Frère André : un exemple de vie chrétienne, en toute simplicité

Le 150ème anniversaire du Canada nous invite à célébrer l’histoire du pays. Et plus encore, il nous pousse à faire mémoire de ceux qui lui ont tant apporté. Frère André est de ceux-là. Plus qu’une figure historique pour le pays, c’est un saint dont la réputation dépasse largement nos frontières.

La vie de frère André, né Alfred Bessette, commence en 1845 dans une famille pauvre du Québec. Huitième d’une famille de treize enfants, il devient orphelin dès l’âge de 12 ans.

Il passe sa jeunesse en s’essayant à plusieurs métiers, comme boulanger ou cordonnier, mais aucune de ces expériences ne lui offre un avenir intéressant, à cause notamment de ses problèmes de santé.

De 18 à 22 ans, malgré son manque d’instruction, il part travailler aux États-Unis où il est embauché dans les filatures de coton, jusqu’à son retour au pays, en 1867, lorsqu’est proclamée la confédération canadienne.

En connaissant très tôt la souffrance et la pauvreté il se réfugie dans la prière, et sa vie intérieure est intense, si bien qu’il discerne sa vocation à l’âge de 25 ans , avec l’aide de son curé le père André Provençal, dont il prendra le nom en rentrant à la congrégation de Sainte-Croix de Montréal en 1870.

Le jeune religieux se voit alors confier  la fonction de portier du collège Notre-Dame, où se trouve le noviciat de la Congrégation, mais il fait également office d’infirmier auprès des malades.

Avec eux, frère André prend le temps de prier. Lui qui voue une dévotion particulière à Saint Joseph, il donne aux malades quelques gouttes d’huile d’olive, qui brûle devant la statue de saint Joseph, dans la chapelle du collège. Et c’est ainsi que de plus en plus des personnes disent avoir été guéries ou soulagées.

Venant de plus en plus nombreux, les malades  sont alors reçus dans un abri construit en face du collège, où frère André les emmène prier devant une statue de saint Joseph, installée sur le mont Royal. Là,  il fait construire une chapelle, qui se transformera en basilique, pour devenir ce que nous connaissons aujourd’hui : le célèbre Oratoire Saint-Joseph.

Les malades ne viennent plus seulement du Québec, mais aussi de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick, de l’Ouest canadien et des États-Unis.

Le religieux, pourtant, ne se réclame d’aucun miracle, ni d’aucune vision, mais seulement de sa dévotion à saint Joseph. Et à cette ferveur particulière s’ajoute l’amour de Dieu, la fidélité à l’Évangile, ainsi qu’un culte à la sainte Famille et au Sacré-Cœur.

Son charisme, son sourire et son humour simple savaient gagner les plus indifférents. L’homme faisait preuve d’une charité sans limites, en accueillant tous les malheureux, riches ou pauvres, quelle que soit leur religion. Et lorsque les malades ne pouvaient pas se déplacer, c’est lui qui allait vers eux.

Avant sa mort, frère André était déjà la figure emblématique de l’Oratoire Saint-Joseph dont il était le gardien fidèle. Il y fut témoin d’innombrables guérisons et conversions. Et quand on lui attribuait les mérites des faveurs obtenues, il répondait : « ce n’est pas moi qui guéris. C’est saint Joseph. » Et à ceux qui venaient le visiter il disait « ne cherchez pas à vous faire enlever les épreuves, demandez plutôt la grâce de bien les supporter.»

Frère André est mort le 6 janvier 1937, et plus d’un million de personnes sont venues pour lui rendre hommage, le pleurer et prier auprès de lui. Il a été déclaré bienheureux en 1982 par le pape Jean-Paul II et canonisé en octobre 2010 par Benoît XVI. Sa fête est célébrée le 9 août.

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