureux <a href="http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/index_fr.htm">Jean-Paul II</a>, affirmait que « tout acte ministériel, en même temps qu&#8217;il conduit à aimer et à servir l&#8217;Église, pousse à mûrir toujours davantage dans l&#8217;amour et dans le service du Christ Tête, Pasteur et Époux de l&#8217;Église ; cet amour se présente toujours comme une réponse à l&#8217;amour prévenant, libre et gratuit de Dieu dans le Christ » (Exhort. apost. <em><a href="http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/apost_exhortations/documents/hf_jp-ii_exh_25031992_pastores-dabo-vobis_fr.html">Pastores dabo vobis</a>, </em>25).<em> </em>Chaque vocation particulière naît, en effet, de l’initiative de Dieu, est <em>don de l’amour de Dieu </em>! C’est Lui qui fait le “premier pas”, non à cause d’une particulière bonté rencontrée chez nous, mais grâce à la présence de son amour « répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint » (<em>Rm</em> 5, 5).</p>
<p>En tout temps, à la source de l’appel divin, il y a l’initiative de l’amour infini de Dieu, qui se manifeste pleinement en Jésus Christ. Comme je l’ai écrit dans ma première Encyclique <em><a href="../../../encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20051225_deus-caritas-est_fr.html">Deus caritas est</a> </em>: « En fait, Dieu se rend visible de multiples manières. Dans l’histoire d’amour que la Bible nous raconte, Il vient à notre rencontre, Il cherche à nous conquérir – jusqu’à la dernière Cène, jusqu’au Cœur transpercé sur la croix, jusqu’aux apparitions du Ressuscité et aux grandes œuvres par lesquelles, à travers l’action des Apôtres, Il a guidé le chemin de l’Église naissante. Et de même, par la suite, dans l’histoire de l’Église, le Seigneur n’a jamais été absent : il vient toujours de nouveau à notre rencontre – par des hommes à travers lesquels il transparaît, ainsi que par sa Parole, dans les Sacrements, spécialement dans l’Eucharistie » (n. 17).</p>
<p>L’amour de Dieu demeure pour toujours, il est fidèle à lui-même, à la « parole édictée pour mille générations » (<em>Ps </em>105 [104], 8). Il faut donc ré-annoncer, spécialement aux nouvelles générations, la beauté attrayante de cet amour divin, qui précède et accompagne : c’est lui le ressort secret, la motivation qui ne fait jamais défaut, même dans les situations les plus difficiles.</p>
<p>Chers frères et sœurs, c’est à cet amour que nous devons ouvrir notre vie, et c’est à la perfection de l’amour du Père (cf. <em>Mt </em>5, 48) que Jésus Christ nous appelle chaque jour ! Le haut degré de la vie chrétienne consiste en effet à aimer “comme” Dieu ; il s’agit d’un amour qui se manifeste dans le don total de soi, fidèle et fécond. A la prieure du monastère de Ségovie, peinée par la situation dramatique de la suspension dont il était l’objet au cours de ces années, saint Jean de la Croix répond en l’invitant à agir selon le dessein de Dieu : « Ne pensez à rien d’autre, sinon que tout est disposé par Dieu; et là où il n’y a pas d’amour, mettez l’amour et vous récolterez l’amour » (<em>Lettre</em>, 26).</p>
<p>C’est sur ce terrain d’oblation ouverte à l’amour de Dieu et fruit de cet amour, que naissent et grandissent toutes les vocations. Et c’est en puisant à cette source dans la prière, avec une fréquentation assidue de la Parole et des Sacrements, particulièrement l’Eucharistie, qu’il est possible de vivre l’amour envers le prochain dans lequel on apprend à découvrir le visage du Christ Seigneur (cf. <em>Mt </em>25, 31-46). Pour exprimer le lien inséparable qui relie ces “deux amours”– l’amour envers Dieu et celui envers le prochain – jaillissant de la même source divine et orientés vers elle, le Pape saint Grégoire le Grand recourt à l’exemple de la jeune pousse : « Dans le terrain de notre cœur, [Dieu] a d’abord planté la racine de l’amour envers Lui, et puis, comme une frondaison, s’est développé l’amour fraternel » (<em>Moralium Libri, sive expositio in Librum B. Job, </em>Lib. VII, cap. 24, 28; PL 75, 780D).</p>
<p>Ces deux expressions de l’unique amour divin, doivent être vécues avec une particulière intensité et pureté de cœur par ceux qui ont décidé d’entreprendre un chemin de discernement vocationnel vers le ministère sacerdotal et la vie consacrée ; elles en constituent l’élément caractéristique. En effet, l’amour pour Dieu, dont les prêtres et les religieux deviennent des images visibles – même si elles sont toujours imparfaites – est la motivation de la réponse à l’appel à une consécration spéciale au Seigneur par l’Ordination presbytérale ou la profession des conseils évangéliques. La vigueur de la réponse de saint Pierre au Divin Maître : « Je t’aime, tu le sais » (<em>Jn </em>21,15), est le secret d’une existence donnée et vécue en plénitude, et par là comblée d’une joie profonde.</p>
<p>L’autre expression concrète de l’amour, celui envers le prochain, surtout envers les plus nécessiteux et les plus souffrants, est le meilleur ressort qui fait du prêtre et de la personne consacrée, un artisan de communion entre les gens et un semeur d’espérance. Le rapport des consacrés, spécialement du prêtre, à la communauté chrétienne est vital et devient aussi une part fondamentale de leur horizon affectif. A ce sujet, le saint Curé d’Ars aimait répéter : « Le prêtre n’est pas prêtre pour lui. […] il l’est pour vous » (<em>Le Curé d’Ars. Sa pensée – Son cœur</em>, Foi Vivante, 1966, p. 100).</p>
<p>Chers frères dans l’épiscopat, chers prêtres, diacres, consacrés et consacrées, catéchistes, agents pastoraux, et vous tous qui êtes engagés dans le domaine de l’éducation des nouvelles générations, je vous exhorte avec une vive sollicitude à vous mettre à l’écoute attentive de tous ceux qui à l’intérieur des communautés paroissiales, des associations et des mouvements perçoivent les signes d’un appel au sacerdoce ou à une consécration particulière. Il est important que dans l’Église se créent les conditions favorables afin que puissent éclore beaucoup de ‘oui’, comme autant de réponses généreuses à l’appel d’amour de Dieu.</p>
<p>Ce sera la tâche de la pastorale des vocations d’offrir des lignes directrices pour un cheminement fructueux. Un élément central sera l’amour pour la Parole de Dieu, en cultivant une familiarité croissante avec l’Écriture Sainte, et une prière personnelle et communautaire attentive et constante, de manière à être capable d’entendre l’appel divin au milieu de tant de voix qui remplissent la vie quotidienne. Mais par-dessus tout que l’Eucharistie soit le “centre vital” de tout cheminement vocationnel: c’est là que l’amour de Dieu nous rejoint dans le sacrifice du Christ, expression parfaite de l’amour, c’est là que nous apprenons toujours plus à vivre selon le “haut degré” de l’amour de Dieu. Parole, prière et Eucharistie constituent le trésor précieux qui fait comprendre la beauté d’une vie totalement consacrée au Royaume de Dieu.</p>
<p>Je souhaite que les Églises locales, dans leurs différentes composantes, deviennent les “lieux” d’un discernement attentif et d’une vérification approfondie des vocations, offrant aux jeunes gens et aux jeunes filles un sage et solide accompagnement spirituel. De cette manière la communauté chrétienne devient elle-même manifestation de l’Amour de Dieu qui prend soin de tout appel. Une telle dynamique, qui répond aux exigences du commandement nouveau de Jésus, peut trouver une réalisation éloquente et singulière dans les familles chrétiennes, dont l’amour est l’expression de l’amour du Christ qui s’est donné lui-même pour son Église (cf. <em>Ep </em>5, 32). Dans les familles, «communautés de vie et d’amour » (<em><a href="http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_const_19651207_gaudium-et-spes_fr.html">Gaudium et spes</a>, </em>48), les nouvelles générations peuvent faire une admirable expérience de cet amour oblatif. En effet, elles sont non seulement le lieu privilégié de la formation humaine et chrétienne, mais elles peuvent représenter « le premier et le meilleur séminaire de la vocation à une vie consacrée au Royaume de Dieu » (Exhort. Apost. <em><a href="http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/apost_exhortations/documents/hf_jp-ii_exh_19811122_familiaris-consortio_fr.html">Familiaris consortio</a></em>, 53), en faisant redécouvrir, justement à l’intérieur de la famille, la beauté et l’importance du sacerdoce et de la vie consacrée. Que les pasteurs et tous les fidèles laïcs sachent toujours collaborer afin que se multiplient dans l’Église ces « foyers et écoles de communion » sur le modèle de la Sainte Famille de Nazareth, reflet harmonieux, sur la terre, de la vie de la Sainte Trinité.</p>
<p>Avec ces souhaits, j’accorde de tout cœur la Bénédiction Apostolique à vous, Vénérables Frères dans l’épiscopat, aux prêtres, aux diacres, aux religieux, aux religieuses et à tous les fidèles laïcs, en particulier aux jeunes gens et jeunes filles qui se mettent avec un cœur docile à l’écoute de la voix de Dieu, prêts à l’accueillir avec une adhésion généreuse et fidèle.&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center">
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		<title>Jésus, bel et noble berger</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Apr 2012 15:42:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>P. Thomas Rosica</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême et Pâques]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion biblique]]></category>

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		<description><![CDATA[Quatrième dimanche de Pâques &#8211; 29 avril, 2012 Actes 4,8-12; 1 Jean 3,1-2; Jean 10,11-18 Dans la Bible et dans le Proche-Orient ancien, « berger » était un titre politique qui exprimait l’obligation pour les rois de s’occuper de leurs sujets. Ce titre évoquait la sollicitude et le dévouement aux autres. S’occuper d’un troupeau était [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/good_shepherd_610x300.jpg"><img class="size-full wp-image-7449 alignnone" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/good_shepherd_610x300.jpg" alt="" width="610" height="300" /></a><br />
Quatrième dimanche de Pâques &#8211; 29 avril, 2012</strong></p>
<p><strong>Actes 4,8-12; 1 Jean 3,1-2; Jean 10,11-18</strong></p>
<p>Dans la Bible et dans le Proche-Orient ancien, « berger » était un titre politique qui exprimait l’obligation pour les rois de s’occuper de leurs sujets. Ce titre évoquait la sollicitude et le dévouement aux autres. S’occuper d’un troupeau était l’un des éléments importants de l’économie palestinienne au temps de la Bible. Dans l’Ancien Testament, Dieu est appelé le Berger d’Israël qui va devant le troupeau (Psaume 67,7), le guide (Psaume 22,3), le mène vers l’eau et la nourriture (Psaume 22,2), le protège (Psaume 22,4) et porte ses petits (Isaïe 40,11). Imprégnant ainsi la piété des croyants, la métaphore souligne que tout le peuple est sous la protection de Dieu.</p>
<p>L’auteur du psaume 22 nous parle du Seigneur comme de son berger. Mais il parle aussi du berger comme hôte. Le berger et l’hôte sont deux images qui ont le désert pour fond de scène car le protecteur des brebis est aussi le protecteur des voyageurs du désert, celui qui offre l’hospitalité et la sécurité face aux ennemis. Le bâton sert à se défendre contre les animaux sauvages alors que la houlette permet de ramener les bêtes qui s’écartent du troupeau. Ils symbolisent la sollicitude et la loyauté.<span id="more-7448"></span></p>
<p>Le Nouveau Testament ne juge pas autrement les bergers: ils connaissent leurs brebis (Jean 10,3), cherchent celle qui s’est égarée (Luc 15,4ss.), et sont prêts à risquer leur vie pour leur troupeau (Jean 10,11-12). Le berger peut donc représenter Dieu lui-même (Luc 15,4ss). Le Nouveau Testament ne qualifie jamais Dieu de berger et c’est seulement dans la parabole de la brebis perdue qu’apparaît cette comparaison (Luc 15,4ss et Matthieu 18,12ss). Dieu, comme l’heureux berger de la parabole, se réjouit du pardon et de la réhabilitation du pécheur. Le choix de l’image du berger reflète clairement le contraste entre l’amour de Jésus pour les pécheurs et le mépris des Pharisiens à leur endroit. Nous pouvons dire en fait que le récit des disciples d’Emmaüs chez Luc, que nous avons lu la semaine dernière, est un aspect de la mission de Jésus qui se continue : la poursuite des disciples égarés était déjà préfigurée dans la parabole du berger qui part à la recherche de la brebis perdue, la retrouve et la ramène au troupeau (15,3-7).</p>
<p><strong>La confiance</strong></p>
<p><img class="alignright size-medium wp-image-7450" title="good-shepherd-icon" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/good-shepherd-icon-233x300.jpg" alt="" width="233" height="300" />En ce quatrième dimanche de Pâques, nous retrouvons le Bon Pasteur qui est réellement le bel et noble berger (dans le texte grec) et qui connaît intimement son troupeau. Jésus connais- sait des bergers et avait beaucoup de sympathie pour eux. Il s’appuie donc sur l’une de ses métaphores préférées pour nous faire comprendre que nous pouvons avoir confiance en lui. Ceux qui ont entendu Jésus revendiquer ce titre y voyaient plus que de la tendresse et de la compassion. Dramatique, bouleversant, l’amour devient si fort que le berger est prêt à donner sa vie pour son troupeau.</p>
<p>Contrairement à l’ouvrier qui travaille pour son salaire, la vie du bon berger est vouée à ses brebis par pur amour. Elles sont bien plus qu’une simple responsabilité pour le berger – qui en est aussi le propriétaire. Elles sont l’objet de ses soucis et de son amour. Ainsi, il n’y a aucun égoïsme dans le dévouement du berger. Il est prêt à mourir pour ses bêtes plutôt que de les abandonner.</p>
<p>La beauté de Jésus, notre Bon Berger, tient à l’amour avec lequel il donne sa vie pour chacune de ses brebis. Il établit une relation d’amour intense et personnel avec chacune d’elles. C’est en se laissant aimer de nous que Jésus nous révèle sa beauté et sa noblesse. En Lui, nous découvrons le Père et le Fils, bergers qui nous connaissent et nous aiment, jusque dans nos entêtements et nos erreurs.</p>
<p>On a parfois l’impression que les disciples ou les partisans doivent faire passer les besoins du chef en priorité. Les personnes deviennent alors des moyens au service d’une fin : le plaisir du chef. N’est-ce pas que les bergers passent souvent en premier, les brebis en dernier? L’Évangile de ce weekend porte sur les brebis et leur bien-être. Le berger est le moyen en vue de la fin, qui est le bien-être de son troupeau. L’Évangile de Jean nous présente donc Jésus comme le berger qui donne la vie.</p>
<p><strong>Les vocations</strong></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-7451" title="vocation_small" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/vocation_small-300x295.jpg" alt="" width="300" height="295" />Le quatrième dimanche de Pâques est aussi la Journée mondiale de prière pour les vocations. Les lectures soutiennent très bien notre prière pour que le Maître de la Moisson et de l’Église envoie plus d’ouvriers dans ses vastes vignobles. En tant que modèle de leadership religieux, Jésus nous montre que l’amour est le seul moteur possible pour le ministère, en particulier pour le ministère pastoral. Il nous montre aussi qu’il ne doit pas y avoir d’exclusion de la part du leader religieux. S’il y a des brebis hors de la bergerie (même si le troupeau exclut parfois ses propres brebis), le bon berger doit aller les chercher. Et il doit les ramener pour qu’il y ait un seul troupeau sous un seul berger. Ce qui motive cette démarche c’est l’amour, pas la justice sociale, pas la morale, ni la simple tolérance, et certainement pas la « rectitude politique » ou l’étalage de statistiques impressionnantes. Seul l’amour peut tracer un cercle qui inclut tout le monde.</p>
<p>Les bergers ont du pouvoir sur leurs brebis. Alors que nous contemplons Jésus, le Bon Berger, nous songeons à chacune des personnes sur lesquelles nous exerçons une autorité quelconque : les enfants, les parents âgés, les collègues, les personnes qui nous demandent de l’aide pendant la semaine, celles qui dépendent de nous pour des besoins matériels et spirituels. Quel que soit le titre que nous portons, notre bâton et notre houlette doivent être symboles de dévouement et non d’oppression. Les lectures d’aujourd’hui nous invitent à demander pardon pour les fois où nous n’avons pas répondu aux appels de ceux et celles qui nous sont confiés, et à demander la grâce d’être de bons bergers. Nous fixons de nouveau notre regard sur le Bon Berger qui sait que les autres brebis qui ne sont pas dans son enclos ne sont pas pour autant perdues, et qu’elles sont bien ses brebis.</p>
<p>Un dernier mot à propos des bergers. Les anthropologues nous disent que les bergers ont traversé les âges. Ils ont fait le pont entre l’ère des cueilleurs-chasseurs et celle des agriculteurs. C’est pour cette raison que les bergers apparaissent dans les sagas et les mythes anciens comme symbole de l’unité divine entre des éléments opposés. Les païens d’autrefois ont pressenti là quelque chose que les chrétiens ont réalisé pleinement : Jésus Christ est le grand réconciliateur. C’est Lui, le Bon berger, qui vient au cœur de chaque grand conflit pour y instaurer la beauté, l’unité et la paix.</p>
<p>Puisse-t-il inspirer tous ceux et celles qui essaient d’être de bons bergers aujourd’hui, dans l’Église et dans le monde. Et quand nous pénétrons dans les lieux de conflit et de tribulations, puisse le Seigneur faire de nous ses instruments pour restaurer la beauté, la noblesse, l’unité et la paix.<strong> </strong></p>
<p><strong><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Paroles-faites-chair31-150x1508.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-7422" title="Paroles-faites-chair" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Paroles-faites-chair31-150x1508.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></strong></p>
<p><strong>Pour commander votre exemplaire de « Paroles faites chair, volume 2, année B », qui contient toutes les réflexions pour l’année B, visitez le site web du <a href="http://www.cccbpublications.ca/site/index.php?page=shop.product_details&amp;flypage=flypage.tpl&amp;product_id=1772&amp;category_id=16&amp;option=com_virtuemart&amp;Itemid=116&amp;lang=frc" target="_blank">Service des éditions de la Conférence des évêques catholiques du Canada</a>.</strong></p>
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		<title>L&#8217;Église célèbre sept ans du pontificat de Benoît XVI</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Apr 2012 17:05:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sel et Lumiere</dc:creator>
				<category><![CDATA[Benoît XVI]]></category>

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		<description><![CDATA[Benoît XVI célèbre aujourd&#8217;hui le 7e anniversaire de son élection comme successeur de Pierre. Cette célébration nous donne l’occasion de revenir sur les moments forts de son pontificat. Élu pape en 2005 à l’âge de 78 ans, Benoît XVI a mis l’accent sur l’enseignement de la foi chrétienne. Voyant l’affaiblissement de la foi en Occident [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/holyfather_610x3001.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7436" title="holyfather_610x300" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/holyfather_610x3001.jpg" alt="" width="610" height="300" /></a></p>
<p>Benoît XVI célèbre aujourd&#8217;hui le 7e anniversaire de son élection comme successeur de Pierre. Cette célébration nous donne l’occasion de revenir sur les moments forts de son pontificat.</p>
<p>Élu pape en 2005 à l’âge de 78 ans, Benoît XVI a mis l’accent sur l’enseignement de la foi chrétienne. Voyant l’affaiblissement de la foi en Occident au XXe siècle, il a voulu réexpliquer, à travers des livres, des conférences, et son travail sur le catéchisme, les mystères de la foi chrétienne.</p>
<p>Malgré le désir de soutenir la vie de l’Église par un discours théologique accessible et positif, le pontificat de Benoît XVI ne manque pas de controverses, surtout à cause des conséquences à la suite des scandales de pédophilie commis par certains membres du clergé.</p>
<p>Lors d’une conférence donnée à l’université de Regensburg en 2006 à Ratisbonne, Benoît XVI a cité un intellectuel byzantin qui a lié l’islam à la violence. La fureur suscitée par la citation a permis néanmoins la création en 2008 d’un forum international de dialogue entre catholiques et musulmans.</p>
<p>Connu pour ses prises de position fortes sur plusieurs questions théologiques, Benoît XVI a pourtant vite développé une réputation de pape « vert ». Ses textes et discours appelant à un plus grand respect pour la création montre clairement sa conviction que la vie chrétienne implique un respect pour l’environnement.</p>
<p>Le cheminement de Joseph Ratzinger à la chaire de Saint-Pierre montre bien ses talents et ses grandes aptitudes théologiques. Lorsqu’il était jeune prêtre, Joseph Ratzinger a participé au Concile Vatican II comme conseiller théologique pour le cardinal Joseph Frings, archevêque de Cologne. Pendant le Concile, il a développé la réputation d’être un théologien progressiste.  Il a aussi profité de son expérience au Concile pour plus tard jouer un rôle important au sein de la conférence des évêques catholiques allemands et de la Commission Théologique Internationale.</p>
<p>En 1972, avec Hans Urs von Balthasar et Henri de Lubac, Ratzinger a fondé la revue théologique « Communio ». En 1977, il devint le premier prêtre diocésain en 80 ans à être nommé évêque du diocèse de Munich et Freising.</p>
<p>En 1981, Jean-Paul II nomme Joseph Ratzinger préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, un poste qui lui a donné une réputation de rigide défenseur de la doctrine catholique. Il a servi pendant plusieurs années comme président de la commission préparatoire du catéchisme de l’Église catholique.</p>
<p>En 2002, il a été nommé doyen du collège des cardinaux, une responsabilité qui l’a amené à jouer un rôle important lors des funérailles de Jean-Paul II.</p>
<p>Benoît XVI n’a cessé de publier des livres et des articles pendant toute sa carrière. Ses livres, traitant d’une vaste gamme de sujets en théologie, sont traduits en plusieurs langues. Il a notamment consacré son temps libre à la rédaction d’une série sur la vie de « Jésus de Nazareth ». Le troisième volume de cette série est attendu.<br />
En tant que Pape, il a écrit trois encycliques qui reprennent deux vertus théologales : l’espérance avec « Spe Salvi », la charité avec « Caritas in veritate » et « Deus est caritas ».</p>
<p>Comme son prédécesseur, Benoît XVI a eu le souci, en tant que pasteur de l’Église universelle, de voyager et de rencontrer le Peuple de Dieu dans leur pays. Ayant un lien particulier avec le monde francophone, Benoît XVI a effectué un voyage important en France en septembre 2008, à l’occasion du 150e des apparitions de Lourdes. Le peuple libanais est prêt pour l’accueillir lors de son prochain voyage apostolique au Liban en septembre 2012.</p>
<p>Sincère, dévoué, fidèle, Benoît XVI témoigne de la bonté de Dieu et de la vie apportée à ceux et celles qui suivent le Christ sur la voie libératrice de l’Évangile.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Photo courtoisie de CNS</em></p>
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		<title>Bienheureuse Kateri Tekakwitha, mystique Mohawk d’Amérique du Nord. Modèle de la première évangélisation et de la nouvelle évangélisation</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Apr 2012 12:37:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>P. Thomas Rosica</dc:creator>
				<category><![CDATA[Canonisation]]></category>
		<category><![CDATA[Saints et bienheureux]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui nous célébrons la fête de la bienheureuse Kateri Tekakwitha. Voici la réflexion du Père Thomas Rosica, csb, en honneur de cette fête: Lors des Journées Mondiales de la Jeunesse en 2002 à Toronto, il y a 10 ans, le bienheureux Jean-Paul II s’est adressé aux milliers de Jeunes rassemblés sur la base militaire, à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="500" height="281" src="http://www.youtube.com/embed/UP84KsaRPS0?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Aujourd&#8217;hui nous célébrons la fête de la bienheureuse Kateri Tekakwitha.</p>
<p>Voici la réflexion du Père Thomas Rosica, csb, en honneur de cette fête:</p>
<blockquote><p>Lors des Journées Mondiales de la Jeunesse en 2002 à Toronto, il y a 10 ans, le bienheureux Jean-Paul II s’est adressé aux milliers de Jeunes rassemblés sur la base militaire, à Downsview, le dimanche 28 Juillet 2002, durant la messe qui clôturait cette rencontre bénie :<br />
« Dans les moments difficiles de l&#8217;histoire de l&#8217;Eglise, le devoir de la sainteté devient encore plus urgent. Et la sainteté n&#8217;est pas une question d&#8217;âge. La sainteté, c&#8217;est vivre dans l&#8217;Esprit Saint, comme l&#8217;ont fait Kateri Tekakwitha, ici en Amérique, et de nombreux autres jeunes. »<a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/KateriWhiteBG.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-7411" title="KateriWhiteBG" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/KateriWhiteBG.jpg" alt="" width="610" height="925" /></a></p>
<p>Pour ses dernières JMJ, le bienheureux JP II a choisi une jeune femme amérindienne, une des neuf jeunes saints et bienheureux qu’il a offerts au Canada en tant que patrons des JMJ 2002, comme modèles de sainteté, de bonté, d’humanité pour des millions de jeunes qui étaient et restent partie prenante de la grande aventure des JMJ. La vie de Kateri est une curieuse histoire. Nous avons peu de paroles d’elle dans ses biographies. Qu’est-ce qui a poussé Kateri à être baptisée? Quelle fut la source de son amour de Jésus-Christ et de l’Église? Comment la vie de cette amérindienne du 17e siècle peut-elle parler aujourd’hui à la société, à la culture contemporaine et à l’Église.<br />
Comment sa foi et sa canonisation guériront-elles les peuples des Premières Nations, meurtris par les histoires d’abus, d’oppression et de discorde?</p>
<p>Réfléchissons à la vie de la future sainte Kateri Tekakwitha, pour voir ce qu’elle peut effectivement nous offrir. Son histoire nous est racontée dans des biographies vieilles de plusieurs centaines d’années, écrites par deux pères jésuites qui la connaissaient et priaient avec elle alors qu’ils étaient responsables de la mission Kahnawake, les pères Pierre Cholenec et Claude Chauchetière. Leurs témoignages écrits mettent en valeur la vie vertueuse de Kateri, son vœu de chasteté, la haine du péché et de soi-même, et ses pratiques extrêmes de repentance jusqu&#8217;à sa mort à l’âge de 24 ans.</p>
<p>Kateri Tekakwitha, connue comme le “Lys des Mohawks” et la “ Geneviève de la Nouvelle France” est née en 1656 à Ossernenon, un village Iroquois sur la rivière Mohawk, dans ce qui est l’état de New York. Ce lieu est connu aujourd’hui sous le nom d’Auriseville, New York. Son nom iroquois Tekakwitha est souvent prononcé tek’u-kwith’u. Le père de Tekakwitha était un chef Mohawk et sa mère une algonquine catholique.</p>
<p>Alors que Tekakwitha a quatre ans, son village fut ravagé par la variole, emportant ses parents et son frère bébé et la laissant orpheline. La variole a laissé des traces sur son visage, et a sérieusement altéré sa vue. Bien que gravement affaiblie, traumatisée et partiellement aveugle, Tekakwitha a survécu et fut adoptée par ses deux tantes et son oncle, un chef Mohawk. La famille quitta son village et construisit un nouvel hameau, appelé Caughnawaga, à 5 miles au nord de la rivière Mohawk, qui est aujourd’hui à Fonda, dans l’état de New York.<br />
Tekakwitha n’a pas été baptisée très jeune, pourtant elle avait de tendres souvenirs de sa chère et priante mère et des récits de la foi catholique que sa mère partageait avec elle durant son enfance. Ces souvenirs sont restés imprégnés dans son esprit et son cœur et ont influencé la suite de sa destinée. Elle allait souvent seule dans les bois pour parler à Dieu et l’écouter dans son cœur.<br />
Lors des dix-huit ans de Tekakwitha, le père de Lamberville, missionnaire jésuite, vint à Caughnawaga, et fonda une chapelle. Son oncle n’aima pas « la robe noire », et son étrange religion, mais il toléra la présence du missionnaire. Kateri se souvenait vaguement des prières murmurées par sa mère, et était fascinée par les nouvelles histoires qu’elle entendait sur Jésus-Christ. Elle voulut en savoir plus sur Lui et devenir chrétienne. Le jésuite persuada l’oncle de la jeune fille de permettre à Tekakwitha de suivre les cours d’instruction religieuse. La fête de Pâques suivante, à 20 ans, Tekakwitha fut baptisée. Elle reçut le nom de Kateri, qui veut dire Catherine en mohawk.<br />
Tekakwitha en Iroquois signifie “Une qui place des choses en ordre”, «Mettre tout en place. »<span id="more-7407"></span></p>
<p>La jeune baptisée devint intensément dévote, et elle s’exposait délibérément à la douleur du froid, aux brûlures du charbon chaud, et se perçait la peau avec des épines pour imiter les souffrances du Christ. La famille de Kateri n’acceptait pas son choix de suivre le Christ. Malgré la beauté du récit de sa foi si sincère et si fervente, l’époque et l’environnement qui l’entouraient n’étaient certainement pas idylliques. C’était au temps de la colonisation, d’une terrible guerre opposant les peuples iroquois et algonquins, et de l’hostilité des autochtones américains envers les missionnaires qui accompagnaient les européens pour le commerce de la fourrure. Après son baptême, Kateri devint bannie de son village. Sa famille refusait de la nourrir les dimanches car elle refusait de travailler. Les enfants la raillaient et lui lançaient des pierres. Elle était menacée de torture et de mort si elle ne renonçait pas à sa religion.</p>
<p>A cause de l’hostilité grandissante des gens de son peuple, et parce qu’elle voulait consacrer sa vie à Dieu, en juillet 1677, Kateri a quitté son village et a fui à plus de 200 miles (322 km) à travers les bois, les rivières, les marécages jusqu&#8217;à la mission catholique de St Francois-Xavier à Sault Saint-Louis, à côté de Montréal. Le voyage de Kateri à travers les étendues sauvages a duré plus de 2 mois. Grâce à sa détermination de se prouver qu’elle était digne de Dieu et grâce à sa foi profonde elle a eu le droit de recevoir sa première communion le jour de Noël, en 1677. Sur les rives du fleuve St Laurent au Canada, Kateri vécut dans la cabane d’Anastasia Tegonhatsihonga, une autochtone chrétienne ; son extraordinaire sainteté impressionnait pas seulement ses congénères, mais aussi les français et les missionnaires. Ses mortifications étaient extrêmes, et beaucoup disaient qu’elle avait atteint l’union la plus parfaite avec Dieu dans la prière.</p>
<p>La devise de Kateri devint, &laquo;&nbsp;Qui est-ce qui m&#8217;apprendra ce qu&#8217;il y a de plus agréable à Dieu afin que je le fasse?&nbsp;&raquo; Elle passait beaucoup de son temps en prière devant le Saint-Sacrement, à genoux dans la chapelle si froide, durant des heures. Kateri aimait prier le chapelet, et le portait toujours autour de son cou. Kateri enseignait aux jeunes et aidait les pauvres et les malades de son village. Sa dévotion préférée était de construire des croix avec des bouts de bois et les laisser dans la forêt. Ces croix étaient des stations qui lui rappelaient de passer un moment en prière.</p>
<p>Pourtant, même dans le village chrétien iroquois de Kahnawake, les pressions liées aux attentes culturelles, comme le mariage et la participation dans certaines pratiques aborigènes, persistaient. Le 25 Mars 1679, Kateri fit le vœu de virginité perpétuelle, signifiant qu’elle ne se marierait jamais, et serait totalement loyale au Christ pour le reste de sa vie. Kateri désirait créer un couvent pour les sœurs aborigènes américaines à Sault St-Louis mais son directeur spirituel, le père Pierre Cholonec la découragea. La santé de Kateri, toujours fragile, déclinait rapidement, due surtout aux pénitences qu’elle s’infligeait. Le père Cholonec encourageait Kateri à prendre mieux soin d’elle mais elle riait et continuait avec ses « actes d’amour ».</p>
<p>Le 17 Avril 1680, le mercredi de la semaine sainte, elle est morte à 3 heures de l’après-midi à l’âge de 24 ans. Ses derniers mots furent : « Jesos Konoronkwa ». « Jésus je t’aime ». Quinze minutes après sa mort, devant le regard de deux jésuites et de tous les amérindiens que la pièce pouvait contenir, les horribles cicatrices de son visage ont soudainement disparu. Ce miracle a été vu par les deux jésuites, et tous ceux présents dans la pièce.</p>
<p>L’ambiance et la scène de la mort de Kateri continuent à toucher encore aujourd’hui. Nous devons lire les récits émouvants des pères Claude Chauchetiere et Pierre Cholenec, qui était le supérieur de la mission de St François -Xavier lorsqu’ils ont été déplacés à Kahnawake en 1716.</p>
<p>“La cloche de la chapelle sonna à 3 heures pour réunir les indiens, parce qu’ils désiraient assister à sa mort. Après 3 heures ils s’y rendirent et Kateri Tekakwitha attendit que tout le monde soit dans la pièce. Lorsque le dernier arriva, elle rentra en agonie avec tout le monde à genoux autour d’elle. Une petite demi-heure après son agonie elle prononça ses derniers mots : » Iesos! Wari!” “Jésus! Marie!”</p>
<p>&laquo;&nbsp;Puis elle eut un petit spasme au côté droit de sa bouche. Elle mourut comme si elle rentrait dans un sommeil léger et pendant longtemps nous n’étions pas certains de sa mort. Un peu avant 4 heures, son visage soudainement changea et devint en un instant tellement beau, souriant et blanc. Son visage prit une teinte légèrement rosée, qu’elle n’avait jamais eue auparavant, et ses traits furent différents. Je le vis immédiatement car je priais juste à ses côtés, et j’en criais d’étonnement. Son visage avait été tellement marqué par les cicatrices de la variole depuis l’âge de quatre ans, et ses infirmités, et mortifications ont aggravé encore plus son état. Et avant sa mort, son teint devint plus foncé. Son visage apparut plus beau que lorsqu’elle était en vie. Je confie volontiers la première pensée qui m’est venue à l’esprit, que Kateri venait peut-être d’entrer au paradis à ce moment.&nbsp;&raquo;</p>
<p>&laquo;&nbsp;Nous avons vécu le jour de la mort de Kateri avec une très grande dévotion. Elle a quitté le village entier laissant à sa suite un parfum de sa vertu et de sa sainteté, surtout lorsque plusieurs heures plus tard je prononçais son oraison funèbre lors des prières du soir, je rappelais aux indiens le trésor qu’ils possédaient puis avaient perdu avant qu’ils ne la connaissent. Kateri Tekakwitha est morte comme qu’elle a vécu, c’est à dire une sainte. C’était prévisible qu’une telle vie sainte serait suivie d’une mort sainte, parce que Kateri Tekakwitha était remplie de l’Esprit-saint. Leur simplicité a fait faire aux autochtones plus que leurs coutumes lors de cette occasion, comme lui embrasser les mains, garder tout ce qui lui appartenait comme reliques, passer la soirée et le reste de la nuit à ses cotés pour admirer son visage. Son expression inspirait la dévotion même si son âme était séparée d’elle. C’était un nouvel argument crédible que Dieu offrait aux indiens pour leur faire goûter la foi.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Lors de sa béatification le 22 Juin 1980, en la basilique St Pierre le pape Jean-Paul II a décrit Kateri avec ces mots :<br />
“Lorsque sa famille l’a poussée à se marier, elle répondit avec beaucoup de calme et de sérénité que seul Jésus serait son époux. Cette décision, dans le contexte de l’époque des femmes autochtones, était un risque réel pour elle de vivre en proscrite et dans la pauvreté. C’était un geste intrépide, peu commun, et prophétique : le 25 Mars 1679, à l’âge de 23 ans, avec l’accord de son directeur spirituel, Kateri a fait vœu de virginité, et le plus loin que l’on s’en souvienne, ce fut la première fois que cela se voyait chez les indiens d’Amérique de Nord.<br />
Les derniers mois de sa vie furent une manifestation encore plus claire de sa foi très solide, de sa franche humilité, de sa calme résignation, et de sa joie radieuse, même au beau milieu de terribles souffrances. Ses derniers mots, simples, sublimes, murmurés au moment de sa mort, résumèrent, tel un noble hymne, une vie empreinte de charité pure : « Jésus, je t’aime ».&nbsp;&raquo;</p>
<p>S’adressant aux indiens d’Amérique du Nord juste après sa béatification le 24 Juin 1980, Jean-Paul ll a dit :<br />
« Vraiment la bienheureuse Kateri se dresse devant nous comme le meilleur symbole du patrimoine qui est le vôtre, indiens d’Amérique du Nord.<br />
L’Ėglise a déclaré au monde que Kateri Tekakwitha est bienheureuse, que sa vie sur terre fut un exemple de sainteté et que maintenant, au paradis, elle est membre de la communion des saints qui sans cesse intercèdent pour nous auprès du Père miséricordieux. Sa béatification devrait nous rappeler que nous sommes tous appelés à une vie de sainteté, qu’avec le baptême, Dieu a choisi chacun de nous à « être saint et immaculé et à vivre à travers son amour ». La Vie de sainteté – l’union avec le Christ à travers la prière et l’exercice de la charité – n’est pas réservée à une élite choisie parmi les membres de l’Eglise. C’est la vocation de tous. »</p>
<p>Et plus récemment, le pape Benoit XVI a mentionné ce grand modèle de sainteté lorsqu’il s’est adressé aux jeunes et aux séminaristes du Séminaire St Joseph à Yonkers, New-York lors de sa visite historique aux Etats-Unis le 19 Avril 2008.</p>
<p>« Sainte Elizabeth Ann Seton, sainte Françoise-Xavière Cabrini, saint Jean Neumann, la bienheureuse Kateri Tekakwitha, le vénérable Pierre Toussaint et le Père Felix Varela: n&#8217;importe qui d&#8217;entre nous pourrait être parmi eux, parce qu&#8217;il n&#8217;y a aucun stéréotype dans ce groupe, aucun modèle uniforme. Mais à y regarder de plus près, ils ont des éléments communs. Embrasées par l&#8217;amour de Jésus, leurs vies sont devenues de remarquables voyages de l&#8217;espérance. Pour certains, cela voulait dire quitter leur maison et s&#8217;embarquer pour un pèlerinage de milliers de kilomètres. Pour chacun d&#8217;eux, il y a eu un acte d&#8217;abandon à Dieu, avec la confiance qu&#8217;il est la destination finale de tout pèlerin. Et ils ont tous offert une main tendue d&#8217;espérance à ceux qu&#8217;ils rencontraient sur leur chemin, en éveillant souvent en eux la vie de la foi. Par des orphelinats, des écoles et des hôpitaux, en se faisant amis des pauvres, des malades, et des marginaux, et par le témoignage convaincant qui vient du fait de marcher humblement sur les pas du Christ, ces six personnes ont ouvert la voie de la foi, de l&#8217;espérance et de la charité à un nombre incalculable de personnes, y compris peut-être vos propres ancêtres.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Le 22 juin 1980, Kateri Tekakwitha a été béatifiée comme la première amérindienne américaine par le pape Jean-Paul ll. Sa fête est célébrée le 14 Juillet aux Etats-Unis, et le 17 Avril au Canada. Le 21 Octobre 2012 elle sera la première native d’Amérique du nord à être canonisée. Elle parle aux souffrants, aux persécutés, et aux affligés. Ses racines s’étendent des Etats-Unis au Canada, aux deux communautés française et anglaise. Kateri représente parfaitement l‘« Ecclesia en Amérique ». Elle est un pont merveilleux de guérison et réconciliation pour notre monde contemporain et l’Eglise – un vrai symbole des liens forts entre les catholiques et nos frères et sœurs autochtones de nos terres.</p>
<p>En tant que modèle de chasteté et de pureté, Kateri est un guide sûr, nous enseignant comment vivre notre sexualité avec plaisir et en respectant le plan d’amour de Dieu. L’exemple de Kateri nous apprend que le corps est la porte d’entrée du salut, et donc la façon dont nous le traitons importe. Si nous ne pouvons pas dire « non » alors notre « oui » ne signifiera rien. Plus nous acceptons la chasteté et en faisons notre ligne de conduite, plus notre entourage sentira que l’Esprit-Saint nous habite. Lorsque nous vivons notre sexualité de façon correcte, en accord avec notre état de vie, les autres seront capables de trouver Dieu en nous.<br />
Et enfin, en tant que patronne de l’écologie et de l’environnement, Kateri nous enseigne comment aimer et respecter la création, et comment en prendre soin. Sa vie terrestre était méconnue au 17ème siècle, et pourtant son message continue à retentir à travers les époques, nous rappelant qu’une vie chrétienne et son message sont bons, beaux, saints, et durables. De son vivant, Bienheureuse Kateri Tekakwitha était un instrument de la première évangélisation. A travers sa mort, et son adhésion à la communion des saints, elle est un modèle éternel de la nouvelle Evangélisation pour l’Église.</p>
<p>Prière pour la canonisation de la bienheureuse Kateri Tekakwitha:</p>
<p>Dieu, qui, parmi les multiples merveilles de ta grâce dans le nouveau monde,<br />
as fait fleurir sur les rives de la Mohawk et du Saint-Laurent le pur et tendre Lys, Kateri Tekakwitha,<br />
daigne nous accorder la grâce que nous te demandons par son intercession;<br />
afin que cette petite amante de Jésus et de sa croix soit élevée au rang des Saints par notre Mère la sainte Église et nous attire plus vivement à l&#8217;imitation de son innocence et de sa foi.<br />
Par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur.<br />
Amen.</p></blockquote>
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		<title>La Résurrection chez Luc, symphonie en quatre mouvements</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Apr 2012 16:26:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>P. Thomas Rosica</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême et Pâques]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion biblique]]></category>

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		<description><![CDATA[Troisième dimanche de Pâques Actes 3,13-15.17-19; 1 Jean 2,1-5a; Luc 24,35-48 Je considère souvent que le chapitre 24 de l’Évangile de Luc est une symphonie de la résurrection en quatre puissants mouvements a) le premier mouvement est le récit des femmes au tombeau, qui finit avec la visite de Pierre au tombeau pour vérifier leurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Emmaus_Tissot1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7429" title="Emmaüs" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Emmaus_Tissot1.jpg" alt="" width="610" height="300" /></a><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Emmaus_Tissot.jpg"><br />
</a><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Emmaus_Tissot.jpg"><br />
</a></p>
<p><strong>Troisième dimanche de Pâques</strong><br />
<strong>Actes 3,13-15.17-19; 1 Jean 2,1-5a; Luc 24,35-48</strong></p>
<p>Je considère souvent que le chapitre 24 de l’Évangile de Luc est une symphonie de la résurrection en quatre puissants mouvements a) le premier mouvement est le récit des femmes au tombeau, qui finit avec la visite de Pierre au tombeau pour vérifier leurs dires (versets 1-12); b) le deuxième raconte la grande histoire des deux disciples sur la route d’Emmaüs, culminant avec l’annonce de l’apparition du Seigneur à Pierre (versets 13-35); c) le troisième mouvement est l’apparition du Seigneur à ses disciples au repas, se terminant avec l’envoi en mission (versets 36-49) et d) le quatrième mouvement décrit l’ascension de Jésus au ciel (versets 50-52).</p>
<p>Le plus connu de ces récits est l’épisode d’Emmaüs qui commence au verset 13. Il est différent des autres apparitions parce que le Seigneur disparaît au moment de la reconnaissance. Le récit d’Emmaüs (24,13-35) sert de pont entre le tombeau vide (24,1-12) et l’apparition de Jésus à ses disciples (24,36 et suiv.) qui suit immédiatement le repas avec les disciples d’Emmaüs, leur reconnaissance de Jésus et leur retour en hâte à Jérusalem.</p>
<p>Cléophas et son compagnon s’éloignent de la ville où sont survenus les événements décisifs en direction d’un petit village sans importance. Ils n’ont pas cru au message de la résurrection, à cause du scandale de la croix. Bouleversés et découragés, ils sont incapables de noter un signe de libération dans cette mort, dans le tombeau vide, ou dans le message des apparitions de Jésus aux autres. À leurs yeux, soit la mission de Jésus a totalement échoué, soit ils se sont fait illusion en espérant autant de Jésus.</p>
<p>En marchant avec Jésus sur la route d’Emmaüs, ils sentent leur cœur s’enflammer progressivement tandis que leur esprit découvre la vérité au sujet du Messie souffrant. Au repas à Emmaüs, ils éprouvent la puissance de la résurrection dans leur cœur. La solution au problème de ces deux disciples ne se trouvait pas dans une réponse parfaitement logique.<span id="more-7402"></span></p>
<p><strong>Emmaüs au Synode</strong></p>
<p>Le récit évangélique le plus souvent cité au Synode sur la Parole de Dieu, en octobre 2008, fut incontestablement celui des disciples sur le chemin d’Emmaüs (Luc 24,13-35). Évoquée par des cardinaux, des évêques, des experts et des invités spéciaux, dans plusieurs des communications en provenance de tous les coins de la terre, l’histoire d’Emmaüs s’est avérée une fois encore un grand modèle, un paradigme, pour la catéchèse, l’enseignement, l’étude de la Bible et par-dessus tout pour la vie chrétienne.</p>
<p>Le cheminement de l’histoire d’Emmaüs (et, pourrait-on dire, celui de tout le Synode sur la Parole de Dieu) ne concerne pas tant la distance entre Jérusalem et Emmaüs que le cheminement douloureux et progressif des paroles qui doivent descendre de la tête au cœur; l’accueil de la foi et le retour à une relation ouverte avec l’étranger qui est nul autre que le Seigneur Jésus.</p>
<p><strong>Manger et boire avec Jésus</strong></p>
<p>L’Évangile du troisième dimanche de Pâques (Année B) est la suite du récit d’Emmaüs : comment Dieu amène les personnes à vivre une expérience communautaire et à partager un repas. Il y a plusieurs aspects à ce récit : l’apparition de Jésus au milieu des disciples surpris et effrayés (versets 36-43), ses paroles au sujet de l’accomplissement des Écritures et l’envoi des disciples (versets 44-48). Plusieurs éléments, présents dans l’histoire d’Emmaüs sont plus qu’explicites. Les récits de Luc représentent aussi le Seigneur ressuscité comme celui qui est accueilli et nourri par ses disciples. C’est seulement après avoir invité l’Étranger à rester avec eux que les disciples peuvent le reconnaître. Ils n’arrivent pas à le reconnaître pleinement sur la route, mais ils le reconnaissent à la fraction du pain.</p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Emmaus.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-7421" title="Repas" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Emmaus-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>Partager un repas est un acte qui révèle la profondeur humaine. La scène touchante dans laquelle Jésus prend le pain et le poisson et le mange avec ses disciples insiste sur le fait que les fantômes ne mangent pas et confirme aux disciples que le Ressuscité est présent au milieu d’eux. Aucune affirmation théologique ou dogmatique n’arrivera à les en convaincre. C’est bien l’humanité indéniable de Jésus à table avec eux qui les persuadera finalement qu’il est vivant.</p>
<p>Malgré le témoignage des femmes et des deux voyageurs, les disciples ne pourront croire tant que Jésus ne leur sera pas apparu. Seul Jésus peut valider l’expérience et son sens. Jésus leur prouve que leur expérience n’est pas un canular. Comme lors de l’apparition à Thomas dans l’Évangile de Jean, Jésus montre ses blessures et met ses disciples au défi de le toucher. L’expérience du Seigneur ressuscité était tactile. Jésus est bien réel, ce n’est pas un fantôme. Au contraire de Jean 20, Jésus montre à ses disciples ses mains et ses pieds (pas ses mains et son côté). Luc suppose que Jésus a bien eu les pieds cloués.</p>
<p>Le cœur réel du récit n’est toutefois pas le repas mais la qualité de l’apparition ou de la vision. Jésus s’est montré vivant et compact. Le sacré et le divin peuvent se trouver dans le tangible. La sainteté n’est pas seulement une question d’extase spirituelle qui nous fait toucher le transcendant en laissant le monde derrière nous. Dieu rejoint son peuple à travers sa création et non pas malgré elle. Cette prise de conscience a amené l’Église à se comprendre comme le Corps du Christ et elle est à la base du culte sacramentel. Le croyant rencontre le Christ ressuscité à travers ses sens. Les disciples ont vu, touché et entendu le Ressuscité. Aujourd’hui nous voyons, nous entendons et nous touchons le Christ à travers les sacrements, dans le témoignage et le service des autres.</p>
<p>L’Eucharistie est un résumé de la vie de Jésus, un appel à donner sa vie pour les autres. La fraction du pain est aussi un signe très puissant d’unité. Quand nous rompons le pain, nous partageons le Corps du Christ. « Parce qu’il n’y a qu’un seul pain, dit Paul&#8230; nous sommes tous un seul corps; car tous nous participons à cet unique pain » (1 Corinthiens 10,16-17).</p>
<p>Ce n’est pas seulement le partage de la coupe et du pain rompu qui établit une union avec le Christ : une plus grande union est établie à travers le partage de la même miche : l’union entre tous les membres de la communauté célébrante. L’unité exprimée ici n’est pas seulement une question de convivialité humaine; c’est un cadeau lié à la fraction du pain, le partage du corps du Christ. L’Eucharistie fait que les membres du corps célèbrent leur unicité, unicité vécue à un triple niveau : dans le Christ, en chaque personne, dans le service du monde.</p>
<p><strong>La rencontre sacramentelle des jeunes avec le Christ</strong></p>
<p>Permettez-moi de partager une dernière idée au sujet du fait de manger et de boire avec Jésus. Au cours du Synode sur la Parole de Dieu, une des interventions les plus mémorables a été faite par le père Pascual Chávez Villanueva, sdb, président de l’union des supérieurs généraux et recteur de la Société salésienne de Saint-Jean Bosco, dont le charisme est de travailler avec les jeunes. Le père Pascual a proposé l’histoire d’Emmaüs comme modèle pour rendre la Parole de Dieu plus accessible aux jeunes. Il a attiré notre attention sur le fait que les jeunes d’aujourd’hui ont bien peu en commun avec les deux disciples d’Emmaüs, si ce n’est la frustration de leurs rêves, la fatigue de la foi et le désenchantement du compagnonnage.</p>
<p>« Les jeunes ont besoin d’une Église qui les rejoigne là où ils sont. En arrivant à Emmaüs, les disciples n’ont pas reconnu la personne de Jésus. Ce que Jésus fut incapable de faire en les accompagnant, en leur parlant, en interprétant la Parole de Dieu, Il l’accomplit d’un geste, l’Eucharistie. une éducation de la foi qui oublie ou reporte la rencontre sacramentelle des jeunes avec le Christ n’est pas une façon assurée ou efficace de le trouver. »</p>
<p>Ces dernières paroles sont restées gravées en moi. Comment enseignons-nous aux jeunes l’importance des sacrements dans leur vie? Comment permettons-nous aux jeunes de faire la rencontre du Christ? Savons-nous ouvrir la porte et favoriser ces rencontres, en commençant par la table du simple partage, de la camaraderie avec les jeunes?</p>
<p>Bien souvent, c’est dans les moments ordinaires de partage autour de la table que nous prenons conscience de notre humanité, que nous comprenons que nous sommes faits pour aimer et être aimés, pour avoir à cœur les tribulations, les espoirs et l’avenir des autres. La table du partage révèle vraiment la profondeur de l’humanité et la grandeur de la compassion. Elle est un tremplin vers une foi adulte, à la rencontre vivante avec le Seigneur ressuscité qui souhaite partager sa vie avec nous chaque jour. Reste avec nous, Seigneur!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Paroles-faites-chair31-150x1508.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-7422" title="Paroles-faites-chair" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Paroles-faites-chair31-150x1508.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></strong></p>
<p><strong>Pour commander votre exemplaire de « Paroles faites chair, volume 2, année B », qui contient toutes les réflexions pour l’année B, visitez le site web du <a href="http://www.cccbpublications.ca/site/index.php?page=shop.product_details&amp;flypage=flypage.tpl&amp;product_id=1772&amp;category_id=16&amp;option=com_virtuemart&amp;Itemid=116&amp;lang=frc" target="_blank">Service des éditions de la Conférence des évêques catholiques du Canada</a>.</strong></p>
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		<title>Laisser la présence du Christ ressuscité faire la différence</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Apr 2012 15:47:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>P. Thomas Rosica</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême et Pâques]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion biblique]]></category>

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		<description><![CDATA[Deuxième dimanche de Pâques ou de la divine miséricorde Actes 4,32-35; 1 Jean 5,1-6; Jean 20,19-31 « Quand le cœur n’y est pas, les mains ne sont pas habiles » dit le proverbe. Ceci semble avoir été écrit pour l’apôtre Thomas, dont l’Évangile d’aujourd’hui raconte le récit familier qui nous fournit l’expérience type du doute, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/La-miséricorde-divine.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7393" title="La miséricorde divine" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/La-miséricorde-divine.jpg" alt="" width="610" height="300" /></a>Deuxième dimanche de Pâques ou de la divine miséricorde</strong><br />
<strong>Actes 4,32-35; 1 Jean 5,1-6; Jean 20,19-31</strong></p>
<p>« Quand le cœur n’y est pas, les mains ne sont pas habiles » dit le proverbe. Ceci semble avoir été écrit pour l’apôtre Thomas, dont l’Évangile d’aujourd’hui raconte le récit familier qui nous fournit l’expérience type du doute, du combat et de la foi.</p>
<p>La deuxième apparition du Seigneur ressuscité aux disciples en saint Jean est à la fois intense et ciblée. C’est le soir, le premier jour de la semaine, les portes ont été verrouillées. Les disciples anxieux sont enfermés à l’intérieur. un monde hostile et suspect les menace à l’extérieur. Jésus leur manque. Soudain, le ressuscité défie les portes closes, les cœurs fermés et la vision bouchée. Il apparaît simplement. Doucement, tout doucement, il s’approche de Thomas, l’apôtre démoralisé et blessé. Celui-ci met en hésitant son doigt dans les blessures de Jésus. Et l’amour l’envahit. Comment entendre ce récit sans penser au magnifique tableau du Caravage?</p>
<p>Qui est ce Thomas? Avec beaucoup d’autres disciples masculins, il a regardé la croix, sans comprendre. Tous ses rêves pendaient à la croix avec son ami, ainsi que ses espoirs anéantis. Au fil des ans, j’en suis venu à considérer Thomas comme l’un des plus grands et des plus honnêtes des amis intimes de Jésus, au lieu de l’éternel sceptique, du rebelle, de l’entêté souvent représenté dans la tradition chrétienne. Jeune, je n’ai jamais aimé être traité de « Thomas l’incrédule » simplement parce que j’aimais poser des questions! J’espérais secrètement porter ce prénom à cause de Thomas d’Aquin, de Thomas More, de Thomas Becket ou de Thomas de Villeneuve. Mais ma mère répétait que c’était bien l’apôtre qu’ils avaient choisi pour moi!<span id="more-7389"></span></p>
<p><strong>Le combat de Thomas et le nôtre</strong></p>
<p>Que faire quand tout ce sur quoi nous avions misé s’écroule sous nos yeux, quand des institutions puissantes et sans nom écrasent tout à coup celui envers qui nous avions engagé notre loyauté? Et que faire quand notre première réaction, dans un moment de crise, consiste à fuir devant les foules en furie? Telles devaient être les questions de la plupart des disciples, Thomas compris, qui avaient soutenu et suivi Jésus de Nazareth durant ses trois années de ministère.</p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Thomas-et-Jésus.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-7394" title="Thomas et Jésus" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Thomas-et-Jésus.jpg" alt="" width="423" height="481" /></a>Thomas l’incrédule, le poseur de questions, qui sommeille en chacun de nous, ne peut qu’être touché. Nous avons à répondre de nos blessures et de celles des autres. Même dans notre faiblesse, nous avons à nous exposer au souffle de l’Esprit pour que nos blessures soient guéries et nos peurs surmontées.  Avec Thomas nous croirons quand notre main tremblante et hésitante aura finalement rejoint le Seigneur dans la communauté de foi. Les mots adressés à Thomas nous sont destinés : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu! »</p>
<p>Il y a longtemps, saint Grégoire le Grand a dit de Thomas : « Si, en touchant les plaies du corps de son Maître, Thomas peut nous aider à dépasser les blessures de l’incrédulité, le doute de Thomas nous est plus utile que la foi de tous les apôtres. »</p>
<p>Des siècles après Thomas, nous lui sommes toujours reconnaissants pour son honnêteté et son combat. Même si nous savons bien peu de choses de ses origines familiales ou de son destin, nous trouvons un indice sur son identité dans l’étymologie de son nom en grec : Didyme, qui signifie « Jumeau ». Qui était l’autre moitié de Thomas? Qui était son jumeau? Peut-être pouvons-nous le contempler en fixant une glace. L’autre moitié de Thomas, c’est celui ou celle qui a connu la souffrance de l’incroyance, du doute et du désespoir et qui a laissé la présence de Jésus ressuscité faire la différence.</p>
<p><strong>La Divine Miséricorde n’est pas facultative!</strong></p>
<p>Ces dernières années, j’ai entendu nombre de liturgistes et d’agents de pastorale se plaindre de ce que le bienheureux Jean-Paul II avait donné un nouveau nom à ce dimanche pendant le jubilé de l’an 2000. Officiellement appelé deuxième dimanche de Pâques après la réforme liturgique de Vatican II, il s’appelle désormais, en vertu d’un décret de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, « deuxième dimanche de Pâques ou dimanche de la Divine Miséricorde ». Le pape Jean-Paul II en fit l’annonce inattendue dans son homélie lors de la canonisation de sainte Marie Faustine Kowalska, le 30 Avril 2000. Il déclara, ce jour-là: « Il est important que nous acceptions le message entier qui nous vient de la Parole de Dieu en ce deuxième dimanche de Pâques, qui à partir de maintenant et dans toute l’Église sera appelé « Dimanche de la Divine Miséricorde ».</p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Sainte-Faustine.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-7395" title="Sainte Faustine" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Sainte-Faustine.jpg" alt="" width="200" height="281" /></a>Qu’est-ce que les visions de cette religieuse polonaise ont à voir avec la rencontre de Thomas avec le Seigneur ressuscité? Le lien est-il forcé entre la Miséricorde divine et le texte de l’Évangile de Thomas? La réponse à la première question est : « tout » et à la seconde, « non! ». Il est clair que la célébration de la Divine Miséricorde n’entame aucunement l’intégrité du temps pascal et qu’elle n’enlève rien à cette extraordinaire rencontre de Thomas avec le Seigneur ressuscité. Le Dimanche de la Divine Miséricorde est l’octave du jour de Pâques, il célèbre l’amour divin plein de miséricorde qui resplendit à travers tout le Triduum pascal et dans la totalité du mystère de Pâques.</p>
<p>Le lien est plus qu’évident à la lecture des textes de ce premier dimanche après Pâques. À la canonisation de sainte Faustine, le bienheureux pape Jean-Paul II a dit à l’homélie : « Jésus montre ses mains et son côté (à ses apôtres). De toutes les blessures de la Passion, il pointe spécialement la blessure de son Cœur, la source d’où jaillit la grande vague de miséricorde pour l’humanité. »</p>
<p><strong>La signification de cette journée</strong></p>
<p>Le Dimanche de la Divine Miséricorde n’est pas une nouvelle fête instituée pour célébrer les révélations de sainte Faustine. En fait, il ne porte pas du tout sur sainte Faustine! Il renoue plutôt avec une ancienne tradition liturgique, rattachée à un enseignement attribué à saint Augustin sur l’octave de Pâques, qu’il appelait « les jours de miséricorde et de pardon » et sur le jour de l’octave lui-même, « compendium des jours de miséricorde ».</p>
<p>Le Vatican n’a pas proposé le titre de « Dimanche de la Divine Miséricorde » comme une option pour les diocèses qui aiment bien ce genre de choses! Il n’est donc pas facultatif de prêcher ou non sur la miséricorde de Dieu en ce dimanche. Omettre de le faire reviendrait d’ailleurs à ignorer les prières, les lectures et les psaumes choisis, aussi bien que le titre « Dimanche de la Divine Miséricorde » maintenant donné à cette journée dans le Missel Romain.</p>
<p>Il y a plusieurs années, alors que je trouvais difficile de voir le lien entre le deuxième dimanche de Pâques, mon saint patron Thomas et les révélations de Sœur Faustine, j’ai relu la citation de saint Bernard (Cantique 61,4-5 : PL 183, 1072) :</p>
<p>« Ce que je ne peux obtenir par moi-même, je me l’approprie (je l’usurpe!) par le côté transpercé du Seigneur, parce qu’il est plein de miséricorde. Mon mérite, cependant, c’est la miséricorde de Dieu. Je ne suis certainement pas pauvre en mérites aussi longtemps qu’Il est riche en miséricorde. Si les miséricordes de Dieu sont nombreuses (Psaume 119,156), j’abonderai en mérites&#8230; mais à propos de ma justice? Ô Seigneur, je me souviendrai seulement de ta justice. En fait, c’est aussi la mienne car tu es pour moi la justice de la part de Dieu. »</p>
<p>Et la lumière se fit en moi. Depuis ce temps-là, je ne regrette plus d’avoir reçu mon prénom de ce Thomas-là et pas des autres. La rencontre de Thomas avec le Seigneur ressuscité m’a donné une toute nouvelle perspective sur la miséricorde. Cela fait toute la différence.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Paroles-faites-chair31-150x1507.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-7390" title="Paroles-faites-chair" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Paroles-faites-chair31-150x1507.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><strong>Pour commander votre exemplaire de « Paroles faites chair, volume 2, année B », qui contient toutes les réflexions pour l’année B, visitez le site web du <a href="http://www.cccbpublications.ca/site/index.php?page=shop.product_details&amp;flypage=flypage.tpl&amp;product_id=1772&amp;category_id=16&amp;option=com_virtuemart&amp;Itemid=116&amp;lang=frc" target="_blank">Service des éditions de la Conférence des évêques catholiques du Canada</a>.</strong></p>
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		<title>Visite de Benoît XVI au Liban en septembre</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Apr 2012 20:30:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sr Marie-Noëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Benoît XVI]]></category>
		<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Synode des évêques]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>

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		<description><![CDATA[Les chrétiens du Liban sont doublement dans la joie durant ces fêtes pascales: Benoît XVI ira au Liban du 14 au 16 septembre 2012 pour y signer l’Exhortation apostolique après l’Assemblée spéciale pour le Moyen-Orient du Synode des évêques  qui a eu lieu au Vatican du 10 au 24 octobre 2010 sur le thème « [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les chrétiens du Liban sont doublement dans la joie durant ces fêtes pascales: Benoît XVI ira au Liban du 14 au 16 septembre 2012 pour y signer l’Exhortation apostolique après l’Assemblée spéciale pour le Moyen-Orient du Synode des évêques  qui a eu lieu au Vatican du 10 au 24 octobre 2010 sur le thème « l’Eglise catholique au Moyen-Orient : communion et témoignage ».</p>
<p>Invité par les Patriarches et évêques catholiques au Liban, le Pape effectuera une visite d’Etat et rencontrera à cette occasion les hautes autorités du pays, civiles et religieuses.<br />
Au programme de ces trois jours de visite, Benoît XVI rencontrera les jeunes libanais.<br />
Il présidera  une messe à Beyrouth pendant laquelle il remettra l’Exhortation apostolique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Message de Pâques de Benoît XVI</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Apr 2012 14:12:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sel et Lumiere</dc:creator>
				<category><![CDATA[Benoît XVI]]></category>
		<category><![CDATA[Carême et Pâques]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Voici le message de Pâques livré par Benoît XVI lors de la bénédiction Urbi et Orbi: &#160; Chers frères et sœurs de Rome et du monde entier ! &#160; « Surrexit Christus, spes mea » &#8211; « Le Christ, mon espérance, est ressuscité » (Séquence pascale). &#160; Que parvienne à vous tous la voix joyeuse de l’Église, par les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Voici le message de Pâques livré par Benoît XVI lors de la bénédiction Urbi et Orbi:</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Chers frères et sœurs de Rome et du monde entier !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« <em>Surrexit Christus, spes mea »</em> &#8211; « Le Christ, mon espérance, est ressuscité » (Séquence pascale).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Que parvienne à vous tous la voix joyeuse de l’Église, par les paroles que l’ancien hymne met sur les lèvres de Marie Madeleine, la première à rencontrer Jésus ressuscité le matin de Pâques. Elle courut chez les autres disciples et, le cœur tout battant, elle leur annonça : « J’ai vu le Seigneur ! » (<em>Jn </em>20, 18). Nous aussi, qui avons traversé le désert du Carême et les jours douloureux de la Passion, faisons place aujourd’hui au cri de victoire : « Il est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tout chrétien revit l’expérience de Marie de Magdala. C’est une rencontre qui change la vie : la rencontre avec un Homme unique, qui nous fait expérimenter toute la bonté et la vérité de Dieu, qui nous nous libère du mal, non pas d’une manière superficielle, momentanée, mais il nous en libère radicalement, nous guérit de tout et nous restitue notre dignité. Voici pourquoi Madeleine appelle Jésus « mon espérance » : car c’est Lui qui l’a fait renaître, lui a donné un nouvel avenir, une existence bonne, libérée du mal. « Le Christ, mon espérance » signifie que tout mon désir de bien trouve en Lui une possibilité réelle : avec Lui, je peux espérer que ma vie sera bonne, et qu’elle sera pleine, éternelle, car c’est Dieu-même qui s’est fait proche jusqu’à entrer dans notre humanité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Toutefois, comme les autres disciples, Marie de Magdala a dû voir Jésus rejeté par les chefs du peuple, arrêté, flagellé, condamné à mort et crucifié. Voir la Bonté en personne soumise à la méchanceté humaine, la Vérité raillée par le mensonge, la Miséricorde insultée par la vengeance, a dû être insupportable. Avec la mort de Jésus, l’espérance de ceux qui avaient mis leur confiance en Lui semblait perdue. Mais cette foi ne s’est jamais évanouie totalement : surtout dans le cœur dela Vierge Marie, la Mère de Jésus, la petite flamme est restée allumée d’une manière vive, même dans l’obscurité de la nuit. Dans ce monde, l’espérance ne peut pas ne pas tenir compte de la dureté du mal. Ce n’est pas seulement le mur de la mort qui lui fait obstacle, mais plus encore, ce sont les pointes acérées de la jalousie et de l’orgueil, du mensonge et de la violence. Jésus est passé par cet enlacement mortel, pour nous ouvrir le passage vers le Royaume de la vie. Il y eut un moment où Jésus apparaissait vaincu : les ténèbres avaient couvert la terre, le silence de Dieu était total et l’espérance, une parole qui semblait désormais vaine.</p>
<p>Et voici qu’à l’aube du jour après le sabbat, on a trouvé le sépulcre vide. Jésus se montre ensuite à Madeleine, aux autres femmes, aux disciples. La foi renaît plus vive et plus forte que jamais, désormais invincible, car fondée sur une expérience décisive : « La mort et la vie s’affrontèrent / en un duel prodigieux. / Le Maître de la vie mourut ; vivant, il règne ». Les signes de la résurrection attestent la victoire de la vie sur la mort, de l’amour sur la haine, de la miséricorde sur la vengeance : « Le sépulcre du Christ vivant, / la gloire du Christ ressuscité, / et les anges ses témoins, / le suaire et ses vêtements ».<span id="more-7380"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Chers frères et sœurs ! Si Jésus est ressuscité, alors – et seulement alors – est arrivé quelque chose de vraiment nouveau, qui change la condition de l’homme et du monde. Alors Lui, Jésus, est quelqu’un en qui nous pouvons avoir absolument confiance, et non pas seulement dans son message, mais vraiment <em>en Lui</em>, parce que le Ressuscité n’appartient pas au <em>passé</em>, mais Il est <em>présent </em>aujourd’hui, vivant. Le Christ est espérance et réconfort particulièrement pour les communautés chrétiennes qui sont les plus éprouvées par des discriminations et des persécutions à cause de leur foi. Et par son Église, Il est présent comme force d’espérance, proche de toutes les situations humaines de souffrance et d’injustice.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Puisse le Christ ressuscité donner espérance au Moyen-Orient, afin que toutes les composantes ethniques, culturelles et religieuses de cette Région collaborent pour le bien commun et le respect des droits humains. En Syrie, particulièrement, que cesse l’effusion de sang et que soit entrepris sans délai le chemin du respect, du dialogue et de la réconciliation, comme le souhaite la communauté internationale. Que les nombreux réfugiés, provenant de ce pays et ayant besoin d’aide humanitaire, trouvent l’accueil et la solidarité qui puissent soulager leurs pénibles souffrances. Que la victoire pascale encourage le peuple irakien à ne ménager aucun effort pour avancer sur le chemin de la stabilité et du développement. Qu’en Terre Sainte, Israéliens et Palestiniens reprennent avec courage le processus de paix.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Puisse le Seigneur, victorieux du mal et de la mort, soutenir les communautés chrétiennes du Continent africain, leur donner espérance pour affronter les difficultés, les rendre promotrices de paix et artisanes du développement des sociétés auxquelles elles appartiennent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Puisse Jésus Ressuscité réconforter les populations de la Corne de l’Afrique en proie à la souffrance et favoriser leur réconciliation ; qu’il aide la Région des Grands Lacs, le Soudan et le Sud-Soudan, en donnant à leurs habitants la force du pardon. Au Mali, qui traverse un délicat moment politique, puisse le Christ Glorieux accorder la paix et la stabilité. Au Nigeria qui, ces derniers temps, a été le théâtre d’attaques terroristes sanglantes, que la joie pascale donne les énergies nécessaires pour recommencer à construire une société pacifique et respectueuse de la liberté religieuse de ses citoyens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bonne fête de Pâques à tous !</p></blockquote>
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		<title>Veillée pascale: &#171;&#160;L’obscurité des jours passés est dissipée&#160;&#187;</title>
		<link>http://seletlumieretv.org/blogue/homelie/veillee-pascale-lobscurite-des-jours-passes-est-dissipee</link>
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		<pubDate>Sat, 07 Apr 2012 21:43:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sel et Lumiere</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême et Pâques]]></category>
		<category><![CDATA[homélie]]></category>
		<category><![CDATA[Benoît XVI]]></category>

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		<description><![CDATA[Benoît XVI a présidé la veillée pascale aujourd’hui à la basilique Saint-Pierre. Voici son homélie en son intégralité. Chers frères et sœurs! Pâques est la fête de la nouvelle création. Jésus est ressuscité et ne meurt plus. Il a enfoncé la porte vers une vie nouvelle qui ne connaît plus ni maladie ni mort. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Benoît XVI a présidé la veillée pascale aujourd’hui à la basilique Saint-Pierre. Voici son homélie en son intégralité.</p>
<blockquote><p><em>Chers frères et sœurs!</em></p>
<p>Pâques est la fête de la nouvelle création. Jésus est ressuscité et ne meurt plus. Il a enfoncé la porte vers une vie nouvelle qui ne connaît plus ni maladie ni mort. Il a pris l’homme en Dieu lui-même. « La chair et le sang ne peuvent hériter du royaume de Dieu » avait dit Paul dans la <em>Première Lettre aux Corinthiens</em> (15, 50). L’écrivain ecclésiastique Tertullien, au III<sup>e </sup>siècle, en référence à la résurrection du Christ et à notre résurrection avait l’audace d’écrire : « Ayez confiance, chair et sang, grâce au Christ vous avez acquis une place dans le Ciel et dans le royaume de Dieu » (<em>CCL</em> II 994). Une nouvelle dimension s’est ouverte pour l’homme. La création est devenue plus grande et plus vaste. Pâques est le jour d’une nouvelle création, c’est la raison pour laquelle en ce jour l’Église commence la liturgie par l’ancienne création, afin que nous apprenions à bien comprendre la nouvelle. C’est pourquoi, au début de la Liturgie de la Parole durant la Vigile pascale, il y a le récit de la création du monde. En relation à cela, deux choses sont particulièrement importantes dans le contexte de la liturgie de ce jour. En premier lieu, la création est présentée comme un tout dont fait partie le phénomène du temps. Les sept jours sont une image d’une totalité qui se déroule dans le temps. Ils sont ordonnés en vue du septième jour, le jour de la liberté de toutes les créatures pour Dieu et des unes pour les autres. La création est donc orientée vers la communion entre Dieu et la créature ; elle existe afin qu’il y ait un espace de réponse à la grande gloire de Dieu, une rencontre d’amour et de liberté. En second lieu, durant la Vigile pascale, du récit de la création, l’Église écoute surtout la première phrase : « Dieu dit : ‘Que la lumière soit’ ! » (<em>Gen </em>1, 3). Le récit de la création, d’une façon symbolique, commence par la création de la lumière. Le soleil et la lune sont créés seulement le quatrième jour. Le récit de la création les appelle sources de lumière, que Dieu a placées dans le firmament du ciel. Ainsi il leur ôte consciemment le caractère divin que les grandes religions leur avaient attribué. Non, ce ne sont en rien des dieux. Ce sont des corps lumineux, créés par l’unique Dieu. Ils sont en revanche précédés de la lumière par laquelle la gloire de Dieu se reflète dans la nature de l’être qui est créé.</p>
<p>Qu’entend par là le récit de la création ? La lumière rend possible la vie. Elle rend possible la rencontre. Elle rend possible la communication. Elle rend possible la connaissance, l’accès à la réalité, à la vérité. Et en rendant possible la connaissance, elle rend possible la liberté et le progrès. Le mal se cache. La lumière par conséquent est aussi une expression du bien qui est luminosité et créé la luminosité. C’est le jour dans lequel nous pouvons œuvrer. Le fait que Dieu ait créé la lumière signifie que Dieu a créé le monde comme lieu de connaissance et de vérité, lieu de rencontre et de liberté, lieu du bien et de l’amour. La matière première du monde est bonne, l’être même est bon. Et le mal ne provient pas de l’être qui est créé par Dieu, mais existe en vertu de la négation. C’est le « non ». <span id="more-7371"></span></p>
<p>A Pâques, au matin du premier jour de la semaine, Dieu a dit de nouveau : « Que la lumière soit ! ». Auparavant il y avait eu la nuit du Mont des Oliviers, l’éclipse solaire de la passion et de la mort de Jésus, la nuit du sépulcre. Mais désormais c’est de nouveau le premier jour ­ la création recommence entièrement nouvelle. « Que la lumière soit ! », dit Dieu, « et la lumière fut ». Jésus se lève du tombeau. La vie est plus forte que la mort. Le bien est plus fort que le mal. L’amour est plus fort que la haine. La vérité est plus forte que le mensonge. L’obscurité des jours passés est dissipée au moment où Jésus ressuscite du tombeau et devient, lui-même, pure lumière de Dieu. Ceci, toutefois, ne se réfère pas seulement à lui ni à l’obscurité de ces jours. Avec la résurrection de Jésus, la lumière elle-même est créée de façon nouvelle. Il nous attire tous derrière lui dans la nouvelle vie de la résurrection et vainc toute forme d’obscurité. Il est le nouveau jour de Dieu, qui vaut pour nous tous.</p>
<p>Mais comment cela peut-il arriver ? Comment tout cela peut-il parvenir jusqu’à nous de façon que cela ne reste pas seulement  parole, mais devienne une réalité dans laquelle nous sommes impliqués ? Par le sacrement du Baptême et la profession de foi, le Seigneur a construit un pont vers nous, par lequel le nouveau jour vient à nous. Dans le Baptême, le Seigneur dit à celui qui le reçoit : <em>Fiat lux</em> ­ que la lumière soit. Le nouveau jour, le jour de la vie indestructible vient aussi à nous. Le Christ te prend par la main. Désormais tu seras soutenu par lui et tu entreras ainsi dans la lumière, dans la vraie vie. Pour cette raison, l’Église primitive a appelé le Baptême « <em>photismos</em> » ­ illumination.</p>
<p>Pourquoi ? L’obscurité vraiment menaçante pour l’homme est le fait que lui, en vérité, est capable de voir et de rechercher les choses tangibles, matérielles, mais il ne voit pas où va le monde et d’où il vient. Où va notre vie elle-même. Ce qu’est le bien et ce qu’est le mal. L’obscurité sur Dieu et sur les valeurs sont la vraie menace pour notre existence et pour le monde en général. Si Dieu et les valeurs, la différence entre le bien et le mal restent dans l’obscurité, alors toutes les autres illuminations, qui nous donnent un pouvoir aussi incroyable, ne sont pas seulement des progrès, mais en même temps elles sont aussi des menaces qui mettent en péril nous et le monde. Aujourd’hui nous pouvons illuminer nos villes d’une façon tellement éblouissante que les étoiles du ciel ne sont plus visibles. N’est-ce pas une image de la problématique du fait que nous soyons illuminés ? Sur les choses matérielles nous savons et nous pouvons incroyablement beaucoup, mais ce qui va au-delà de cela, Dieu et le bien, nous ne réussissons plus à l’identifier. C’est pourquoi, c’est la foi qui nous montre la lumière de Dieu, la véritable illumination, elle est une irruption de la lumière de Dieu dans notre monde, une ouverture de nos yeux à la vraie lumière</p>
<p>Chers amis, je voudrais enfin ajouter encore une pensée sur la lumière et sur l’illumination. Durant la Vigile pascale, la nuit de la nouvelle création, l’Église présente le mystère de la lumière avec un symbole tout à fait particulier et très humble : le cierge pascal. C’est une lumière qui vit en vertu du sacrifice. Le cierge illumine en se consumant lui-même. Il donne la lumière en se donnant lui-même. Ainsi il représente d’une façon merveilleuse le mystère pascal du Christ qui se donne lui-même et ainsi donne la grande lumière. En second lieu, nous pouvons réfléchir sur le fait que la lumière du cierge est du feu. Le feu est une force qui modèle le monde, un pouvoir qui transforme. Et le feu donne la chaleur. Là encore le mystère du Christ se rend à nouveau visible. Le Christ, la lumière est feu, il est la flamme qui brûle le mal transformant ainsi le monde et nous-mêmes. « Qui est près de moi est près du feu », exprime une parole de Jésus transmise par Origène. Et ce feu est en même temps chaleur, non une lumière froide, mais une lumière dans laquelle se rencontrent la chaleur et la bonté de Dieu.</p>
<p>Le grand hymne de l’<em>Exultet</em>, que le diacre chante au début de la liturgie pascale, nous fait encore remarquer d’une façon très discrète un autre aspect. Il rappelle que ce produit, la cire, est du en premier lieu au travail des abeilles. Ainsi entre en jeu la création tout entière. Dans la cire, la création devient porteuse de lumière. Mais, selon la pensée des Pères, il y a aussi une allusion implicite à l’Église. La coopération de la communauté vivante des fidèles dans l’Église est presque semblable à l’œuvre des abeilles. Elle construit la communauté de la lumière. Nous pouvons ainsi voir dans la cire un rappel fait à nous-mêmes et à notre communion dans la communauté de l’Église, qu’elle existe afin que la lumière du Christ puisse illuminer le monde.</p>
<p>Prions le Seigneur à présent de nous faire expérimenter la joie de sa lumière, et prions-le, afin que nous-mêmes nous devenions des porteurs de sa lumière, pour qu’à travers l’Église la splendeur du visage du Christ entre dans le monde (cf. <em>LG</em> 1). Amen.</p></blockquote>
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		<title>Un grand silence règne aujourd&#8217;hui sur la terre&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Apr 2012 12:33:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>P. Thomas Rosica</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême et Pâques]]></category>

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		<description><![CDATA[Homélie ancienne pour le grand et saint Samedi IVe siècle Que se passe-t-il ? Aujourd’hui, grand silence sur la terre ; grand silence et ensuite solitude parce que le roi sommeille. La terre a tremblé et elle s’est apaisée, parce que Dieu s’est endormi dans la chair et il a évéillé ceux qui dorment depuis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="size-full wp-image-7360 alignnone" title="jesus_sleeps_610x300" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/jesus_sleeps_610x300.jpg" alt="" width="610" height="300" /></strong></p>
<p><strong>Homélie ancienne pour le grand et saint Samedi</strong><br />
<strong> IVe siècle</strong></p>
<p>Que se passe-t-il ? Aujourd’hui, grand silence sur la terre ; grand silence et ensuite solitude parce que le roi sommeille. La terre a tremblé et elle s’est apaisée, parce que Dieu s’est endormi dans la chair et il a évéillé ceux qui dorment depuis les origines. Dieu est mort dans la chair et le séjour des morts s’est mis à trembler.</p>
<p>C’est le premier homme qu’il va chercher, comme la brebis perdue. Il veut aussi visiter ceux qui demeurent dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort. Oui c’est vers Adam captif, en même temps que vers Eve, captive elle aussi, que Dieu se dirige, et son Fils avec lui, pour les délivrer de leurs douleurs.</p>
<p>Le Seigneur s’est avancé vers eux, muni de la croix, l’arme de sa victoire. Lorsqu’il le vit, Adam, le premier homme, se frappant la poitrine dans sa stupeur, s’écria vers tous les autres : &laquo;&nbsp;Mon Seigneur avec nous tous !&nbsp;&raquo; Et le Christ répondit à Adam &laquo;&nbsp;Et avec ton esprit.&nbsp;&raquo; Il le prend par la main et le relève en disant : Eveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera.</p>
<p>&laquo;&nbsp;C’est moi ton Dieu, qui pour toi, suis devenu ton fils ; c’est moi qui, pour toi et pour tes descendants, te parle maintenant et qui, par ma puissance, ordonne à ceux qui sont dans tes chaînes : Sortez. A ceux qui sont endormis : Relevez-vous.<span id="more-7359"></span> &nbsp;&raquo;Je te l’ordonne : Eveille-toi, ô toi qui dors, je ne t’ai pas crée pour que tu demeures captif du séjour des morts. Relève-toi d’entre les morts : moi, je suis la vie des morts.<br />
Lève-toi, oeuvre de mes mains ; lève-toi, mon semblable, qui as été créé à mon image.<br />
Eveille-toi, sortons d’ici. Car tu es en moi, et moi en toi, nous sommes une seule personne indivisible.<br />
&laquo;&nbsp;C’est pour toi que moi, ton Dieu, je suis devenu ton fils ;<br />
c’est pour toi que moi, le Maitre, j’ai pris ta forme d’esclavage ;<br />
c’est pour toi que moi, qui domine les cieux, je suis venu sur la terre, et au-dessous de la terre ; c’est pour toi, l’homme, que je suis devenu comme un homme abandonné, libre entre les morts ; c’est pour toi, qui es sorti du jardin, que j’ai été livré aux juifs dans un jardin et que j’ai été crucifié dans un jardin.</p>
<p><img class="alignright size-medium wp-image-7361" title="Burial of Jesus" src="http://seletlumieretv.org/blogue/wp-content/Burial-of-Jesus-300x277.jpg" alt="" width="300" height="277" />&laquo;&nbsp;Vois les crachats sur mon visage ; c’est pour toi que je les ai subis afin de te ramener à ton premier souffle de vie. Vois les soufflets sur mes joues : je les ai subis pour rétablir ta forme défigurée afin de la restaurer à mon image.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Vois la flagellation sur mon dos, que j’ai subie pour éloigner le fardeau de tes péchés qui pesait sur ton dos. Vois mes mains solidement clouées au bois, à cause de toi qui as péché en tendant la main vers le bois.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je me suis endormi sur la croix, et la lance a pénétré dans mon côté, à cause de toi qui t’es endormi dans le paradis et, de ton côté, tu as donné naissance à Eve. Mon côté a guéri la douleur de ton côté ; mon sommeil va te tirer du sommeil des enfers. Ma lance a arrêté la lance qui se tournait vers toi.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Lève-toi, partons d’ici . L’ennemi t’a fait sortir de la terre du paradis ; moi je ne t’installerai plus dans le paradis, mais sur un trône célèste. Je t’ai écarté de l’arbre symbolique de la vie ; mais voici que moi, qui suis la vie, je ne fais qu’un avec toi.</p>
<p>J’ai posté les cherubins pour qu’ils te gardent comme un serviteur ; je fais maintenant que les chérubins t’adorent comme un Dieu. &laquo;&nbsp;Le trône des chérubins est préparé, les porteurs sont alertés, le lit nuptial est dressé, les aliments sont apprêtés, les tentes et les demeures éternelles le sont aussi. Les trésors du bonheur sont ouverts et le royaume des cieux est prêt de toute éternité.&nbsp;&raquo;</p>
<blockquote><p>Oraison</p>
<p>Dieu éternel et tout-puissant,<br />
dont le Fils unique est descendu aux profondeurs de la terre,<br />
d&#8217;où il est remonté glorieux : accorde à tes fidèles,<br />
ensevelis avec lui dans le baptême,<br />
d&#8217;accéder par sa résurrection à la vie éternelle.<br />
Lui qui règne pour les siècles des siècles.  Amen.</p></blockquote>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Homélie pour le Vendredi Saint</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Apr 2012 21:18:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sel et Lumiere</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême et Pâques]]></category>
		<category><![CDATA[fête liturgique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le père Raniero Cantalamessa a livré la prédication lors de la célébration de la Passion du Seigneur. Voici son homélie en son intégralité: «  J’ETAIS MORT, MAIS ME VOICI VIVANT POUR LES SIECLES DES SIECLES » (Apocalypse 1,18) Prédication du Vendredi saint 2012 en la basilique Saint-Pierre Certains Pères de l’Eglise ont concentré en une seule [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;" align="center">Le père Raniero Cantalamessa a livré la prédication lors de la célébration de la Passion du Seigneur. Voici son homélie en son intégralité:</p>
<blockquote>
<p align="center">«  J’ETAIS MORT, MAIS ME VOICI VIVANT POUR LES SIECLES DES SIECLES »</p>
<p align="center">(Apocalypse 1,18)</p>
<p align="center"><em>Prédication du Vendredi saint 2012 en la basilique Saint-Pierre</em></p>
<p>Certains Pères de l’Eglise ont concentré en une seule image tout le mystère de la rédemption. La scène, disent-ils, est celle d’un combat épique dans un stade. Un homme vaillant affronte le cruel tyran qui tient la ville en esclavage et, au bout d’immenses efforts et souffrances, emporte la victoire. Tu étais sur les gradins, tu n’as pas combattu, tu ne t’es ni fatigué ni blessé. Mais si tu admires le héros, si tu te réjouis avec lui de sa victoire, si tu lui tresses des couronnes, que tu provoques et agites pour lui l’assemblée, si tu t’inclines avec joie aux pieds du vainqueur, que tu poses un baiser sur sa tête et lui serres la main; en somme, si tu es en délire pour lui, au point de faire de sa victoire la tienne, moi je te dis que tu auras certainement ta part dans le prix du vainqueur.</p>
<p>Mais plus encore : suppose que le vainqueur n’ait vraiment pas besoin du prix qu’il vient de remporter, que ce qu’il désire surtout c’est voir honorer son supporteur et que le prix gagné au combat soit le couronnement de son ami. Dans ce cas, cet homme, qui n’a pourtant connu ni fatigue ni blessure, obtiendra-t-il la couronne ? Bien sûr qu’il l’obtiendra !<a href="#sdfootnote1sym#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a></p>
<p>Eh bien, c&#8217;est ce qui se passe entre le Christ et nous. Jésus, sur la croix, a vaincu le vieil adversaire. « Nos épées, s’exclame saint Jean Chrysostome, ne sont pas tachées de sang, nous n’étions pas dans l’arène, nous ne ramenons aucune blessure, la bataille nous ne l’avons même pas vue, et voici que nous obtenons la victoire. Cette lutte était la sienne, notre couronne. Et puisque cette victoire est aussi la nôtre, imitons ce que font les soldats en ces cas-là : exultons de joie, entonnons des hymnes de louange au Seigneur »<a href="#sdfootnote2sym#sdfootnote2sym"><sup>2</sup></a>.</p>
<p>* * *</p>
<p>On ne saurait mieux expliquer le sens de la liturgie que nous célébrons aujourd’hui. Mais ce que nous faisons est-ce, là aussi, une image, la représentation d’une réalité du passé, ou est-ce la réalité même? Les deux à la fois! Saint Augustin disait : « Nous savons et croyons avec certitude que le Christ est mort une seule fois pour nous […]. Vous savez parfaitement que cela ne s’est accompli qu’une fois. Or, cette fête est renouvelée périodiquement […]. Il n’y a pas opposition entre la réalité historique et la fête liturgique ; l’une ne dit pas vrai pour faire mentir l’autre, mais ce que l’une représente comme n’étant arrivé qu’une fois effectivement, l’autre le rappelle aux cœurs pieux pour le leur faire célébrer plusieurs fois »<a href="#sdfootnote3sym#sdfootnote3sym"><sup>3</sup></a>.</p>
<p>La liturgie « renouvelle » l’événement: que de discussions, depuis cinq siècles, sur le sens de ce mot, surtout lorsque celui-ci s’appliqué à la croix et à la messe ! Paul VI a utilisé un verbe qui pourrait ouvrir la voie à une entente œcuménique sur la question: le verbe « représenter », compris au sens fort du mot re-présenter, c’est-à-dire rendre à nouveau présent et actif ce qui a déjà eu lieu<a href="#sdfootnote4sym#sdfootnote4sym"><sup>4</sup></a>.</p>
<p>Il y a une différence substantielle entre la représentation de la mort du Christ et celle, par exemple, de la mort de Jules César dans la tragédie, du même nom, de Shakespeare. Personne n’assiste en tant que vivant à l’anniversaire de sa propre mort; le Christ oui, car il est ressuscité. Lui seul peut dire, comme il le fait dans l’Apocalypse: « J’étais mort, mais me voici vivant pour les siècles des siècles » (Ap 1,18). Il nous faut faire attention ce jour-là, lorsque on visite les reposoirs, ou on participe aux processions du Christ mort, à ne pas mériter le reproche que le Ressuscité a fait aux pieuses femmes au matin de Pâques: « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? » (Lc 24,5).</p>
<p>« L’anamnèse, c’est-à-dire le mémorial liturgique –certains auteurs ont affirmé &#8211; rend l’événement encore plus vrai que lorsqu’il s’est accompli la première fois dans l’histoire ». Autrement dit, plus vrai et plus réel pour nous qui le revivons « selon l’esprit », que pour ceux qui l’ont vécu « selon la chair », avant que l’Esprit Saint ne révèle à l’Eglise sa pleine signification.</p>
<p>Ce n’est pas seulement un anniversaire que nous célébrons mais un mystère. Et c’est encore S. Augustin qui explique la différence entre les deux choses. Pour une célébration « anniversaire », il n’est besoin, dit-il, que « de marquer par une fête religieuse le jour où l’évènement s’accomplit »; pour une solennité qui célèbre un mystère (« in Sacramento »), « non seulement nous commémorons l’événement, mais nous y joignons tout ce qui peut en faire connaître la mystérieuse signification et l’accueillir saintement »<a href="#sdfootnote5sym#sdfootnote5sym"><sup>5</sup></a>.</p>
<p>Cela change tout. Il ne s’agit pas seulement d’assister à une représentation, mais « d’en accueillir » la signification, de ne plus être spectateurs mais acteurs. C’est donc à nous de choisir quel rôle nous voulons jouer dans le drame, qui nous voulons être: si c’est Pierre, Judas, Pilate, ou la foule, le Cyrénéen, Jean, Marie … Personne ne peut rester neutre ; ne pas prendre position c’est en prendre une bien précise: celle de Pilate qui s’en lave les mains ou de la foule qui, de loin « restait là à regarder » (Lc 23,35).</p>
<p>Si, en rentrant chez nous ce soir, quelqu’un nous demande: « D’où viens-tu? », répondons tranquillement, au moins dans notre cœur: « du Calvaire! »</p>
<p>* * *</p>
<p>Mais tout cela n’arrive pas automatiquement, pour le seul motif d’avoir participé à cette liturgie. Il s’agit, disait Augustin, d’ « accueillir » la signification du mystère. Et cela passe par la foi. Aussi fort que puisse jouer l’orchestre, il n’y a pas de musique sans oreilles pour écouter ; donc il ne saurait y avoir de grâce sans une foi pour l’accueillir.</p>
<p>Dans une homélie pascale du IVème siècle, voici ce que disait l’évêque dans un langage extraordinairement moderne et, dirait-on, existentialiste: « Pour chaque homme, le principe de la vie est celui à partir duquel le Christ s’est immolé pour lui. Mais le Christ s’est immolé pour lui au moment où il a reconnu la grâce et est devenu conscient de la vie qui lui a été donnée par cette immolation »<a href="#sdfootnote6sym#sdfootnote6sym"><sup>6</sup></a>.</p>
<p>Cela est arrivé <em>sacramentellement</em> par le baptême, mais doit arriver, toujours et encore, <em>consciemment </em>dans la vie. Nous devons, avant de mourir, avoir le courage de l’audace, donner comme un coup d’aile : nous approprier de la victoire du Christ. Une appropriation indue ! Une chose malheureusement commune dans une société comme la nôtre, mais avec Jésus, celle-ci n’est pas interdite, elle nous est même recommandée. « Indue » veut dire qu’elle ne nous est pas due, que nous ne l’avons pas méritée, mais qu’elle nous est donnée gratuitement, par la foi.</p>
<p>Ecoutons sur cela un docteur de l’Eglise. Saint Bernard dit : « Pour moi, ce que je ne trouve pas en moi,  je me l’approprie<em> </em>(littéralement, <em>usurpo</em>, je l’usurpe)<em>,</em> avec confiance dès les entrailles du Sauveur, parce qu&#8217;elles sont toutes pleines d&#8217;amour. La miséricorde du Seigneur est donc la matière de mes mérites. J&#8217;en aurai toujours tant qu&#8217;il daignera avoir de la compassion pour moi. Et mes mérites seront abondants si les miséricordes sont abondantes (Ps 119, 156). Sera-ce ma propre justice que je célébrerai ? Non, Seigneur, je me souviendrai de <em>votre</em> seule justice. Car la vôtre est aussi la mienne, parce que vous êtes devenu vous-même ma propre justice » (cf. 1 Co 1, 30)<a href="#sdfootnote7sym#sdfootnote7sym"><sup>7</sup></a>.</p>
<p>Peut-être que cette manière de concevoir la sainteté a-t-elle rendu saint Bernard moins hardi dans les bonnes œuvres, moins vaillant dans l’acquisition des vertus ? Peut-être oubliait-il de traiter durement son corps, de le réduire en esclavage (cf. 1 Co 9,27), l’apôtre Paul qui, avant tout le monde et plus que tout autre, avait fait de cette appropriation de la justice du Christ le but de sa vie et de sa prédication (cf. Ph 3, 7-9)?</p>
<p>A Rome, comme dans toutes les grandes villes, on voit beaucoup de sans-abri. Il existe un nom pour eux dans toutes les langues: <em>homeless</em>, <em>clochards</em>, <em>barboni</em>: des personnes humaines qui n’ont pour biens que des haillons, qu’ils portent sur eux, et quelque objet qu’ils emportent dans des sacs en plastique. Essayons d’imaginer qu’un jour on entende dire que via Condotti (tout le monde sait ce que représente la via Condotti à Rome!) la propriétaire d’une boutique de luxe, pour on ne sait quelle obscure raison, d’intérêt ou de générosité, s’est mise à inviter tous les clochards de la Gare de Termini dans son magasin ; qu’elle les invite à déposer leurs haillons sales, à se prendre une belle douche et puis à choisir le vêtement qui leur plaît parmi ceux exposés. Qu’elle leur demande de l’emporter, comme ça, gratuitement.</p>
<p>Tout le monde pense en son for intérieur : « C’est une blague, cela n’arrivera jamais! ». C’est très vrai, mais ce qui n’arrive jamais entre les hommes est ce qui peut arriver chaque jour entre les hommes et Dieu, car devant Lui, nous sommes ces clochards ! C’est ce qui arrive lors d’une belle confession : tu déposes tes haillons sales, les péchés, tu reçois le bain de la miséricorde et quand tu te lèves, tu es « revêtu des vêtements du salut, enveloppé du manteau de la justice » (Is 61, 10).</p>
<p>Le Publicain de la parabole est monté au Temple pour prier; il dit tout simplement, mais du plus profond de son cœur: « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis ! », puis il rentre chez lui «  devenu juste » (Lc 18,14), réconcilié, remis à neuf, innocent. Si nous avons sa foi et son repentir, on pourra en dire autant de nous en rentrant chez nous après cette liturgie.</p>
<p>* * *</p>
<p>Parmi les personnages de la Passion auxquels nous pouvons nous identifier je m’aperçois que j’ai omis d’en citer un qui, plus que quiconque, attend qu’on suive son exemple : le bon larron.</p>
<p>Le bon larron fait une confession complète du péché commis. Il dit à son compagnon qui insulte Jésus: « Tu n&#8217;as donc aucune crainte de Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c&#8217;est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n&#8217;a rien fait de mal » (Lc 23, 40 s.). Le bon larron se montre ici excellent théologien. En effet Dieu seul, s’il souffre, souffre en innocent absolu. Tout autre individu qui souffre doit dire: « Pour moi c’est juste ». Car, même sans être responsable de l’action qui lui est reprochée, il n’est jamais tout à fait sans faute. Seule la souffrance des enfants innocents ressemble à celle de Dieu et c’est pourquoi elle est si mystérieuse et si sacrée.</p>
<p>Combien de délits atroces restés, ces derniers temps, sans coupable, combien d’affaires irrésolues! Le bon larron lance un appel aux responsables : faites comme moi, découvrez-vous, confessez votre faute ; faites, vous aussi, l’expérience de cette joie que j’ai éprouvée en entendant Jésus dire : « Aujourd&#8217;hui, avec moi, tu seras dans le Paradis! » (Lc 23,43). Combien d’accusés, après avoir avoué leur faute, peuvent confirmer qu’il en a été ainsi aussi pour eux: qu’ils sont passés de l’enfer au paradis le jour où ils ont eu le courage de se repentir et de confesser leur faute. J’en ai connu quelques uns moi aussi. Le paradis promis est la paix de la conscience, la possibilité de se regarder dans un miroir ou de regarder ses enfants sans devoir se mépriser.</p>
<p>N’emportez pas votre secret dans la tombe; la condamnation qui vous reviendrait serait bien plus terrible que celle des humains. Le peuple italien n’est pas impitoyable avec celui qui a commis une erreur mais reconnaît le mal qu’il a fait, sincèrement, non par calcul. Au contraire! Il est prêt à s’apitoyer et à accompagner le repenti sur le chemin de son rédemption (qui de toute façon sera ainsi plus court). « Dieu pardonne beaucoup de choses, pour une bonne action accomplie », dit Lucia à celui qui l’a enlevée dans « Les Fiancés » d’Alessandro Manzoni. Combien plus à raison devons-nous dire qu’il pardonne beaucoup de péchés pour un acte sincère de repentance. Il l’a promis solennellement : « Si vos péchés sont comme l&#8217;écarlate, ils deviendront comme la neige. S&#8217;ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront blancs comme la laine » (Is 1, 18).</p>
<p>Revenons maintenant à ce que nous avons dit au début et faisons-le &#8211; c’est notre tâche aujourd’hui &#8211; en éclatant de joie, exaltons la victoire de la croix, entonnons des hymnes de louange au Seigneur. Disons avec la liturgie: « <em>O Redemptor, sume carmen temet concinentium </em><a href="#sdfootnote8sym#sdfootnote8sym"><sup>8</sup></a> &#8211; Ô Rédempteur, accepte l&#8217;hymne de ceux qui chantent ta victoire ».</p></blockquote>
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