Or, encens, myrrhe… sel et lumière!

(article publié dans le Journal Acadie Nouvelle, le samedi 7 janvier, 2012)

L’épiphanie, c’est aussi la fête des cadeaux! Les Mages venus d’Orient apportent à l’Enfant de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Tandis que nous, nous continuons à déballer et apprécier les cadeaux reçus à Noël. J’ai reçu de ma mère un cadeau qui continue de m’emballer: un abonnement à la chaîne de télévision Sel et Lumière! Ce cadeau était attendu depuis quelques années.

Enfin! Il est possible de regarder la chaîne de télévision catholique canadienne dans les Maritimes. La division de câble (télé) Rogers a introduit récemment Sel et Lumière dans sa liste de canaux disponibles. Ainsi, en demandant un branchement au canal 240, c’est une mine d’informations sur l’Église catholique à laquelle nous avons accès.

Sel et Lumière est vraiment un cadeau pour ceux qui veulent mieux comprendre et vivre la religion catholique à partir de leur maison. Des gens de ma paroisse m’ont révélé que depuis qu’ils sont abonnés à une chaîne de télévision catholique, ils ont davantage de possibilités pour nourrir leur vie spirituelle.

Origines d’un grand projet

Une chaîne de télévision catholique ne voit pas le jour en criant ciseau. Des gens ont cru en ce projet et ont travaillé ardemment pour le faire venir au jour. Au Canada, cette aventure a commencé au lendemain des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Toronto (2002) qui avaient pour thème «Vous êtes le sel de la terre; vous êtes la lumière du monde»… vous connaissez alors l’origine du nom de la chaîne de télé!

L’apostolat de Sel et Lumière n’aurait pas vu la lumière du jour sans le dévouement et la vision de deux hommes soucieux de répandre l’Évangile à travers les médias.

Le premier est le père Thomas Rosica. Ce prêtre de la Congrégation de Saint-Basile a toujours été proche des jeunes et des nouvelles réalités sociales au cours de son ministère. Ayant travaillé avec lui pendant plus d’un an à Toronto pour préparer les JMJ, je pressentais que sa passion l’amènerait à être un pionnier de l’évangélisation à travers les médias.

Il y a aussi le soutien de Gaetano Gagliano, fondateur de la société St. Joseph Communications. M. Gagliano a créé la Fondation catholique Sel et Lumière média, sans quoi le projet n’aurait pu aboutir. Cet homme d’affaires et sa famille suivent l’évolution des projets de la fondation et se réjouissent de ses avancés.

Rayonnement du projet

Une chaîne de télévision catholique permet de véhiculer le message de l’Évangile à travers les médias actuels. Les émissions sont diverses. Il y a des offices liturgiques (messes, vêpres, chapelets, etc.), des retransmissions des grandes cérémonies depuis le Vatican et Notre-Dame-de-Parie, des témoignages inspirants, des reportages sur la vie de l’Église dans différentes régions du monde.

La spécificité de la télévision Sel et Lumière, c’est la production de reportages qui présentent la vie de l’Église au Canada. En plus, il y a la production de documentaires éducatifs (plus de 40) qui ont été primés au fil des ans. En regardant la vidéothèque impressionnante créée depuis 2004, on peut voir des œuvres qui présentent des témoignages inspirants et engageants: celui de Gianna Beretta Molla, de Jean Paul II, de frère André, etc.

En moins de 10 ans, Sel et Lumière est devenue accessible (par télé) à plus de 2,5 millions de téléspectateurs à travers le pays. Mais il y a plus que la télévision. Sel et Lumière est aussi responsable d’un programme de radio par satellite, éditeur d’une revue d’information et blogueur. Sel et Lumière diffuse aussi sur le web, permettant aux internautes à travers le monde de voir les reportages quotidiens et d’apprécier les documentaires.

La création de la télévision Sel et Lumière a été fortement inspirée par Jean Paul II et son insistance sur la nécessité de trouver des moyens qui correspondent à la réalité sociale actuelle pour évangéliser. Benoît XVI a poursuivi la marche sur ce chemin en demandant à toute l’Église de faire des efforts en vue de la nouvelle évangélisation. Bientôt, il faudra comprendre pourquoi la percée de l’Église à travers les médias s’impose de nos jours.

Regardé la soirée francophone lundi soir. Le réseau de télévision diffuse des émissions en différentes langues (anglais, italien, chinois, français). Chaque lundi, c’est la soirée francophone avec des reportages de Québec, de Paris, de Montréal, etc.

Revu une vidéo préparée en 2004 par Sel et Lumière sur les 400 ans de l’Acadie. Avec le souci de présenter la vie de l’Église au Canada d’un océan à l’autre, une équipe de tournage s’était rendu au sanctuaire Sainte-Anne-du-Bocage et à la bénédiction des bateaux. La couverture des événements religieux dans notre si vaste pays est un défi!

Admiré des photos prises au port de Césarée en Israël. De ce port, des chrétiens sont allés évangéliser le pourtour méditerranéen. De nos jours, pour rejoindre les autres, les médias remplacent les bateaux. La nouvelle évangélisation est définitivement une attitude et un style audacieux à adopter pour survivre.

Navigué sur le web pour lire les nouveautés sur le blogue de Sel et Lumière. On peut alors rester à jour sur l’actualité religieuse; il suffit d’aller sur Internet (seletlumieretv.org).

Réécouté le conte de Noël de Fred Pellerin livré avec l’OSM. Le mélange de genres si différents peut étonner. On passe de l’étonnement à l’admiration de faire du neuf avec ce qu’on croyait vieux.


Auteur

Serge Comeau
scomo@nbnet.nb.ca

Gracieuseté Article original: http://www.capacadie.com/chroniques/2012/1/7/or-encens-myrrhe-sel-et-lumiere